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ISBN : 2081443848
Éditeur : Flammarion Jeunesse (02/01/2019)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 154 notes)
Résumé :
Après un accident de voiture qui l'a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d'avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu'on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l'amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
Lutvic
  13 janvier 2019
Le sujet d'« Un si petit oiseau » de Marie Pavlenko – le traitement littéraire d'un traumatisme dans un « livre jeunesse » signé par une autrice que je n'avais pas lue – m'avait incitée à cette rencontre.
Comme la plupart des lecteurs le disent, d'un tel sujet casse-gueule, Marie Pavlenko s'en sort pas mal.
La somatisation du choc d'un accident mutilant, retentissant jusqu'aux gestes infimes du quotidien, dans le regard des autres et dans son propre regard porté sur soi, est très bien rendue (il y a de la « documentation »/vécu/témoignage derrière...). La colère et l'incompréhension qui habitent la jeune fille sonnent juste, et c'est presqu'un exploit. L'évolution vers l'acceptation de la « chose », de cette nouvelle vie, au sein d'une famille aimante et à côté d'un amoureux hors pair, respire les bons sentiments et ne peut que transmettre « du positif ». A la pelle. Un peu trop même.
Et c'est pendant cette partie-là du livre que ma lecture a commencé à dérailler.
Jusqu'à en avoir marre de ces simagrées bien-pensantes, de ces intérieurs léchés, de ces fêtes en famille harmonieuses, de cette famille-sur-laquelle-on-peut-compter-coûte-que-coûte, toujours à l'écoute, qui se met en quatre pour que ça aille mieux et pour limiter les dégâts ; j'en ai eu marre de ces dialogues (souvent invraisemblables, loin du réalisme et de la froideur apparente des ados d'aujourd'hui) ; j'en ai eu marre de la facilité, en quelque sorte, de « s'en sortir », de finir par s'en sortir, dans un tel milieu bienveillant, dévoué et confortable, destiné à amortir la chute et à déterminer le personnage à se relever. (Vous l'aurez imaginé autrement, dans un tel contexte ?)
Frappée par cette tiédeur me rappelant certains films français actuels (peu regardables, faits « entre soi » et « pour soi », se donnant bonne conscience et se voulant divertissants), je me suis mise à rêver :
Comment la même expérience de vie pourrait-elle être vécue dans un milieu hostile ? Dans la solitude ? Dans une famille difficile, voire peu aimante ? Dans la précarité ? Dans la cité d'aujourd'hui ? Dans un noyau familial multi-générationnel hétéroclite ? (Qui étoufferait encore plus le personnage tombé à terre ? Ou qui saurait parfaitement contenir le drame et apprendre à le gérer ? Qui aurait d'autres moyens pour ramener vers la vie un corps et une âme meurtris ?) Et comment l'écriture de Blaise Cendrars pourrait-elle résonner dans une autre tête que celle de cette-Abigail-là ? Je sais, je risque qu'on me réplique : « mais ça serait un autre livre ! » Eh oui, j'aurais voulu un autre livre, avec le talent de Marie Pavlenko : ça ne serait pas trop lui en demander, elle en est capable. Je ne lui demanderais pas de faire une galipette et de se transformer en Edouard Louis, mais j'attends ce livre que j'ai imaginé sans cesse, en second plan, pendant ma lecture d'« Un si petit oiseau ». Un livre n'ayant pas peur de politiser la souffrance qui reste une grande question de société, et dans lequel plein d'autres sensibilités, moins bien nées, pourraient se refléter. Avec le réalisme qui s'impose.
Pour l'instant, « Un si petit oiseau » va bien aux filles sages et proprettes des beaux quartiers, avec des lectures dirigées, choisies en connaissance de cause par leurs cadres des parents. Pour la démocratisation de la douleur dans la littérature jeunesse, on attend encore...
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Saiwhisper
  24 mai 2019
J'ai lu quasiment d'une traite ce joli roman ado/adulte avec un sujet difficile, mais très bien amené ! C'était une lecture sensible et, surtout, crédible… Ce qui est apparemment le cas, puisque l'auteure a écrit cette fiction en s'inspirant de sa mère ayant eu un accident en 2015 qui lui a coûté un membre… J'ai trouvé la démarche bouleversante et pleine d'amour, car on ressort avant tout positivement de cette lecture… Pourtant, les thématiques du drame et du handicap ne sont pas faciles à aborder ! À première vue, on pourrait penser que l'on va rentrer dans le pathos ou dans la mièvrerie. C'est se tromper, car Marie Pavlenko a beaucoup de talent, même lorsqu'elle s'attache à des thèmes complexes… Sa plume a une petite pointe d'humour, de tendresse, de simplicité, de réalisme et d'émotion ; comme c'était déjà le cas dans « Je suis ton soleil »… Ainsi, j'ai passé un bon moment aux côtés d'Agibail et d'Aurèle !
Les conséquences de l'accident sont vues non seulement par le biais d'Abi, mais également par ses proches. C'est très intéressant ! En ce qui concerne l'héroïne, j'ai trouvé qu'elle éprouvait ce que n'importe qui ressentirait : colère, peine, perte de confiance, crainte du futur, etc. de ce fait, elle déprime, est susceptible, amer et cynique. C'est compréhensible, surtout qu'elle avait énormément de rêves pour l'avenir et que son petit-ami lui a tourné le dos sans hésiter… Au fil de l'intrigue, l'adolescente évolue de façon parfaitement logique. Il en va de même pour sa famille où chacun appréhende cette amputation à sa manière. On a par exemple la tata Coline qui apporte des sourires dès qu'elle vient voir sa filleule, la mère qui fait tout pour sa fille et s'inquiète énormément, le père qui tente de faire des blagues pour ne pas sombrer, la soeur Millie qui trouve qu'Abi prend trop de place dans la famille et ne fait aucun effort pour remonter la pente… Les changements psychologiques vont arriver au compte-goutte, dès lors que la demoiselle va réapprendre à vivre, être un peu plus autonome et va s'accepter.
La quatrième de couverture explique quasiment tout le déroulé de l'intrigue. de ce fait, il n'y a pas vraiment de passage inattendu, de révélation ou de rebondissement. On sait d'avance que la jeune fille va retrouver la joie de vivre grâce à ses proches. Je trouve cela un peu dommage et j'aurais souhaité être un peu plus surprise. Même durant certains passages, j'avais malheureusement anticipé les choses, comme le secret du voyage pour étudier les oiseaux… Par ailleurs, j'ai lu dans quelques critiques que certains trouvaient la famille bien trop attentive à Abi, ce qui n'était pas réaliste… Je dois reconnaître que c'est un peu la marque de fabrique de l'auteure : dans toutes ses publications, les proches du personnage principal étaient souvent présents… Mais en quoi est-ce une mauvaise chose ? Cela montre de belles valeurs comme l'entraide, le soutien et l'amour. Peut-être que cela inspirera des lecteurs à ouvrir les yeux ? Bien qu'une famille ne réponde pas toujours présente en cas de drame dans la vraie vie, d'autres familles ou d'autres personnes comme des amis peuvent le faire… de plus, ce récit part d'une histoire personnelle. Je suppose que la mère de Marie Pavlenko a été aussi bien entourée qu'Abi… Enfin, j'estime que cela change de tous ces fictions où le personnage principal est orphelin… N'oublions pas qu'il y a déjà de tensions, de peines ou de crises qui hantent la famille d'Abigail. Tout n'est pas harmonie cependant, chaque membre de cette petite famille a opté pour l'entraide.
Bref, ce fut une belle histoire sur la résilience et l'acceptation de soi avec de l'amour sous toutes ses formes en toile de fond. Une bonne découverte qui confirme mon attachement pour le style et les choix de cette auteure…
Lien : https://lespagesquitournent...
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ASDevriese
  15 janvier 2019
Touchée en plein coeur par « Un Si petit oiseau » de Marie Pavlenko
C'était ma semaine de chance. Je venais de gagner - et de relire ¬- « Tu es mon Soleil » grâce à @Lamareauxmots quand j'ai également eu l'heur de remporter « Un si petit oiseau » via @Babelio. Moult péripéties postales plus tard, je l'ai finalement reçu… après sa sortie en librairie. Qu'à cela ne tienne, je me suis jetée dessus et n'en ai fait qu'une bouchée. Quelle bouchée ! Je me pourlèche encore.
Spaghetti d'or ! comme dirait Débo.
Encore une pépite. Juste. Poignante.
400 pages d'émotion pure qui nous baladent du rire aux larmes, un exercice pour lequel l'autrice excelle. [En parlant d'autrice, mon féminisme exulta à la vue de cette mention sur la couverture. C'était un petit bonbon supplémentaire. D'ailleurs mon seul bémol est ladite couverture que je n'aime pas ce qui n'entame en rien le contenu. Tout va bien donc.]
Sans fausse pudeur, sans jamais tomber dans un voyeurisme qu'elle dénonce par ailleurs avec délicatesse, Marie Pavlenko brosse de calvaire d'Abi, jeune aspirante vétérinaire dont la vie explose en miettes suite à la perte de son bras droit (et le premier qui dit « heureusement, elle était gauchère » se prend une baigne 😊).
La gestion quotidienne et émotionnelle de son corps amputé et du moignon-rognon est tantôt drôle, tendre, tantôt d'une crudité salvatrice. Flanquée de personnages remarquables, Abi trace sa route à une main. Elle apprend à se faire une amie de celle qui lui reste plutôt que de se focaliser sur l'absente, la morte, le fantôme déchiqueté qui la torture et l'oblige à se bourrer de médocs abrutissants. Vous ai-je déjà dit combien j'aime les personnages déjantés de Marie Pavlenko ? [sans doute ici] Accompagnée de sa mère d'un dévouement à toute épreuve, de son père touchant de joie de vivre avec ses blagues pourries et sa planche à découper qui change tout, de sa tante complètement déjantée mais si juste, Abi essaie de ne pas couler, de ne pas se brouiller avec sa soeur.
Et puis il y a Aurèle et la romance… J'adore les histoires d'amour. Je le confesse. J'en sors aussi ensorcelée qu'avec Saskia, Marjane ou Déborah.
Je sais, je suis un peu dithyrambique mais c'est sincère. D'autant que dans la vraie vie, j'ai travaillé deux ans auprès d'une collègue qui a vécu un drame similaire que je n'ai jamais osé aborder avec elle. J'ai commis l'une ou l'autre bourde qui ont pu lui compliquer la tâche et pour lesquelles je m'en veux encore. A travers Abi, j'ai reconnu des situations quotidiennes infernales que j'avais effleurées en tentant de comprendre un peu la vie de cette collègue aux cheveux courts et aux manches longues qui jamais, au grand jamais, ne se plaint.
Je terminerai sur une note très perso : comme je vous le disais, les aléas postaux m'ont conduite à recevoir deux exemplaires. Etant donné que je l'ai lu sur un lit d'hôpital du service pédiatrique (pour veiller mon petiot de 9 mois), je me suis dit que je ferai don de cet exemplaire à la bibliothèque dudit service. Comme l'écrit l'autrice dans le mot qui accompagnait le roman : « un livre peut changer une vie. Abi puise courage et espoir dans les récits de Blaise Cendrars ». J'espère qu'un jour, un enfant, un ado malade, une soeur, une tante, un parent dépassé trouveront dans « Un si petit oiseau » « son semblable, son frère ».

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Elodieuniverse
  03 janvier 2019
De jolis mots, des émotions: voilà ce qu'il me vient à l'esprit pour résumer ce livre. Au cours de la lecture, je me suis surprise à ressentir les émotions d'Abi qui sont parfaitement bien retranscrites. C'est une lecture d'autant plus émouvante que l'auteure s'est basée sur l'histoire de sa propre maman pour construire celle d'Abi. J'ai été totalement touchée à cause de la difficulté d'Abi avec ce nouveau corps décharné, cette prothèse qu'elle ne supporte pas. Il faut assumer le regard des autres mais surtout son propre regard. le handicap n'est pas toujours facile à vivre. Il y a des moments tristes, des moments drôles mais surtout de l'amour et de l'espoir. C'est un roman à découvrir. (...)
Ma page Facebook Au chapitre d'Elodie
Lien : http://auchapitre.canalblog...
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Milie_Baker
  13 janvier 2019
"Un si petit oiseau ", c'est l'histoire d'Abi, une jeune fille qui devient, à cause d'un malheureux accident, handicapée à vie. Son bras a été coupé et elle va devoir vivre avec un moignon pour le restant de ses jours.
Le début est très violent, le roman commence directement par cet accident affreux qui sera le point de départ de toute cette histoire.
Après l'accident, l'hôpital et les séances de rééducation, Abi doit revenir à une vie normale. Mais comment le peut-elle quand elle ne peut même pas s'habiller toute seule ? Ni lacer ses chaussures ? Ni se rattraper quand elle tombe la tête la première par terre ?
Sa vie est maintenant destinée à vivre au dépens de quelqu'un d'autre et de toujours devoir faire face aux jugements et aux regards insistants. En plus de tout cela, avant l'accident, Abi avait des plans pour le futur. Elle voulait réussir la prépa et devenir une vétérinaire.
Plus rien ne l'attend dorénavant.
Abi porte sur ses épaules un fardeau incroyablement lourd à porter. Mais heureusement, elle n'a pas seule dans cette aventure.

Il y a sa mère, qui chaque jour se sent coupable de voir sa fille se cacher pour devenir terne et lasse. Mais qui continue de croire à l'espoir, qui continue de se lever tous les matins afin de rendre la vie de sa fille un peu plus facile.
Il y a son père, qui fait des blagues bizarres et gênantes afin de détendre l'ambiance. Sa fille a vécu une expérience traumatisante, il n'a rien pu faire à ce moment et il ne peut rien faire aujourd'hui non plus. Mais il doit continuer à l'aider, à l'aimer, à croire en elle et à essayer de ne pas pleurer chaque seconde, priant pour que ce soit lui au lieu d'elle.
Il y a sa petite soeur, qui est aussi une victime dans l'histoire. Certes, elle n'a rien physiquement, mais est elle sur la touche. Un dommage collatéral. Ils ont dû déménager, elle doit traverser la ville pour aller à l'école et rester avec ses amis. En plus, ses parents ne font que s'occuper d'Abi : Abi par-ci, Abi par-là...
Millie ne désire qu'une seule chose : être une jeune file de 15 normale.
Mais quand elle regarde sa soeur lutter chaque jour afin d'accomplir un nouveau geste du quotidien, elle se dit que peut-être elle devrait arrêter d'être en colère.
Il y a sa tante, qui est la personne la plus incroyable de cette histoire.
Coline est là et sera là pour sa nièce, no matters what.
Mais elle sait également remettre les choses à sa place. Oui, Abi est handicapée. Oui, sa vie est difficile. Oui, elle ne sera jamais plus la même. Mais le passé est le passé et il sert à rien de le ressasser. Il faut se donner des objectifs pour le futur. Et vivre le présent.
Plusieurs fois dans le roman, Coline n'hésite pas à recadrer Abi et a lui dire les choses telles qu'elles sont, même si ça doit être dit un peu méchamment. Mais c'est ce que va permettre à sa nièce de se remettre sur le bon chemin.
Et enfin, il y a Aurèle. Ce jeune garçon est une comète destinée à rencontre le chemin d'Abi. Les deux se connaissent depuis le primaire, mais ils ce sont perdus de vue depuis.
Aurèle doit gérer ses propres problèmes, mais il reste optimiste et profite de la vie autant qu'il peut. Fervent admirateur des oiseaux, de la faune et de la flore, il va tout tenter afin d'ouvrir à nouveau les yeux d'Abigail sur le monde.
La relation Abi/Aurèle est très touchante car elle est réelle. Il n'y a pas de malentendu entre eux. Ils se parlent, ils sont honnêtes l'un envers l'autre et surtout, ils savent rire et s'amuser lorsqu'ils sont ensemble.
C'est surtout grâce à Aurèle qu'Abi va décider d'avancer et de surpasser son handicap.
Cette histoire est merveilleuse, touchante et magnifique. Tous les personnages ont une connexion et ils s'entraident les uns les autres. Bien sûr, parfois, il y a des disputes et des colères, mais cela finira toujours par une réconciliation. Parce qu'ils sont une grande famille et que les membres d'une famille sont là pour nous soutenir dans les moments difficiles et nous remettre droit dans nos bottes quand nous en avons le plus besoin.
Je recommande ce livre, qui nous apprend à voir plus loin que les problèmes et à nous envoler avec nos propres ailes.
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critiques presse (3)
Lexpress   29 juillet 2019
C’est le parcours d’une résilience absolue traitée avec délicatesse, beaucoup d’humour et une grande justesse. Dans la lignée d’un feel good-book à la John Green, Marie Pavlenko sait savamment distiller les doutes, les incompréhensions, les rages, les larmes et les rires.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   22 février 2019
Marie Pavlenko envisage de front le drame vécu par son héroïne, Abi, son découragement face à la douleur et les difficultés pratiques, son isolement volontaire par peur du regard des autres, les conséquences dévastatrices sur sa famille et son entourage. Le regard est incisif, l’écriture simple et énergique : phrases courtes, rapidité du trait, humour décapant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Actualitte   06 février 2019
Marie Pavlenko nous invite à voir la vie d’un autre œil, à décrypter le vide [...] Pour se rappeler et nous rappeler que toutes les douleurs, toutes les amputations ne sont pas visibles et que chacun porte en silence ses absences, ses pertes et ses vides.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
TakalirsaTakalirsa   13 octobre 2019
- Joyeux Noël, ma croquette, même avec un bras en moins, la vie est belle !
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letilleulletilleul   19 janvier 2019
Sur le trottoir, la lumière est crue. Un instant aveuglée, Elsa se force à ne pas regarder la vitrine, elle avance, rejoint la rue de Lévis. C’est la bonne décision, l’unique. Impossible de laver les cheveux d’Abi, de les peigner, jusqu’à la nuit des temps. Ce qui lui faut, c’est de l’autonomie, pas une chevelure de princesse. Elsa flâne, regarde les fleurs, les étals de fruits, entre dans une boutique de vêtements, en ressort aussitôt. Elle lutte contre les larmes qui montent à l’assaut de ses grands yeux verts. Elles sont une armée, se bousculent, prêtes à en découdre. Elsa finit par courir à la voiture. Calfeutrée dans l’odeur caoutchouteuse du revêtement neuf, elle abdique. Et cache son visage dans ses mains.
Ses mains.
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basileusabasileusa   29 juin 2019
- Mais…
Martin regarde Abi. Il a un air sérieux que sa fille lui voir rarement.
Vraiment sérieux.
- Il n'y a pas de "mais" , ne te pose pas de question, si tu tergiverses, la peur l'emportera. Dis lui oui. Fonce. Coince-toi. Voilà ce que j'en pense. On n'a qu'une vie , mon pruneau, il est temps que tu vives la tienne.
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LecturesDeGrootLecturesDeGroot   27 avril 2019
« Elle a envi de dévisager Pierre, parce que désormais il n’est plus seulement le taiseux, le discret, il est celui dont la sœur c’est suicidée, celui qui porte une béance, une blessure à vif ad vitam. Si le traumatisme était inscrit sur sa peau, s’il se voyait, Abi serait fascinée par la marque, et brusquement, elle entrevoit le regard des autres sur elle. Il n’est pas toujours bienveillant ; parfois il est sale ou maladroit, mais dans la majorité des cas, il est comme sa façon à elle de dévisager Pierre, ce matin : abasourdie, triste, étonnée par la violence de l’événement, par l’inattendu, l’horreur, la souffrance engendrée. »
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petitmomentlitterairepetitmomentlitteraire   22 décembre 2018
On est fous, nous, dans notre petite vie bien proprette. Je suis un monstre avec un bras coupé net, j'attire les regards. Mais je te les prendrais tous par la peau du cul et je te les balancerais en 1919, paf, et profite de la vue !

Pourtant, il me semble qu'il existe une différence, c'est que je suis une femme.

J'ai l'impression qu'un corps d'homme brisé, peut-être un relent de guerres, justement, est plus acceptable. Un blessure, ça fait warrior. Pour une femme, dans l'inconscient de pleins de gens, la féminité écorchée est une monstruosité.
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Videos de Marie Pavlenko (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Pavlenko
En 2019, Babelio lançait son premier prix littéraire. Ou plutôt ses premiers prix littéraires, avec 10 lauréats dans 10 catégories différentes. du 20 mai au 4 juin, les Babelionautes ont pu voter pour leurs 10 livres préférés parmi une sélection de 100 titres. Découvrez dans cette vidéo la soirée de remise des prix, ainsi que les interviews de 5 auteurs primés :
0:39 Cécile Chomin 1:33 Olivier Norek 2:34 Adrien Tomas 3:53 Mathias Malzieu 4:37 Marie Pavlenko
Voici la liste des lauréats par catégorie :
- Roman d'amour : Cécile Chomin pour Laisse tomber la neige ! (J'ai Lu) - Bande dessinée : Julien Neel pour Lou, tome 8 (Glénat). - Polar et thriller : Olivier Norek pour Surface (Michel Lafon) - Manga : Kaiu Shirai & Posuka Demizu pour The Promised Neverland, tome 7 (Kazé) - Littérature de l'Imaginaire : Mathias Malzieu pour Une sirène à Paris (Albin Michel) - Littérature étrangère : Haruki Murakami pour le Meurtre du Commandeur, livre 1 : Une idée apparaît (Belfond) - Jeune adulte : Marie Pavlenko pour Un si petit oiseau (Flammarion Jeunesse) - Littérature française : Franck Bouysse pour Né d'aucune femme (La Manufacture de livres) - Non-fiction : Christophe André, Alexandre Jollien & Matthieu Ricard pour À nous la liberté ! (L'Iconoclaste/Allary). - Jeunesse : Adrien Tomas pour Engrenages et sortilèges (Rageot Editeur).
Retrouvez également les pages de résultats ici : https://www.babelio.com/prix-babelio
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