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Critiques sur Souviens-toi de la lune (14)
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Malaura
  28 septembre 2012
On ne choisit pas où l'on va naître et grandir.
S'il avait eu le choix, David aurait soigneusement évité Carrefour, ses odeurs de vases et de marécage, ses vapeurs de raffineries, sa moiteur viciée.
Carrefour, un bled paumé en plein coeur du bayou, dans les derniers méandres du Mississipi où «tout ce que la mer urbaine n'avait pas englouti était venu s'échouer» ; un cul-de-sac peuplé de pauvres bougres et constitué essentiellement de caravanes, de mobil-home, de baraques en tôle ou en bois.
Mais David n'a pas eu le choix et c'est à Carrefour que le destin ou la fatalité l'a fait naître et grandir, dans un mobil-home avec un père cloué dans un fauteuil roulant et « pour seules perspectives de bosser comme ouvrier dans une raffinerie ou finir noyé dans une bouteille de whisky ».
Dans cette ambiance plus que maussade, David peut heureusement se raccrocher à quelques joies vraies et sincères : l'amitié indéfectible de Paul son meilleur pote, l'amour quasi maternel de Rosalie, les beaux yeux de Jessica, et par-dessus tout, sa passion de l'écriture grâce à laquelle il espère pouvoir quitter bientôt l'univers fangeux de Carrefour.
« Parce qu'écrire, c'est ouvrir de nouvelles routes, tracer de nouveaux chemins, élargir l'horizon des possibles », David, à l'aube de ses 18 ans, a décidé de devenir écrivain.
La visite programmée au lycée, dans sa classe de français, de Lebreton, un ancien romancier à succès, le remplit alors d'espérance. Il va pouvoir soumettre ses textes à cet écrivain reconnu, et qui sait, peut-être pourra-t-il se faire assister dans ses démarches d'édition par celui qui a écrit un véritable chef-d'oeuvre voilà quelques années?
Malheureusement, la rencontre tant prisée avec le romancier n'est qu'un échec de plus à rajouter à la longue liste affichée des loosers de Carrefour. Non seulement Lebreton est devenu un minable alcoolique mais il humilie David en rejetant le travail littéraire du jeune garçon avec un mépris et une malveillance totalement irraisonnés.
Pour David, cette humiliation est un électrochoc…esprit qui se fissure, révolte qui gronde, colère qui bouillonne…le jeune garçon sent s'éveiller au fond de lui une créature étrange, ancestrale, à la soif de puissance et à la haine démesurées. Une entité trop longtemps restée en sommeil qui, maintenant qu'elle est réveillée, risque bien de faire des dégâts…
Rajoutons à cela la disparition mystérieuse de plusieurs adolescents dans la région, des dealers armés et revanchards, un garagiste libidineux, un ouragan dévastateur soufflant sur la Nouvelle-Orléans, et Carrefour devient alors le théâtre d'un terrible roman noir…

Né en 1975, l'auteur français Stéphane Servant écrit principalement pour la jeunesse.
Mais on aurait tort toutefois de classer « Souviens-toi de la lune » dans la seule niche « littérature jeunesse » ; s'il vise un public adolescent à partir de 14-15 ans, le roman, finement élaboré, l'écriture travaillée, belle et juste, l'histoire tortueuse, sombre et captivante, absorbent tout autant un public largement plus étendu et adulte, sans qu'on y remarque de quelconque différences stylistiques.

Roman d'initiation ? principalement, mais pas que…Roman noir ? assurément…Roman versant dans l'irrationnel ? oh oui, également…
L'auteur brasse et métisse habilement les genres et insuffle à son récit des références musicales et littéraires qui donnent une réelle ampleur à une histoire couleur d'ébène, noire et profonde. Une histoire qui débute dans les décors misérables des marécages de Louisiane, au sein d'une atmosphère opaque, sans perspective d'avenir pour les pauvres hères qui y subsistent. Une histoire qui s'infiltre alors dans la pure veine du roman noir, climat sombre et violence latente, et qui bifurque ensuite dans un créneau surréaliste, fantastique, où l'imaginaire s'emballe dans un tourment de rage folle avec autant de brutalité que l'ouragan qui s'annonce et qui gonfle ses grosses joues pour libérer son souffle dévastateur sur cet endroit de misère qu'est Carrefour.
Les influences sont nombreuses : on pense à « La Métamorphose » de Kafka, au « Docteur Jekyll et Mr Hyde » de Stevenson…la folie s'en mêle et c'est « le Horla » De Maupassant qui vient s'inviter entre les lignes, suivant les traces du jeune David et de son double maléfique…
La musique, elle-aussi, se fait très présente, et l'on n'est pas du tout surpris d'entendre la voix chaude et suave de Jim Morrison s'élever au coeur du bayou et le lézard, symbole du chamane-chanteur, s'immiscer sous la peau du jeune David, le pousser dans les affres de la déraison, de l'hallucination et du délire, dans une initiation troublante et démoniaque.

Doit-on se laisser totalement habiter par son double créateur ? Se laisser investir par le seul pouvoir d'une ambition démesurée sans se soucier des êtres qui nous aiment ? Pour sortir de sa condition, doit-on dévoiler le mal qui habite en soi ?
« Souviens-toi de la lune » fait très habilement miroiter les lueurs blafardes d'une intrigue riche en imagination et en valeurs morales, soulignant l'importance de se construire psychologiquement et artistiquement, de se développer et d'évoluer avec la compréhension fine et sensible de ce qui vit et gît en soi, et enfin, de la nécessité de s'imposer des garde-fous afin que l'insondable noirceur de notre âme profonde de nous entraîne pas irrémédiablement dans le ressac houleux de ses abîmes.
Un beau roman à la puissance incantatoire, au charme vespéral, attirant comme un songe crépusculaire dans la moiteur de la Louisiane…
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Cath36
  09 mars 2011
Il y a des livres qui, depuis longtemps sur votre pile, vous appellent. Je n'arrivais pas à rendre celui-ci à la Médiathèque sans l'avoir lu, ce que j'ai fait hier. Bien m'en a pris. Ce thriller pour grands ados (15-16 ans et plus !) se lit d'une traite, son écriture simple et dense, souvent poétique, vous prend à la gorge et ne vous lâche plus. C'est un roman qui parle de l'adolescence, de la difficulté à grandir et à s'affirmer comme adulte contre ses parents, en maîtrisant la part de ténèbres que chacun porte en soi à travers son inconscient. C'est aussi un roman qui parle des affres de la création littéraire (en évoquant les autres arts), lorsque l'écriture nous crée au fur et à mesure que nous inventons une oeuvre , et que l'inspiration semble quelquefois se manifester sous la forme d'un pacte avec le diable.
C'est l'un des meilleurs livres d'initiation que j'ai lu depuis longtemps. A conseiller même aux adultes !
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Eowyn85
  30 janvier 2017
J'ai adoré ce roman de Stéphane Servant de par le genre auquel appartient ce récit: le fantastique mais aussi la thématique traitée habilement par l'écrivain.
En effet, le décor est tout de suite planté : une ville fantôme au Mississipi bordée par les bayous et les alligators comme animaux de compagnie. Un mobil-home et un père cul-de-jatte en guise de famille. le tout baignant dans une atmosphère moite et le grésillement des insectes au-dessus des marécages avec à la clé un ouragan qui s'annonce. Tous les ingrédients sont bien présents pour plonger le lecteur dans une histoire noire et attiser sa curiosité. le cadre correspond parfaitement et sans excès. L'atmosphère est de plus en plus inquiétante à chaque page et est en grande partie la clé du succès de ce roman.
D'autre part, l'écriture est bien le thème principal de cette oeuvre qui décortique les méandres de l'âme humaine. A travers la Chose c'est la métamorphose du subconscient humain, c'est l'essence même de l'être, ce qui fait ce que nous sommes, ce qui nous pousse à agir. C'est surtout le côté obscur de notre âme, celui qu'il n'est pas bon de réveiller.
« La Chose, c'est ton envie d'ailleurs, ton désir de liberté, ton rêve d'adulte. La Chose, c'est tes peurs d'enfant, tes frustrations du quotidien, tes craintes du lendemain. La Chose, c'est ce qui fait de toi un être unique. Et c'est aussi ton visage perdu au milieu de la foule, anodin, semblable à tous les autres. La Chose n'a pas de formes, pas de frontières. Toujours elle te parlera dans la langue que tu parles. Et elle prendra l'apparence de tes fantasmes. Chez certains, elle sommeillera toute leur vie. Elle en guidera d'autres vers la liberté, la passion, le génie ou la folie. Comme mon père. Comme toi. Et maintenant tu as un choix à faire. David, la Chose, c'est toi. Uniquement toi. »
Il s'agit donc d'une part d'ombre de nous même qu'il faut maîtriser car sans cela la folie ou la mort nous attendent au bout du chemin. Serait-ce à dire que l'écriture est une catharsis dangereuse autant pour l'écrivain que pour le lecteur ? Y aurait-il des limites à ne pas franchir lorsque les mots s'emparent de notre esprit et nous guident vers un ailleurs ? L'écriture serait-elle pernicieuse et révélatrice de tous les dangers ? L'imagination emprisonne comme elle libère et emmène sur des terres inconnues et infinies. Elle fini par s'emparer de nous à défaut de la maîtriser et nous rend fou. La Chose c'est l'excès, le trop plein de créativité, de gloire, de reconnaissance. L'écriture permet l'évasion ; de qui ? de quoi ? Et jusqu'à quel point ?
« Jason avait le pouvoir de rendre sa peinture vivante : ses tableaux étaient comme des portes, il avait le don de faire naître la plus belle des images. Et aussi celui de donner vie aux plus horribles des cauchemars. (…) Jason ne savait plus où il en était. Il prenait beaucoup de came pour calmer sa « Chose ».
Stéphane Servant use de l'intertextualité en évoquant Kafka et le Horla de Guy de Maupassant. En effet, tout au long du roman David se pose la question : et si j'étais fou ? Cette évocation rappelle la fin tragique du célèbre écrivain, persuadé que le Horla était un être à part, alors qu'il n'était peut-être que sa Chose ?
Ces deux oeuvres magistrales et représentatives du genre fantastique sont l'écho d'une âme tourmentée, et révélatrices des frontières de l'inconscient.
Une lecture que je recommande vivement et sans attendre !
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Le-lecteur-fou
  23 novembre 2014
J'ai décidé de lire ce livre, qui part avec une très bonne intrigue. Une mystèrieuse disparition, une bonne ambiance, des personnages bien installés. Mais très vite j'ai décroché.
Je trouve ça super, de parler des écrivains, de leurs esprits, leurs méandres, mais l'apparition du monstre, pour moi à tout gâché. Et on s'enfonce encore plus au fur et à mesure du livre.

Malgré ça, on s'y accroche quand même! Mais on est quand même soulagé de l'avoir terminé.
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mguy
  27 mars 2011
Il s'agit de l'histoire d'un adolescent, David, passionné d'écriture. Il rêve d'être écrivain. Cependant, né dans un coin perdu, il semble condamné à être mécanicien. Il va tout faire pour échapper à son destin.
Ce livre est très intéressant, dans la mesure où il traite de la confrontation entre les rêves adolescents, et la réalité, de l'opposition entre les jeunes et les adultes.
Mais bien plus, c'est une réelle analyse de la période complexe qu'est l'adolescence, où le jeune doit chercher à comprendre qui il est. C'est également une analyse du passage progressif à l'âge adulte.
C'est vraiment à lire, car c'est traité de manière originale, loin des clichés habituels.



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Victor10
  25 février 2018
Ce roman est une oeuvre très particulière, très torturée, aussi. J'ai rarement eu affaire à un bouquin aussi "difficile" d'accès de lecture. J'entends par là qu'il faut être assez concentré lors du déchiffrement des ligne du livre car le contraire nous ferait perdre de vue certains détails qui pourraient se révéler par la suite capitale dans le déroulement des événements. J'ai personnellement pris le temps de savourer ce roman, en lisant environ trois chapitres par soir (ces derniers sont relativement) de manière à bien assimiler chaque rebondissement. Ce fût donc une lecture longue, mais non moins très marquante et enrichissante.
Le personnage principal de cette aventure se nomme David. Ce dernier a une passion et ne vit que pour cette dernière : l'écriture. Une passion dévorante, qu'il entretient en parcourant les rues de sa "ville" : Carrefour, pas très loin de Bâton-Rouge, en Louisiane. Enfin, il s'agit surtout d'un amas de caravanes et de mobil-homes entassés là comme sur les rives du long fleuve de la vie. C'est un cadre assez fermé et oppressant que celui-ci, la campagne américaine très profonde. C'est donc ici que nous allons voir évoluer David. Ce dernier est quelqu'un d'assez rêveur, qui a une envie d'ailleurs (ce qui peut se comprendre). le lecteur peut facilement s'identifier à lui. On a surtout envie de l'aider à sortir de cet endroit qui n'est pas fait pour quelqu'un comme lui, et lui-même le sait, et le répète. En effet, le récit est à la première personne, ce qui nous permet d'être au coeur de l'esprit torturé de ce jeune homme. Ce dernier se pose beaucoup de questions, trouve des réponses, s'accroche à des certitudes pour mieux s'écrouler ensuite. L'auteur, à travers David, nous mène déjà en bateau de part les incertitudes et les nombreuses zones d'ombres concernant son personnage. Après lecture, il est vrai que certaines choses paraissent évidentes, mais étaient plus surprenantes sur le moment. Ces petites détails incohérents, qui font que l'on se creuse la tête pour tenter de découvrir la suite des événements concernant David. Sans grand succès. C'est aussi la magie de l'auteur. La surprise.

Dès le début du roman, Stéphane Servant instaure une ambiance lourde, symbolisée par ce lieux que j'ai décrit plus haut. On sent que des choses terribles, incroyables, vont se dérouler par la suite. Tout ceci est favorisé par cette non-lecture du résumé, que je recommande absolument pour cette oeuvre ! Honnêtement, j'ai vraiment aimé la surprise créée par les révélations que j'aurais pu découvrir au travers de la quatrième de couverture. Je ne regrette absolument pas de ne pas l'avoir lu !

Je connaissais le romancier pour sa capacité à entremêler fantastique et réel, mais j'étais bien loin de m'imaginer le foutoir qu'il allait provoquer dans mon esprit. L'histoire est découpée en plusieurs parties bien distinctes les unes des autres (sans pour autant que l'auteur ne les nomme) . En fait, ce livre est comme un crescendo, qui embrume un peu plus l'esprit au fur et à mesure que l'on avance, si bien qu'au bout d'un moment, on n'arrive plus à faire cette distinction entre ce qui est réel ou non. Et c'est à partir de ce moment-là que l'on plonge dans une autre dimension, et que ce livre prend aussi une tout autre tournure. On suit la décadence de David, et le lecteur s'enfonce aussi, au fur et à mesure, comme s'il se noyait dans une piscine. C'est une sensation que je n'avais pas eue avec les livres plus récents du romancier. Là, il fait limite appelle à nos sens, à notre instinct en même temps qu'à celui de David pour s'en sortir. C'est assez incroyable, croyez-moi.

L'écriture est certes un peu moins pointue que ce que j'ai eu la chance de lire par la suite, elle n'en reste pas moins très poétique et belle à lire à voix haute (j'ai cette petite manie avec les romans de Servant). On se plaît à découvrir les phrases, comme si l'on goûtait une sucrerie. C'est une sensation très agréable que peu d'auteur(e)s ont su me procurer jusqu'à présent.

Conclusion : Un voyage aux multiples rebondissements, qui nous emporte au plus profond de nous-même et de David. Une lecture riche en sensation, que je recommande à tous à partir de 15 ans !
Lien : https://larbrealire.blogspot..
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Fandetiramisu02
  07 mars 2016
J'ai commencé ce livre car le résumé en quatrième de couverture m'avait intriguée, je me suis dit "tiens, un livre jeunesse qui change". Malheureusement je n'ai pas réussi à terminer le livre, plutôt intéressant mais pas suffisamment pour retenir mon attention ...
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Takalirsa
  28 décembre 2016
Roman initiatique, thriller, dimension fantastique... voici un livre qui brasse bien des genres ! J'ai beaucoup aimé la première partie, le coin paumé en plein bayou, l'envie d'évasion, les rêves d'écriture. L'ambiance est tangible et les personnages pleins de relief. La disparition d'adolescents et l'enquête qui s'ensuit donne un côté polar à l'histoire.
Et puis surgit "la Chose", sorte de double maléfique de David qui (comme dans L'encre et le sang de Frank Thilliez ou encore La part des ténèbres de Stephen King) rend la fiction réalité via l'écriture. J'avoue avoir un peu décroché avec ce revirement de l'intrigue... le monstre est-il réel ? Un symbole ? L'histoire vire au gore, fait des allusions aux croyances vaudou, le temps se déchaîne parallèlement à l'action, devenant apocalyptique... On débarque dans un autre genre, un peu plus plus convenu, très loin en tout cas du début de l'intrigue et c'est un peu déstabilisant. Si un médecin ébauche une hypothèse médicale, le lecteur n'aura pas, au final, d'explication rationnelle... Juste une vague réflexion sur "tes peurs d'enfant" et "ton rêve d'adulte", "ton désir de liberté" et "tes frustrations du quotidien". Reste à espérer que tout le monde n'ait pas une "Chose" aussi violente et égocentrique au fond de soi...
Lien : https://www.takalirsa.fr/sou..
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alanfre
  02 avril 2015
Un livre étonnant sur le lien passion-adolescence et les problèmes d'addiction de manière générale. Je ne crois pas avoir aimé le livre mais l'idée initiale me plaît toujours; je ne suis pas critique littéraire et donc ne juge pas l'auteur mais je pense qu'il a un "brouillon" de bon livre et qu'un travail supplémentaire pourrait le rendre plus pertinent pour les ados auxquels l'éditeur le destine!
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CelineCDI
  23 février 2013
David vit avec son père infirme dans une caravane dans un trou paumé de la Louisiane. Aucun avenir, aucune perspective sauf celle d'être embauché comme mécano au seul garage du coin. Mais David lui, veut mieux. David écrit, et lorsqu'un écrivain vient parler de son métier au lycée, c'est la chance de sa vie de faire connaître ses aspirations. Il imprime son manuscrit et croise les doigts. Mais tout ne se passe pas comme prévu et David commence à se demander s'il n'y aurait pas un lien entre cet écrivain alcoolique et les disparitions d'adolescents dans le secteur...

Ce roman commence plutôt pas mal, avec une mise en place implacable du décor, paumé, délabré et des personnages principaux, qui errent sans but et sans avenir. Une véritable ambiance est ainsi créée, intrigante et mystérieuse, dont on a envie de savoir plus. Mais assez vite, le roman se perd dans des méandres aussi tortueux que ceux du Mississippi. L'apparition du "monstre" de David gâche tout, à mon avis, et le va-et-vient entre les différentes personnalités de David commence à embrouiller sérieusement la compréhension de l'histoire. La fin, avec en guest-star l'ouragan Katrina, est un peu la cerise sur le gâteau. J'avoue avoir été complètement larguée et avoir perdu mon intérêt pour l'intrigue, extrêmement confuse. C'est dommage car l'atmosphère de ce roman portait un vrai potentiel...
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