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Critiques sur Je suis ton soleil (183)
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Ziliz
  13 mars 2017
Le jour de sa rentrée en Terminale, Déborah remarque deux garçons, un qu'elle trouve moche, un qu'elle trouve trop beau.
Gageons que :
- le premier est super sympa et tombera amoureux d'elle
- et que le second est très con (idiot, bourreau des coeurs, voire les deux) et que notre jeune héroïne (pas très belle, à l'en croire) sera amoureuse à sens unique.
Pas si simple...
Depuis que sa meilleure amie se fait rare pour vivre l'Amour, Déborah se sent seule, surtout que ça va mal à la maison : tandis que papa flirte dehors, maman se flétrit dedans.

Ce gros roman de 460 pages commence comme une bluette, puis bifurque vers une histoire d'amitié, plutôt jolie, mais lente et relativement convenue. Tellement lente et tellement convenue que j'ai failli abandonner. Quelques moments de grâce m'ont aidée à tenir : des réflexions émouvantes sur les mamans dépressives, et puis, surtout, les attitudes ultra-réalistes du gros chien poilu-dégueu-puant-collant-compatissant qui vient vous faire des léchouilles quand vous débordez de tristesse.
Un rebondissement dans l'intrigue m'a surprise et noué la gorge. J'étais enfin ferrée, et une lettre poignante m'a fait revoir mon jugement : non, ce roman n'est pas si formaté, l'humour pas si lourd. Derrière l'attitude bourrine-bourrue de Déborah et de ses potes, on trouve plein de douceur, de sagesse, d'écoute respectueuse et d'entraide solide.

Les lecteurs plus âgés qui lisent pas mal de young-adult pourront déplorer un manque d'originalité et des longueurs. J'aurais volontiers enlevé 150 pages : 75 avant le moment clef du livre, et autant après - trop de mygales et trop d'atermoiements de la part d'un des personnages.
Mais les adolescent(e)s de 14 ans et plus devraient s'identifier et apprécier sans réserves.
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florencem
  28 février 2017
Le roman porte très bien son nom, et franchement même si j'ai adoré les deux sagas de Marie Pavlenko (Saskia et Marjane), Je suis ton soleil n'était pas forcément destiné à être un coup de coeur pour moi. Et pourtant… il l'est. Une oeuvre tranche de vie que j'ai dévoré en une journée et qu'il est quasiment impossible de lâcher.

L'histoire est assez simple en soit. Une histoire que tout à chacun pourrait vivre, des petits événements qui font échos à tous. Déborah, notre héroïne, entre en terminal. Une année décisive qui va se transformer en une tornade de bouleversements. Entre sa famille qui implose, sa meilleure amie qui s'éloigne, ses nouvelles rencontres et ses études, c'est une bataille pour garder la tête hors de l'eau. Et pourtant, Déborah est un soleil et elle l'est restée tout au long de l'histoire. Même dans les quelques moments où elle avait le moral dans les chaussettes, je n'ai à aucun moment trouvé l'adolescente énervante, gnangnante, puérile…

Le ton est juste tout comme son comportement. Il n'y a pas de trop, on rit comme on s'attriste, l'ambiance est assez souvent légère grâce au franc parlé de Déborah, on plonge, on coule, on remonte à la surface et lorsque les dernières pages arrivent, c'est un moment de bonheur que l'on referme sans pour autant avoir ce sentiment nostalgique de quitter une amie. Parce qu'il y a cet espoir tout au long, cette bienveillance et il est impossible de ne pas avoir confiance en Déborah. Elle arrivera à vaincre !

L'adolescente n'est pourtant pas une super héroïne. Pas ordinaire non plus, il faut l'avouer. Drôle, désopilante, toujours avec une vision des choses et un trait d'humour qui fait sourire. Il faut dire que Déborah a souvent une poisse pas possible, mais tant pis, elle en a pris son parti. A côté de cela, elle est aussi une ado comme les autres, avec ses angoisses, ses colères, ses peurs. Sa famille ne lui facilite pas la vie et elle apprend très vite à grandir. Nous passons très rapidement à une enfant qui bascule tête la première dans le monde des adultes, et cela fait mal.

Mais, Déborah a aussi de la chance (fort heureusement quand même !). Déjà, elle a des amis au top. Victor et Jamal mais aussi Eloïse. Les deux garçons ont été dès le départ une vraie bouffée d'air frais. Et pas seulement pour le lecteur, pour Déborah aussi. Ils sont juste au top, des amis qu'on rêverait d'avoir. La dynamique de ce trio, la façon dont il se forme, son évolution ont été pour moi la cerise sur le gâteau. Eloïse est aussi pas mal du tout, mais elle est aussi le passé de Déborah. Une métaphore en quelque sorte pour moi. Eloïse c'est le passé, l'enfance, la certitude, la chose à laquelle on se raccroche parce qu'on y est habitué. Je ne dis pas cela de façon négative bien entendu. Et là où Marie Pavlenko a vraiment su jouer le coup, c'est de mettre à mal cette relation, de la secouer un peu et nous laisser voir ce qui allait se passer. Et puis, quand même parlons un peu de ce pauvre Isidore, le chien de la honte, ce labrador récupéré par la mère de notre héroïne et qui se voit contrainte de s'occuper de cette boule de poils (qui perd ses poils) et qui bave. Mais là encore, il se tisse une histoire.

Déborah est aussi en explosion familiale. Un moment très dur à vivre et qui est le fil conducteur du roman. J'ai trouvé autant l'évolution de la situation que le traitement vraiment bien ficelé. Je n'appréciais pas vraiment les parents de Déborah au début de l'histoire, car on les voit surtout à travers les yeux d'une adolescente un peu en colère. Et puis, il y a une bombe qui chamboule la vie de ce trio, puis une autre encore plus terrible. La reconstruction a été plus sereine, et on découvre un père et une mère sous un tout autre jour, des êtres humains tout simplement qui font des erreurs que la vie a malmené et qui n'ont jamais trop su comment exprimer tout cela.

Un roman donc qui a été un rayon de soleil pour moi avec une dose d'humour absolument génial (le titre des chapitres, un régal), une héroïne franche, drôle et fragile à la fois, des personnages secondaires attachants, une histoire prenante, douce-amère, vraie et pleine de vie.
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Mikasabouquine
  03 mars 2017
En un mot: Sublime.
En deux mots: Sublime et émouvant.
En trois mots: Sublime, émouvant et hilarant.
Je vous ai dit que ce livre était sublime? Non, parce que... c'est important.


"Je suis ton soleil", ça parle de quoi? De la vie, tout simplement.
Parfois pluvieuse, parfois brumeuse. Parfois nuageuse, parfois venteuse.
Et caché derrière ces intempéries, il y a un rayon de soleil: Déborah.
Cette histoire c'est la sienne, celle de son année de terminale.


Ce livre est un régal de la première à la dernière page.
L'humour de Marie Pavlenko (ou celui de Déborah, comme vous voulez) est subtil et brillant tout en étant simple et naturel. Un mélange parfaitement équilibré qui m'a fait sacrément rire! J'ai bien dit rire et non sourire! J'ai même pleuré de rire à un moment donné! (le passage des spaghettis... je n'en dirai pas plus). Et ça, en lisant, ça ne m'est pas arrivé depuis très très très longtemps. Du pur bonheur en barre!
Oh, et... le "théorème de la scoumoune"… ! Ça, c'est carrément ex-ce-llent. Et tellement vrai! Enfin... en ce qui me concerne... lol. Je ne vous l'explique pas mais vous invite vivement à venir le découvrir dans le livre.
C'est un livre zéro défaut (oui comme le fond de teint, sauf que pour le fond de teint ce n'est pas vrai)
J'ai complètement adhéré au ton employé.


Un récit juste et authentique.
Dès les premières pages j'ai été replongé en adolescence avec une crédibilité déconcertante.
Chaque mot, chaque action, chaque réaction, chaque pensée et chaque sensation sont authentiques. Marie Pavlenko connaît les mots justes et dépeint avec brio cette adolescente de 17 ans ainsi que tout le monde qui l'entoure.
En plus d'un ouvrage dynamique, elle nous offre une plume aboutie qui lie poésie, simplicité et naturel (sans oublier son humour détonnant, oui, j'insiste).
Sa plume m'a fait songer à Pierre Bottero par moment. (croyez moi Marie, venant de ma part c'est un sacré compliment car je vénère cet auteur!).
Alors attention, pas de méprise, je tiens à dissiper les doutes si il y en a, je ne parle absolument pas de copie, à aucun moment, que ce soit au niveau de l'histoire (les deux n'ont rien à voir l'une avec l'autre) ou au niveau de la plume. Je parle simplement de cette capacité à écrire naturellement un texte poétique en tout simplicité. Et ce n'est pas donné à tout le monde. C'est soit un don soit beaucoup beaucoup de travail.


Au niveau des personnages, j'ai bien entendu adoré Déborah. Elle m'a beaucoup touché et ému. Qu'est ce qu'elle m'a fait rire! Elle a été mon soleil. Jamal et Victor sont également très attachants, ils ont tous deux de belles personnalités et m'ont fait craquer. Des types bien. Des amis comme on en veut. Quant aux parents de Déborah, et bien, leur histoire est si proche des miens qu'ils n'ont pu que m'atteindre. Il y a aussi Éloise, Carrie et Mme Chemineau. Trois personnages secondaires féminins au grand coeur. Tout le monde a son rôle à jouer. N'oublions pas Tania, la pouf***** de la classe (on en a toutes eu une, celles qui nient ont le nez qui pousse). Et Isidore! Spécial dédicace à toi, chien de la honte! lol.
Des personnages criant de réalisme. Il ne peut pas en être autrement pour moi en tout cas tant la proximité du récit avec mon expérience personnelle a été troublante par moment. Que ce soit au niveau des personnages, de leur histoire et de leur personnalité, ou encore au niveau de certaines réflexions ou situations.


En conclusion, on passe des rires aux larmes (et oui, on pleure aussi). "Je suis ton soleil" est le récit simple d'un moment de vie mais tellement beau et authentique. Et parfois dans la vie, la pluie vient s'incruster sur votre visage, la brume envahit votre esprit, les nuages brouillent vos pensées, mais il est là. Il est là le soleil. Cherchez bien. Un grand philosophe a dit "il en faut peu pour être heureux" (C'est pas un grand philosophe? Oups je croyais... lol). La vie n'est pas toujours rose mais les bonheurs les plus simples sont souvent les meilleurs. Simples. Simples comme des coquillettes.


Un coup de coeur!
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basileusa
  14 août 2018
J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce roman classé jeunesse !
C'est la rentrée en terminal pour Déborah, obligée d'aller au lycée en bottes- grenouille car le chien qu'à recueilli sa mère a détruit toutes ses chaussures ...Le ton est donné !! Et selon le théorème de la scoumoune de Déborah (il lui arrive toujours des problèmes) , vous pouvez imaginer que cette année ne sera pas de tout repos pour elle !
C'est un roman qui se lit très vite, c'est très drôle ( bien que beaucoup de sujets difficiles soient abordés ) grâce au personnage haut en couleur de Déborah, qui positive malgré tout et qui fait face avec dignité . On passe par toute une palette d'émotions , on rit ,on est triste, on compatit pleinement . C'est un livre qui retranscrit très justement la vie d'une lycéenne , ses interrogations, ses espoirs, ses peurs . Chaque début de chapitre commence par une phrase extrait d'une chanson ,d'un poème connu, j'ai trouvé ces clins d'oeil très sympas aussi . Et puis le première chapitre commence par cette lettre que Déborah a reçu de Victor et le dernier termine par l'ouverture de cette lettre ...et bien en lisant le livre on comprend mieux cette angoisse à l'ouvrir ! Lisez-le , c'est un petit bijou porté avec un ton humoristique qui plaira à tous !
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Saiwhisper
  14 octobre 2017
Enfiiiiin ! J'ai enfin lu « Je suis ton soleil » ! Ce roman ado/young adult est une bombe ! J'ai vraiment adoré ! Je ne regrette pas d'avoir suivi les conseils de Mikasa qui m'avait terriblement donné envie de le lire avec sa critique. Au fil des mois, je trépignais d'impatience lorsque je lisais d'autres avis dithyrambiques sur la blogosphère… Finalement, je me suis lancée et je me suis régalée. Cet ouvrage est à la fois doux, difficile, drôle et touchant. Son succès est amplement mérité, car c'est tout à fait le genre de lecture « doudou » qui fait du bien au moral. Déborah, l'héroïne, est une narratrice pleine d'humour à laquelle on s'attache très rapidement. Elle est franche, simple, amusante et sympathique. Son quotidien est retranscrit à merveille : on se croit vraiment avec elle et on revit ses propres années de lycée. Ce retour en adolescence, je l'ai adoré ! Marie Pavlenko a fait fort avec cet ouvrage qui, à mes yeux, est un coup de coeur. Elle y représente très bien la vie faite de hauts et de bas…

Que ce soient les parents (en particulier la mère de Deb'), le chien obèse de la honte Isidore, la meilleure amie Eloïse ou encore le tandem Jamal et Victor, l'ensemble des personnages m'a touchée. J'ai adoré tout ce petit monde qui m'a fait passer des rires à la peine au fil des chapitres. Les délires ou les remarques des jeunes protagonistes sont hilarants et souvent vrais… Derrière l'humour, l'auteure aborde des sujets difficiles et sensibles toutefois, elle le fait toujours avec justesse et émotion. Elle prône également de très belles valeurs qui ont su m'émouvoir… Par exemple, le chapitre 29 m'a beaucoup plu, car c'est ici que le titre prend tout son sens… de plus, une pluie d'amour et de tendresse se dégage des pages. Certes, on reste quand même dans un récit plein d'optimisme, mais qu'importe, car cela fait du bien. Pour ma part, je n'ai pas voulu lâcher cet ouvrage que j'ai commencé jeudi soir et terminé le vendredi midi… Je le lisais dès que j'avais un moment de pause et voulais absolument continuer ma lecture. Même si certains diront qu'il ne se passe pas grand-chose, je trouve que l'histoire est véritablement addictive, naturelle et touchante !

La plume de l'auteure est douce, simple, poétique, accessible à tous et pleine d'humour. Je la connaissais grâce à la saga de Saskia (que je dois continuer !) et trouve que son style est aussi bon dans une série que dans un one-shot. Je ne peux que vous recommander la lecture de cette belle histoire authentique mettant en scène une adolescente adorable que je ne suis pas prête d'oublier ! Une merveille !

Lien : https://lespagesquitournent...
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stokely
  11 septembre 2017
Comme souvent je ressort mitigé de cette lecture qui est encensé par la plupart des lecteurs.

Il est question ici de la vie de Deborah jeune adolescente avec son amitié pour Eloïse, puis viendra son amitié avec Victor et Jamal (mygale man) qui sont dans sa classe.

Il est pourtant question de thème très fort comme le suicide, la séparation en plus des thèmes plus commun à l'adolescence comme l'amour et l'amitié.

Même si Deborah est agréable à suivre elle n'est pas tellement crédible à mes yeux.

Un bon roman cependant pour les adolescents.
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Lilionie
  12 juillet 2018
Un roman que j'ai pu lire tout en révisant pour mon bac de français, et franchement, à tous les futurs bacheliers : c'est LE livre qu'il vous faut pour vous détendre. Par contre, mettez une alarme ou quelque chose dans le genre pour vous prévenir quand il faut se mettre à bosser, parce qu'on ne voit pas le temps passer, et c'est si facile de se dire "oh, allez, encore une petite page..."

Amusant, parfois délirant, mais aussi juste et sérieux, Je suis ton soleil aborde le thème riche qu'est l'adolescence.
Déborah entre en terminale. Pas de bol, elle est séparée d'Eloïse, sa meilleure amie, et se retrouve avec Mygale-man, un mec qui collectionne les araignée, et Victor, un lourdaud qui a osé - vous n'allez pas le croire - dire "salut" à Déborah le premier jour de cours.

Déborah est hargneuse, sarcastique, ironique, en permanence sur la défensive, mais elle cache aussi une partie d'elle plus fragile et émotive, et c'est pour ça qu'on s'attache tout de suite à elle. le destin va plus ou moins s'acharner sur elle cette année, comme le laisse entendre la quatrième de couverture - qui est cette espèce de Brésilienne qui se balade au bras de son père ? pourquoi sa mère disparait-elle chaque année au printemps, et pourquoi s'est-elle mise à déchiqueter des magazines?

J'ai adoré ce roman émouvant et touchant. Je le relirai avec plaisir plus tard...
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ClaireDoc
  16 juin 2017
Ce livre est tellement génial qu'il rentre au panthéon de mes livres ado/young adult préférés ! D'ailleurs Marie Pavlenko m'avait déjà convaincue avec le livre de Saskia et surtout Marjane, mais là c'est le top.
Le meilleur compliment que je puisse faire : elle est au niveau de Marie-Aude Murail ! La meilleure à mes yeux en réaliste jeunesse (aucune déception sur des dizaines de livres). Bravo pour ce coup de maître, les situations truculentes et la langue hyper vivante et brillante.
Gros coup de coeur et plein de soleil assuré !
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Frisouille
  25 février 2019
Je suis ton soleil est un livre qui nous fait passer par toute une palette d'émotions. Je l'avais depuis un moment et pourtant malgré la couverture, le titre solaire et tout l'enthousiasme de la personne qui me l'a prêté je ne m'étais pas décidé à le lire.
Que j'ai eu tort mais grâce à la pioche de Basileusa mon erreur a été réparée.
J'ai eu la banane une bonne partie du livre et j'ai rit, beaucoup même grâce au ton et l'humour que l'auteure a su insuffler à son personnage de Déborah et j'ai pleuré aussi.
Ce livre nous raconte l'histoire de Déborah, de sa dernière année de lycée, racontée par Déborah avec toutes les interrogations et les difficultés que l'on peut avoir à 17 ans.
L'auteure a su aborder des sujets difficiles avec beaucoup de sensibilités et d'optimisme.
Déborah est entourée d'Amis qui ont une place entière dans l'histoire et qi nous embarquent dans des situations parfois hilarantes. J'ai adoré certaines expressions comme "le théorème de la scoumoune" et la sensibilité ressentie au travers des mots.
Ce livre est touchant et on peut tous y retrouver nos 17 ans. Il est frais et très drôle et mérite vraiment de s'y arrêter.
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Nadael
  20 avril 2017
C'est la rentrée au Clapier – le lycée, aux « classes si surpeuplées que l'on se croirait dans un élevage de lapins en batterie »-. Et ce début d'année scolaire est désastreux pour Déborah, dix-sept ans. Elle découvre sa terminale littéraire avec des bottes en caoutchouc vert pomme aux pieds – la faute à Isidore, son chien qui a pour habitude de déchiqueter les chaussures, un labrador obèse puant et répugnant arraché au trottoir par sa mère -. Sa meilleure amie Éloïse ne sera pas avec elle, laquelle est ravie d'être dans la classe d'Erwann – The beau gosse -. Déborah devra se contenter de Jamal alias Mygale-man – un passionné d'arachnides – et de Tania, la peste de service. Cerise sur le gâteau, elle aperçoit son père dans les bras d'une femme, qui n'est pas sa mère… celle-la même qui passe son temps à découper des magazines d'une manière obsessionnelle. « le théorème de la scoumoune » a encore frappé… Seul halo de lumière dans cette atmosphère maussade : Victor au carré : un nouvel élève au charme indéniable et Hugo – l'écrivain -, Déborah se plonge dans Les Misérables, roman chaleureusement recommandé par Carrie, sa libraire préférée .

Défile alors l'année singulière d'une jeune fille ordinaire. Des montagnes russes d'émotions où tristesse et joie se frôlent sans cesse ; des sentiments amoureux, le jeu du cadavre exquis, une amie qui s'éloigne, une mère fragile, un numéro de téléphone sur un post-it, un père infidèle, Fantine Cosette et Marius, un drame familial évité in extremis, des soirées belles et lumineuses, des matins sombres, deux garçons adorables et bienveillants, les colères de Lady Legging, le secret des coquillettes, un soleil dans le coeur, le bachotage…

L'éclat de la couverture est à l'image du roman : une histoire vive, un reflet sensible et intelligent de l'adolescence, une héroïne clairvoyante et captivante, des dialogues pétillants. Un roman qui a du relief, surprenant, drôle, émouvant, élégant et tellement moderne. Aucune mièvrerie ici, on est dans la vie même, remuante et bouillonnante.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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