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Critiques sur Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce (18)
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saphoo
  23 février 2019
Je n'avais jamais lu Lola LAfon, avais été tentée par la petite communiste puis non, l'occasion ne s'étant pas présentée. C'est ce livre qui m'est venu, de par sa couverture que je trouve touchante et son titre, le tout m'a interpellé. Que pouvait bien cacher ce roman ? Je me doutais bien qu'il était un peu en marge.
Ce fut une lecture étrange, comme un feu d'artifice aux mille couleurs, aux éclats surprenants, des chorégraphies sublimes, redoutant malgré tout le bouquet final.
Trois personnages marqués, blessés, qui portent leur souffrance, leur fardeau, partagent, tentent, aident, s'allègent, se réfugient, mais tous ces verbes ne s'enfilent pas comme des perles. Ça donne un ensemble orignal et à la fois étrange, tout ce mélange de sujets qui s'effleurent sans vraiment se confondre, c'est bien mené, troublant mais captivant, émouvant aussi.
Une très belle découverte
On ne peut pas en dire trop, sans compromettre la délicatesse du sujet, et laisser pénétrer le futur lecteur sans balises, qu'il prenne plaisir à mettre ses propres marques. L'inconnu est plus propice à ce genre de roman.
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LiliGalipette
  26 mai 2011
« Ceci est le journal de ta mort subite. » (p. 11) Emile, la meilleure amie, la presque soeur, de la narratrice s'effondre dans un café. Reliée à des machines, le corps à 33°, Emile est morte. Son coeur s'est arrêté. Une autre machine la ramène, le coeur d'Emile repart. « Quand j'ai commencé à prendre des notes, il me semblait que tant que je t'écrivais tu ne mourrais pas. » (p. 125) Pendant les quelques jours où Emile n'est pas, la narratrice écrit leur histoire, leur amitié fondée sur le viol, leur passion commune pour la danse ique. Et lentement, la narratrice dévoile ses peurs, raconte la danseuse qu'elle n'est plus, la victime qu'on refuse de défendre. Après tout, elle n'est qu'une « petite Roumaine pâle aux vêtements soigneusement choisis le matin pour « faire sérieuse », assise droite sur la chaine d'une institution du pays des droits de l'homme. » (p. 306)

Un soir, la narratrice rencontre la Petite Fille au Bout du Chemin. Qui est-elle, celle-là qui lit et relit une notice de médicaments, qui écrit et recopie des pages entières ? N'est-elle que la copie d'un vieux film ? Non, elle est un des oiseaux de la tempête qui s'annonce. La Petite Fille au Bout du Chemin donne un nom à la danseuse brisée qui devient Voltairine. Ensemble, elles s'engagent sur la voie du Non : non à l'injustice, non au silence complaisant. La Petite Fille lance des questions au monde comme autant de passerelles entre les êtres. Ses banderoles et ses tags sont des devoirs de mémoire et des appels à la contestation.

Le récit s'inscrit dans un paysage où flotte le spectre d'une Élection passée. Est-ce un monde légèrement futuriste ou la mise en scène de ce qui aurait pu être après un certain scrutin ? La répression, le racisme, les violences policières, tout cela nous est connu, mais on ressent un léger décalage, une terreur insidieuse se glisse en toute chose. L'Élection fait référence à une pratique démocratique, mais tout pointe un état policier, un glissement vers la dictature. « Depuis l'Élection, tu peux bien chercher, l'évasion cérébrale, même momentanée, est impossible ! Enfin, c'est plutôt qu'elle nous est vendue comme impensable et dépassée, oui, comme un truc d'un autre siècle de se bagarrer. » (p. 172) Maintenant, il faut rester dans le rang, agir normalement. « Normalement », ce sont les normes du régime bien entendu. La Petite Fille, incarnation lumineuse de la Justice, ne prône pas l'anarchie mais appelle à l'insurrection, seule façon de rester vivant. Toutefois, bien que fortes de leurs idéaux et d'un idéal de liberté, les Petites Filles au Bout du Chemin ne peuvent échapper à l'institution policière qui semble s'installer partout. le moule aveugle du bien-pensant n'en finit pas de vouloir se refermer sur elles. « N'être coupable de rien quand on est griffée de tout rend l'innocence bien pesante. » (p. 245)

La danseuse Sylvie Guillem (Mademoiselle Non) et l'anarchiste Voltairine de Cleyre traversent à l'envi les pages de ce merveilleux roman. Qu'incarnent-elles si ce n'est le mouvement ? Alors que la plus sublime féminité exsude des pages, on entend la voix de toutes les femmes qui ont dit Non, qui l'ont répété et qui, devant l'évidente mauvaise foi du monde, ont décidé qu'elles ne se tairaient plus, au risque d'y perdre toutes leurs plumes.

Au journal initial se mêle les écrits de la Petite Fille au Bout du Chemin. Puis le journal devient mémoire pour répondre à la question : quelle est mon erreur ? Refusant toutes les notices du monde moderne qui emprisonnent le mouvement et la liberté, le roman suit des enchaînements oniriques et invisibles, mais où tout fait sens. Comme dans un merveilleux ballet, chaque geste parfait repose sur une infinité de détentes et d'élans que l'on n'a pas vus. Lola Lafon mesure le rythme de ses phrases, voire de ses mots. Tout est respiration. Il ne s'agit pas de mesurer son souffle, non il faut l'expulser, s'en faire crever les côtes, tout donner dans la course folle et haleter dans l'émotion.

Il y a des textes qui happent dès la première page. Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce est de ceux-là. La quatrième de couverture parle d'un « conte insurrectionnel ». Oui, mais pas seulement. C'est un hymne à la fille présente en chaque femme, c'est une ode à la révolte dans les sociétés grises. Et surtout, c'est un roman comme j'aimerais en lire davantage : impeccablement construit, tendu vers l'au-delà des mots, nourri de musique et de danse, porté par une écriture ciselée, pudique et incroyablement puissante.
Lien : http://lililectrice.canalblo..
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l-ourse-bibliophile
  10 septembre 2014
C'est La petite communiste qui ne souriait jamais qui m'a donné envie de découvrir un peu plus Lola Lafon. J'avais tant aimé ce livre que c'est avec une pointe d'appréhension que j'ai ouvert celui-là. « Et si je n'accrochais pas ? Et si Nadia refusait de laisser un peu de place pour quelqu'un d'autre ? »

Mais Nadia a accepté de me partager avec la narratrice, surnommée Voltairine, avec Emile et avec la Petite Fille au Bout du Chemin. Les deux premières, liées par la danse, mais aussi par un événement terrible qui les a tuées pour les faire renaître. La troisième qui les entraîne dans une rébellion qu'elles n'auraient jamais envisagée.
« La Folle. La Morte. La Taularde. Les trois dégueulasses. Les filles de rien du tout. L'Elfe ratée. La Tarée. La Revenante. Les Petites Filles au Bout du Chemin. »
J'ai côtoyé Emile sur un lit d'hôpital alors qu'elle venait de mourir subitement pour renaître ensuite, j'ai découvert l'histoire de Voltairine au fil de ses confidences écrites, j'ai rencontré la Petite Fille au Bout du Chemin à la sortie d'une séance à la Cinémathèque. Trois filles flamboyantes, perdues et fortes, ne recherchant qu'une chose : la liberté. Liberté pour les étrangers, liberté pour les femmes, liberté pour ceux qui ne collent pas à la norme.

Les héroïnes de Lola Lafon sont poignantes car elles semblent chercher quelque chose qui finalement n'arrive jamais. Elles ont férocement envie de vivre, de vivre leur vie et non celle qu'on tente de leur imposer. Cette férocité, elle est dans l'écriture de Lola Lafon. Sauvagement poétique. Au rythme des mots, sur la partition des pages, Mademoiselle Non alias Sylvie Guillem, les Enervés de Jumièges et l'anarchiste Voltairine de Cleyre viennent danser autour de nos trois Petites Filles.
Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce est un manifeste pour la liberté. Déchirez les liens qui vous enserrent ! Ne laissez pas la société vous dicter votre conduite ! Donnez un sens à votre vie ! Levez la tête et cessez de regarder vos pieds ! « Mais qui a coupé vos nerfs ? »

On s'interroge sur nos vies, sur notre quotidien, sur les choses qui importent. Un soupçon de politique et on réfléchit sur les décisions prises chaque jour en haut lieu, sur les discours éternellement répétés. Efficace. Pas de déception, juste un amour renouvelé pour la littérature.

Tourbillonnant et puissant, ce livre est une claque. Un souffle révolté à la fois nerveux et lucide qui secoue et dévaste tout en fortifiant. Une tempête annoncée dès la première page : « Ceci est le journal de ta mort subite. »
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karella
  22 avril 2017
Un beau livre dont le sujet principal me semble être l'amitié entre femmes, ou plutôt sur la portée politique des amitiés, sur la façon de créer des liens qui deviennent des actes de résistance.
Trois femmes se battent et survivent ensemble face aux pouvoirs de l'état, de la maladie, de la psychiatrie, du patriarcat. Dans leur façon de se battre, la poésie et l'affichage sauvage se mêlent à quelques actions plus violentes. Mais c'est surtout leur façon de vivre ensemble, de prendre soin les unes des autres qui devient le vrai acte de résistance. C'est donc avant tout un roman sur l'amitié.
Le sujet est beau, la révolte poétique présente à chaque page suffit à maintenir la lecture malgré un manque de construction et une langue parfois faible.
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camille_alivreouvert
  26 décembre 2011
(Billet écrit en mai 2011)

Ce roman, c'est le portrait mouvant de trois jeunes femmes qui entrent en résistance.
Il y a tout d'abord Emile que l'on croit morte d'un coeur trop fragile et son amie, sa presque-soeur la narratrice qui a cessé de danser ; toutes deux ont déjà été malmenées par la vie, et subissent la torpeur ambiante, anesthésiées dans une société française toujours plus répressive depuis l'Election.
Puis il y a la petite fille au bout du chemin qui brandissant ses références historiques, littéraires, cinématographiques, interroge tout, n'admet rien au point de sembler perdre pied au regard des biens pensants.
C'est leur rencontre et leur amitié qui créent l'étincelle.
A elles trois, la sensibilité à fleur de peau, elles vont mettre des mots sur leur colère, concevoir leur révolte et se mettre en mouvement.
Nous sommes les oiseaux de la tempête est un livre qui bouscule, qui réveille, mais c'est aussi livre magnifiquement écrit et empli de poésie.
Des livres comme celui-ci on en aimerait plus souvent. Merci Lola.
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Leaz
  26 juillet 2014
Lorsque sa meilleure amie s'écroule dans un café, victime d'une mort subite, la narratrice commence le récit de leur vie, de leur rencontre et de ce qui se passera par la suite. Et le lecteur de cette histoire ira de surprise en surprise, apprenant petit à petit ce qui réunit ces deux femmes et ce qui les rapprochera d'une autre, entre autres : le besoin de vivre, de s'émanciper mais surtout de liberté. Un conte poétique et un souffle de révolte qu'il vous faut découvrir par vous-mêmes.
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OliZ
  20 avril 2011
Lola Lafon a la parole franche et le regard désabusé des observateurs circonspects de la marche du monde. Ses textes sont puissants et politiques, avec une pointe d'humour amer qui aiguise la révolte en l'habillant de recul. Les textes de Lola Lafon sont magnifiques, sans chercher l'esbroufe ou la posture. Directs et Volatiles.

L'histoire commence avec une tempête qui ne s'arrête qu'à la dernière page.

Dès le départ, le ton est donné. Des phrases courtes, rythmées, ciselées. Trois parties constituent la lecture avec des chapitres ayant des titres ou non. Des chapitres souvent très court, d'une, deux ou trois pages. Ceci donnant, accentuant le rythme de la lecture. Lecture pas toujours facile au demeurant ! Accessible mais pas facile. Je n'ai pas réussi à partir dans une lecture rapide malgré le rythme donné ... Je me suis retrouvé à prendre mon pas dans cette lecture, mon pas de danse qui s'est posé au fur et à mesure.

Lien : http://alamagie-des-yeux-dol..
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topocl
  17 décembre 2014
Elles ressemblent à deux filles un peu fofolles avec leurs tresses en chignon et leurs collant à losanges. L'une a vu son coeur brusquement s'arrêter, et pendant qu'elle sort peu à peu de cette mort temporaire, l'autre raconte.
Elles se sont connues au groupe de parole pour femmes violées.

« Toutes ces années, nous nous sommes tirées chacune par la main. Nous avons partagé l'expérience de la vie morte. Nos peurs, nous les guettions l'une l'autre, laisser un de nos corps en arrière aurait fait tomber toute la chaîne de nos nuits sans vie, un boucan terrible. Et peut-être que nous avons fini par les additionner et les mélanger, nos peurs, pour former ce magma pesant de frayeurs enchevêtrées. »


Elles essaient assez lamentablement de s'en sortir, d'autant que le viol n'est jamais que le reflet d'une société répressive, basée sur le rapport de force et l'exclusion, sous la férule d'un président démocratiquement élu par une Election (tableau terrorisant semi-uchronique [notre avenir réel peut-être] qui ne nomme personne, avec juste ce qu'il faut de décalage, de soulignage pour se faire poser la question : on est en France ou dans un pays fictif, elle invente, elle en rajoute ???), une société du sexe-roi et de la normalité-reine. Et que la narratrice est réfugiée de la Roumanie de Ceaușescu, danseuse professionnelle soumise depuis l'enfance aux diktats de ses maîtres , de ses idoles, mais aussi de son propre plaisir.
Elles croisent une fille encore plus bizarre, sans doute psychotique, La Petite Fille au bout du Chemin, disciple de toute une collection d'anarchistes, qui va les faire passer de la révolte à la Révolution, des larmes à d'autres larmes.

« Mais voilà que je ne veux pas être réparée. Sauvegardée. Rafistolée pour continuer à avancer. Je ne veux pas qu'on colmate ce que je m'acharne à défaire, découdre. (…)
Songe qu'on affirme fièrement, je suis raisonnable, cet aveu qui dit en vérité je me laisserai raisonner par Vous.»


Je vous passe les détails, ce livre est d'une richesse incroyable... Ca fourmille de thèmes, de pistes, d'inventivité. C'est un livre incongru et généreux, qui part dans plein de directions sans jamais se perdre, une observation psychologique pointue, un pamphlet pour quelque chose qui ne serait pas que de la vigilance, mais une riposte . Il y a un mélange assez jouissif de tristesse, de douceur, de rage et de gaîté, qui m'a un peu fait penser à La guerre est déclaré dans la première partie, pour évoluer ensuite vers un discours beaucoup plus large, partir de la douleur intime pour avoir un regard et un rôle dans le monde.

« Peur de finir par ne plus chercher que de jolis refuges de campagne où être bien, des terriers ou des nids à construire, m'appliquer à les border de couvertures et prendre bien garde à n'y installer que des lumières indirectes, apaisantes. Finir par s'y installer, dans l'oasis, dans la pause,et oublier qu'on ne faisait que passer avant de repartir. Finir par ne plus s'occuper que de son propre corps à sauvegarder, une jolie plante fraîche à arranger, soigner, nourrir. Se suffire de à peu près et presque. Et ne plus savoir comment commence, mais qu'est ce qu'une tempête. La craindre, la conspuer même, la moquer, cette tempête, dès qu'on en renifle les débuts, en répétant, mauvais et frileux, « ça ne changera rien », se prendre à souhaiter qu'il n'y en ait plus jamais des tempêtes parce qu'on s'y est fait à ces journées, finalement . »


Je ne peux pas dire que je partage toutes les convictions de Lola Lafon alias Voltairine, peut-être suis je trop timorée, ou pas assez lucide, certaines choses m'ont même gênée, mais ce fut un moment à la fois instructif et réjoui, de partager cet arrachement face à l'agression quotidienne d'un monde trop dur, trop impitoyable, trop sûr de lui. Il y a là une réflexion sur la normalité, sur la révolte, sur le droit d'être autre et de le dire. Sur le droit de ne pas être rien, des filles de rien.

C'est un livre irrévérencieux, qui crie et hurle une rage, revendique le droit de savoir dire non. Un livre jeté dans une mer d'indifférence avec l'espoir d'allumer des étincelles, et que ces étincelles , de proche en proche allument un grand feu salvateur autour duquel se réchauffent toutes les Petites Filles au bout du Chemin.
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fanette812
  29 octobre 2018
Le début du livre a totalement correspondu à ce que je m'attendais compte tenu du résumé: une histoire d'amitié très forte entre deux adolescentes, réunies par le même mal. J'y ai aussi retrouvé le style de Lola Lafon, à la fois léger et précis. Puis plus l'histoire avance, plus la situation est embrouillée afin de laisser la place à la spontanéité révolutionnaire qui habite ces jeunes filles. Il faut alors accepter de se laisser porter dans l'élan qui les traverse et vivre avec elles ces événements comme ils viennent.
Pour ma part, j'ai eu un peu de mal à suivre ce rythme. Mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier la poésie dont font preuve ces filles, ni la tendresse qui existent entre elles.
Ce roman est bien plus qu'un livre sur une amitié et je pense que chaque lecteur y verra plus ou moins certains thèmes qui lui font écho en particulier.
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claraetlesmots
  14 juillet 2014
Parce que le coeur d'Emilienne dite Emile s'est arrêté de battre quelques minutes, elle est plongée dans un coma artificiel. Un état où les médecins veulent la faire revenir à la vie dans une pièce "pieuvre de machines". Pendant ce temps, sa presque soeur écrit le journal des jours qu'Emile n'a pas vécus et revient sur l'amitié qui les lie. Elle l'ancienne danseuse classique d'origine des pays de l'Est a subi la violences des hommes. Et c'est dans un groupe groupe de paroles où l'on tente d'exorciser la culpabilité sournoise et accusatrice qu'elles se sont connues. Tandis qu'Emile dort, la narratrice au corps et à l'âme endoloris rencontre La Petite Fille au Bout du Chemin. Eprise de liberté et d'un désir de révolte, cette dernière l'entraîne sur les chemins du "non". Une négation face à l'état et à l'immobilisme, à ce que l'on impose aux femmes, un "non" comme celui de la danseuse Sylvie Guillem ou celui véhiculé par l'anarchiste américaine Voltairine de Cleyre.

la suite sur : http://claraetlesmots.blogspot.fr/2014/07/lola-lafon-nous-sommes-les-oiseaux-de.html
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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