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ISBN : 2081396629
Éditeur : Flammarion (08/03/2017)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.

Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés ?

Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, com... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
florencem
28 février 2017
Le roman porte très bien son nom, et franchement même si j'ai adoré les deux sagas de Marie Pavlenko (Saskia et Marjane), Je suis ton soleil n'était pas forcément destiné à être un coup de coeur pour moi. Et pourtant… il l'est. Une oeuvre tranche de vie que j'ai dévoré en une journée et qu'il est quasiment impossible de lâcher.
L'histoire est assez simple en soit. Une histoire que tout à chacun pourrait vivre, des petits événements qui font échos à tous. Déborah, notre héroïne, entre en terminal. Une année décisive qui va se transformer en une tornade de bouleversements. Entre sa famille qui implose, sa meilleure amie qui s'éloigne, ses nouvelles rencontres et ses études, c'est une bataille pour garder la tête hors de l'eau. Et pourtant, Déborah est un soleil et elle l'est restée tout au long de l'histoire. Même dans les quelques moments où elle avait le moral dans les chaussettes, je n'ai à aucun moment trouvé l'adolescente énervante, gnangnante, puérile…
Le ton est juste tout comme son comportement. Il n'y a pas de trop, on rit comme on s'attriste, l'ambiance est assez souvent légère grâce au franc parlé de Déborah, on plonge, on coule, on remonte à la surface et lorsque les dernières pages arrivent, c'est un moment de bonheur que l'on referme sans pour autant avoir ce sentiment nostalgique de quitter une amie. Parce qu'il y a cet espoir tout au long, cette bienveillance et il est impossible de ne pas avoir confiance en Déborah. Elle arrivera à vaincre !
L'adolescente n'est pourtant pas une super héroïne. Pas ordinaire non plus, il faut l'avouer. Drôle, désopilante, toujours avec une vision des choses et un trait d'humour qui fait sourire. Il faut dire que Déborah a souvent une poisse pas possible, mais tant pis, elle en a pris son parti. A côté de cela, elle est aussi une ado comme les autres, avec ses angoisses, ses colères, ses peurs. Sa famille ne lui facilite pas la vie et elle apprend très vite à grandir. Nous passons très rapidement à une enfant qui bascule tête la première dans le monde des adultes, et cela fait mal.
Mais, Déborah a aussi de la chance (fort heureusement quand même !). Déjà, elle a des amis au top. Victor et Jamal mais aussi Eloïse. Les deux garçons ont été dès le départ une vraie bouffée d'air frais. Et pas seulement pour le lecteur, pour Déborah aussi. Ils sont juste au top, des amis qu'on rêverait d'avoir. La dynamique de ce trio, la façon dont il se forme, son évolution ont été pour moi la cerise sur le gâteau. Eloïse est aussi pas mal du tout, mais elle est aussi le passé de Déborah. Une métaphore en quelque sorte pour moi. Eloïse c'est le passé, l'enfance, la certitude, la chose à laquelle on se raccroche parce qu'on y est habitué. Je ne dis pas cela de façon négative bien entendu. Et là où Marie Pavlenko a vraiment su jouer le coup, c'est de mettre à mal cette relation, de la secouer un peu et nous laisser voir ce qui allait se passer. Et puis, quand même parlons un peu de ce pauvre Isidore, le chien de la honte, ce labrador récupéré par la mère de notre héroïne et qui se voit contrainte de s'occuper de cette boule de poils (qui perd ses poils) et qui bave. Mais là encore, il se tisse une histoire.
Déborah est aussi en explosion familiale. Un moment très dur à vivre et qui est le fil conducteur du roman. J'ai trouvé autant l'évolution de la situation que le traitement vraiment bien ficelé. Je n'appréciais pas vraiment les parents de Déborah au début de l'histoire, car on les voit surtout à travers les yeux d'une adolescente un peu en colère. Et puis, il y a une bombe qui chamboule la vie de ce trio, puis une autre encore plus terrible. La reconstruction a été plus sereine, et on découvre un père et une mère sous un tout autre jour, des êtres humains tout simplement qui font des erreurs que la vie a malmené et qui n'ont jamais trop su comment exprimer tout cela.
Un roman donc qui a été un rayon de soleil pour moi avec une dose d'humour absolument génial (le titre des chapitres, un régal), une héroïne franche, drôle et fragile à la fois, des personnages secondaires attachants, une histoire prenante, douce-amère, vraie et pleine de vie.
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canel
13 mars 2017
Le jour de sa rentrée en Terminale, Déborah remarque deux garçons, un qu'elle trouve moche, un qu'elle trouve trop beau.
Gageons que :
- le premier est super sympa et tombera amoureux d'elle
- et que le second est très con (idiot, bourreau des coeurs, voire les deux) et que notre jeune héroïne (pas très belle, à l'en croire) sera amoureuse à sens unique.
Pas si simple...
Depuis que sa meilleure amie se fait rare pour vivre l'Amour, Déborah se sent seule, surtout que ça va mal à la maison : tandis que papa flirte dehors, maman se flétrit dedans.
Ce gros roman de 460 pages commence comme une bluette, puis bifurque vers une histoire d'amitié, plutôt jolie, mais lente et relativement convenue. Tellement lente et tellement convenue que j'ai failli abandonner. Quelques moments de grâce m'ont aidée à tenir : des réflexions émouvantes sur les mamans dépressives, et puis, surtout, les attitudes ultra-réalistes du gros chien poilu-dégueu-puant-collant-compatissant qui vient vous faire des léchouilles quand vous débordez de tristesse.
Un rebondissement dans l'intrigue m'a surprise et noué la gorge. J'étais enfin ferrée, et une lettre poignante m'a fait revoir mon jugement : non, ce roman n'est pas si formaté, l'humour pas si lourd. Derrière l'attitude bourrine-bourrue de Déborah et de ses potes, on trouve plein de douceur, de sagesse, d'écoute respectueuse et d'entraide solide.
Les lecteurs plus âgés qui lisent pas mal de young-adult pourront déplorer un manque d'originalité et des longueurs. J'aurais volontiers enlevé 150 pages : 75 avant le moment clef du livre, et autant après - trop de mygales et trop d'atermoiements de la part d'un des personnages.
Mais les adolescent(e)s de 14 ans et plus devraient s'identifier et apprécier sans réserves.
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Mikasa34
03 mars 2017
En un mot: Sublime.
En deux mots: Sublime et émouvant.
En trois mots: Sublime, émouvant et hilarant.
Je vous ai dit que ce livre était sublime? Non, parce que... c'est important.

"Je suis ton soleil", ça parle de quoi? de la vie, tout simplement.
Parfois pluvieuse, parfois brumeuse. Parfois nuageuse, parfois venteuse.
Et caché derrière ces intempéries, il y a un rayon de soleil: Déborah.
Cette histoire c'est la sienne, celle de son année de terminale.

Ce livre est un régal de la première à la dernière page.
L'humour de Marie Pavlenko (ou celui de Déborah, comme vous voulez) est subtil et brillant tout en étant simple et naturel. Un mélange parfaitement équilibré qui m'a fait sacrément rire! J'ai bien dit rire et non sourire! J'ai même pleuré de rire à un moment donné! (le passage des spaghettis... je n'en dirai pas plus). Et ça, en lisant, ça ne m'est pas arrivé depuis très très très longtemps. du pur bonheur en barre!
Oh, et... le "théorème de la scoumoune"… ! Ça, c'est carrément ex-ce-llent. Et tellement vrai! Enfin... en ce qui me concerne... lol. Je ne vous l'explique pas mais vous invite vivement à venir le découvrir dans le livre.
C'est un livre zéro défaut (oui comme le fond de teint, sauf que pour le fond de teint ce n'est pas vrai)
J'ai complètement adhéré au ton employé.

Un récit juste et authentique.
Dès les premières pages j'ai été replongé en adolescence avec une crédibilité déconcertante.
Chaque mot, chaque action, chaque réaction, chaque pensée et chaque sensation sont authentiques. Marie Pavlenko connaît les mots justes et dépeint avec brio cette adolescente de 17 ans ainsi que tout le monde qui l'entoure.
En plus d'un ouvrage dynamique, elle nous offre une plume aboutie qui lie poésie, simplicité et naturel (sans oublier son humour détonnant, oui, j'insiste).
Sa plume m'a fait songer à Pierre Bottero par moment. (croyez moi Marie, venant de ma part c'est un sacré compliment car je vénère cet auteur!).
Alors attention, pas de méprise, je tiens à dissiper les doutes si il y en a, je ne parle absolument pas de copie, à aucun moment, que ce soit au niveau de l'histoire (les deux n'ont rien à voir l'une avec l'autre) ou au niveau de la plume. Je parle simplement de cette capacité à écrire naturellement un texte poétique en tout simplicité. Et ce n'est pas donné à tout le monde. C'est soit un don soit beaucoup beaucoup de travail.

Au niveau des personnages, j'ai bien entendu adoré Déborah. Elle m'a beaucoup touché et ému. Qu'est ce qu'elle m'a fait rire! Elle a été mon soleil. Jamal et Victor sont également très attachants, ils ont tous deux de belles personnalités et m'ont fait craquer. Des types bien. Des amis comme on en veut. Quant aux parents de Déborah, et bien, leur histoire est si proche des miens qu'ils n'ont pu que m'atteindre. Il y a aussi Éloise, Carrie et Mme Chemineau. Trois personnages secondaires féminins au grand coeur. Tout le monde a son rôle à jouer. N'oublions pas Tania, la pouf***** de la classe (on en a toutes eu une, celles qui nient ont le nez qui pousse). Et Isidore! Spécial dédicace à toi, chien de la honte! lol.
Des personnages criant de réalisme. Il ne peut pas en être autrement pour moi en tout cas tant la proximité du récit avec mon expérience personnelle a été troublante par moment. Que ce soit au niveau des personnages, de leur histoire et de leur personnalité, ou encore au niveau de certaines réflexions ou situations.

En conclusion, on passe des rires aux larmes (et oui, on pleure aussi). "Je suis ton soleil" est le récit simple d'un moment de vie mais tellement beau et authentique. Et parfois dans la vie, la pluie vient s'incruster sur votre visage, la brume envahit votre esprit, les nuages brouillent vos pensées, mais il est là. Il est là le soleil. Cherchez bien. Un grand philosophe a dit "il en faut peu pour être heureux" (C'est pas un grand philosophe? Oups je croyais... lol). La vie n'est pas toujours rose mais les bonheurs les plus simples sont souvent les meilleurs. Simples. Simples comme des coquillettes.

Un coup de coeur!
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LoupAlunettes
19 août 2017
"Je suis ton soleil".
Un titre pleine page, sur fond doré, constellée de coquillettes.
De qui, de quoi parle l'héroïne?
Quelle est donc cette étoile qui lui montrera le nord?
Déborah est notre héroïne, une adolescente prête pour une rentrée en Terminale.
Les enjeux de l'année?
Se retrouver dans la même classe avec sa meilleure copine Eloïse,
y trouver des garçons intéressants et inspirants,
nouveaux peut-être quitte à se faire surprendre par la vie,
et évidement, le Bac au bout du chemin.
C'est cette drôle d'année qui est imaginée par Marie Pavlenko, ce passage vers un âge adulte bien concret à double-titre, l'âge de la majorité et le sentiment d'émancipation qui l'accompagne.

C'est à croire que cette fameuse année et ce privilège se méritent. Les dés seront jetés dans un ordre inattendu qui feront trainer Déborah des pieds pour démarrer.
Elle ne se trouve pas das la même classe qu'Eloïse et celle-ci ne parle plus que de sa future relation avec Erwann, un élève de la même classe que cette dernière convoitait déja.
Cette expérience qu' Eloïse vit intensément comme une belle obsession fait hélas de l'ombre à leur complicité, mise de côté.
Déborah ne trouve pas le courage ni l'envie (boudeuse, notre Deb) de se confier sur les nouveaux changements qui surviennent dans sa vie familiale.

Son père, très absent, semble faire preuve d'infidélités conjugales et sa mère, qui le soutient dans ses manques de ponctualité aux cercle familial par compréhension ( ou déni, on ne sait pas encore), se lance dans le découpages de magazine tous les jours. Créations ou dépression?
Les démarches mystérieuses de la mère se soldent régulièrement de post-it qui tapissent le miroir de l'entrée, noté d'un même numéro de téléphone.
Furieuse mais contenue ( pas longtemps) et un peu désemparée ( sa professeur de philo lui donnera de sérieux conseils pour ne pas sombrer dans ses notes de classe), Déborah va un peu mener l'enquête pour remettre les branchements et y voir plus clair.

Elle se confiera à deux élèves de sa nouvelle classe, avec qui contre tout attente, ils formeront un trio comme "cul et chemise".
Deux garçons, très différents mais complices, Jamal et Victor.
Jamal est brillant, attentionné, ne manque pas de répartie et collectionne les mygales. Il est loin d'être une beauté, il présente les caractères du nerd sans pour autant en avoir le sens négatif associable. Bien au contraire. Jamal est le ciment du groupe, un personnage adorable avec Déborah, qui ne le lui rend pas toujours, elle s'en rend compte.

Victor a de la culture pop, il n'est pas bête non plus (leurs révisions à trois vont porter Déborah vers le haut), il est mignon (elle va le découvrir par petits détails, l'envisager) et il est en couple avec une certaine Adèle (et flûte).
Si au début, Déborah regrettait sa complicité avec Eloïse, elle finit par passer à autre chose, d'aussi réjouissant et d'inattendu car si on le lui avait dit, elle n'aurait pas misé là-dessus. Eloïse reste toute fois dans les parages.

Voici donc les éléments principaux qui vont animer le volume de près de 460 pages.
Et ce soleil alors?
La quatrième de couverture parle de la bonne providence qui fera passer Déborah au travers des nuages gris.
Rien n'est moins précis et tout est envisageable.
Arrivé à la moitié du tome, l'air va devenir plus dense, les événements plus bouleversants, la pluie se mettra à tomber drue pour notre ado, qui s'accroche avec l'aide de ses professeurs pour réussir sa scolarité, de ses amis pour passer le cap.
Et ce soleil, quand arrive t-il?
Il est déja là, il a divers "visages", c'est une boussole pour certains personnages en mal d'amour et de sens.
Des parents, des enfants, des amis dans la fiction, en quête d'une ancre à la joie de vivre pour tous les jours et les projets d'avenir. Il y a ceux qui veulent rappeler à leur bon souvenir les bons moments au défi des regrets et ceux qui veulent se les créer, juste profiter.
L'auteur insiste sur cette solidarité à différents étages, presque nécessaire, pour donner bon ordre ou ne pas céder, résister aux tempêtes, c'est assez vivifiant.
Il y aura quelques sujets sérieux, durs, bouleversants, abordés sur cette seconde partie, des sujets de l'existence qui feront justement grandir Déborah malgré elle comme nous pouvions l'attendre pour l'histoire.
De très grandes décisions, proportions gardées, réservées à chacun et chacune, Déborah, Eloïse, Jamal, Victor et les parents de Déborah.

Qui est cette jeune Déborah? Sera t-elle notre petit soleil de lecture?
Déborah est une fille décrite comme commune, mais si peu en définitive, du fait de son caractère bien affirmée.
Elle est entière, dit ce qu'elle pense voire trop parfois. Plus par passion qu'un côté "grande gueule" imaginée pour le personnage.
L'auteure n'hésite pas à faire mention de sa cellulite pour la placer dans l'anti-camps des Top model et nous faire sourire, entre gêne tendre et humour mordant.
C'est Déborah qui raconte.
Son ton, celui choisit par l'auteure, est sarcastique, ce qui colle à son esprit, jeune frustrée du moment et son goût des belles lettres aussi.
Déborah adore lire et écrire.
Elle consigne pleins de phrases qui la touchent dans ses carnets et parlent aussi des autres.
Son livre de chevet du moment, "Les Misérables" de Victor Hugo.
Le tome des "Misérables" souvent proposé sur les listes scolaires en ferait fuir plus d'un, car d'un style plus aride qu'un roman jeunesse actuel. Marie Pavlenko arrive à créer une passerelle qui, par le truchement de son héroïne, pourrait motiver à le découvrir comme il le mérite, au delà des parties historiques et du style jugés peu captivants par cette tranche d'âge. Déborah se prend d'attachement pour ses personnages comme nous nous attacherons à elle.

Le ton reste bien celui d'un ado de l'âge choisi, il est bien saisi.
Certaines situations ordinaires mais cocasses, , dans les rapports entre copains ou les conflits de générations, nous font sourire de cette Déborah embarrassée, sans être maladroite, dans laquelle beaucoup de jeunes filles devraient se reconnaitre.
Son auteure l'a pensé obstiné à travers sa sensibilité et au 3/4 du tome, les lecteurs lui souhaiteront de gagner ses soleils comme elle le mérite.
Alors? Bac ou pas Bac en poche?
A découvrir.
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AllTimeReadings
25 février 2017
Je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour l'envoi de ce livre!
Déborah, dix-sept ans, s'apprête à faire sa dernière rentrée au lycée. Elle espère que son année de terminale se déroulera sans encombre, qu'elle aura de bonnes notes, qu'elle rencontrera l'homme de sa vie, qu'elle continuera à partager des moments avec Éloïse, sa meilleure amie etc. Bref, rien de plus normal. le hic, c'est que le théorème de la scoumoune semble s'acharner sur elle dernièrement. Cela se confirme d'ailleurs dès le premier jour de cours. Elle n'est pas dans la classe d'Éloïse, mais dans celle de Tania (la garce typique) et de mygale-man. Pour ne rien arranger, Déborah aperçoit un jour son père aux bras d'une sublime créature qui n'est pas sa mère. Que doit-elle faire ? Dire la vérité à sa mère, cette femme à laquelle elle n'a pas l'habitude de se confier ? Non, bien sûr que non. Ce n'est pas à elle de le faire. D'autant plus que ces derniers temps, le cerveau de sa mère semble avoir quelques petits court-circuits. Elle colle des dizaines de post-it sur le miroir de l'entrée sur lesquels elle écrit toujours le même numéro. Elle reste assise dans le salon à massacrer des magazines en découpant méticuleusement des paires de jambes, des bouches… Bref, Déborah se demande si sa mère ne déraille pas un peu du ciboulot. Mais que peut-elle bien faire ? Dénoncer son père, s'occuper de la santé mentale de sa mère, s'occuper d'Isidore le chien de la honte, supporter les roucoulades d'Éloïse et de son jules à l'intelligence limitée, rêver de Victor-le-beau-gosse, tout en continuant d'assurer en cours car le bac se trouve au bout du chemin ? Cette année de terminale promet d'être mouvementée pour l'adolescente. Une seule certitude : elle quittera le lycée grandit de toutes ses folles expériences.
Pour faire court : un sacré coup de coeur! J'ai adoré suivre les aventures de Déborah au cours de cette année si primordiale dans la vie d'une adolescente. Je me suis tout de suite attachée à ce personnage que j'ai trouvé un peu déjanté! Mais je l'ai particulièrement aimé grâce à son sarcasme, son cynisme, son impertinence etc. Bref, toutes ces petites choses qui font d'un personnage quelqu'un qui me ressemble ! J'use et j'abuse de toutes façons de parler, alors quand un protagoniste présente lui aussi ces caractéristiques, il devient vite mon meilleur ami! C'était un vrai bonheur de partager ces 460 pages avec Déborah. Enfin, quand je dis un bonheur, c'était plutôt un ascenseur émotionnel! Grâce à l'écriture très fluide et très personnelle de l'auteure, il est facile de partager les émotions de l'héroïne et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle traverse des périodes aussi bien joyeuses que dramatiques. On rit avec elle, on rit parfois d'elle d'ailleurs, on partage ses déceptions, ses peines, ses inquiétudes. On vit l'aventure à fond avec elle!
Les autres personnages m'ont également bien plu! J'ai adoré en apprendre plus sur Jamal qui, une fois dépassé les préjugés, se révèle très sympathique. C'est un ami formidable. Et j'avoue que je n'avais pas deviné son secret! Quant à Victor, je l'ai trouvé charmant. Je n'avais qu'une hâte : qu'il quitte sa copine-trop-parfaite et qu'il se jette dans les bras de Déborah! Mais bon dieu, il est aussi compliqué qu'une fille, voire même plus! J'avais envie de le secouer, de lui mettre deux paires de claques et de lui dire REGARDE. MAIS REGARDE DEBORAH. Enfin voilà, j'étais totalement plongée dans l'histoire!
Vous l'aurez compris, ce roman ne se limite pas à une histoire d'amour adolescente. Les parents, et la relation que Déborah a avec eux, occupe une très grande partie de ce livre. C'était assez éprouvant de voir cette famille au bord de l'implosion. Je me demandais sans cesse comme la situation allait bien pouvoir s'arranger. Je me demandais aussi si la mère n'était pas une psychopathe en puissance, c'est vrai! Mais la vérité était en fait encore plus cruelle et difficile à accepter…
Ce livre est vraiment génial car il aborde énormément de sujets. La vie d'adolescents n'est pas simple. Nous sommes tous passés par là! Et, je le pense honnêtement, que ce livre pourrait aider beaucoup de jeunes. Etant donné qu'il traite de sujets aussi variés que les cours, les camarades de classe plus ou moins sympathiques, les problèmes familiaux, les chagrins d'amour, j'en passe et des meilleurs, j'imagine que certains adolescents pourraient se reconnaître en Déborah et s'inspirer d'elle pour régler leurs problèmes. Cela peut aussi les aider dans le sens où ils se diront « je ne suis pas la seule personne à vivre ce genre de choses, je ne suis pas un cas isolé ». Mais ce livre est également parfait pour les adultes ! Ou pour les gens qui ont passé la vingtaine et qui ne veulent pas accepter leurs nouvelle condition de jeune adulte (noooon, je ne parle pas du tout de moi là). Il permet de se replonger dans l'ambiance du lycée et dans nos petits tracas qui nous semblaient insurmontables à l'époque! D'ailleurs, lorsque Déborah est sortie de sa dernière épreuve de bac, je me suis revue, devant le lycée, discutant avec des amis juste après notre ultime épreuve de SVT. J'ai ressenti la chaleur de ce jour d'été et ce petit pincement au coeur qui marque la fin d'une période. Cela prouve bien que l'auteure a un vrai talent et que sa plume s'adresse aussi bien aux adolescents qu'aux adultes.
J'ai aussi beaucoup aimé l'attention portée aux détails. Les noms des chapitres sont tous tirés de romans, de citations, de titres de chansons. Cela donne un petit côté original ! D'ailleurs, des références littéraires ou musicales sont glissées un peu partout dans le livre et on prend plaisir à les dénicher.
Quant à la fin de ce livre, je l'ai trouvé vraiment parfaite. A l'image du reste du roman, cette fin nous surprend et nous confronte à des rebondissements de dernière minute.
En résumé, j'ai eu un véritable coup de coeur. Je me suis attachée aux personnages et j'ai adoré partager leurs joies et leurs peines. Cette lecture était très agréable et elle reste légère malgré les thèmes délicats qu'elle aborde parfois. le petit plus qui m'a définitivement convaincue, c'est bien sûr le sarcasme qui pour moi est l'ingrédient indispensable qui peaufine un bon roman! Enfin, le tout est enveloppé dans une jolie couverture dorée qui fait son petit effet dans une bibliothèque!
Lien : https://alltimereadings.word..
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Les critiques presse (1)
Ricochet24 mai 2017
Un coup de cœur littéraire au sens intuitif du terme, dont on regrettera tout au plus le cadre parisien riche.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel12 mars 2017
Je vous laisse imaginer le réveillon.
Les silences gênés, les yeux rougis de ma mère qui ne fait aucun effort, les oeillades inquiètes de mamie Zazou, mon père qui demande le sel d'une voix de cadavre.
Et cette peste de Charlotte qui balance ses épinards sur Isidore [le chien].
Je me lève, l'assiette à la main, contourne la table, et flanque une taloche sur sa joue rebondie de bébé tout-puissant.
Mon oncle, [père de la petite], m'interpelle comme s'il était la statue du commandeur dans 'Don Giovanni'.
Genre, il m'effraie.
Je me baisse, offre mon foie gras à Isidore, me redresse, exhibe un majeur bien dégagé, un majeur qui ne laisse aucun doute quant à mon message, et je monte me coucher.
(p. 192-193)
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canelcanel10 mars 2017
- L'autre jour, mon père et ma mère étaient tout suintants d'attention l'un pour l'autre, à se faire des mamours, et ce matin mon père se balade avec sa maîtresse. Devant mon lycée ! Quelle plaie les parents, mais quelle plaie...
Ni Victor ni Jamal ne répondent.
Je relève la tête, abasourdie.
- Non ?
Victor jette un rapide coup d'oeil à Jamal et grignote l'intérieur de sa joue. Allons bon, qu'est-ce que j'ai encore dit ?
- Les miens sont morts il y a deux ans, m'éclaire Jamal d'une voix calme. Il ne se passe pas un jour sans que j'espère qu'ils soient encore avec moi pour me faire chier.
(p. 75)
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NadaelNadael20 avril 2017
« » (…)À ton âge, la majorité des jeunes gens se sentent mal à l’aise dans leur corps qui pousse dans tous les sens. Il les embarrasse, ce corps, et les tiens cherchent à se donner une contenance. (…) Ils farfouillent dans leur téléphone ou s’allument une cigarette! ». (…) Une idiotie. Le portable, ça fait étriqué du cerveau, incapable de profiter de la vraie vie. Quant à l’autre option… j’ai essayé : haleine déplorable et bronches enduites de goudron. Sans parler du bonus teint crayeux. Alors qu’il y a les livres! Quoi de plus sexy qu’un bouquin? Tu poireautes au resto et l’heureux élu est en retard? Pas de téléphone, un livre. Tu attends à la sortie du métro? Un livre. Mystérieuse, lointaine, cultivée… Avec une touche de rouge à lèvres, rien de plus sensuel. »
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florencemflorencem01 mars 2017
D'après Jamal, elle [Gertrude la mygale] ne peut pas être allée bien loin. Elle doit être morte de peur. La pauvre. Il ne l'a pas vue filer parce que le livreur de pizzas, "arachnophobe probable", l'a à moitié assommée avec l'appareil à Carte bleue avant de s'enfuir.
Moi, je dis que ce type a la notion de la priorité.
Quoi qu'il en soit, nous passons en revue l'escalier jusqu'au rez-de-chaussée, la courette, les poubelles, mais il faut nous rendre à l'évidence : Gertrude s'est volatilisée.
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canelcanel10 mars 2017
De fil en aiguille, [il] nous a parlé de sa mère, à forte tendance dépressive.
- Elle peut rester des semaines allongée dans son lit. Au-delà d'un mois, ma soeur pète les plombs et appelle tous les jours, persuadée que le harcèlement filial aura un effet. Qu'elle est con. Mon père dort dans le canapé depuis qu'on a emménagé. Moi, je me lève la nuit pour vérifier que ma mère respire et je compte le nombre de somnifères dans l'armoire à pharmacie.
(p. 165)
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Videos de Marie Pavlenko (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Pavlenko
Marie Pavlenko lit les premières pages de Je suis ton soleil. Découvrez Déborah, son héroïne à l'humour ravageur, avant qu'elle n'entame sa première journée en classe de terminale. Il faut bien se lever !
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