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Critiques sur Quand j'étais Théodore Seaborn (16)
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bilodoh
  06 novembre 2016
Quand j'étais..? Mais qui suis-je? Et que vais-je devenir?

Une histoire qui commence avec un dépressif de Montréal qui tente de dissiper son ennui en avalant des barres de chocolat. Une rencontre fortuite, quelques circonstances troublantes et notre homme se retrouve en Syrie, au sein dans les forces de l'État islamiste! Quand même pas banal comme aventure.

Plongé au coeur de l'action et craignant pour sa vie, notre héros retrouvera des racines oubliées et réfléchira sur les choses qui comptent vraiment dans son existence : sa liberté et l'amour de sa famille.

Un thriller de terrorisme international où les coïncidences arrivent parfois un peu trop à point. Mais cela n'empêchera pas les amateurs de sensations fortes de se régaler…

Un roman qui a beaucoup de rythme et qui marque un virage géopolitique dans l'oeuvre de cet auteur qui nous avait habitués à des polars bien classiques.
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NATB
  14 avril 2018
Je remercie Kennes Editions et Babelio pour l'envoi du livre de Martin Michaud "quand j'étais Théodore Seaborn", paru en 2015 et réédité cette année.
Je découvre cet auteur québecois, primé à plusieurs reprises, dans ce livre où thriller et terrorisme sont mélangés.
Le personnage principal est en pleine dépression et il n'arrête pas de s'empiffrer de barres chocolatées en restant chez lui à regarder les mêmes enregistrements vidéos.Le jour où il est obligé de sortir de chez lui, cet homme ordinaire va vivre une aventure extraordinaire.
L'auteur alterne les chapitres entre Montréal et Racca en Syrie, sur la première partie du roman, avec un rythme de trois chapitres, en général, à Montréal, pour un seul en Syrie, c'est astucieux car le roman est dense. J'avoue qu'au début j'ai mis un peu de temps pour rentrer dans l'histoire, puis le déclic s'est produit.Les péripéties et les revirements qui s'enchaînent m'ont tenus en haleine jusqu'à la fin.
Martin Michaud écrit :"Seaborn n'est pas tant un roman sur le terrorisme qu'un roman sur l'humanité. En effet, plus Théodore côtoie l'horreur, plus il redevient humain". Un auteur intéressant à suivre !
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Sylviegeo
  17 février 2016
Une fiction oui, mais justement, quand la fiction est trop fiction, on a des difficultés à y croire. "Quand j'étais Théodore Seaborn" souffre de trop ! Ce livre nous transporte d'un quartier montréalais au coeur de la Syrie, dans l'antre de l'État Islamique. Un Théodore Seaborn, montréalais d'origine libanaise, véritable sosie d'un professeur arabe est littéralement propulsé vers des horizons qui lui sont totalement inconnus. Infiltration, espionnage, agent double, terroristes, Seaborn , entièrment happé dans cet improbable imbroglio, devra jouer le jeu mais vivra les tensions et les pratiques de l'EI. On tente ici de nous faire vivre une intrigue politico/policière, de nous faire comprendre les enjeux des conflits moyens-orientaux, de nous faire croire à une quête existentielle , sauce humaniste, mais justement ça ne prend pas. Voilà, trop c'est trop. Dans ce roman, tout me semble précipité, invraisemblable, improbable à la limite du rocambolesque. Pour apprécier une lecture, il faut y croire et ni l'écriture rythmée, ni les personnages sympathiques mais auxquels ils manquent un peu de véracité, n'ont su m'émouvoir. Martin Michaud nous rassure à la fin de ce roman en nous mentionnant que Lessard et Taillon , enquêteurs aux crimes majeurs de la SQ ne sont ni morts ni abandonnés. Alléluia .
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DOMS
  16 août 2016
J'aime beaucoup ce très talentueux auteur québécois dont j'ai déjà lu deux polars, Je me souviens et Violence à l'origine. Avec cet opus-là, il s'éloigne de l'univers de ses policiers fétiches qui sévissent à la section des crimes majeurs, Victor Lessart et Jacinthe Taillon. Il me semble aussi qu'on y perd un peu de la gouaille typique de nos cousins canadiens, mais qu'importe, voilà encore un sujet traité avec une belle maitrise de l'écriture et du suspense.

Théodore Seaborn est un jeune publicitaire de Montréal. Au chômage et dépressif, il ne quitte plus son domicile et passe ses journées devant sa télé, pas rasé, pas changé, il s'empiffre de Coffee Crisp… Jusqu'au jour où, à court de barres chocolatées, il est contraint de sortir enfin de chez lui et découvre tout à fait incidemment son sosie parfait. Dès lors, sa vie bascule et de péripéties en rencontres, le voilà embarqué par Samir, un inconnu, jusqu'en Syrie. Là vont interférer dans son quotidien les forces djihadistes de l'EI, les services de renseignements français, les réminiscences de son enfance au Liban, mais surtout le voilà confronté aux interrogations sur sa vie, sa famille, son couple, sa fille, et tout ce qui fait le sel et la valeur de ce qui nous entoure.

Propulsé terroriste ou au contraire engagé quasiment par hasard, mais pas forcément contre son gré, dans une opération aux côtés des français, à Racca, il va découvrir l'horreur de la vie des prisonniers de l'EI, subir les tortures, assister aux pires exécutions, et pourtant comprendre également au contact de Samir que dans chaque homme, et malgré ses convictions les plus profondes, un soupçon d'humanité peut encore émerger.

Une certaine incohérence apparait quelques fois dans l'enchainement des rencontres, certaines semblent même improbables, et pourtant un écheveau invisible tisse des liens et finit par rassembler les différents protagonistes. On le sait, Martin Michaud aime nous propulser dans des périodes de temps différentes pour mieux nous emmener dans son intrigue, et là encore il y excelle. Voilà donc un roman que l'on ne peut pas lâcher et qui se lit d'une traite. La déchéance, le fatalisme face aux difficultés, puis la rédemption et la transformation de Théodore Seaborn font un bien fou. La relation prisonnier-bourreau, passeur-émigré, les relations humaines entre les hommes, sont complexes et bien mises en évidence, on veut y croire et on se laisse emporter dans le sillage d'un Théodore d'abord anéanti, puis transformé et combatif, et de plus en plus attachant. Car finalement, aussi loin qu'il aille, c'est au fond de lui-même, de ses convictions, de ses envies, ses sentiments, ses croyances, en l'homme et en la religion, qu'il fait son plus important voyage, et c'est peut-être aussi pour ça qu'on s'y attache autant.
Lien : https://domiclire.wordpress...
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argali
  08 avril 2016
Martin Michaud délaisse pour un temps Victor Lessard et nous propose un thriller géopolitique mettant en scène la DGSE, des terroristes de l'EI et un publicitaire de Montréal. Par un enchaînement de choix en apparence anodins, ce dernier sera confronté à sa vraie nature, le jour où il croisera par hasard son «sosie».
Nous sommes bien loin du Québec ou de la course à l'investiture aux USA. Une part importante de l'intrigue se déroulant à Racca, la capitale de l'Etat Islamique. En ancrant son roman dans un contexte particulièrement instable et lointain, Martin Michaud a pris des risques. L'actualité lui a, hélas, donné un coup de pouce, rendant tangibles les faits sortis de son imagination. L'action riche en rebondissements et la tension constante ajoutent à l'intérêt du récit.
Volontairement déstructurée temporellement, la narration mêle différents protagonistes, différentes histoires qui semblent n'avoir aucun point commun. Ce n'est qu'au fil des pages que l'on tisse l'écheveau des trajectoires des uns et des autres, convergeant à divers moments. Rencontres qui vont parfois bouleverser le cours de leur vie. Il faudra arriver aux dernières pages pour avoir enfin une vue d'ensemble de la situation et comprendre les tenants et les aboutissants de tout cela.
Au-delà de l'intrigue politico scientifique, Martin Michaud nous interroge sur notre humanité, notre rapport au monde et nos relations aux autres. le fil conducteur de cette intrigue repose, en effet, en grande partie, sur la relation qui se noue entre Théodore et Samir. Aucun point commun ne semble les réunir et tout devrait les opposer. Cependant un événement inattendu va brouiller la donne. Cela nous offre de belles pages d'échanges entre hommes, laissant espérer que tout changement est encore possible dans notre société.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Théodore. Malgré ses failles, sa dépression et son passé, il se montre capable de résilience même dans une situation extrême. L'auteur a particulièrement travaillé la psychologie de son héros et c'est un personnage solide, crédible et attachant qu'il nous propose, nous ferrant ainsi d'un bout à l'autre des quatre cents pages de ce roman addictif.
Martin Michaud marche sans cesse sur un fil ténu. Il n'est pas facile de donner la parole à des djihadistes sans tomber dans les clichés ou la propagande. Il tire avec maitrise son épingle du jeu, révélant en chacun non seulement l'idéologie dominante mais également un zeste d'humanité.
Je soulignerai cependant un petit bémol, un petit truc auquel je n'ai pas cru un instant : la confession finale en vidéo (je ne tiens pas à en dire trop). La fin m'aurait plu davantage sans ces révélations too much, laissant alors planer des zones d'ombres bien compréhensibles vu la situation.
Ceci excepté, nous sommes ici face à un très bon thriller et à un récit qui tient la route d'un bout à l'autre. « Quand j'étais Théodore Seaborn » est certainement le roman le plus humain de Martin Michaud. Preuve, s'il le fallait, que la palette de ses écrits est vaste et nous réserve encore quelques belles surprises.
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croc1706
  23 avril 2018

Théodore Seaborn, un jeune publicitaire de Montréal, se remet d'une dépression après avoir été congédié. Marié et père d'une petite fille, il passe ses journées à regarder des enregistrements de la commission Charbonneau et à manger des Coffee Crisp. le jour où ses réserves de barres chocolatées s'épuisent, il sort de chez lui et croise un homme qui lui ressemble de façon troublante. L'entêtement de Théodore à retracer cet inconnu et, plus tard, à croire qu'il appartient à une cellule terroriste vire bientôt à l'obsession. Mais par quel revers de fortune va-t-il se retrouver dans le fief de l'État islamique, en Syrie ? de Montréal à Racca, Théodore affrontera tous les dangers, mais le voyage le plus risqué et le plus insensé de tous est celui qui le mènera au bout de lui-même.

Mon avis: 

Merci à Netgalley et aux editions Kennes pour cette lecture. 

Dans "Quand j'étais Théodore Seaborn" , on découvre donc Théodore, jeune publicitaire déprimé , qui s'enfonce peu à peu dans son mal-être. Coup après coup , il encaisse sans jamais voir le jour. Jusqu'au jour où il apprend qu'un homme lui ressemblant trait pour trait, traîne dans son quartier. Bien décidé à le rencontrer, Théodore commence la traque. Mais cette rencontre va l'entraîner au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginé. Il va se retrouver propulsé au coeur de l'Etat Islamique , dans la ville de Racca. 

C'est pour moi, la première fois que je lisais un polar de Martin Michaud, auteur bien connu chez nos cousins canadiens. Pour une première, j'ai été plutôt séduite. Par le rythme tout d'abord, on ne s'ennuie jamais, l'écriture est très agréable et fluide . Par les thèmes abordés ensuite, même si certains événements rappellent de mauvais souvenirs, et sont durs à lire, j'ai trouvé ce roman bien construit et réaliste. Certaines scènes sont d'ailleurs à réserver à un public averti. 

Les personnages eux aussi sont intéressants, Théodore notamment dans sa quête d'identité , qui l'entraîne irrémédiablement vers un passé douloureux, que même sa conscience a préféré oublié. Cet homme prêt à tout pour sa fille est à la fois émouvant et agaçant. Il y a toute la galerie habituelle. Ceux que l'on détestent, ceux pour qui l'on compatit, le héros , qui n'a pas la carrure d'en être un... Les codes du polar sont ainsi respectés et attireront à n'en pas douter les amateurs! 
Lien : http://livresforfun.overblog..
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supernova7
  01 mai 2016
Quand j'ai vu ce nouveau roman de Martin Michaud dans la sélection Explorateurs du polar de lecteurs.com, je l'ai sélectionné tout de suite. Je l'ai rencontré cette année à la foire du livre de Bruxelles et il est très sympathique, et j'adore ces précédents romans.
Mais que pensez de ce nouvel opus ? Tout d'abord, si vous connaissez l'univers de Michaud, sachez qu'il ne s'agit pas d'un roman mettant en scène ses personnages fétiches, Lessard et Jacinthe. Mais, petit clin d'oeil, ils apparaissent tout de même dans une petite scène très amusante !
Revenons au roman proprement dit. C'est l'histoire de Théodore Seaborn, publicitaire en dépression délaissé par sa femme. Lorsqu'un jour il met le nez dehors, il tombe sur son sosie et se rend compte qu'il s'agit d'un professeur à la solde de l'Etat islamique. Il va alors être entraîné dans une histoire qui le dépasse complètement jusqu'en Syrie.
Entre thriller et roman d'espionnage, c'est une vraie réussite. J'ai trouvé le roman très original avec de nombreux rebondissements. Je me suis laissée emporter par les péripéties de Seaborn même si je ne me suis pas vraiment au personnage dû à son caractère. Les petites expressions québecoises qui ponctuent le récit m'ont aussi fait sourire. L'écriture est fluide et le rythme reste soutenu.
Bref, si vous ne me connaissez pas encore cet auteur québécois génial, je vous le conseille en commençant, pourquoi pas, par ce roman.
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abfabetcie
  18 avril 2018
Je retrouve Martin Michaud après l'avoir découvert et rencontré grâce à Babelio avec Violence à l'origine et son attachant sergent-détective Victor Lessard, de la police de la Ville de Montréal. Ici point de Canada ou si peu dans la première partie et point de Victor Lessard (même si on le retrouve très brièvement en compagnie de son acolyte Jacinthe Taillon, dans une scène comme un clin d'oeil… à ce sujet, le dialogue surréaliste entre les trois à la toute fin est une pure jubilation !) mais un dépaysement total puisque l'intrigue nous emmène en Syrie. C'est donc un « hors-série » qui se lit d'une traite, efficace, prenant mais inégal et manquant de rythme au début. Quelques invraisemblances aussi mais ne boudons pas notre plaisir (enfin si tant est que cette lecture soit un plaisir car certaines scènes, vu le sujet et le contexte, sont assez insoutenables). J'ai aimé aussi la spiritualité croissante de Nassim Théodore Seaborn face à l'enfer de l'islamisme radical, sa relation avec Samir, son histoire personnelle. Il y a beaucoup d'humanité dans ce roman.
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Zumbaea
  12 avril 2018
Ce fut une belle expérience que de participer à Masse Critique, et je remercie Babelio de m'avoir permis de faire partie de l'aventure.

Quand j'étais Théodore Seaborn est un roman écrit par le québécois Martin Michaud, première oeuvre de cet auteur m'étant donnée à lire.


L'auteur narre ici les mésaventures de Théodore, un publicitaire licencié sombrant dans une dépression déjà bien établie. Au premier abord, l'histoire semble simple : le protagoniste est marié à une femme brillante avec qui il a une merveilleuse petite fille. Malheureusement, Théodore passe son temps à ne rien faire, si ce n'est des choses anodines. Les complications apparaissent le jour où il décide enfin de sortir de chez lui. En effet, il est entrainé dans une aventure des plus invraisemblables après avoir suivi, de manière assez déconcertante, un homme lui ressemblant étrangement. le hasard (vraiment ?) fera qu'il se retrouvera en Syrie près des combattants, alors même qu'il était simplement sorti acheter des barres de céréales.


Il serait trop long d'expliciter les détails de cette aventure qui, semble-t-il, l'amènera à réfléchir sur sa personne, tant l'afflux de détails et de péripéties fusent.


L'intrigue de ce roman est intéressante et originale. L'auteur s'est montré imaginatif en forgeant un récit des plus déroutants, peut-être même un peu trop considérant le déroulement très fastidieux des péripéties. le portrait psychologique de Théodore reste bien construit, même si certaines de ses pensées restent pour le moins discordantes.


Pour autant, Martin Michaud nous livre ici un texte comportant de trop nombreux dialogues futiles et des détails improductifs. En effet, certaines descriptions apparaissent totalement superfétatoires voire parasites au regard du déroulé de l'histoire. La première moitié du roman fait du sur-place et n'apporte que très peu d'éléments à l'histoire, tandis que la seconde partie est beaucoup plus riche, ce qui amène à penser que l'auteur aurait pu rééquilibrer l'ensemble. En outre, la fin de l'histoire (que je ne dévoilerais pas) est un peu tirée par les cheveux et trop rapidement démontrée. de plus, il est important dans un roman de croire à l'enchainement des faits, or ici cela fonctionne assez peu.


Ainsi, je n'ai que très moyennement apprécié ce roman qui m'a semblé à la fois simpliste et inutilement complexe. Mais il faut tout de même reconnaitre à l'auteur une véritable imagination et un style d'écriture compréhensible.
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Caroligne
  02 octobre 2017
Un excellent thriller à découvrir ! Pour la deuxième fois conquise par Martin Michaud :)
Lien : http://justemechapper.over-b..
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