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Critiques sur La petite et le vieux (15)
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le_Bison
  11 août 2017
Un vieux, un peu grincheux, un peu solitaire, assis sur sa chaise rouillée sur sa terrasse. Il regarde la rue, n'en a rien à foutre, observe en silence, une ‘tite bière frette à la main. Il n'a jamais regardé un épisode de Lady Oscar. Tout ce qui l'intéresse, lui, c'est sa bière, et la bonne température de sa bière. Il attend juste que la mort vienne le chercher, avec sa bière frette. Et il espère qu'elle viendra rapidement.

- Dis, c'est quoi un sandwich à la crème glacée ?

Et pis, y'a Hélène qui veut qu'on l'appelle Joe. Un prénom masculin pour faire comme Lady Oscar du temps de la splendeur de Versailles. Elle ne rate pas un épisode de ce manga japonais et se rejoue dans sa tête et dans sa vie les scenarii, les dangers et les actes de courage de cette lady élevée comme un garçon. Lady Oscar, c'est son initiation à la vie.

Entre ces deux-là, une certaine connivence va s'installer. Ils vont s'apprivoiser. Ils vont apprendre à se connaître. Il faudra quelques temps pour qu'ils s'apprécient vraiment, mais une fois l'amitié scellée, cela sera un bonheur de les voir converser. Elle n'a que huit ans, même si elle déclare en avoir dix. Elle rêve d'exploits assez dignes pour sauver Marie-Antoinette des malversations de son entourage. Sauf qu'elle doit se contenter de livrer des journaux ou de servir des bières frettes dans une salle de bingo. Il n'attend plus rien de la vie, si ce n'est qu'elle lui foutte la paix (la vie) en s'évadant rapidement de son corps déjà froid (tiens, une douleur dans le bras gauche, sueurs et palpitations, serait-ce le bon moment).

La mère de Joe est très occupée de par ses activités, elle ne plaisante pas à la maison, discipline discipline, un point c'é toute. Son père, finalement peu présent, est occupé à être triste et malheureux. Joe se retrouve donc souvent livrée à elle-même, avec petits boulots contraignants et éreintants, juste pour gagner quelques piastres et aider sa famille à vivre mieux dans ce quartier populaire et ouvrier.

Le vieux Roger se dit vieux, se dit prêt à mourir, mais en attendant est toujours présent pour aider Joe ou sa famille, toujours là pour un bon conseil, un coup de main, ou une épaule sur laquelle Joe pourra épancher ses rêves ou son spleen. Je l'aime bien ce Roger, je sens qu'il me ressemble, en plus il est fort en sacrement, il me fait sourire, cet ours mal léché qui au fond a bon fond.

Connivence, j'ai déjà dit. Amitié solide, épaules partagées. Quelle tendresse à les voir se quereller gentiment ou rire gaiement, ou regarder les étoiles et la lune en dégustant un sandwich à la crème glacée (alors oui, si tu es comme moi, tu te demandes ce qu'est un sandwich à la crème glacée ; parce que non avant ce roman je ne savais pas ce qu'était un sandwich à la crème glacée, pourquoi pas deux tranches de pain avec une glace à l'intérieur…les québécois ont parfois de drôles d'idées)

Hélène est un tout petit bout de femme pas encore femme mais qui grandit trop vite pour pouvoir aider toute sa famille. Roger est cet homme qui aurait pu devenir aigri et acariâtre en attendant la mort si son chemin n'avait pas croisé celui de Joe. Et entre les deux et une plume tout en douceur, en gentils jurons et en franc parler du Québec, ce petit roman est une petite douceur d'émotion et de bons sentiments.

- Putain que ça a l'air bon un sandwich à la crème glacée…

Et je crois qu'à la fin de ma bière frette, je me souviendrais longtemps de leur histoire et de ce maudit Saint-Cibolaque d'ostie de christie de Viarge de Saint-Sacrament. Toute la poésie du monde québécois en un juron, comme des marshmallows au sirop d'érable crépitant sur un pic autour d'un feu de camp, une mélodie de Roch Voisine crépitant du poste de radio.
Ce roman, 50 % sirop d'érable, 50 % joual !

Lien : https://memoiresdebison.blog..
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Moan
  14 décembre 2014
La narratrice, dans un langage savoureux raconte sa vie d'enfant de huit ans au Québec.
Sa mère inflexible lorsque l'on arrive en retard pour le souper: "Quand on n'arrive pas à l'heure, on passe en dessous de la table. C'é toute." Et quand la mère a dit "C'é toute" , il n'y a rien à ajouter.
Son père professeur qui ne demande jamais rien, qui se contente de ce qu'on lui offre.
Et surtout Monsieur Roger, son voisin solitaire installé dans un vieux fauteuil à descendre des grosses bières, scander des jurons, mais toujours là pour aider en cas de coup dur . Il est toujours prêt à donner ses conseils à la petite, comme celui d'acheter un steak pour soigner ses crampes, seulement le boucher vend juste du steak à manger...
Petit à petit , la petite, Hélène, se rapproche de Monsieur Roger.

Ce roman est drôle,tendre, l'écriture savoureuse, en un mot : un régal!
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Renatan
  10 juillet 2017
« Rien ne vaut la peine d'être vécu qui n'est pas d'abord une oeuvre d'imagination ou alors la mer ne serait plus que de l'eau salée… » - Romain Gary (citation en début de roman)

******************

« le vernis de l'enfance s'étiolait doucement, craquait de partout, me laissait voir, derrière sa lumière aveuglante, les filaments de ténèbres qu'elle s'applique tant à cacher. »

Des lustres que je n'avais pas croisé un personnage aussi attachant que celui de la petite Hélène, 10 ans, en l'occurrence la narratrice – mais comme elle se prend pour un garçon, elle apprécierait que vous l'appeliez Joe. Chaque jour, au retour de l'école, elle amarre son destin à celui de Lady Oscar, dans un dessin animé japonais présenté à Canal Famille. Miss Oscar est son héroïne, jeune fille aux allures garçonnes, un certain capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Elles ne formeront qu'une, liées par l'unicité théâtrale de leur caractère. Petits bouts de femmes explosives dans des corps de jeunes filles, grandies trop vite, têtues, indociles et sans demi-mesure, elles donneront sens à leur vie dans les souffrances et le labeur, une façon d'échapper à « l'insignifiance de la vie ». Une manière de se débattre en eaux troubles et sortir la tête de l'eau. Rescapées au seuil de la vie, mais avant tout fortes et courageuses, nageant dans des vagues d'émotions contradictoires. Fuguer dans la seule intention qu'on nous retienne. Et au final, revenir à l'essentiel...

« J'étais handicapée d'une hypersensibilité qui me volait toute forme de salutaire insouciance. »

Ma petite Hélène vit avec ses parents et ses trois soeurs dans un quartier pauvre de Limoilou. P'tit quotidien, p'tite vie, p'tite misère mais bonheur fragile, elle est dotée d'un sens de l'humour et d'une capacité d'autodérision incroyable, marquant sa maturité précoce. Elle a du mordant, du chien, de la répartie, ses répliques sont cinglantes, je l'adore! Et qu'est-ce qu'elle est drôle! Camelot à ses heures et serveuse dans un bingo, elle s'est donnée la mission de subvenir aux besoins de sa famille. À 10 ans...

Affalé sur sa chaise de faux cuir du stationnement du logement d'à côté, Roger boit sa bière. Mon

héroïne se liera d'amitié avec lui. Fraîchement sorti de Robert-Giffard où il a passé 30 ans de sa vie – un institut psychiatrique de Québec – il est le portrait type du rescapé de la vague de désinstitutionalisation des années soixante. On fout tout le monde dehors pour « faire de la place ».

« …va juste falloir qu'il se calme un peu, qu'il diminue la bière, la cigarette… Mais ça, c'est pas la première fois qu'on y dit, hein Roger?

-J'vas pas rien slaquer pantoute, maudit Saint-Ciboire, j'sus déménagé icitte pour être plus proche du dépanneur. »

Une majorité de ces hommes et femmes, souffrants de graves problèmes de santé mentale, se sont retrouvés soit en prison pour délits, soit dans la rue, marginalisés par l'itinérance. Les plus chanceux, comme Roger, vivent dans un deux et demi aux murs jaunis qui sentent la viande passée date et la fumée de cigarettes. Comme Roger, ils n'ont qu'à s'allonger le bras juste assez loin pour atteindre la caisse d'O'Keefe. Chemise à carreaux, bas blancs aux genoux dans des sandales brunes de chez Rossy, il sacre à coups de tabarnak de crisse et de câlisse. Je suis certaine qu'un Bison l'a adoré... :P

« T'aurais dû m'amener de la bière, une bonne tite bière frette »

« Tu m'niaises-tu, toé là? »

Comme je suis heureuse d'avoir enfin découvert la plume de Marie-Renée Lavoie! Cette auteure est pleine de talent et ses mots sont colorés aux accents du pays. Un certain Bison, qui a partagé cette lecture avec moi, saurait vous dire si la lecture nécessite un lexique :D

J'ai adoré la diversité des personnages, des êtres aussi marginaux qu'inoubliables, à commencer par Roger et Hélène, Badaboum, la vieille femme d'à côté, la Corbeau, stéréotype de la vieille sorcière exécrable…

La petite et le vieux c'est le regard d'une enfant sur le monde des adultes, ses questionnements sur la médiocrité. C'est un portrait de société vivant et débridé, authentique surtout et tellement réaliste. C'est une série de clins d'oeil au Québec de toujours, Les 1oo Tours de Centour, une tranche de céleri tartinée au Cheez Whiz, le dépanneur du coin et un sandwich à la crème glacée (et oui...!). Ce sont des questionnements sur le deuil et la mort, sans aucun pathétisme. C'est un roman que l'on devrait lire...

« Les clichés les plus éculés, comme les plus irréductibles maladies, traversent sans ambages le temps et les générations ; pendant ce temps, les plus beaux poèmes s'étiolent dans l'oubli. »

Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
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nath45
  11 mai 2017
Un roman comme un conte, le plaisir de lire une histoire, celle d'Hélène une fillette de 8 ans qui se fait passer pour un garçon car elle suit à la télévision et s'identifie à son héroïne préférée Lady Oscar. On la découvre dans son univers familiale entre ses trois soeurs, ses petits jobs, oui même à cet âge, son père professeur en détresse et sa mère présente mais à l'éducation dure en apparence car c'est une mère gaufrette. On y suit aussi cette relation avec le vieux Roger, nouveau voisin aux ressources inépuisables sur les trucs de grands-mères, buvant de la bière, jurant souvent en rêvant à la mort.
Quel plaisir de lire, entre le récit en langue littéral et les dialogues en joual, c'est savoureux, les personnages sont attachants, emplis d'humanité et la joie de vivre d'Hélène est contagieuse pour notre plus grande réjouissance.
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soazcongar
  24 juillet 2015
« J'étais parvenue à me convaincre que j'étais un garçon et je tenais à ce qu'on m'appelle Joe ». La première phrase du roman nous dévoile la force de caractère et le pouvoir d'imagination d'Hélène, l'héroïne de huit ans. Sa passion pour le feuilleton Lady Oscar, garde rapprochée de la reine Marie Antoinette, alimente son imaginaire et oriente sa conduite envers sa famille et son voisinage. Joe va tout faire pour s'aguerrir et prouver son courage, elle entraine son corps à supporter des efforts physiques tout en gagnant quelques dollars qui lui permettront d'aider -en cachette- sa famille.

Il y a beaucoup de rythme dans le roman de Marie-Renée Lavoie. Elle manie les registres de langue en adoptant le joual -la langue populaire du Québec- pour colorer les dialogues et mettre en évidence l'intrépidité de cette gamine et son sens de la répartie. Les rencontres entre Joe, l'enfant espiègle, et Roger, le vieux voisin foldingue, donnent lieu à de truculents dialogues qui mettent le lecteur en joie!

Il y a de la générosité, du respect et de la liberté mesurée dans le milieu familial où évolue Joe et ses soeurs et on se prend à rêver d'une enfance similaire pour tous les gamins qui crapahutent autour de nous!
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argali
  14 mars 2012
J'ai découvert ce roman sur le blog de Jules. Il m'a interpellé par son résumé et par le fait qu'elle l'avait abandonné après un chapitre à peine. Comme je suis curieuse…
Est-ce parce que la libraire québécoise de la FLB m'a fait une présentation super dynamique ou parce que Lady Oscar était un dessin animé que j'appréciais aussi plus jeune, mais je n'ai pas résisté à la tentation. Et je ne le regrette pas.

Hélène vit dans un quartier populaire entre deux parents enseignants et trois soeurs. Mais sa mère ne travaille pas, elle s'occupe de la maisonnée et son père, trop gentil, à tellement de mal à se faire respecter et à avoir de l'autorité qu'il boit le soir, pour oublier le calvaire de sa journée. Mais c'est un homme doux, non violent, seulement brisé par un métier qu'il a du mal à assumer et par la honte de ne pouvoir élever ses filles plus dignement.
Hélène/Joe n'a pas froid aux yeux. C'est une petite bonne femme de 8 ans, très déterminée, qui rêve de sauver le monde comme son héroïne, Lady Oscar. Malgré un imaginaire débordant, elle garde les pieds bien ancrés dans la réalité et porte un regard lucide sur l'univers des adultes.
Chaque matin, à l'aube, elle livre des journaux pour aider un peu ses parents à nouer les deux bouts. Elle côtoie de nombreux voisins, des personnes désinstitutionnalisées de St Michel Archange (un asile). Elle ne craint pas ces personnes désorientées et elle a même beaucoup d'empathie pour elles. de même que pour Roger, un vieux monsieur qui vient s'installer dans la maison voisine et passe ses journées sur le seuil, assis sur une chaise (seul souvenir qu'il lui reste de sa défunte épouse) à attendre la mort. Il a élevé seul ses enfants et ceux-ci ne viennent plus jamais le voir.
Au contact de ces fêlés de la vie, de ces âmes bancales, et surtout de Roger, elle va grandir, mûrir, aimer et devenir une jeune fille forte et brillante.

J'ai beaucoup aimé ce récit de vie, de passage à l'âge adulte et cette héroïne à la répartie facile mais toujours respectueuse des autres. On sent la tendresse que l'auteure a pour elle et soi-même, on ne peut qu'être touché par une si belle âme et une si pétillante petite fille.
L'écriture est belle, le vocabulaire raffiné et le parler populaire québécois des années 80 particulièrement savoureux. le passage de l'un à l'autre est d'ailleurs assez surprenant.
Un très beau roman, sensible et riche qui met en lumière ce qu'il peut y avoir de plus beau dans l'humain.
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LN
  10 novembre 2017
"La petite" se fait appeler Joe. Elle se plait en effet à être une fille qui vit comme un garçon, comme son idole de dessin animé Lady Oscar, capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Elle pense qu'en effet être un garçon dans sa famille pas très riche serait plus utile qu'être une fille, raison pour laquelle elle tente de rendre service en accomplissant des petits jobs comme distribuer des journaux ou servir des joueurs de bingo. Joe grandit dans les années 80 au Québec, elle a huit ans et trois soeurs : Jeanne, Margot et la petite Catherine. Ses problèmes se résument à "Comment faire pour courir aussi vite qu'Isabelle-12 à l'école, commente faire pour avoir les cheveux très longs rapidement, comment faire pour empêcher mes seins de pousser, comment faire pour que papa arrête de vomir le matin avant de partir travailler, etc." En effet, son père traine un mal-être lancinant qu'il noie dans l'alcool, et sa mère tient la maisonnée d'une main de maitre, ponctuant ses phrases d'un "C'est toute" qui interrompt immédiatement toute velléité de résistance.

Un beau jour, Joe rencontre Roger, "le vieux" qui s'installe à côté de chez eux. C'est un vieil homme un peu grincheux, ayant la fâcheuse habitude de jurer, mais il se révèle au fil du temps un ami précieux.

Avec tendresse et douceur, l'auteure peint le quotidien de cette jeune fille, entre déconvenues de l'enfance, découverte du monde quelquefois incompréhensible des adultes, angoisses et profondeur de l'amour de ses proches. Un roman touchant, qui rappelle que si la vie se veut quelquefois cruelle, la tendresse et l'amour portés par les autres sauve finalement de tout...


Lien : http://www.lecturissime.com/..
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jwpack
  16 octobre 2012
Je suis fier de vous présenter mon deuxième coup de coeur 2012. Je n'y croyais plus. Finalement, il aura fallu une plume fine, un récit touchant, des personnages émouvants et une histoire qui dose magnifiquement les sentiments pour arriver à me satisfaire. L'absence de défaut, à mon avis, vient corroborer ma décision de lui octroyer un énorme organe battant rouge à souhait.

Nous sommes au début des années 80 dans un quartier de Montréal pauvre. La demoiselle Hélène nous attendrit dès le départ, car malgré son jeune âge, elle livre les journaux aux voisins du coin pour tenter de faire un peu de monnaie. Elle va même jusqu'à aider ses parents en cachette. Ce personnage désarmant tant par son tempérament émotif que par son sens de la répartie arrache aux lecteurs quelques sourires. Nous la suivons, au gré des jours, dans sa vie qui démarre. Une miniature bout de femme deviendra grande.

Il y a également le vieux. Ce voisin à la limite de l'alcoolisme qui arbore un pessimiste accru. Il est l'élément mystérieux du récit. Celui que l'on cherche à cerner par les yeux de la petite. Il sera ami de la famille et aidera le clan à quelques reprises avec des « recettes de grands-mères » pour soigner tous les maux du monde. Nous nous y attacherons au même titre qu'Hélène qui apprendra à le connaître malgré ses faiblesses et ses caprices.

Les descriptions narratives dans un français international entrecoupées de conversations en « joual » québécois viennent paraffiner le tout. Je l'ai déjà dit dans une chronique précédente, il s'agit de la meilleure technique pour utiliser le jargon québécois. Il y a aussi le bon dosage d'affectivité, sans tomber dans les clichés en littérature, qui atteint la cible. Je suis sûr que certains d'entre vous verseront une petite larme. Pas moi… à l'évidence. J'ai ma réputation de dur à cuire.

Finalement,

Mon deuxième coup de coeur de l'année 2012. Évidemment, vous aurez compris que je vous le conseille pour l'écriture, les protagonistes, la trame, l'émotion et tout le reste.

On aime : la plume fine, les personnages attachants, le récit poignant.

On n'aime pas : rien
Lien : http://www.sergeleonard.net/..
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clairejeanne
  21 janvier 2015
En bonne place dans la liste des trésors de la littérature québecoise (défi Québec-O-Trésors) ce très beau livre, plein d'humour et d'émotions, mérite bien sa réputation. Deuxième enfant d'une famille de quatre filles, Hélène a un héros, le capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette, qui en fait est une jeune femme, Lady Oscar dans le dessin animé du même nom, qu'elle retrouve tous les soirs après l'école. Au début du livre Hélène qui est un garçon manqué et se fait appeler Joe, a huit ans et ses parents ne sont "ni riches ni pauvres" ; ils vivent dans un quartier populaire de Québec et l'auteure, M-R. Lavoie nous fait le récit de l'enfance de "la petite" : une mère sévère et aimante - quand elle a dit "et c'é toute" pas question de ne pas obéir - un père doux, professeur, mais assez dépressif. Trouvant sa vie insignifiante et voulant aider financièrement, la petite fille travaille, en plus d'aller à l'école, à distribuer des journaux très tôt le matin et plus tard à être serveuse. "Le vieux" c'est Roger - " l'homme idoine des petits quartiers, l'incarnation parfaite de l'idée qu'on se fait du pauvre monde" - qui va devenir l'ami de Joe même s'ils se traitent de "p'tite vermine" et de "gros soûlon". Les dialogues en québecois populaires sont très drôles et les personnages attachants; tout n'est pas toujours rose, non, mais avec son imagination débordante et son regard lucide et tendre sur son quotidien, Hélène nous séduit et deviendra une jeune femme très humaine et pleine de joie de vivre.
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SosoB21
  09 janvier 2012
J'ai adoré ce roman. Il est touchant, rempli de subtilités de la vie quotidienne.
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