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EAN : 9782359731729
Éditeur : Ravet-Anceau (01/05/2012)
4/5   5 notes
Résumé :
Mauvaise mine ou comment raconter l'histoire des mineurs marocains ? Ces histoires vécues au quotidien par des centaines d'immigrés que les Français sont venus chercher de l'autre côté de la Méditerranée.
Peu d'entre eux en parlent, mais les souvenirs restent intacts.
Pour briser ce silence, Ricardo Montserrat a collaboré au cours d'ateliers de création littéraire avec Colères du présent et des membres de l'association des mineurs marocains du Nord (b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ATOS
  06 décembre 2013
"Pus d' cops qué d' morciaux d' pain",voilà ce qui les attendaient.
"Mauvaise mine" pour les gueules noires... "Céto à c' t'heure le queuminchemint de la fin."
Je ne savais pas avant d'avoir lu l'aventure de Nour et de Norbert, écrite par Ricardo Montserrat que l'histoire que nous vivons aujourd'hui avait commencé au moment où moi même je commençais à déchiffrer mon alphabet, et je ne savais pas que tout cela s'était passé comme ça.
Il y avait eu les italiens, les polonais, les algériens, c'était au tour des marocains.
Les derniers d'une longue liste.
Fermeture des fosses préméditée.
Mensonge politique.
La dictature des uns sert la république des autres.
Comme encore.. et toujours.
Parler de ce livre est un devoir de mémoire. Un signe de solidarité avec l'ensemble du monde ouvrier.

Des chaînes automobiles, des usines de pneumatiques, des filatures, ils ont tous connu la même histoire, les mêmes corons, les mêmes déveines.
Non, ils n'ont pas eu de veine ces marocains, pas de veine dans autant de "carbon"!
Descendre c'est être marin au long enfer. Cela n'a rien de folklorique, ça ne le sera jamais.
"Rester sur le carreau" vous connaissez ? C'est encore aujourd'hui ce que l'on nous agite sous le nez.
Les plus grands luttes ouvrières viennent des mines.
Les plus saines colères.
Chaque 1er mai il faudra toujours garder une pensée particulière pour les ouvriers de Fourmies. ( 1891 - neuf morts, trente cinq blessés (au moins) en 45 secondes).
Astrid Shriqui Garain
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nena
  20 juillet 2014
On ne ressort pas indemne de ce livre, en tout cas moi il m'a bouleversé. de jeunes Marocains quittent leur pays pour un avenir meilleur plein d'espérances, vers cette France pays des droits de l'homme. Ils sont attendus pour travailler dans les mines du Nord. Dès leur arrivée, ils sont examinés, les oreilles, les yeux, la bouche...Des images surgissent en lisant ces lignes: l'esclavage des Africains, et plus près de nous la seconde guerre mondiale et les juifs, Zola et son livre "germinal" est aussi dans mon esprit. Des logements insalubres, des salaires ridicules pour risquer sa vie chaque jour, en un mot la misère avec le mal du pays, le soleil, la famille qu'il faut faire vivre là-bas. Mais quelle force, ils ne baissent pas les bras, ils se battent, revendiquent les mêmes droits que les Européens, ils font grève et réussissent petit à petit à améliorer leur statut. Mais à quel prix, la mort "des meneurs". Quelle solidarité! Quelle belle amitié les unie. Comment dans les années 70 de telles discriminations ont elles été possible dans un pays démocratique comme le notre? Merci pour ce témoignage, j'ignorais tout cela. Merci encore. Nena
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