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ISBN : 2253087300
Éditeur : Le Livre de Poche (09/03/2016)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 737 notes)
Résumé :
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fille... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (288) Voir plus Ajouter une critique
marina53
11 août 2015
Au 8, rue Bonaparte, dans cette belle résidence tranquille mais tenue d'une main de fer par la concierge, Mme Suarez, il y en a de toutes les couleurs, des orangers, des violines, des blondes... et l'emmerdeur, le serial killer, le prédicateur... bref, Ferdinand! Voilà deux ans qu'il habite ici, depuis son divorce, sa femme le rendant cocu avec le facteur! Et voilà deux ans qu'il embête tout le monde. Ronchon, hypocondriaque, peu social et acariâtre, il s'ennuie ferme dans la vie. Et maintenant que sa chienne Daisy, à qui il tenait le plus au monde, vient de mourir accidentellement, il a décidé de faire comme elle: aller se jeter sous un bus. Comble de (mal)chance, il s'en tire avec trois fois rien. Sa fille, Marion, qui habite à Singapour, ne peut malheureusement pas veiller sur lui et craint pour sa santé et son bien-être (celui des autres aussi). Aussi a-t-elle décidé de l'envoyer en maison de retraite. Ferdinand s'y oppose violemment. Sa fille cède à condition que Mme Suarez lui envoie un compte-rendu toutes les semaines de l'état de son père et de son appartement. Mme Suarez qui ne le porte pas du tout dans son coeur jubile déjà... 
Vieux, râleur et suicidaire... Toute ressemblance avec des personnes ou personnages... Quoique...
Une première de couverture un brin désuète mais charmante, une expression pour titre, comme c'est le cas pour chacun des chapitres, ce petit roman donne le ton. Ferdinand, cet emmerdeur (n'ayons pas peur des mots), fait tout pour pourrir la vie de son voisinage. Mais tel est pris qui croyait prendre... Une fois cette Mme Suarez sur le dos, il devra composer avec. Et, surtout avec cette petite Juliette, gamine survoltée au tempérament bien trempé et qui n'a pas sa langue dans sa poche. Les carottes sont cuites! Aurélie Valognes nous offre un petit roman sans prétention, touchant, frais et enlevé dans lequel les personnages ne manquent jamais de piquant. le ton est vif et coloré. Les bras ne nous en tombent pas mais c'est du nanan...
Faut pas pousser Mémé dans les orties... 
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Eric76
11 novembre 2015
Il y a les affreux, les méchants, les acariâtres, les acrimonieux, et les fielleux.
Il y a les grognons, les ronchons, les grognards, les rogneux, et les bougons.
Une personne affable et sociable ne verrait aucune différence entre ces traits de caractères, tous plus insupportables les uns que les autres. Elle se trompe pourtant.
Les premiers sont de vraies fripouilles capables de faire du mal à autrui, tandis que les seconds ne sont que des emmerdeurs, vaguement réacs, drapés dans leur dignité perpétuellement bafouée, et complètement paumés dans le monde où ils vivent. Pas des mauvais bougres, s'ils étaient simplement un peu moins chiants ! Par moments, on pourrait même les trouver attachants.
C'est un peu le sujet de ce livre à la couverture si agréablement rétro. La lutte homérique dans un petit immeuble bien propret et calme entre une affreuse et un grognon.
L'affreuse se nomme Mme Suarez, sorte de perroquet à l'allure de Castafiore, petit tyranneau de quartier qui mettra toute sa malignité à essayer d'expulser de son immeuble Ferdinand, notre grognon de service. Ferdinand, quant à lui, n'est pas en reste quand il s'agit d'emmerder le monde, et a ce don étrange de toujours faire le vide autour de lui. Pour résister aux offensives sournoises et traîtreuses de la Suarez, il aura besoin de l'aide et des conseils avisés de Juliette, chipie surdouée, ventre sur pattes et dévoreuse de cornichons et de coquillettes.
Un tout petit bémol : je n'ai pas assez ri à mon goût. J'ai l'impression que l'auteure s'est parfois un peu retenue, empêchant ainsi Ferdinand et la Suarez de dériver vers l'extravagance et l'outrance, ce qui, pour le coup, m'aurait beaucoup fait rire. Seule la petite Juliette, impertinente et loufoque à souhait, sort du lot.
Un livre bien agréable à lire malgré tout, et je suis persuadé que vous retrouverez les grognements et autres râlements d'un de ces vieux oncles ou de ces vieilles grands-mères qui vous impressionnaient tant quand vous étiez hauts comme trois pommes.

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cicou45
28 septembre 2016
Cet ouvrage m'a été prêtée par une amie de ma mère et je crois qu'à l'avenir, je vais lui demander plus souvent conseil car à chaque fois qu'elle me prête un livre, il s'agit toujours d'une véritable petite pépite. C'est le cas ici, dans ce premier roman, d'abord paru en auto-édition puis repris par les éditions Lafon. Ici, le lecteur fait la connaissance d'un vieil homme acariâtre, Ferdinand Brun. Octogénaire, il vit seul avec sa chienne Daisy, son seul amour. En effet, Monsieur Brun n'aime pas les gens et et particulier la concierge de son immeuble, Madame Suarez à qui il ne peut s'empêcher de faire des sales coups pour la faire tourner en bourriques. Quant aux autres résidents de l'immeuble, c'est à peine si il leur adresse un simple bonjour. Non, Ferdinand est très bien tout seul, du moins, c'est ce qu'il croit. L'arrivée dans sa vie d'une jeune fille, Juliette, sa voisine du dessus, qui va s'inviter à manger chez lui tous les midis (parce que c'est bien meilleur qu'à la cantine) va bouleverser sa vie. L'accueillant d'abord avec réticence, Ferdinand va vite s'habituer à ses rendez-vous quotidiens, prenant plaisir à bavarder avec elle et se rendant compte que cette gamine a bien plus de jugeote que tout autre à son âge. Plus, il y aura Béatrice, sa voisine nonagénaire avEc qui il va également sympathiser et chez laquelle il sera régulièrement inviter à prendre le café ou à disputer des parties de bridge. Bref, on pourrait presque croire que c'est une réaction en chaîne et que le vie bien tranquille de Ferdinand est en train de prendre un nouveau départ. Et si la vie lui donnait une nouvelle chance ? On a beau avoir quatre-vingts ans passé, il n'est jamais trop tard pour réparer certaines erreurs, notamment renouer avec sa fille qui habite désormais Singapour, apprendre à mieux connaître son petit-fils et à devenir aimable avec autrui tout simplement ! Comme dit si bien l'auteur John Irving Fletcher : "Un sourire ne coûte rien mais il rapporte beaucoup ; il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne". Cette phrase est vraiment très approprié à cet ouvrage car Ferdinand va bien vite se rendre compte que non seulement, il a besoin des autres mais que lui aussi, peut être utile.
Un roman que j'ai dévoré d'une seule traite, l'écriture est fluide, les chapitres courts...bref, une véritable réflexion sur la vie tout en étant léger ! Cela fait vraiment du bien de temps à autre, je vous assure, vous devriez essayer...non pas de sourire et d'être aimables avec vos voisins mais de lire ce petit bijou !
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Kittiwake
01 mai 2017
Grand succès pour ce premier roman, issu de l'auto édition. C'est une sorte de friandise, dont on sait qu'elle n'a pas une grande valeur nutritive, mais qu'elle procure quelques instants de plaisir (coupables?).
C'est l'histoire de Ferdinand , un octogénaire bougon et asocial, agacé par la gente femelle qui a pour principal défaut de partager la même cage d'escalier. Sa fille est à Singapour. son épouse est décédée, après l'avoir cocufié avec le facteur. Heureusement que Daisy est là pour illuminer sa triste vie. Daisy, la plus belle, la plus affectueuse des chiennes.
La conjonction de plusieurs événements dramatiques, ainsi que l'irruption d'une gamine esseulée dans la vie de Ferdinand va modifier le destin de cette communauté de têtes blanches .

L'auteur ne revendique pas un statut de littérature pointue : elle utilise des phrases simples, un style familier. Pas de soucis avec ça, cependant, on trouve quand même quelques grosses fautes d'orthographe, et de constructions de phrases. c'est dommage.
C'est léger et drôle. On ne s'y ennuie pas, en raison du charisme inversé du personnage central.
Un gentil roman entre deux lectures plus denses.
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AudreyT
08 octobre 2016
Ferdinand est un homme seul,âgé, qui n'a que peu de contact avec sa fille qui vit à Singapour et qui ne comprend toujours pas pourquoi sa femme l'a quitté pour le facteur. Dans sa résidence, Ferdinand est craint : il n'apprécie personne, n'offre jamais son aide, n'est d'aucune compagnie et a plutôt tendance à détruire la tranquillité de ses voisins. Pourtant quand Daisy, sa chienne, disparaît, sa vie change, sans qu'il ne puisse rien y faire. Entrent alors dans son quotidien une petite fille et des voisines qui vont l'aider à baisser sa garde...
Aurélie Valognes signe ici un joli roman, frais, pétillant, plein de bons sentiments. Les personnages attachant nous donnent le sourire et nous anime d'un sentiment de bonheur au fil des pages. On se laisse porter par l'histoire et on passe un très bon moment...
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Citations & extraits (117) Voir plus Ajouter une citation
CaprideghCapridegh18 septembre 2017
Tous ces gens semblaient être faits pour vivre ensemble. Jamais un mot plus haut que l’autre, jamais un son plus fort que celui du téléviseur. C’était leur paradis sur terre.
Mais c’était avant.
Avant l’arrivée du perturbateur. Du prédateur. Un homme. Seul. Un octogénaire dont le passé mystérieux et les agissements bizarres ont tout de suite donné la chair de poule aux habitantes du 8, rue Bonaparte.
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CaprideghCapridegh18 septembre 2017
Ce n’est pas que Ferdinand soit radin mais il s’économise. En argent, comme en sentiments. Et les enfants, à moins d’en faire douze comme dans le tiers-monde et de les mettre au boulot, ça coûte plus cher que ça ne rapporte !
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CaprideghCapridegh18 septembre 2017
Non mais je rêve ! Les gens ne doutent de rien. Il faut vraiment que j’enlève le fusible. C’est la double peine, cette maudite sonnette : c’est moi qui paie l’électricité pour qu’on me dérange…
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Harmo81Harmo8111 septembre 2017
- Ne réponds jamais à la violence par la violence. Tu es futée, tu trouveras toujours quelque chose de plus malin pour vraiment l'embêter.
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marina53marina5311 août 2015
"Chieuse" n'est pas dans le dictionnaire. C'est la meilleure ! Il faudra qu'on m'explique pourquoi on y met que des mots qui servent jamais ! Est-ce qu'on se sert de "chiffe" ou de "chiton" ? C'est peut-être mon dictionnaire qui est trop vieux. 1993. Les chieuses existaient déjà, non ?
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Videos de Aurélie Valognes (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aurélie Valognes
La tournée du Camion qui livre a lieu du 8 juillet au 20 août 2017 et est passée par Crozon Morgat. Vous avez pu y retrouver Aurélie Valognes pour des dédicaces et un atelier d'écriture plutôt sympathique ! Suivez tout l'itinéraire et le programme d'animation tout l'été sur www.lecamionquilivre.com
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