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EAN : 9791095630647
100 pages
Editions du Commun (23/06/2023)
4.38/5   12 notes
Résumé :
Avec L'odeur des pierres mouillées, Léa Rivière tisse des mondes dont on ne peut jamais vraiment dire s'ils ont toujours été là ou s'ils sont sur le point d'advenir. Elle fabrique des histoires qui mêlent traditions, science fiction, écologies trans, relations aux ancêtres et interdépendances des villages.
Du dialogue poétique qui flirte avec la performance à l'épopée wittigienne, Léa Rivière révèle une écriture précise et protéiforme, toujours au service de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
C'est d'abord le titre qui m'a fait de l'oeil ! Et puis il y a aussi la qualité graphique et éditorial de cette belle maison d'édition.

Pour cet ouvrage, je ne m'étais pas du tout renseigné. Je voulais être surpris et être étonné de poésie.

Pour une surprise c'est une surprise !

Je ne m'attendais pas à des sujets comme l'homosexualité, les personnes transgenres ou encore les cercles très fermés du féminisme.

La lecture des 3 premiers textes/poèmes soulèvent beaucoup de questions et offre un regard intense sur l'identité, le regard, les remarques que subissent les personnes transgenres.

L'auteure, use de formules sublimes pour souligner le manque d'information concernant les trans, elle questionne le nom même de trans, elle ne cesse de remettre en question l'importance des mots que l'on posent sur le fait d'avoir deux sexes, un seul, deux à la fois…

Là où les choses deviennent plus complexe, c'est avec le dernier pan du texte. Un dialogue avec très peu de ponctuation, qui ressemble plus à une conversation retranscrite entre deux amies.
Le vocabulaire est plutôt technique, avec un anglicisme prononcé et du vocabulaire propre à la communauté à laquelle appartient l'auteure.

À relire avec plus de connaissance sur le sujet parce qu'il y a des questions culturelles, identitaires et sociétales à déconstruire au plus vite et la poésie en est une arme sensible !
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Super coup de coeur, surtout pour la première partie, qui fait résonner l'intimité des corps avec le collectif, la nature et le politique. J'avais déjà eu la chance de lire Je suis pas trans dans la forêt en ligne longtemps avant la parution du recueil et ça a été une vraie joie de le voir imprimé de ce très beau livre. C'est un texte puissant que j'ai envie de faire à tout le monde. J'ai beaucoup aimé l'ambiance "Guérillères" de Monique Wittig sur cette première partie du recueil.
La deuxième partie m'a moins touchée émotionnellement mais le dialogue qu'elle met en scène amène pas mal de chouette points de réflexion qui m'auraient sans doute paru plus difficiles à saisir s'ils avaient été noyés dans un essai.
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critiques presse (2)
MadmoizellePresse
31 octobre 2023
"L’odeur des pierres mouillées" regorge de rivières, de pierres et de queers, et développe une forme d’écologie trans salvatrice.
Lire la critique sur le site : MadmoizellePresse
Liberation
05 septembre 2023
Dans son premier recueil, «l’Odeur des pierres mouillées», la poétesse et performeuse propose une ode transgressive qui refuse les assignations pour asseoir ses propres définitions.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Elles forment un cercle et elles invitent leurs mortes pour les histoires- elles en avaient assez des fins coupantes.
Drame : ce qui arrivent quand on écoute les pierres
(…)
Lorsque l’une d’entre elles meurt, ce sont des arbres qui s’occupent de tout.
Et elles suivent (le bruit du vent dans les ramures).
(…)
Elles disent que combattre quelque chose c’est faire de cette chose un centre.
Qu’alors, d’abord, la combattre devient une habitude.
Puis que cette habitude mute en besoin.
Elles disent que si combattre une chose devient un besoin alors on finit par avoir besoin de cette chose, par en faire, pratiquement, une raison d’être au monde.
(…)
Elles disent qu’elles préfèrent transformer un milieu plutôt que se battre contre ce qu’il permet
(…)
Elles disent que tout ce qu’elles savent, les rivières leur ont appris.
(…)
Elles disent que c’est compliqué de le dire avec des mots, que quand on finit par faire partie, on sait.
(…)
Elles disent que guérir c’est conspirer avec et pas contre
Elles disent qu’elles préfèrent le risque au danger
(…)
Elles disent que les histoires de sol c’est des histoires de corps
(…)
Hier
la rivière
a eu l’air de demander

et si tu devenais
ce que
tu
perçois ?

j’ai fondu en larmes sur le rocher »
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Elles s'emploient à saboter les conditions qui rendent
possible ce qu'elles ont besoin de voir disparaitre.
Elles disent qu'elles préfèrent transformer un milieu
plutôt que se battre contre ce qu'il permet.

Elles ont remplacé le nerf de la guerre par le système
vagal du combat avorté.

Elles contaminent passionnément les écosystèmes
favorables à l'existence des choses auxquelles
elles refusent de s'opposer, au risque de causer
leur extinction lente et durable (elles disent que
d' autres ont appelé ça amour).

p.16
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Elle me colle un regard ou un
pronom en coin,
et mon genre a déjà changé.
(49)
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Elles disent qu'une personne qui écoute est un monde et que le monde est une personne qui écoute
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TRANS [...]
C'est le nom d'un défaut structurel d'imagination.
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