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ISBN : 2844542921
Éditeur : Dervy (11/06/2004)
Résumé :
ANGES ET ESPRITS MEDIATEURS
Editorial
Jean Moncelon La foi de Henry Corbin « Terre-Ange-Femme »
Jacques Bonnet Les anges dans la tradition prophétique hébraïque et judéo-chrétienne
Frédérick Tristan L’ange gardien des portes et les sept demeures
Michel Fromaget « Et au milieu du feu une forme de quatre vivants »
Andréi Plesu Des anges et de l’homme universel
Philippe Faure les anges dans le monde imaginal chréti... >Voir plus
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
AuroraeLibriAuroraeLibri   16 octobre 2014
Le besoin bien compréhensible d’un monde peuplé d’êtres de lumière, attentifs à l’homme, est comme l’envers positif de la noirceur des âmes, de la morosité ambiante, d’un monde contemporain dont on craint confusément la fin désastreuse. Mais l’aspiration à la vie céleste, à la protection spirituelle, à la connaissance véritable, ne suffit évidemment pas à restaurer une perspective traditionnelle, encore moins une angélologie.
Le moment est donc venu de reprendre l’examen de la figure angélique, en la replaçant dans la structure religieuse dont elle dépend, en révélant ses richesses spirituelles et ses enjeux intellectuels. N’est-il pas urgent de changer de vision du monde, de rendre à la Réalité toute son épaisseur, sa complexité et son mystère, en renouant les liens rompus entre l’homme et le divin ? Philosophe, orientaliste, spécialiste des théosophies de l’islam iranien, Henry Corbin (1903-1978), à qui ce volume est dédié à l’occasion du centenaire de sa naissance, a montré la voie de manière magistrale. Il n’a cessé de le proclamer avec force : il ne peut y avoir de vrai monothéisme sans angélologie, sans proclamation de la transcendance divine par des messagers célestes, sans manifestation de Dieu en multiples théophanies angéliques. A l’inverse, sur le plan anthropologique, il ne peut y avoir de vraie connaissance spirituelle sans ascension de l’âme et rencontre avec son ange.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   21 octobre 2014
Quant à la Femme, pour Henry Corbin, elle a sans aucun doute à voir avec le monde de l'Ange, tout autant qu'avec ce que Julius Evola appelle les "Mystères de la Femme".
Elle a d'abord à voir avec Stella Corbin, sa femme, depuis 1933: "Stella consorti dicatum", telle est l'exergue choisie par Henry Corbin pour son édition d'En Islam iranien. A quoi fera écho cet aveu, en 1978: "Je fus naguère l'éditeur et le traducteur de Rûzbehân Baqlî de Shîrâz, l'incomparable chantre mystique, en persan, de la haute voie de l'amour humain. C'est sur cette haute voie que je puis affirmer que, sans la présence et la coopération de la compagne qui me préserva de la solitude et des découragements, rien de l'oeuvre que j'ai écrite ici n'aurait été possible."
La femme de la Foi de Henry Corbin appartient, ensuite, à l'Eternellement-Féminin, d'après Goethe, dans le second Faust, qui est "antérieur même à la femme terrestre, parce qu'antérieur à la différenciation du masculin et du féminin dans le monde terrestre, de même que la Terre supracéleste domine toutes les Terres, célestes et terrestres, et leur préexiste".
Elle a à voir, enfin, avec la Beauté et par conséquent avec le secret de la Fidélité amoureuse, qui est le secret même de Henry Corbin: "Tout le secret du fidèle d'amour, dira-t-il, sera là: il ne lui faut ni se détourner de la beauté humaine, ni se détourner vers elle".
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AuroraeLibriAuroraeLibri   16 octobre 2014
Cependant, les traditions monothéistes n’ont pas l’apanage des êtres médiateurs. D’un point de vue historique, si l’ange est bien une figure sémitique dans son origine et son développement, il n’est pas douteux qu’il a subi l’influence de traditions indo-européennes, perse et hellénistique notamment. Sur le plan métaphysique, on peut aller plus loin : si l’Absolu se manifeste en de multiples figures médiatrices, celles-ci sont nécessairement partout présentes, sous des formes et des noms divers, quelle que soit la galaxie spirituelle dans laquelle on se situe et qui définit leur nature, leur personnalité et leurs fonctions. Il est donc légitime d’aborder les traditions orientales et d’intégrer à ce volume l’étude des divinités du bouddhisme, dans une perspective comparatiste tout à fait stimulante.
Contre les fondamentalismes étriqués et le néo-spiritualisme ambiant, il importe de faire œuvre utile en s’abreuvant aux sources des grandes traditions et de dégager les voies d’un véritable œcuménisme spirituel, en montrant l’importance des êtres médiateurs et leur fécondité symbolique, en restaurant le lien indissoluble entre tradition et révélation, entre degrés de connaissance, niveaux de réalité et théophanies.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   21 octobre 2014
On connaît les pages admirables qu’il a consacrées à la figure de Daênâ, « l’Ange tutélaire », et à sa rencontre post-mortem avec l’âme humaine :
« A l’interrogation de l’âme émerveillée, demandant « qui donc es-tu ? » à la jeune fille qui s’avance à l’entrée du Pont Chinvat et dont la beauté resplendit plus que toute autre beauté jamais entrevue au monde terrestre, elle répond : « Je suis ta propre Daênâ », - ce qui veut dire : je suis en personne la foi que tu as professée et celle qui te l’inspira, celle pour qui tu as répondu et celle qui te guidait, celle qui te réconfortait et celle qui maintenant te juge, car je suis en personne l’Image proposée à toi-même dès la naissance de ton être et l’Image voulue enfin par toi-même (« j’étais belle, tu m’as faite encore plus belle ») .
Ces lignes décrivent, en quelque sorte par anticipation, l’ultime vision de Henry Corbin, au moment où il a quitté la manifestation terrestre.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   21 octobre 2014
Le jour de la mort de Henry Corbin, Mircea Eliade notait dans son Journal, à la date du 7octobre 1978: "Henry Corbin n'a pas souffert. Il est mort avec sérénité tant il était sûr que son ange gardien l'attendait".
Certes, il convient de s'entendre sur la nature de cet "ange gardien", qui est, pour Corbin, "l'ange de l'âme incarnée", et dans cette circonstance de sa mort, très précisément "la figure céleste qui vient en face à face avec l'âme à l'aurore de son éternité". Ailleurs, il parlera aussi des Fravartis, comme des "anges gardiens". C'est toutefois, ajoute-t-il, "à condition de concevoir l'ange gardien comme le pôle céleste, le Moi céleste d'un être dont la totalité est bipolaire, constitue une bi-unité, à savoir celle d'une forme terrestre et d'une forme céleste qui en est la contrepartie supérieure".
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