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Critiques sur 5150, rue des Ormes (60)
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greg320i
  01 novembre 2015
Ha Sacre ,Enfin, le voici, ,
- Mais qui ?
-Ha, Ha, le voilà !
- Mais quoi ??
- Tabarnak, le Sénécal, mon gars ! ,'vec son criss de 5150 rue des Ormes de dieu.. pas fichu de le trouver avant désolé ..
M'en aura donc fallu du temps, du courage et du vent sous les ponts à attendre sa calvaire de venue, didiouu.. Pire que le p'tit pépère Noël un soir de 24 décembre .
Un fantasme de lecture pour moi depuis longtemps,las de ne point pouvoir atteindre sa plume, bien trop haute -géographiquement parlant- pour moi .

Fort heureusement, patience est mère de vertu comme le dise les sages. ( mais à savoir qui est le père ,,)
Alors mon cadeau d'halloween, crois-moi ben que j'l'ai festoyé en charmante compagnie : La fête de l'horreur est une tradition avec six-trouilles et beaucoup de chandelles chez moi , pensez-vous .
, Bref , pas de pépin, le copain Patrick s'en vint enfin le jour de la Toussaint dans mon répertoire, oh Ciboire!
T'aura donc ben mieux de m'écouter, mon ostie de critique alors si tu veux voir c'que j'en pense de tout ça .

Le parler local, ça m'est plutôt égal ,me dérange pas, m'en contrefout comme d'une guise , ou plutôt ' j'm'en Crisse ' comme il disent.
Car on s'habitue à tout voyez-vous. Déjà à l'époque de mes premiers émois horrifique avec le King, ce Stephen là jurer comme un charretier. Faut croire que ça en devient une bien vilaine tradition le parler-mal .
Je ne suis ni pour , ni contre, mais disons que ça éloigne les bien pensants et effraye parfois les bonnes mères de famille, dommage pour eux .

Retour en ces lieux , 5150 rue des ormes .
J'ai retrouvé la piste !
Jai ouvert mon bel ouvrage noir et blanc signé de l'éditeur Guy Saint Jean flambant neuf, déniché pour trois sous avec une chance inouï et inoubliable .
C'est dire si c'en a valu la peine de s'être mis martel en tête . Ouaip .
Mortel je dirai même .
Un souvenir donc mémorable mais pas forcément inoubliable .
- Est-ce croyable ??
- Et pourtant très chers, je crains bien que ce soit le cas ..
- Pourquoiiiii...

Difficile à dire, mais sobre comme un jeune étudiant -l'auteur n'ayant alors en 1994 que 27 ans- j'ai l'impression nette et confuse que les excuses au manque d'horreur de 5150.. soit dû à un manque de bouteille . Un premier jet timide comme un puceau . L'ado déjà adulte révélant ses aptitudes littéraire et son attitude volontaire à nous prouver ses qualités mais censurant le roman de son talent encore trop latent d'hémoglobine et de trombines écorchés..
Pourtant il y avait de quoi ..
.
Enfin quoi , Patrick , muscle ton jeu ! Va s'y mieux que ça.. Ose, montre ce que t'a au milieu de tes,, hem pardon ..l'emportement de lire une 'presque horreur'.
Manque de beurre dans les épinards, de cette once de pinard qui aurait peut-être décoincé l'histoire fuyante, par moment flasque et molle dans son formol .
De son format écrit sous forme de journal, je n'ai aucun mal , non , mais si sage, si répétitif par certaines formules.. ainsi la mère et son agaçant en-tête 'Louange à toi seigneur et Béni-tous ceux que j'aime ,,' édité dans son journal intime secret . Le père et son enrageant entêtement de justice, "car cela est Juste", "Je suis juste" , "les échecs sont Juste" , "justice", "Justes" ; ,,
argh. juste trop pour moi !!
Et ces personnages donc, ..

Disons le tout net : Je n'est aimé personne dans 5150 rue des Ormes .Aucun hommes ni femmes .
Pas un seul protagoniste,,, que ce soit le père 'juste' ,,nooooon ! Hum, donc ' 'suffisamment' présomptueux et naïf pour croire que les Echecs c'est la vie ( Stephan Zweig, sort de ce corps !) et soit-disant capable d'interpréter le rôle de justicier sans trace ni effusion de ses crimes au grand jour , le véritable titre 'méchant' n'est lui est donc pas vraiment attribuer. Impossible. Pas assez vorace ni rageur .Un comble que l'on ne peut que souhaiter pourtant dans les bonnes et horribles histoires qui réclame force et rage avec courage.

A fuir aussi le héros Yannick Bérubé, simplet comme un gamin, d'une telle ignorance en ses chances de fuites -hésitant, repoussant, revenant !- que l'évidence de son évasion est au final sabordé avant même d'y croire.
Maladroit qui plus est comme un pied ...
Je lui aurais moi même mis des claques tant son inaptitude à fuir la maison maudite est béante . Pourtant ses chances,, mais non , à croire que sa place à la fin de l'histoire reste encore celle qui lui est dû et hautement mérité.

Alors là je dis, chapeau Papa Senécal , si le roman se veut odieux c'est bien gagné, j'ai détester tout le monde. Une horreur ici somptueuse;,
Même ta sacrament de petite effrontée de Michelle ,teigneuse et orgueilleuse, pourtant ici parfaite dans son contre emploi de fille-à-haïr que Yannick aussi ne pourra que subir .
La mère ? A tuer trois fois, rien à tirer . D'une naïveté qu'elle ne mérite pas de passer les chapitres indemne. Quel dilemme donc que le lecteur n'est pas le pouvoir d'assassiner les personnages ou d'en violenter un peu plus certains.

Au final de mon résumé ..

5150, rue des Ormes reste la première pépite , l'engouement qu'on lit pour s'initier au style Québécois et la curiosité de s''ouvrir à la manière dont on distillent outre frontière l'horreur .
A savoir ,la manière de tromper habilement son lecteur à l'aide de petits moyens et d'autres méthodes .
Travaillé en thriller , 5150..passe lentement et répulsivement, entrainant en douceur son lecteur dans une angoisse ici ou là.
Calvaire psychologique et acharnement thérapeutique des situation sous-jacente de la terreur.

L'auteur n'en reste pas moins bon joueur ( d'échecs ? ) , ne révélant injustement qu'au compte goutte une page par jour de l'auto-journal de son Héros. Un suspense habile mais terrible pour les nerfs du lecteur
Cruel . Mais nécessaire .
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Foxfire
  13 février 2018
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un thriller. Il y a quelques années, j'étais assez friande de ce genre de lectures à sensations et puis je me suis lassée. Trop de romans qui se ressemblent, l'impression que beaucoup d'auteurs utilisent des ficelles et des recettes, trop de facilités... Malgré cette lassitude, je reste ouverte et j'étais intriguée par ce roman et son auteur dont j'ai entendu du bien. Grâce à Do (merci à toi) j'ai donc pu découvrir "5150 rue des Ormes".

Cette histoire de séquestration s'avère un quasi huis-clos très efficace. Sénécal est indéniablement un page-turner, j'ai bouffé "5150 rue des Ormes" en à peine 2 jours. Une fois commencé, impossible de le lâcher. Ostie de bouquin !

La dimension psychologique de Yannick, le prisonnier, est intéressante. Sa descente aux enfers est bien menée. On le voit progressivement sombrer dans la folie, ça se fait par petites touches, pas trop brutalement, c'est crédible. Quant à la famille Beaulieu, elle est très bien campée, chaque membre avec son identité et sa personnalité propre. le patriarche rejoint sans peine le panthéon des barjos psychopathes les plus réjouissants.
"5150 rue des Ormes" tient à la fois du thriller et du roman d'horreur et c'est sans doute cet aspect qui m'a particulièrement plu, notamment les petites touches qui évoquent les contes ou encore le personnage d'Anne qui donne un côté quasi-surnaturel au récit. Et j'ai particulièrement apprécié la façon dont les échecs sont utilisés dans le roman. C'est original, pertinent et astucieux.

Le roman a tout de même un défaut non négligeable, on ne s'attache absolument pas aux personnages, à aucun d'entre eux. Même Yannick m'a laissée indifférente. J'avais envie de connaitre la suite de l'histoire mais sans que le destin de Yannick ne me touche d'une quelconque façon. Peu m'importait qu'il meurt ou qu'il s'en sorte.

"5150 rue des Ormes" ne restera sans doute pas gravé dans ma mémoire mais c'est un bon divertissement qui procure ce qu'on est venu chercher, tension, suspense, insomnie et ongles rongés.
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verobleue
  24 mars 2015
A la foire du livre 2015 de Bruxelles, le Québec était à l'honneur. Les avis enthousiastes sur Babelio m'avaient donné envie de découvrir Patrick Sénécal, auteur de romans d'horreur et de thrillers J'ai ainsi pu me procurer tous les poches de cet écrivain canadien que certains critiques comparent à Stephen King. 5150, rue des Ormes est son premier roman publié en 1994.
Yannick Bérubé, 23 ans, étudiant en littérature, découvre Montcharles, une petite ville où il vient de s'installer. Il s'y promène en vélo. En évitant un chat, il chute. Blessé légèrement, il s'arrête devant la première maison d'un cul-de-sac de la rue des Ormes pour téléphoner car son vélo est inutilisable. le propriétaire l'invite à désinfecter sa blessure. Sa femme lui suggère d'aller à la salle de bain de l'étage. Mais dans la maison, Yannick voit quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir. Il est retenu contre son gré dans cette maison où vivent 4 personnes : Jacques Beaulieu, le propriétaire, taximan, obsédé par la justice et les échecs, sa femme Maud, très croyante et très soumise envers son mari. Ils ont deux filles, Michelle, 16 ans, et Anne, 10 ans, handicapée, muette et apathique.
Pour retrouver sa liberté, le propriétaire lui impose un marché : Yannick doit le battre lui, Jacques Beaulieu, aux échecs.

Ce thriller est raconté à la première personne. D'abord à travers la voix de Yannick, qui raconte sa séquestration. Ensuite via Maud Beaulieu, la femme du propriétaire et des morceaux de son journal intime. On apprend ainsi comment le couple s'est rencontré, comment leur relation a évolué, ce qui éclaire le lecteur sur leur situation .

Ce livre nous plonge dans un huis-clos à l'atmosphère oppressante et angoissante. Au fur et à mesure, on veut savoir. Difficile de lâcher avant la fin car le comportement de Yannick l'entraîne dans une situation surréaliste, absurde et démente. On aimerait l'aider à s'en sortir. Malheureusement, Yannick n'en fait qu'à sa tête et nous entraîne dans son cauchemar.
C'est vivant, haletant et énervant !
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book-en-stock
  11 avril 2018
Un huis-clos plein de mystère et une partie d'échec pour le moins saugrenue voire horrifique.

Un étudiant découvre à vélo la ville où il va faire ses études. Un chat le fait chuter devant une maison un peu à l'écart rue des ormes. Il frappe à la porte pour appeler un taxi, entre et se retrouve séquestré dans cette maison.

Je souhaitais lire cet auteur et mon choix s'est porté sur ce titre qui a attendu pas mal de temps dans ma PAL, avant d'être choisi lors d'une « pioche dans ma PAL »… L'occasion était là de plonger dans l'univers du thriller-horreur, étiquette qui me freinait.
Le début du roman est tout à fait correct, on entre peu à peu dans l'ambiance, le texte nous dévoile les lieux et les personnages. Vers la moitié du roman, je commençais à me demander où était cette réputation d'horreur, je trouvais que cela manquait un peu d'action : le huis-clos se poursuit longtemps, c'est assez psychologique mais pas saisissant au point de m'ôter tout ennui. Par contre, la dernière partie du livre rattrape tous les retards, comble les attentes et fait dans le 100% horreur et écoeurant !!! Un peu comme une bombe à retardement qui explose soudain ! N'étant pas très adepte de ce genre de lecture, j'ai pris pas mal de recul dans cette lecture, n'essayant pas trop d'imaginer les dernières scènes qui n'épargnent rien.

J'ai apprécié l'écriture de Patrick Senécal : une intrigue bigrement bien construite, il sait nous surprendre jusqu'au bout. Les expressions québécoises parsemées le long du texte donnent une valeur ajoutée à l'ensemble.
Une belle découverte même si je ne suis pas certaine de retenter l'aventure ; c'est le genre qui ne me convient pas, en aucun cas la plume de l'auteur, entendons-nous bien !!
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Tatooa
  16 novembre 2015
Bah, voilà, le Cavalier Senécal avec son "5150 Rue des Ormes" rejoint au panthéon des huis clos infernaux le Roi King et son "Misery", et la Reine Giebel et son "Les morsures de l'ombre".
Un bouquin inlâchable. Un style impeccable, une plongée en enfer et en folie lancinante, envoûtante.
Je ne suis arrivée à le lâcher qu'au début. Quand on se dit que, finalement, Beaulieu n'est pas si fou que ça, tant que Yannick semble rester le même. Sauf que ce n'est que le début, et peu à peu, la descente au sous-sol devient inéluctable, incontrôlable et carrément fascinante.

Si on n'éprouve que peu d'empathie et de compassion pour les personnages de Senécal, la force de ce roman réside dans la fascination morbide qu'on éprouve à côtoyer cette famille de dingues.
Car elle est cohérente, cette famille. Logique et soudée, à sa façon. Une façon de fous. Tellement cohérente qu'on comprend ce qu'il se passe pour l'otage malgré lui. C'est tellement bien fait que pour ma part, j'ai rien à dire de négatif sur ce bouquin, que j'ai fini en apnée...

Je peux pas dire que ce soit un coup de cœur tellement c'est tordu, mais c'est vraiment du grand art.
A réserver aux amateurs de plongées en eaux troubles très très profondes et noires...
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LeoLabs
  15 février 2020
Un coup de génie pour un premier roman. Il s'agit d'un huis clos horrifique dans lequel la folie est au centre de l'histoire. Des situations invraisemblables certes, mais desservant le récit à merveille. Les personnages sont magistralement bien fouillés. Un protagoniste confus, des antagonistes dérangeants avec des morales humaines douteuses. M'en vais lire "Aliss", sa suite indirecte, parait-il.
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majero
  03 octobre 2018
C'est, je crois, un bon livre mais je me suis bien ennuyé au milieu des personnages peu crédibles de cette famille.

La petite Anne, zombie aux yeux de poisson mort, la mère Maude prisonnière de son carcan de culpabilisantes bondieuserie, l'ado Michelle aussi folle dingue et plus sadique que son père Jacques accro aux échecs et dont l'immonde projet dans sa cave est de et le séquestré, Yannick, ses désespérantes et vaines tentatives de fuite.
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balrog
  30 octobre 2013
Voici un huis-clos très satisfaisant, qui n'est pas sans rappeler un certain "Misery" de S.King.
Yannick Bérubé est retenu en otage par une famille de barjo et il veut à tout prix se faire la tangente...La tache ne sera pas aisée pour lui, car le chef de famille l'a emmené sur un terrain de jeu difficile à quitter....
C'est le deuxième Senécal que je lis, et franchement, je ne suis pas déçu par ses histoires, ni par sa prose. Cet auteur est une sorte de S.King francophone.
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sarahdu91
  31 mai 2019
Une véritable histoire de fou... une famille de dingue, mais comment peut - on se retrouver séquestré dans une maison de fêlés et vivre le pire cauchemar de sa vie?
Eh bien c'est dans ce thriller de Senecal que l'on obtient des réponses.
Yannick, jeune étudiant fait une chute à vélo à cause d'un chat qui traverse au même moment et sonne à une porte pour demander de l'aide. Quelle erreur fatale!!!
Il va vivre les pires moments de sa vie et va tout faire pour s'en sortir mais comment faire?
Il nous fait part de tout cela en écrivant le détail de ses journées de séquestration.
On se retrouve donc dans un thriller à la Stephen King, du genre de Misery, avec la fille de 16 ans d'une violence inouïe, le père se prend pour Dexter, la mère une vraie bigote, soumise à la volonté de Dieu et obéissant à son mari au doigt et à l'oeil et la petite dernière, impassible, apathique et juste là pour vous surveiller de son oeil noir.
Franchement c'est glauque, c'est la noirceur même cette histoire, on est plongé facilement dedans mais ça reste rempli d'horreur à foison pour garder le lecteur en haleine.
Et cette partie d'échecs qui est le fond de l'histoire... aïe la représentation est plus que terrible, le monde des Justes, les blancs qui commencent et ne cessent de gagner...
Pour finir, c'est un livre qui n'épargne personne et j'avoue que les personnages étaient plus froids et noirs que qui que ce soit.
Ma lecture aura été soutenue même si ce registre n'est pas ou même plus dans mes habitudes.
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La_Bibliotheque_de_Juju
  10 avril 2017
Un huis clos surprenant, dérangeant qui va là où on ne s'y attend pas.

Patrick Sénécal fait du bon, du très bon thriller noir, noir, noir ...
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