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Barnaby Bagenda (Illustrateur)
ISBN : 1401261531
Éditeur : DC Comics (30/08/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :

From one of the hottest writers in the industry, TOM KING (BATMAN, GRAYSON) and artist BARNABY BAGENDA (A1) comes the critically acclaimed OMEGA MEN: THE END IS HERE—a revolutionary new take on the classic DC space opera.

Named A.V. CLUB/THE ONION best series of 2015, Omega Men is known for hard-hitting, thought-provoking action, intrigue, romance, and revenge, it’s the alpha and omega!

THE GALAXY’S MOST WANTED

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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  12 décembre 2016
Ce tome contient l'intégralité de la série, soit les 12 épisodes, initialement parus en 2015/2016. le scénariste de l'intégralité des épisodes est Tom King. Barnaby Bagenda a dessiné et encré la série, à l'exception de l'épisode 4 dessiné par Toby Cypress et de l'épisode 7 encré par Ig Guara. La mise en couleurs a été réalisée par Romulo Fajardo Jr. Il n'est pas nécessaire de disposer d'une connaissance préalable des personnages pour apprécier le récit. Il comprend également les 8 pages du Sneak Peek qui servent de prologue, par les mêmes auteurs.
Sneak Peek - Dans une pièce en mauvais état, un individu est ligoté sur une chaise, il porte un sac sur la tête qui masque son identité. Derrière lui, il y a une un drap de pendu avec la lettre Oméga de tracée dessus. 2 individus apparaissent et disparaissent dans le champ de la caméra. L'un d'eux se lance dans un soliloque accusant le spectateur de porter la responsabilité de ce qui va se produire. Finalement, le sac est enlevé, révélant qu'il s'agit de Kyle Rayner, White Lantern. Ils lui tranchent la gorge en direct.
Épisodes 1 à 12 - Dans le système Vegan, les Oméga Men sont un groupe de terroristes, celui-là même qui a égorgé White Lantern. Il se compose de Primus, Tigorr, Broot, DOC, Scrapps, et Cutlass. Sur la planète Ogyptu, ils se frayent un chemin dans les couloirs d'une citadelle militaire pour récupérer une caisse au contenu mystérieux. Ils tuent et exécutent froidement tous les soldats sur leur passage. Alors qu'ils s'apprêtent à repartir, le Vice-roi de la Citadelle (l'empire faisant régner la loi dans ce secteur) décide de faire exécuter des membres de la population locale en représailles des actions des Oméga Men. Ces derniers n'interviennent pas pour les sauver. Leur mission suivante consiste à kidnapper la princesse Kalista, à nouveau sans ménagement envers ses gardes, sans épargner aucune vie.
Cette série a bénéficié d'une excellente critique dans la presse spécialisée. Les fans se sont mobilisés en cours de parution pour faire pression sur l'éditeur DC qui envisageait de suspendre sa parution faute de vente suffisante, et ils ont eu gain de cause (c'est en tout cas la version officielle). le lecteur est donc assez curieux de découvrir cette histoire qui jouit d'une réputation aussi flatteuse. L'entrée en la matière (les 8 pages du Sneak Peek) établissent d'entrée de jeu la mise en forme un peu rigide du récit, à savoir une grille de 9 cases quasi systématique sur chaque page, certaines cases pouvant être fusionné entre elles sur certaines pages. le lecteur reconnaît immédiatement le parti pris de Watchmen, mais avec des plans de prise de vue plus fixes. Ensuite, l'auteur n'explique rien. le lecteur est plongé in média res, il absorbe le choc des actions sanglantes des Oméga Men, sans pouvoir avoir la certitude que les apparences sont trompeuses.
De fait, la direction du scénario ne va pas en s'éclaircissant au fur et à mesure des épisodes. Les personnages principaux continuent de commettre des actes terroristes du pire acabit, faisant passer leur vie avant celle de la population locale, détruisant de nombreuses installations, manipulant plusieurs personnes, et se livrant à des vols qualifiés. le lecteur reste donc déstabilisé pendant les 2 tiers du récit, éprouvant de grandes difficultés à rassembler les pièces du puzzle. Tom King a adopté un mode d'écriture des plus risqués, avec des ellipses et des sous-entendus qui n'ont rien d'évident, d'autant plus que le lecteur ne découvre les principales pièces du puzzle que dans le dernier tiers du récit. Il est donc contraint de prendre les actions des uns et des autres au premier degré, en portant un jugement moral négatif sur toutes. du coup, il ne peut pas se projeter dans un personnage ou dans un autre. L'absence de certitude quant à leurs motivations, leurs actions condamnables, leur comportement pas vraiment équilibré, tout cela fait que le degré d'empathie reste à une très faible valeur. le protagoniste estampillé comme vrai héros reste dans l'incapacité d'agir de sa propre initiative, ce qui ajoute encore au malaise de la lecture.
Le lecteur éprouve également quelques difficultés avec la narration graphique. Les auteurs ont donc choisi d'appliquer une grille rigide comme principe de découpage de chaque page. Il n'y a pas de justification pour cette méthode contraignante, il n'y a pas de rapport avec le thème du récit. Tout au plus peut-on y voir une forme rigide appliquée au récit, tout comme les personnages sont aussi prisonniers de leur condition et que leurs actes sont dictés par un plan arrêté de longue date qui ne souffre pas de modification ou d'improvisation. Par moment, le lecteur se dit que l'artiste s'est tiré une balle dans le pied avec la prise de vue en plan fixe du prologue. En effet, il n'en prête que plus d'attention aux cadrages, et repère immédiatement quand le dessinateur se contente de dessiner des personnages en plan fixe, souvent des plans poitrine. Ce parti pris ressort comme une économie de moyen, du fait de son artificialité. Néanmoins, cette impression n'est jamais durable, car par ailleurs Barnaby Bagenda se montre très compétent pour faire exister cet univers de science-fiction de type opéra de l'espace.
Les personnages disposent des apparences spécifiques, d'autant plus qu'ils appartiennent à des races extraterrestres différentes, choix qui est justifié en cours de route dans le récit. Ils sont revêtus de tenues également différentes, adaptées à la morphologie de leur race, reflétant un aspect de leur culture. L'artiste crée des lieux généralement construits à partir de matériaux à l'apparence futuriste, souvent des plaques de formes hétérogènes assemblées entre elles. Il prend soin de rendre compte de la volumétrie de chaque lieu, avec un bon sens de la spatialisation et du placement des personnages. Comme il est de coutume dans les comics, les arrière-plans viennent régulièrement à être vide de tout décor. Mais dans ces épisodes, cela ne se ressent pas fortement, car le metteur en couleur habille alors les fonds de camaïeux reprenant les tons majeurs du décor, rappelant ainsi où se déroule la scène pendant toute sa durée. le dessinateur se montre très convaincant pour montrer des environnements différents en fonction de la planète sur laquelle se déroule l'action, et de l'endroit, que ce soit une cité futuriste, une jungle vierge, ou encore un désert minéral.
La synergie entre Barnaby Bagenda et Romulo Fajardo junior est spectaculaire, au point que le lecteur a l'impression que le dessinateur a lui-même réalisé ses planches en peinture directe, sans intervention postérieure d'un metteur en couleurs. La différence est saisissante en comparant les pages de l'épisode 4 (dessiné par Toby Cypress) et celle de l'épisode 10 mise en couleurs par le studio Hi-Fi. À ces 2 occasions, les dessins reviennent à une apparence plus classique, avec des formes détourées par des traits encrés, et une mise en couleurs plus plate. Sur ce plan, les 10 autres épisodes offrent un spectacle visuel de haut niveau, avec une belle transcription des reliefs, et des compositions chromatiques sophistiquées donnant une consistance incomparable à tous les éléments représentés, qu'il s'agisse des décors, des accessoires ou des personnages. Enfin Barnaby Bagenda sait mettre en scène les combats pour qu'ils fassent apparaître la force et la détermination des personnages, en particulier grâce à des cadrage judicieux, et des perspectives à couper le souffle.
Un peu rebuté par le parti pris de la narration très factuelle, mais guère explicative, le lecteur progresse rapidement d'épisode en épisode, même s'il peut ressentir un sentiment de lassitude faute de comprendre où les Oméga Men veulent en venir. Dès le deuxième épisode, Primus explique qu'il a un plan et que ses 2 prisonniers finiront bien par en prendre conscience, mais ça met beaucoup de temps à venir, beaucoup d'épisodes, les 2 tiers du volume. Les personnages ne disposent pas de beaucoup de personnalité. le méchant est un vilain dictateur, un poil caricatural. Les Oméga Men ne rentrent pas dans les critères définissant des héros, et le récit finit par justifier que leur personnalité soit un peu limitée et uniforme. Effectivement leurs histoires personnelles ont des traumatismes en commun, ce qui explique que leurs comportements se ressemblent. Mais dans ces conditions, il est difficile de s'attacher à des personnages qui ne dégagent pas beaucoup d'empathie et qui pourraient presqu'être interchangeables, en faisant abstraction de leurs apparences bariolées.
Arrivé au dernier tiers du récit, le lecteur voit quelques indices s'assembler, et l'image complète se former, expliquant les motivations des Oméga Men et justifiant d'une certaine manière leurs actions. le scénariste se montre très inspiré en reliant l'enjeu du récit à l'histoire de Krypton d'une manière indirecte qui ne vient pas plomber la compréhension du récit, ni diminuer sa portée. Il a imaginé une histoire poignante dans laquelle les actions brutales des Oméga Men trouvent leur sens, sans aller chercher midi à quatorze heures. Il se montre également assez ambitieux puisque cette équipe ne peut pas être rangée dans une dichotomie bien/mal basique et pratique, et que le lecteur se retrouve bien en peine de prendre position pour des individus ayant commis des actions relevant d'actes terroristes.
Les auteurs ont raconté une histoire ambitieuse, utilisant les conventions de la science-fiction, pour mieux parler d'une situation politique complexe, avec des dessins montrant des lieux et des individus bien construits, pour des visuels qui dépassent les simples clichés. En fonction de sa sensibilité, le lecteur peut estimer que la fin justifie les moyens et que le mode narratif en force (c'est-à-dire sans beaucoup d'explications, donnant l'impression de naviguer à vue) était justifié, 5 étoiles. Il peut aussi apprécier le récit dans sa globalité, mais estimer que le parti pris narratif a gâché une partie de son plaisir de lecture.
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