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Djinns (Keliane Ravencroft) tome 1 sur 4
EAN : 978B094NHF6S6
MxM Bookmark (28/07/2021)
3.79/5   17 notes
Résumé :
Pour conserver sa place au palais, le prince Ceylan décide de succéder à sa mère et de prendre place sur le trône. Même si cela implique d'épouser le vainqueur d'un tournoi organisé par le Conseil.

Ildrys est un jeune homme mystérieux, dont l'éternel sourire se veut aussi énigmatique que ses intentions.

Entre les deux, la méfiance est de mise et les tensions ne tardent pas à apparaître. Mais les dangers sont légion et la vie de Ceylan m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
On ne va pas se mentir : dès que j'ai vu la superbe couverture ainsi que le mot « djinn », j'ai été tentée. Or, le résumé m'intriguait, notamment avec la mention du mot « Queer ». J'avoue avoir très peu lu de récits mettant en scène un personnage à l'identité et à la sexualité jugées comme « peu conventionnelles ». À tort, car s'ils sont tous aussi fluides, distrayants, agréables et enchanteurs que celui-ci, il faudra que j'en découvre d'autres !

Ceylan a été une véritable surprise. C'est vraiment iel qui fait l'une des forces de ce premier tome ! Pourtant, au début, j'avais beaucoup de mal à l'apprécier. Ce n'était pas dû au fait qu'il se considère comme une Femme et un Homme, ni qu'il soit une « princesse » androgyne. Ce blocage était surtout dû à sa tendance larmoyante. En effet, j'avais la sensation qu'iel était sans arrêt en train de se plaindre, d'angoisser, d'avoir peur et de jouer les victimes… même face à ses alliés ! Tout a changé à partir du moment où on a découvert l'un de ses secrets, notamment celui de sa formation. Dès cet instant, j'ai eu l'impression que Ceylan regagnait en confiance, en force et en courage. Iel n'a plus été le seigneur qui courbe l'échine face à son Roi ou qui se soumet au bon vouloir de la Cour. Quel bonheur de la/le voir montrer son tempérament, sa force, ses idéaux, ses projets ainsi que ses sentiments. À l'inverse, Ildrys a été plus facile à cerner, car j'avais deviné son identité dès ses premières actions. Sa façon d'employer la carte du mystère ainsi que de l'humour m'a également charmée. C'est tout à fait le type de crush auquel on s'attache et que l'on suit avec plaisir.

L'univers oriental est réellement passionnant. Pour le retranscrire, l'autrice n'a pas hésité à ajouter du vocabulaire tirant ses influences des quatre coins du monde. Ainsi, on trouvera des références égyptiennes, arabes et iraniennes. Keliane Ravencroft a fait beaucoup de recherches sur la période historique où elle va permettre à son histoire de se dérouler. Elle nous fera d'ailleurs partager plusieurs éléments en fin de roman. le tout est habilement mixé avec de l'imaginaire : une touche de magie, du surnaturel ainsi que des entités élémentaires (terre, air, eau, feu). Cela a été un régal de tout découvrir au compte goutte ! D'ailleurs, j'ai autant savouré l'ambiance au Palais que les secrets autour des djinns et de leurs alliés humains. Bien qu'il reste encore des choses troubles, ce monde et son fonctionnement furent bien développés.

Le rythme du scénario ne plaira pas à tout le monde. Pour ma part, même si j'appréciais ma lecture, j'ai estimé que les choses ont pris beaucoup de temps avant de se mettre en place. Je me suis ainsi demandé où l'autrice voulait en venir et quand est-ce qu'elle allait enfin parler des djinns… Rassurez-vous : tout vient à point à qui sait attendre ! Bien que mon impatience ait été mise à rude épreuve (sans doute en raison d'une précédente lecture ayant également pris son temps pour planter le décor), j'ai finalement adoré les découvertes ainsi que les liens que les personnages vont tisser. Cette romance entre Ceylan et Ildrys fut très intéressante. Quel couple mignon, bienveillant, tendre, complémentaire, taquin, beau, attachant et respectueux. Leur amour va se tisser lentement, mais sûrement, ce qui rend l'ensemble aussi doux que crédible. On ne peut qu'aspirer à leur bonheur !

Bien qu'il soit introductif, ce premier tome comporte un bon équilibre entre développement psychologique, complots, politique, intrigues à la Cour, passés complexes, sujets sensibles, thèmes engagés et actuels (ex : les personnes non-binaires), aventure, magie, légendes, mystère et romance. J'ai apprécié la découverte ! Je lirai volontiers la suite, car je suis curieuse de voir ce qu'il adviendra du couple ainsi que des entités auxquels certains personnages se sont liés.
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Pour satisfaire à la tradition d'une société matriarcale et pour aider son peuple, le prince Ceylan décide de succéder à sa mère en qualité de reine, même si cela implique d'épouser le vainqueur d'un tournoi organisé, un inconnu.

Je découvre Keliane Ravencroft avec ce roman et c'est une excellente surprise.
Ce tome d'introduction est très bien mené.
Dans un roman Fantasy, la mise en place est un moment délicat : en dire assez… mais ne pas en dire trop pour ne pas saturer de détails ! Malgré la richesse de l'univers, j'ai eu l'impression d'y pénétrer sans être perdue ni gavée de détails. L'inspiration de nos civilisations orientales aide aussi à le visualiser et à se sentir rapidement en terrain connu.
L'auteur prend le temps de nous présenter le contexte de l'intrigue, pourtant on entre immédiatement de plain-pied dans l'histoire en découvrant les personnages et l'ambiance du palais. Tout au long du récit persiste cette impression qu'il se "passe quelque chose" sans pour autant être bombardé de combats ou de révélations à chaque page. C'est un rythme qui me convient parfaitement : pas de temps mort ni "d'action pour l'action".
Ceylan et Ildrys sont terriblement attachants. Les autres personnages sont intéressants. La romance est tout en finesse. L'émotion et la magie sont présentes. Les complots… les intrigues de cour...les trahisons… les secrets autour des djinns : tout est promesse de surprises à venir !
L'écriture est vraiment très agréable.

Tout est réuni pour rêver et s'évader. Je vous recommande chaudement cette lecture.
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Entrer dans l'histoire ne fut pas une mince affaire. Certes, la mise en place de l'univers, des personnages et des enjeux prend souvent du temps, mais ce temps paraît tellement long ici. D'autant plus que le lecteur quelque peu exigeant sur la forme viendra buter régulièrement sur des tournures de phrases maladroites, des mots pris pour d'autres et, hélas, des fautes qui sont autant de freins à son avancée. Il faudra donc se montrer un peu tenace pour passer le début parfois trop naïf, quitte à le survoler. Pour être honnête, s'il ne s'était agi d'un service presse, il est à peu près certain que l'ebook me serait tombé des mains. Heureusement, tout s'accélère vers la moitié du livre, au moment où les deux héros quittent le palais pour se rendre au royaume de Huánjìng. C'est alors un festival de scènes d'action, de démonstrations de magie et de révélations qui porte le lecteur jusqu'à la fin. En parallèle, avec les masques qui commencent à tomber, les deux personnages principaux gagnent en consistance. Ildrys, qui était déjà fort charismatique, semble vraiment être le protagoniste le plus solide de l'histoire. Face à lui, Ceylan est un peu plus ambivalent. Son passé est intéressant et dévoile un aspect assez inattendu du personnage, mais il ne semble pas raccord avec celui qu'il est devenu et que l'on découvre au début de l'histoire. Difficile en tout cas de ne pas l'imaginer comme la rencontre de Bilal Hassani et d'Arya Stark dans une dynamique de uke/seme avec Ildrys.
Pour ce qui est de l'aspect romance justement, la fluidité de genre du prince, autant dans le corps que dans l'esprit, est un gros plus. L'autrice incorpore de manière très simple des éléments modernes et engagés. Un héros gender fluid pansexuel, ce n'est pas tous les jours qu'on en croise dans la littérature (presque) grand public. Ce qui est encore plus plaisant, c'est que son mariage avec un homme est accepté sans être moqué. Les implications de ce mariage portent plus sur la place que cela assigne à Ceylan dans la hiérarchie. Il est d'ailleurs assez curieux qu'à la suite de cette union, un parfait inconnu se retrouve avec les pleins pouvoirs du jour au lendemain, alors que son épouse, qui est la pièce maîtresse de l'échiquier (Alberial est un royaume matriarcal), est visiblement cantonnée à un rôle diplomatique et de représentation, mais pas de décision. L'histoire d'amour en elle-même est en tout cas assez classique dans sa forme, mais suffisamment bien fichue pour qu'on s'y attarde. On y retrouve des moments de doute et d'apprivoisement, des conflits, de la jalousie, de la confiance et des scènes où la température monte pour jouer sur la frustration de tout le monde. Et il y a surtout un appui marqué sur la notion de consentement dans le couple. Ce qui est toujours top.

L'Héritier des sables est un livre à mi-chemin entre la fantasy et la romance pansexuelle. Malgré un univers original très documenté et des intrigues à la cour bien construites qui donnent lieu à quelques très beaux retournements de situations, il pèche par sa mise en place longuette qui pourrait en décourager plus d'un. de plus, l'écriture de l'autrice n'est pas encore tout à fait au niveau des histoires qu'elle veut conter, mais sa marge de progression est évidente. Mon impression générale est donc très mitigée : il y a du très bon, du moyen et du perfectible. La suite sent néanmoins plutôt bon.
Note : L'appendice ajouté en fin de tome pour donner au lecteur des informations sur les sources d'inspiration de l'univers oriental du livre aurait pu être plus court. Les éléments de vocabulaire en mandarin pour s'adresser à un empereur, un prince ou un enfant permettront sans doute aux quelques qui ont des notions de prononciation de réviser leurs tons. Pour les autres, c'est peut-être un peu superflu. D'autant plus qu'il y a déjà des notes de bas de page aux bons endroits.
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Le roman est assez épais mais se lit très vite. La plume de l'autrice est entraînante et on ne voit pas les pages défiler. L'histoire se coupe en plusieurs parties, si on peut dire les choses ainsi, avec des passages racontant le passif de nos personnages principaux. Un gros atout, car les révélations arrivent en temps et en heure, sans se presser et nous donnent toutes les informations dont nous avons besoin.

L'univers riche est bien travaillé, avec l'utilisation de mythes au sein d'un royaume inventé, mais dont les racines prennent vie dans l'Histoire. En effet, les inspirations de l'autrice sont multiples et reprennent les coutumes de certains empires ayant réellement existé. La combinaison que nous obtenons ici est poétique, sans forcer le trait. de plus, avec une adaptation libre, cet univers propose un royaume féministe, où la Reine est celle qui a le pouvoir, qui se transmet d'ailleurs de mère en fille.

Les personnages sont forts, avec un véritable passif et un caractère détaillé. Ceylan apporte d'ailleurs un questionnement sur le genre et une acceptation de tous, qu'importe le genre par lequel il se définit. On sent que sa pensée n'est pas encore tout à fait définie et qu'elle n'a finalement pas besoin de l'être. Ildrys, quant à lui, nous apporte également beaucoup de réponses, mais aussi d'autres interrogations. Leur relation n'est pas des plus simples, ni des plus idylliques et cela fait sens au vu de l'univers. L'ensemble est raccord, ça se marie bien.

L'intrigue possède de multiples facettes, chacune ayant sa part de mystères. Si l'on peut en résoudre certains au cours de ce premier tome, d'autres sont encore en suspens et il me tarde désormais de découvrir le second volume.

C'est un roman que je vous recommande, une romance fantasy qui balance parfaitement entre les deux courants littéraires sans se laisser déborder davantage par l'une ou par l'autre. Un équilibre notable, que j'ai personnellement adoré.
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Je ne remercierai jamais assez ma meilleure amie de m'avoir offert ce livre. À peine entamé, je ne voulais plus le lâcher. C'est rare d'avoir du mal à me poser dans une lecture. J'ai enfin découvert la plume de cette autrice. J'ai sa précédente saga dans ma PAL qui attend sagement. Il y a surtout un mot qui me vient à l'esprit en pensant à ce roman et surtout son autrice : le travail. On sent qu'elle a fait des recherches avant d'écrire quoique ce soit. Pas juste quelques recherches mais des recherches approfondies. Il suffit de lire les dernières pages pour s'en apercevoir. Cela montre la rigueur et le respect de l'autrice.

L'écriture est très travaillée et c'est un régal. On rentre tout de suite dans le vif du sujet. On prend plaisir à rencontrer Ceylan, le prince héritier du royaume d'Alberial, qui se retrouve à devoir accepter un mariage avec un homme qui a remporté un tournoi. Malheureusement pour Ceylan, le fait d'être un homme l'empêche d'accéder au trône suite à la mort de sa mère. En effet, on est dans une société matriarcale pleine de superstition. Et Ceylan compte jouer sur son androgynie pour qu'on l'accepte et prenne le rôle de reine.

Si c'était si simple, on le saurait. Notre prince va se retrouver confronter à un époux du nom de Ildrys qu'il aura bien du mal à comprendre tant il se montre mystérieux. J'ai adoré la relation entre les personnages. Autant Ceylan nous semble solaire manquant de confiance en lui mais loin d'être idiot, autant Ildrys est un mystère. On ne le perçoit que du point de vue de Ceylan pendant une grande partie de ce premier tome. Je trouve d'ailleurs que l'esthétique des personnages correspond parfaitement à leur personnalité.

Pour revenir à leur relation, dès le début, on se retrouve avec une scène cocasse qui m'a bien amusé mais surtout qui m'a fait un plaisir énorme. L'autrice met en avant le consentement. Je vous assure que de lire ça dans un roman est juste un soulagement. Elle n'hésite pas d'ailleurs à traiter d'autres sujets important comme le féminisme, les violences faites aux femmes et les traumatismes de l'enfance. C'est hyper bien traité.

L'autre point fort est dans les cultures exploitées et le respect qu'elle montre à ce sujet. On est dans une culture orientale indéniable que ce soit de par les paysages, les vêtements ou l'ambiance. On n'en doute jamais. Il y est question d'autres cultures mais je vous laisserai les découvrir.

Pour les amateurs de fantasy, je vous rassure. Vous aurez ce que vous voulez. Entre complots et trahisons, notre couple royal n'aura pas beaucoup de temps à passer ensemble juste tous les deux. D'ailleurs, l'autrice s'amuse à poser des questions concernant la suite de l'histoire au bon moment. Il y a également pas mal de rebondissements.

En bref, j'ai adoré ce livre et je retrouverai Ceylan et Ildrys avec un immense plaisirs.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Soudain, la chaleur d’une main sur sa joue le contraignit à tourner la tête. Il se retint de justesse de reculer lorsqu’il vit le roi se pencher vers lui et se glisser tout près de son oreille, pour murmurer d’une voix d’une grande douceur :
- Je ne suis pas votre ennemi, Majesté.
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Les caractéristiques physiques ne devraient jamais être utilisées pour décider si une personne vaut mieux qu'une autre.
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Je craignais que ma mère m'élève en fille, parce que mes parents avaient échoué à faire de moi "un vrai petit garçon". Mais, en définitive, l'éducation que j'ai reçue était parfaite : entre les deux. Cela me correspondait tout à fait. Je vais sûrement te paraître étrange, mais je ne me suis jamais senti tout à fait homme, tout comme je sais aussi que je ne me serais pas davantage senti tout à fait femme si j'étais né de l'autre sexe. Ce n'est pas quelque chose que je peux justifier, c'est un ressenti. Pour cette raison, je ne suis pas dérangé par l'usage d'un féminin au détriment du masculin. Au contraire, je n'ai pas cette impression que l'usage d'un genre sonne plus faux que l'autre lorsque cela me concerne. Puisque les gens jugent le sexe qui m'a été donné à la naissance, je suis habitué au masculin, mais les entendre m'appeler "reine" ou "épouse" me plaît également, parce que, d'une certaine façon, même si ces derniers n'en ont pas conscience, à mes yeux, c'est un peu la reconnaissance de cette autre part de moi.
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