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ISBN : 2253087300
Éditeur : Le Livre de Poche (09/03/2016)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 877 notes)
Résumé :
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fille... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (323) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  18 décembre 2017
Ferdinand, octogénaire aigri, méchant, conçoit la vie à sa manière : ne jamais dire bonjour, ne jamais complimenter sa femme (ce qui explique son départ avec le facteur sans un regard en arrière), ne jamais faire comme tout le monde. Mais voilà, après le décès de son ex-femme, Ferdinand s'est installé avec sa chienne Daisy, dans l'appartement de cette dernière héritage de sa fille. Il pense y vivre comme bon lui semble et faire de la résidence ce qu'il en veut... C'était sans compter sur Mme Suarez, la concierge, une sorte de harpie trop maquillée et militariste au possible.
Lorsque sa chienne Daisy disparait, Ferdinand ne trouve plus le moindre plaisir sur cette Terre. A quoi bon rester ? Après avoir tenté de se jeter sous les roues d'un bus, le vieil homme passe un moment à l'hôpital et découvre que sa vie va changer du tout au tout... D'une part, sa fille étant trop loin décide de faire de Mme Suarez ses yeux et ses oreilles (un comble pour Ferdinand !!!!😃 ) et, d'autre part, une nouvelle voisine, Juliette haute comme trois pommes sonne un midi à sa porte...

J'avais lu la première version autoéditée lors de sa sortie et je l'avais trouvé sympathique, mais manquant de structure avec quelques lourdeurs. J'ai eu envie de voir comment cette histoire reprise par des éditeurs rendait une fois le gros travail de relecture, coupe, réarrangement, correction rendait... et franchement ? C'est réussi !!! Je préfère cette version !
Ce livre est un véritable régal à lire. C'est beau, frais, drôle, triste par moment puisque l'on parle de la solitude des personnes âgées. Seulement, Aurore Valognes nous offre un point de vue vivant, espiègle et complètement décalé qui transcende un sujet délicat en un moment de plaisir.

Si vous avez un petit moment, passer un instant avec Ferdinand et ses voisines. La visite vous enchantera. Je compte d'ailleurs le faire découvrir à une amie un peu dans le même cas que Ferdinand.
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marina53
  11 août 2015
Au 8, rue Bonaparte, dans cette belle résidence tranquille mais tenue d'une main de fer par la concierge, Mme Suarez, il y en a de toutes les couleurs, des orangers, des violines, des blondes... et l'emmerdeur, le serial killer, le prédicateur... bref, Ferdinand! Voilà deux ans qu'il habite ici, depuis son divorce, sa femme le rendant cocu avec le facteur! Et voilà deux ans qu'il embête tout le monde. Ronchon, hypocondriaque, peu social et acariâtre, il s'ennuie ferme dans la vie. Et maintenant que sa chienne Daisy, à qui il tenait le plus au monde, vient de mourir accidentellement, il a décidé de faire comme elle: aller se jeter sous un bus. Comble de (mal)chance, il s'en tire avec trois fois rien. Sa fille, Marion, qui habite à Singapour, ne peut malheureusement pas veiller sur lui et craint pour sa santé et son bien-être (celui des autres aussi). Aussi a-t-elle décidé de l'envoyer en maison de retraite. Ferdinand s'y oppose violemment. Sa fille cède à condition que Mme Suarez lui envoie un compte-rendu toutes les semaines de l'état de son père et de son appartement. Mme Suarez qui ne le porte pas du tout dans son coeur jubile déjà... 
Vieux, râleur et suicidaire... Toute ressemblance avec des personnes ou personnages... Quoique...
Une première de couverture un brin désuète mais charmante, une expression pour titre, comme c'est le cas pour chacun des chapitres, ce petit roman donne le ton. Ferdinand, cet emmerdeur (n'ayons pas peur des mots), fait tout pour pourrir la vie de son voisinage. Mais tel est pris qui croyait prendre... Une fois cette Mme Suarez sur le dos, il devra composer avec. Et, surtout avec cette petite Juliette, gamine survoltée au tempérament bien trempé et qui n'a pas sa langue dans sa poche. Les carottes sont cuites! Aurélie Valognes nous offre un petit roman sans prétention, touchant, frais et enlevé dans lequel les personnages ne manquent jamais de piquant. le ton est vif et coloré. Les bras ne nous en tombent pas mais c'est du nanan...
Faut pas pousser Mémé dans les orties... 
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Eric76
  11 novembre 2015
Il y a les affreux, les méchants, les acariâtres, les acrimonieux, et les fielleux.
Il y a les grognons, les ronchons, les grognards, les rogneux, et les bougons.
Une personne affable et sociable ne verrait aucune différence entre ces traits de caractères, tous plus insupportables les uns que les autres. Elle se trompe pourtant.
Les premiers sont de vraies fripouilles capables de faire du mal à autrui, tandis que les seconds ne sont que des emmerdeurs, vaguement réacs, drapés dans leur dignité perpétuellement bafouée, et complètement paumés dans le monde où ils vivent. Pas des mauvais bougres, s'ils étaient simplement un peu moins chiants ! Par moments, on pourrait même les trouver attachants.
C'est un peu le sujet de ce livre à la couverture si agréablement rétro. La lutte homérique dans un petit immeuble bien propret et calme entre une affreuse et un grognon.
L'affreuse se nomme Mme Suarez, sorte de perroquet à l'allure de Castafiore, petit tyranneau de quartier qui mettra toute sa malignité à essayer d'expulser de son immeuble Ferdinand, notre grognon de service. Ferdinand, quant à lui, n'est pas en reste quand il s'agit d'emmerder le monde, et a ce don étrange de toujours faire le vide autour de lui. Pour résister aux offensives sournoises et traîtreuses de la Suarez, il aura besoin de l'aide et des conseils avisés de Juliette, chipie surdouée, ventre sur pattes et dévoreuse de cornichons et de coquillettes.
Un tout petit bémol : je n'ai pas assez ri à mon goût. J'ai l'impression que l'auteure s'est parfois un peu retenue, empêchant ainsi Ferdinand et la Suarez de dériver vers l'extravagance et l'outrance, ce qui, pour le coup, m'aurait beaucoup fait rire. Seule la petite Juliette, impertinente et loufoque à souhait, sort du lot.
Un livre bien agréable à lire malgré tout, et je suis persuadé que vous retrouverez les grognements et autres râlements d'un de ces vieux oncles ou de ces vieilles grands-mères qui vous impressionnaient tant quand vous étiez hauts comme trois pommes.

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cicou45
  28 septembre 2016
Cet ouvrage m'a été prêtée par une amie de ma mère et je crois qu'à l'avenir, je vais lui demander plus souvent conseil car à chaque fois qu'elle me prête un livre, il s'agit toujours d'une véritable petite pépite. C'est le cas ici, dans ce premier roman, d'abord paru en auto-édition puis repris par les éditions Lafon. Ici, le lecteur fait la connaissance d'un vieil homme acariâtre, Ferdinand Brun. Octogénaire, il vit seul avec sa chienne Daisy, son seul amour. En effet, Monsieur Brun n'aime pas les gens et et particulier la concierge de son immeuble, Madame Suarez à qui il ne peut s'empêcher de faire des sales coups pour la faire tourner en bourriques. Quant aux autres résidents de l'immeuble, c'est à peine si il leur adresse un simple bonjour. Non, Ferdinand est très bien tout seul, du moins, c'est ce qu'il croit. L'arrivée dans sa vie d'une jeune fille, Juliette, sa voisine du dessus, qui va s'inviter à manger chez lui tous les midis (parce que c'est bien meilleur qu'à la cantine) va bouleverser sa vie. L'accueillant d'abord avec réticence, Ferdinand va vite s'habituer à ses rendez-vous quotidiens, prenant plaisir à bavarder avec elle et se rendant compte que cette gamine a bien plus de jugeote que tout autre à son âge. Plus, il y aura Béatrice, sa voisine nonagénaire avEc qui il va également sympathiser et chez laquelle il sera régulièrement inviter à prendre le café ou à disputer des parties de bridge. Bref, on pourrait presque croire que c'est une réaction en chaîne et que le vie bien tranquille de Ferdinand est en train de prendre un nouveau départ. Et si la vie lui donnait une nouvelle chance ? On a beau avoir quatre-vingts ans passé, il n'est jamais trop tard pour réparer certaines erreurs, notamment renouer avec sa fille qui habite désormais Singapour, apprendre à mieux connaître son petit-fils et à devenir aimable avec autrui tout simplement ! Comme dit si bien l'auteur John Irving Fletcher : "Un sourire ne coûte rien mais il rapporte beaucoup ; il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne". Cette phrase est vraiment très approprié à cet ouvrage car Ferdinand va bien vite se rendre compte que non seulement, il a besoin des autres mais que lui aussi, peut être utile.
Un roman que j'ai dévoré d'une seule traite, l'écriture est fluide, les chapitres courts...bref, une véritable réflexion sur la vie tout en étant léger ! Cela fait vraiment du bien de temps à autre, je vous assure, vous devriez essayer...non pas de sourire et d'être aimables avec vos voisins mais de lire ce petit bijou !
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Kittiwake
  01 mai 2017
Grand succès pour ce premier roman, issu de l'auto édition. C'est une sorte de friandise, dont on sait qu'elle n'a pas une grande valeur nutritive, mais qu'elle procure quelques instants de plaisir (coupables?).
C'est l'histoire de Ferdinand , un octogénaire bougon et asocial, agacé par la gente femelle qui a pour principal défaut de partager la même cage d'escalier. Sa fille est à Singapour. son épouse est décédée, après l'avoir cocufié avec le facteur. Heureusement que Daisy est là pour illuminer sa triste vie. Daisy, la plus belle, la plus affectueuse des chiennes.
La conjonction de plusieurs événements dramatiques, ainsi que l'irruption d'une gamine esseulée dans la vie de Ferdinand va modifier le destin de cette communauté de têtes blanches .

L'auteur ne revendique pas un statut de littérature pointue : elle utilise des phrases simples, un style familier. Pas de soucis avec ça, cependant, on trouve quand même quelques grosses fautes d'orthographe, et de constructions de phrases. c'est dommage.
C'est léger et drôle. On ne s'y ennuie pas, en raison du charisme inversé du personnage central.
Un gentil roman entre deux lectures plus denses.
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Citations et extraits (129) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   16 décembre 2017
[...]Le vieil homme est en train de se remémorer les événements qui se sont succédé, quand le téléphone résonne dans l'appartement. Il faut un certain temps à Ferdinand pour réaliser que la sonnerie lui est destinée. Il se lève alors brutalement, chancelant. Cela ne fait pas ni une ni deux, Ferdinand décroche et raccroche dans un mouvement sec agrémenté d'une :
— Non mais on croit rêver ! On peut pas être tranquille chez soi ! Y a toujours quelqu’un pour nous emmerder ! Et aujourd'hui, en plus !
[...]
A aucun moment, le vieil homme ne pense que ce coup de fil puisse être important : tout le monde sait qu'il faut l'appeler entre 20 heures et 20h30. A aucun moment, il n'a conscience que cet appel aurait pu changé sa vie s'il avait écouté ce que la personne à l'autre bout du fil avait à lui dire.
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marina53marina53   11 août 2015
"Chieuse" n'est pas dans le dictionnaire. C'est la meilleure ! Il faudra qu'on m'explique pourquoi on y met que des mots qui servent jamais ! Est-ce qu'on se sert de "chiffe" ou de "chiton" ? C'est peut-être mon dictionnaire qui est trop vieux. 1993. Les chieuses existaient déjà, non ?
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Eric76Eric76   07 novembre 2015
En tous cas, Me Suarez ne laisse rien au hasard. Ses cheveux sont sous contrôle. La perfection de ses boucles peroxydées doit tout à la mise en plis nocturne qu'elle exécute avec assiduité. Chaque soir, le filet bleu maintient l'ensemble en place, ce qui a l'avantage non négligeable de décourager toute envie téméraire de son mari de l'honorer, aussi efficacement que le ferait une ceinture de chasteté.
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marina53marina53   11 août 2015
Vous me rappelez ces vieux qui pensent que chaque jour qui passe ne vaut pas la peine d’être vécu, qu’ils seraient mieux morts car ils sont persuadés qu’ils ne connaîtront plus jamais le bonheur à nouveau. J’ai lu un livre sur le sujet. Ça s’appelait Vieillesse, Déprime et dépendance.
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jeunejanejeunejane   24 avril 2016
Ce bébé est pour Ferdinand le plus grand des malheurs. M. Brun déteste plus que tout les nourrissons. Pour lui, ce ne sont que des contraintes avec, en prime, l'ingratitude la plus totale. Ça ne comprend rien, ça pleure, ça a toujours besoin de quelque chose : on ne peut jamais être tranquille.
Et quand ça sourit, ça sourit autant à ses parents qu'aux inconnus. Ingrats, va !
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Vidéo de Aurélie Valognes
"Méme dans les orties", "En voiture Simone" et "Minute, papillon !" : en trois livres tous plus réjouissants les uns que les autres, la jeune auteure, Aurélie Valognes est passée de l'autoédition au phénomène éditorial. Retour sur cette success-story contemporaine avec le replay de notre Facebook live organisé en partenariat avec les éditions Mazarine et le Livre de Poche
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