AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782081495616
Flammarion (08/01/2020)
4.08/5   390 notes
Résumé :
Samaa vit dans un monde qui pourrait être le nôtre dans quelques siècles. La vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre.
Le sable a tout dévoré.
Elle appartient à une tribu nomade. Pour survivre, son peuple traque les derniers arbres et vend leur bois.
Samaa aimerait être une chasseuse, elle aussi, mais c'est une charge d'hommes.
Alors, un jour, elle désobéit et suit les chasseurs.
Mais le désert a mille visage... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (181) Voir plus Ajouter une critique
4,08

sur 390 notes

Cancie
  04 décembre 2021
Si ma petite-fille Jeanne ne m'avait pas parlé de Marie Pavlenko, son auteure préférée, je n'aurais sans doute jamais lu Et le désert disparaîtra et cela eut été dommage tant j'ai apprécié ce bouquin, véritable fable écologiste !
Samaa, 12 ans vit dans un monde devenu un désert, un monde post-apocalyptique où la vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre, un monde qui pourrait être le nôtre, très vite, si nous ne changeons pas notre rapport à la nature. Son peuple, nomade, survit en traquant les derniers arbres, pour pouvoir ensuite négocier le précieux bohis, l'arbre coupé, contre de l'eau gélifiée, de l'oxygène en bouteille, de la nourriture, des médicaments… Seuls les hommes, les chasseurs peuvent assumer cette tâche et pour cela, ils doivent aller de plus en plus loin pour débusquer ces arbres isolés. Samaa n'a qu'un rêve, elle ne veut plus jouer le rôle qu'on lui a assigné, elle veut faire partie des chasseurs et rit des conseils de l'Ancienne lui demandant de les empêcher de tuer les arbres. Aussi, quand les chasseurs vont repartir, va-t-elle tenter sa chance en les suivant de loin d'abord, espérant ensuite se rapprocher lorsqu'ils seront suffisamment éloignés pour qu'ils soient obligés de la garder avec eux. Mais c'est oublier que le désert a mille visages et elle se perd…
Elle fera alors une rencontre qui changera sa vie à jamais comme celui de sa tribu.
Si Et le désert disparaîtra est un magnifique roman d'aventure et d'apprentissage, il est aussi bien plus que cela !
Dans ce roman, Marie Pavlenko développe plusieurs thèmes dont le respect de l'environnement est le principal, la préservation de la nature étant indispensable pour la survie de l'espèce humaine. Avec cette jeune ado rebelle, elle montre qu'avec du courage et de la détermination, il est possible de changer son destin et peut-être d'en inventer un meilleur pour la communauté. Elle évoque aussi tout le poids des traditions, certaines pouvant être une richesse, la place de la femme dans la société et développe surtout une profonde réflexion au lien qui nous unit à la nature.
Ce livre, empli de poésie est en effet une véritable ode à la préservation de la nature.
Le lecteur s'identifie rapidement à l'héroïne, voit, sent, touche et ressent comme elle. La trouée, l'oasis dans laquelle Samaa se retrouve, est magnifiquement décrite, les sentiments de l'ado transcrits avec finesse et justesse, le tout dans un style simple et efficace. La personnification des éléments naturels et les monologues que Samaa entretient avec eux sont particulièrement réussis, de même que le suspense maintenu de bout en bout.
Et le désert disparaîtra est également un superbe éloge aux livres et à la lecture. le roman ne débute-t-il pas et ne se termine-t-il pas d'ailleurs par la lecture du Livre ?
Marie Pavlenko en profite même, au cours du récit, pour faire un clin d'oeil humoristique avec cet apprentissage de lecture autour d'un livre de recettes !
Ce livre classé roman-jeunesse mérite une audience plus large. Il peut et devrait être lu par tout un chacun tant le message délivré devrait être entendu par tous, à commencer par nos dirigeants. Il faudrait commencer par entendre le message délivré à Samaa par l'Ancienne : « l'avenir n'existera qu'avec les arbres, petite ! », message que nous avons nous aussi oublié et qui pourrait être une première recette simple face au réchauffement climatique déjà bien installé.

Lien : https://notre-jardin-des-liv..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          11115
Iboo
  25 juin 2021
Reçu dans ma boite aux lettres, cadeau de mon amie Mel.
Quand j'ouvre un livre dont je ne sais rien, je n'ai aucun à priori, je me laisse porter ; le laisse m'emporter. Et une seule envie, être cueillie.
Et, pour être cueillie, je l'ai été. Au delà même de mes espérances. Cette fable m'a transportée, éblouie, chamboulée.
Pourtant, je dois dire que, rétrospectivement, elle avait peu pour me plaire :
. C'est une dystopie et je ne suis pas versée dans ce genre que j'associe à la SF à laquelle je n'adhère généralement pas car elle dépeint souvent un monde dont je ne comprends pas les codes et que je n'ai pas envie de connaître.
. Sur le plan de l'action, rien de remarquable et les faits s'installent avec lenteur, sans coups d'éclat.
Deux arguments de poids pour ce qui me concerne et qui auraient pu aisément me faire passer à côté de ce livre si Mel ne me l'avait offert.
Deux "arguments" qui, finalement, n'en sont pas car :
. cette dystopie fait écho à ce qui me préoccupe dans ma réalité quotidienne ; à une échéance que je redoute, la sentant se rapprocher inexorablement. Et cela en raison de l'inconscience, le consumérisme, l'égocentrisme forcené, l'ignorance volontaire, l'étroitesse d'esprit, propres à une trop grande partie des humains dont la devise pourrait être "Après moi, le déluge !".
. quant à l'action, nous ne sommes évidemment pas dans un polar mais cette action est là et bien là. Elle s'installe lentement, avec patience et persévérance ; des vertus propres à Dame Nature. Et j'étais à des lieues de m'imaginer qu'un tel rythme piano aurait pu me procurer ce flot d'émotions.
Il est vrai que ma sensibilité pour la cause animale et mon attachement à la nature étaient un terrain favorable pour accueillir ce livre. Sans être une extrémiste sur le sujet, je suis comme le petit colibri qui participe à éteindre l'incendie en transportant des gouttes dans son bec : "Je fais ma part".
Dans mon jardin, aucun produit chimique de quelque ordre que ce soit. La nature s'exprime et s'épanouit comme elle le veut. Nos arbres fruitiers (cerisier, pruniers, mirabellier, abricotier, figuier, poirier, pommiers, vigne, fraisiers, framboisiers) nous donnent leurs fruits au rythme des saisons. Leur production fluctue selon les aléas de la météo. Aucun "forcing" de notre part, nous n'intervenons pas et nous satisfaisons de ce qu'ils nous offrent. D'autant que nous devons partager avec les oiseaux et autres bestioles du jardin qui se servent allègrement et sont, souvent, plus rapides que nous. Mais nous l'acceptons de bonne grâce.
Notre petite terrasse sous la glycine ne paraîtra jamais dans un magazine style "Maisons et jardins".
Elle est un joyeux foutoir avec ses gamelles d'eau où s'ébattent les merles ; de graines pour les tourterelles et petits piafs ; de pâtée pour une petite chatte errante qui me gratifie chaque jour de ses ronrons et de ses caresses ; de croquettes qui, à ma grande surprise, font le bonheur du hérisson tout rond qui a élu domicile sous l'énorme pied de glycine et en sort chaque soir tombé pour venir s'y sustenter ; et ses deux transats totalement défraîchis que se sont accaparé mes deux chats pour y buller toute la journée.
C'est un réel bonheur pour moi d'ouvrir, chaque matin, mes fenêtres et jouir de ce spectacle de vie, de plénitude et de paix. Et je me désole à l'idée que ma petite-fille de quinze mois ne puisse connaître cette vérité, cet essentiel.
Voilà pourquoi cette fable écologique - de plus, fort bien écrite - a eu une telle résonnance dans mon coeur et mon esprit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6413
BurjBabil
  13 septembre 2021
Lu en audio. Très joli conte pour un public jeune, préadolescent. On est immergé dans un univers assez terrible où l'eau, comme beaucoup d'autres choses, est devenue une denrée rare. Surtout pour les populations vivant en dehors de la grande ville.
Pour se la procurer, ainsi que l'oxygène nécessaire à la vie, il faut la monnayer à cette dernière en échange de bois... récupéré sur les derniers arbres terrestres...
Cercle vicieux.
A partir de là, on va suivre la narratrice, une jeune fille courageuse et émancipée, dans son cheminement vers une plus grande compréhension des cycles de la vie.
C'est bien écrit, simple et démonstratif. C'est une lecture qui gagne à être réalisée à voix haute si j'en juge par la très belle performance de Delphine Cogniard.
Certains trouveront peut être cette fable simpliste, mais qu'ils y réfléchissent avant d'être contraints de la raconter "pour de vrai" à leurs petits enfants.
En attendant, j'ai apprécié ce livre et le conseille fortement.
Commenter  J’apprécie          502
Josephine2
  08 mars 2020
Samaa vit avec les siens dans une tente, dans l'immense désert qu'est devenu la terre. Certes, des villes existent encore, mais elles sont pour des privilégiés qui consument le peu de nature qui restent. La tribu de Samaa vit de la chasse…. Ils chassent les rares arbres qui existent encore, qu'ils échangent contre de l'oxygène et de l'eau gélifié enrichi, avec les gens de la ville.
Ils sont obligés de s'enfoncer de plus en plus dans le désert pour découvrir le peu d'arbres existants.
Seule, l'Ancienne ose traiter les chasseurs d'assassin, elles les asticotent sans cesse. Elle, elle sait qu'il faut préserver les arbres, sinon tous les humains disparaîtront, mais peu l'écoutent. Ils pensent qu'elle fabule.
Samaa, lors de la prochaine chasse se prépare à les accompagner. le jour J, elle récupère son sac qu'elle a préparé et suit de loin les chasseurs. Malheureusement, elle les perdra et se perdra.
Elle se retrouvera au fond d'une faille. Elle va découvrir un arbre, ainsi qu'une mare d'eau. En plus d'une drôle de compagnie.
Elle va faire la connaissance avec l'arbre, elle cherchera à comprendre comment il survit. Elle suivra ses racines. Elle comprendra qu'elle est à l'abri du soleil cuisant grâce à lui, elle luttera contre le froid, grâce à la paillasse qu'elle fera des branches et des feuilles, elle n'aura plus besoin de l'eau gélifié, elle a de l'eau pour assouvir sa soif. Elle connaîtra la pluie, pour la première fois de sa vie.
Mais, jour après jour, les barres énergétiques dont elle se nourrit, diminuent.
Comment sortira-t-elle de ce gouffre ? et comment réagira sa tribu ?
Un véritable hymne à la nature. Une rencontre entre une jeune fille et un arbre. Quoi de plus poétique ?
Magnifique ! Ce livre est dédié à la Jeunesse de 9 à… 99 ans et plus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
Saiwhisper
  05 août 2020
J'aime toujours autant la plume de Marie Pavlenko ! L'auteure sait toujours jongler entre poésie, messages engagés, émotions, douceur et délicatesse. Cette fois-ci, elle nous plonge dans un monde post-apocalyptique où le désert a envahi la Terre. Les humains restants n'ont pas connu la vie d'avant. Ils ignorent ce que sont les forêts, les lacs, les animaux, les livres, l'oxygène et l'électricité. En outre, ils ne se posent pas de questions. Hélas, leur vie est particulière : ils respirent un air spécial, évoluent dans un désert stérile, consomment des barres protéinées et de l'eau gélifiée. Dans de telles conditions, survivre est difficile. D'ailleurs, les nouveaux nés ne survivent généralement pas. Dans cette étrange communauté de nomades, les fonctions sont établies dès la naissance. Chacun a sa place dans le camp et les personnes jugées trop vieilles pour participer sont rejetées. Voilà un univers effroyable dans lequel je n'aimerais pas mettre les pieds ! Bien que j'aurais aimé en savoir plus, notamment sur les grandes villes, j'ai été ravie de découvrir la tribu de la jeune Samaa. Avec une narration juvénile, parfois agaçante mais franche, cette dernière nous présente son monde, sa perception de la vie d'antan et d'aujourd'hui et ses rêves de devenir une chasseuse. Oh, non, pas une chasseuse d'animaux… Ces derniers sont rarissimes et ne sont pas bons à manger ! Samaa veut devenir comme son père et son ami Solas : une chasseuse d'arbres !
Très vite, on comprend que les Hommes sont responsables de leur propre perte (ce qui ne change pas si on regarde notre propre monde)… En effet, pour acheter des rations et divers objets permettant de survivre, le clan de Samaa va débusquer les rares arbres pour les abattre, puis les vendre. L'Ancienne du village, une vieille femme exilée, les a pourtant avertis : la nature donne la vie. Après avoir bravé l'interdit en endossant le rôle d'un Homme (le « sexe faible » n'a pas le droit d'être chasseur), notre jeune héroïne va découvrir les secrets du désert, faire face aux créatures qui y vivent, puis va tomber nez à nez avec Naïa. Cet arbre ébranlera ses certitudes, puis changera radicalement sa vision des choses. Avec brio, Marie Pavlenko propose un texte fort : on est dans les sensations et l'émotion. Il est aisé pour le lecteur d'imaginer ce monde désertique ainsi que l'épopée de l'adolescente. On identifie les bêtes croisées, on se questionne sur l'avenir de la demoiselle et on se demande si les choses vont redevenir comme autrefois. J'ai été touchée par les comparaisons ingénues mais adorables de Samaa, notamment lorsqu'elle parle de l'arbre ou de Tewida-les-yeux.
En plus d'être féministe et écologie, cette ode à la vie m'a fait passer un très bon moment de lecture. Cela dit, je pense que cela ne plaira pas à tous les lecteurs, car le rythme du récit est très lent. L'onirisme est ultra-présent ! Il ne se passe rien de plus que ce qu'indique le résumé. Si la lenteur de ce conte ne me dérange pas, je regrette que l'on n'approfondisse pas plus certains éléments ou que l'on propose plus d'action ! Toutefois, ce n'est pas grave : le message est passé et j'ai été bercée par le son des dunes…
Lien : https://lespagesquitournent...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          344


critiques presse (1)
LeSoir   20 janvier 2020
Avec « Et le désert disparaîtra », Marie Pavlenko offre une histoire forte, envoûtante et sensible sur nos atermoiements climatiques.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
marlene50marlene50   26 juin 2022
Les nuages glissent dans le ciel. Brusquement, je les regarde mieux et j'y vois des choses : des visages monstrueux avec des cornes et plusieurs oreilles, des nez, des mentons pointus, des jambes arquées, une bête munie d'un cou qui n'en finit pas, un bâton enflammé, un vieux qui boude, une main à sept doigts, une Tewida avec moins de pattes, un arbre, une femme qui danse, , un bébé au corps ramassé avec une énorme tête.
Pourquoi les nuages ne me rendent ils pas visite plus souvent ? Ils sont si drôles !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
marlene50marlene50   27 juin 2022
Solas m'a pris la main, j'ai frissonné.
- Imagine ... Si tu avais des pouvoirs magiques et que tu pouvais façonner la terre, le ciel, inventer l'endroit où nous vivons ... Dans quel monde voudrais tu vivre ?
- J'aurais voulu lui dire que je m'en fichais, lui dire que ce qui comptait, c'était garder sa main dans la mienne, lui retourner la question. Mais j'ai eu peur de sa réponse alors j'ai lancé :
- N'importe quel monde, tant que mon père et ma mère y sont.
La vérité était bien plus grande.
Elle était comme le ciel étoilé au-dessus de nous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
marlene50marlene50   27 juin 2022
Les arbres font vivre, Solas. Ils changent le sol, apportent l'eau. Des animaux vivent dans leur ombre, s'y nourrissent, d'autres viennent s'y reposer, s'y réfugier. Le monde est riche avec les arbres. Sans eux, il est stérile.
Commenter  J’apprécie          60
marlene50marlene50   26 juin 2022
Quand un vieux est trop âgé pour aider la communauté, qu'il devient un fardeau, il réunit le campement et sollicite la Murfa. Dans la majorité des cas, hommes et femmes l'acceptent. Le lendemain, le vieux distribue ses affaires, donne tout ce qu'il possède. A la tombée du jour, le soleil touche l'horizon, le ciel rouge et le désert flamboient, et l'ancien prononce ses voeux. Une longue procession le mène à la Murfa, la tente de l'exil. Ensuit, chacun lui apporte à manger à tour de rôle. Jusqu'à ce qu'une bête l'emporte. La tente attend alors son prochain occupant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
marlene50marlene50   26 juin 2022
On s'est mis à lire. C'était ardu.
Pourtant, petit à petit, des mots sont nés. Je ne les comprenais pas tous, loin de là, mais j'aimais leur musique. Certains étaient longs et touffus, d'autres secs, ronds, creux, doux ou élancés. Et même si aucune image n'apparaissait dans ma tête quand je les prononçais, j'essayais d'imaginer ce qu'ils pouvaient être, rien qu'à leur sonorité.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Marie Pavlenko (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Pavlenko
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/marie-pavlenko-bientot-minuit-52896.html
Avant de se faire un nom en librairie, Marie Pavlenko a été journaliste puis s'est lancée dans l'écriture collaborant à des scenarii pour la télévision, le cinéma et la bande dessinée. C'est en 2011 qu'elle se fait remarquer avec « le livre de Saskia » une trilogie à destination d'un public jeune adulte. Suivent « La fille sortilège » et « Je suis ton soleil » salués par la critique. Si dans ces romans jeunesse, elle ne dédaigne pas faire un pas vers le fantastique, elle s'essaie aussi avec succès à la littérature adulte. Elle publie ainsi en 2015 « La mort est une femme comme les autres ». Vous l'aurez compris, Marie Pavlenko aime sortir des sentiers battus, surprendre et se surprendre elle-même. Son actualité est double, « Un été avec Albert » et « Bientôt minuit », tous deux sortis chez Flammarion. Le premier à destination d'un public jeune adulte raconte l'été de Soledad. Après le bac, la jeune fille aurait aimé partir en vacances avec ses amis. Mais finalement, c'est chez sa grand-mère, récemment veuve, qu'elle passera la période estivale, loin de ses parents qui viennent de divorcer. Elle aime bien sa grand-mère, et les Pyrénées, c'est sympa, mais de là à y passer tout l'été… Ce sera pourtant l'été des tous les possibles et de tous les dangers. Un joli roman sur le lien intergénérationnel, le retour à la nature mais aussi une ambiance thriller avec un psychopathe trainant dans la région et s'attaquant aux animaux. Un roman jeunesse, idéal pour l'été ! L'autre titre de Marie Pavlenko, pour un public plus adulte raconte Emma et Lucien. Ils se sont aimés en secret, sans remettre en cause leurs couples respectifs et s'étaient promis de finir leurs jours ensemble. Les voilà veufs tous deux. Emma n'a pas oublié sa promesse mais Lucien a lui, la mémoire qui chancelle. le voilà en Ephad. Et pour Emma, cela ressemble à la prison, elle va prendre les choses en mains. Dans ce roman plein de drôlerie et de sensibilité, on rit, on pleure, mais on s'interroge surtout sur le sort de nos séniors. Et dans cette période où les personnes âgées ont été durement éprouvées, le livre de Marie Pavlenko pose des questions essentielles sur la façon d'accompagner les anciens dans leurs dernières années. Deux jolis romans donc, pour deux publics différents, certes mais qui ont ce point commun de parler de la vie, de la transmission et du temps qui passe. Deux romans d'une douce nostalgie. « Bientôt minuit » et « Un été avec Albert » de Marie Pavlenko, les deux livres sont publiés chez Flammarion.
+ Lire la suite
autres livres classés : écologieVoir plus
Notre sélection Jeune Adulte Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura






Quiz Voir plus

Quiz sur "Et le désert disparaitra" par Elise G.

Qui est le personnage principal ?

Tewida
Samaa
Solas
Naïa

10 questions
44 lecteurs ont répondu
Thème : Et le désert disparaîtra de Marie PavlenkoCréer un quiz sur ce livre