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ISBN : 2812614609
Éditeur : Editions du Rouergue (23/08/2017)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 134 notes)
Résumé :
Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever son petit frère, Kid. Réfugiés au coeur d'une forêt, ils se tiennent à l'écart des villes et de la folie des hommes... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Pourchassés, il leur faut maintenant survivre dans cet univers livré au chaos et à la sauvagerie. Mais sur leur chemin, une rencontre va tout bouleverser : Sirius. Avec ce road trip po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  07 novembre 2017
Malgré les critiques très positives que j'ai pu lire sur Sirius, je n'ai pas vraiment accroché à ce road trip post-apocalyptique. Et cela à cause d'un personnage… ce qui est fort dommage car dans l'ensemble le roman est criant de vérité et porte un puissant message.
Le problème avec moi, c'est que si je n'adhère pas à un personnage principal, ma lecture est totalement biaisée. J'entends par là que je perds le plaisir de découverte, me focalise sur ce point négatif et il est difficile d'apprécier réellement le reste. Pourtant, avec du recul, je trouve que le roman mérite d'être lu et comme j'ai pu le constater beaucoup n'ont pas trouvé ce personnage si enquiquinant que cela.
Je parle de Kid. Agaçant à souhait dès le départ. Irritant au possible. Je sais qu'il est petit, dans les six ou sept ans, mais il n'empêche que je ne sais pas comment Avril, sa soeur adoptive, arrive à autant garder son calme. Désobéissant et entêté, le gamin n'en fait qu'à sa tête, ne croyant pas sa soeur, et les mettant en danger à plusieurs reprises. D'accord, il est jeune. D'accord la situation n'est pas facile. D'accord, c'est un comportement qui peut chez certains enfants de cet âge être normal mais… ouhhh ! la crispation totale et cela jusqu'à plus de la moitié du tome. J'ai pensé à abandonner d'ailleurs. Chose qui ne m'arrive que très rarement car je déteste ne pas finir un roman…Mais j'ai poursuivi, et fort heureusement, les choses s'arrangent.
Kid évolue et devient moins agaçant. C'est peut-être aussi dû au fait qu'Avril accepte petit à petit ce qu'est devenu l'enfant. Plus animal, moins homme. Avril qui porte tellement de poids sur ses épaules, qui subit énormément mais qui a une volonté de fer et cet amour pour ce frère qui déplace toutes les montagnes que la vie place devant eux. J'ai beaucoup aimé ce personnage d'ailleurs. Forte et fragile à la fois, il est facile de s'identifier à elle et de voir l'évolution qui se produit au fur et à mesure en elle. Il y a tellement de prises de conscience, de remises en question, de choix qui feront ou non la différence. Elle n'a pas eu une vie facile, mais elle n'a jamais baissé les bras, jamais été tenté par la facilité. Réfléchie et volontaire, elle a pourtant des défauts qui font d'elle un être humain tout simplement.
Outre Avril, j'ai aussi apprécié le côté animal du roman. Il y a une grande part de réflexion sur la condition animale, ce qu'ils représentent pour nous, la façon dont on les traite, nos ressemblances. L'auteur ne juge personne, il expose juste des faits. Il y a aussi dans le traitement utilisé par Stéphane Servant quelque chose de bienveillant et d'enfantin. Un émerveillement qu'il est si facile d'oublier. La présence des animaux est ainsi vraiment sublimée et permet de vraiment entrer dans la réflexion.
Un autre point aussi : la psychologie humaine. le contexte de roman, un monde post-apocalyptique, est assez dur à imaginer. Et pourtant, à travers tous ces personnages, je me suis dit que l'auteur avait très bien su dépeindre les différentes réactions que l'espèce humaine pourrait avoir. Et même si certains se comportent de façon civilisé, d'autres plongent dans la folie et l'horreur. Certains passages m'ont dégoûtée tellement le fanatisme et la violence étaient virulents. L'épisode de la ferme notamment où l'on comprend l'ampleur de la démence de certains. Il n'y a plus cette limite entre le bien et le mal. Juste une folie pure, dangereuse et meurtrière. Et c'en était glaçant.
Mais nécessaire, car le roman est un tout. La violence était nécessaire pour montrer le réalisme de ce monde, tout comme les moments de joie. Et c'est une des forces de ce livre. Les derniers chapitres nous montrent aussi une plus grande étendue de l'explication que l'auteur donne à son cataclysme et j'ai vraiment adhéré à cette idée. Tout comme le fait que la fin soit assez ouverte. Pour moi, Sirius est un peu le début d'une aventure comme l'annonce le compte à rebours des chapitres, d'ailleurs. Car après chaque fin, il y a un nouveau commencement.
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Stelphique
  27 juin 2018
Ce que j'ai ressenti: « Nous sommes lé zétoiles de la Constellation. »
« -Moi, en attendant d'être mort, j'espère qu'on sera vivants. »
Il est temps de rallumer les zétoiles et d'aller en direction de Sirius avec l'adorable Kid et sa grande soeur Avril. En plus Kid, lé un garçon trop attendrissant, hyper sensible, et surtout un des derniers enfants à naître sur Terre. Alors le suivre, c'est suivre encore un peu d'innocence dans un monde en déclin. En effet, un terrible virus inexpliqué a tué la vie autant que l'espoir. Plus rien ne pousse, plus rien ne naît, plus rien de bon n'arrive. Reste le chaos. Alors mû par un courage et une étincelle de volonté, ses deux enfants traqués entame un long chemin vers ce qui leur parait, comme un eldorado possible, aller au devant de leurs souvenirs dans une quête d'illusion utopique, que la Montagne sera leur nouveau foyer…Mais le monde se meurt, les étoiles tombent du ciel, et l'humanité semble être pris dans une tourmente de folie….
« Kid alors compris que la beauté ne pouvait se départir de la liberté. Ce que l'on possède finit par perdre tout éclat. Comme si la liberté était l'essence même de la beauté. »
Avec une plume magnifique, Stéphane Servant nous conte un monde post-apocalyptique effrayant et désenchanté, mais dans la douceur et la naïveté de ses deux enfants, ce livre Jeunesse devient une étoile resplendissante, aussi brillante que son nom l'indique: Sirius. C'est un road-trip d'une beauté ravageuse, un livre qui sensibilise sur l'environnement, et une formidable histoire de fratrie. Il est dans ce livre des instants de poésie pure et une connexion avec la Nature qui redonne un souffle de vie dans ce panorama où règne le désespoir et la violence. Cette lecture, elle m'a bouleversée parce qu'il y a cet espoir candide mélangé à un désespoir infini, et cette histoire va longtemps résonner en moi…
"A quoi pourrait bien ressembler le monde si le ciel se vidait de ses étoiles? A quoi pourrait bien ressembler la vie si plus jamais on ne pouvait faire un voeu?"
Cet auteur sublime l'anticipation de son récit avec l'idée d'un lien plus « instinctif » avec la Nature mais, aussi dans son antagonisme avec la « communication » entre les espèces vivantes. J'ai trouvé cela magnifique, d'autant plus que ces pages bien « spéciales » sont d'une beauté lyrique lumineuse et viennent enrichir le compte à rebours des chapitres allant decrescendo vers une fin où, l'avenir est incertain…Il y a une certaine bienveillance dans ces pages, sans doute, parce qu'il est classé en Jeunesse, mais cette étiquette ne doit pas en refréner certains, parce que ce livre offre de puissantes émotions et réflexions sur nos comportements irréfléchis envers notre chère planète, mais je dirai aussi que l'auteur possède un oeil plutôt avisé sur les relations humaines. En abordant des thèmes forts comme le fanatisme et la folie du désespoir, l'altruisme et la transmission du savoir, Stéphane Servant montre les deux facettes de l'espèce humaine et finalement, le monde qu'il réinvente dans Sirius, est un idéal intéressant à atteindre…
« Depuis que la vie s'était tue, le monde n'était que silence. »
En bref, c'était une très belle lecture! Si jamais, vous voyiez une étoile turquoise briller sur les étals, n'oubliez de la prendre entre vos mains, il se pourrait que vous alliez bientôt faire partie de la Constellation…Sirius a éclairé mon p'tit monde, et y laissera une traînée scintillante dans mon coeur de lectrice…

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Ichirin-No-Hana
  12 janvier 2018
Dans un monde où un mystérieux virus tue la vie en provoquant la stérilité des humains mais également de toute vie terrienne, Avril, jeune adolescente tente d'élever son petit frère, Kid. Vivants isolés dans une cabane perchée dans un arbre, ils vont devoir fuir un danger qui les poursuit depuis longtemps et partir à la recherche d'une promesse de vie plus paisible dans la Montagne où le passé n'aura plus sa place.

Un peu comme la série Le Chaos en marche de Patrick Ness, Stéphane Servant nous livre avec Sirius un roman adolescent particulièrement dur et où les personnages sont loin d'être chouchoutés. L'objectif sera compliqué à atteindre et peu d'aide sera proposée à nos deux jeunes personnages. Les moments d'espoir céderont souvent la place au désespoir et à l'envie de tout abandonner. Tout le long du récit, on apprend à connaître nos différents personnages. On admire leur courage tout en découvrant leurs défauts et leur cruauté. Stéphane Servant nous propose une palette de personnages très intelligente et très vraie. Ces personnages authentiques sont très émouvants et la relation qui lie Kid et Avril est très poignante et émouvante. de plus, il ne faut pas oublier les animaux qui ont une place très importante dans ce récit (ce sont eux d'ailleurs les vrais protagonistes de cette histoire !).
Sirius est le genre de roman que l'on déguste. Assez lent à la lecture et assez contemplatif, ce roman a un je ne sais quoi de captivant. On est subjugué par la plume poétique de l'auteur et on suit ce road-trip jalonné par la cruauté des hommes avec beaucoup de peur et d'effroi. Malgré la cruauté des hommes, les descriptions de la nature et des paysages sont magnifiques et remplies d'une poésie très pure. Sirius nous fait beaucoup réfléchir sur le monde en général et sur le sens d'être un humain.
Sirius est un roman assez particulier qui ne plaira pas à tout le monde. Je pense que je l'ai lu au bon moment, car c'est le genre de moment où il faut faire un effort pour le comprendre et pour rentrer dedans. On peut très facilement rester extérieur au récit et cela serait bien dommage.
Je découvre l'auteur Stéphane Servant avec ce roman qui est son dernier sorti. Je continuerai bien sûr la découverte de cet auteur avec La Langue des bêtes et le Coeur des louves qui ont tous deux su rencontrer leur petit succès.
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deidamie
  12 juillet 2018
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman intitulé Sirius et signé Stéphane Servant.
Or donc, dans un monde dévasté par un virus mystérieux et désormais stérile, Avril, jeune femme déterminée, s'occupe tant bien que mal de Kid, son petit frère. Hélas, ils sont contraints de quitter leur abri dans la forêt pour fuir de mystérieux agresseurs. Une longue route commence…
-Vraiment très longue, la route.
-Rhôôh, n'exagère pas, ce n'était pas si ennuyeux que ça…
-Non, d'accord. Mais il y a à redire.
-Donc, il y a donc plein de choses positives…
-Et plein d'autres négatives…
-Mais ça suffit ! On n'y arrivera jamais si tu m'interromps tout le temps ! Bon!
Alors, un point positif pour commencer : dès le début de la narration j'ai trouvé l'immersion efficace. Les longs passages décrivant la vie d'Avril et de Kid sont bien menés et le mystère est savamment distillé, car très vite, il devient évident qu'Avril cache un Terrible Secret. Quel est-il ? Voilà l'un des enjeux de l'intrigue qui m'a poussée à poursuivre.
-Ben moi, dès le début de la narration, j'ai trouvé Kid insupportable. Je ne savais pas comment faisait Avril pour tenir avec ce gamin têtu, immature et inconscient jusqu'à la mettre en danger comme s'il n'avait pas deux sous de jugeote et qu'il était imperméable aux émotions de sa grande soeur.
-T'es un peu dure quand même. Ce n'est qu'un enfant !
-Un enfant dont les gaffes et le babil m'horripilent. Et son évolution m'a mise très mal à l'aise par la suite.
-Et un autre point intéressant, c'est l'ancrage du roman dans l'actualité !
Avec la ville isolée des réfugiés, le fanatisme et le propos clairement horrifié sur la pollution et l'abattage…
-Ce qui nous mène à un nouveau point gênant : le spécisme. Ou plutôt, l'antispécisme dans ce cas.
-Le quoi ?
-L'antispécisme. C'est un courant de pensée qui refuse de hiérarchiser la vie humaine et la vie animale. Toutes les deux se valent et l'une ne doit pas être privilégiée aux dépends de l'autre.
-Bah, c'est plutôt sympa, non ?
-Oui, tout à fait, en théorie. Cependant, dans un monde où il n'y a plus rien à manger parce que les animaux sont morts et que rien ne pousse, je ne vois guère comment tu peux te passer de viande quand tu en trouves. Si à la rigueur tu trouvais un champ de blettes et/ou de pommes de terre de temps en temps, d'accord, mais il n'y a rien de rien ! Là-dessus, le texte ne me convainc pas. Pas par idéologie, mais par souci de réalisme. Dans la même veine, les métaphores sur la fécondité anéantie d'Avril m'ont fait soupirer, je les trouve vieilles et usées.
-En revanche, les portraits humains sont réussis ! Comme le voyage fournit maintes occasions de rencontrer des gens, le lecteur en a pour son argent : des rencontres douces-amères, horrifiantes ou terrifiantes… La palette d'émotions et de caractères est large, et j'ai vraiment été surprise sur ce point. J'ajoute que le style est plaisant, multiforme ; sobre et efficace quand il s'agit de raconter, tronqué, abîmé lorsque Kid s'exprime, et capable de belles envolées poétiques.
-Hélas, cela ne suffit pas à me faire complètement vibrer. J'ai passé un bon moment, étonnant, surprenant, bref, plaisant. Cependant, le personnage de Kid m'a trop irritée pour que je me plonge totalement dans le roman.
-Tu es sans un monstre sans coeur !
-Absolument. »
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Saiwhisper
  15 août 2018
Cet ouvrage, il en aura fait des allers-retours entre les rayons de la bibliothèque et ma pile à lire ! Plusieurs fois, j'ai tenté d'emprunter ce petit pavé en espérant prendre le temps de le lire, puis je le rendais, non sans regrets. J'ignorais totalement si ce livre allait me plaire ou non… En effet, après voir lu beaucoup de critiques unanimes, je craignais de mettre la barre trop haut. C'est finalement l'avis de Stelphique qui m'a boosté, si bien que je m'y suis attaqué le temps d'un week-end. La lecture fut globalement agréable, prenante, assez déroutante, originale et un brin loufoque. J'avoue que l'on frôle parfois l'ovni littéraire, si bien que j'ai un doute sur le fait que l'intrigue plaise à tout le monde en raison de son côté onirique et fantastique… En tout cas, l'avancée du récit et son dénouement sont vraiment atypiques. Pour ma part, j'ai refermé « Sirius » avec satisfaction.
L'un des points forts de ce titre est son univers post-apocalyptique. La vie n'est plus ce qu'elle était : la majorité des animaux sont morts, la nature peine à repousser, les villes n'existent plus, les tremblements de terre sont fréquents et chaque créature n'est plus apte à donner naissance. le concept d'enfanter a disparu… Ainsi, les humains se contentent de survivre et de vivre en ermite ou en groupe… J'ai trouvé que l'auteur retranscrivait bien le chaos. On sent que l'Homme a franchi un cap qui a complètement anéanti l'humanité. Or, il continue de semer le mal, puisqu'il semble être fréquent que certains cherchent des vivres là où ils le peuvent… Quitte à commettre le pire… ! L'atmosphère est sombre, oppressante et sinistre : chaque rencontre peut conduire à la mort. En effet, la démence, la fin ou la solitude semblent avoir rongé les rescapés. On est donc dans un climat d'incertitude, puisque la personne dont on croise la route peut aussi bien nous vouloir du bien que du mal et peut également agir brutalement par peur ou pour se défendre. Pourtant, malgré le contexte, j'ai trouvé que le texte dégageait parfois quelque chose de joyeux… L'histoire se déroule aux côtés d'Avril, une adolescente à la peau ébène et à l'épaule tatouée d'une étoile noire, qui a pris Kid, un bambin à la peau laiteuse, sous son aile. Malgré leurs différences physiques, Avril affirme qu'il s'agit de son frère. Elle se donne véritablement corps et âme pour lui. Leur lien apporte une véritable bouffée de fraîcheur. Kid est garçon innocent plein de naïveté, de gentillesse et de curiosité. Sa vision utopique et candide du monde (l'ancien comme l'actuel) rend parfois l'ambiance douce et pétillante. Il est comme une jeune pousse au milieu des cendres. Un espoir. Un avenir.
Le rythme de l'ouvrage est à la fois lent, un peu répétitif et dynamique. On est sur l'idée de voyage. Dans ce road-trip, Avril et Kid vont devoir quitter leur foyer pour se rendre dans les montagnes où ils espèrent trouver leurs parents. Leur route sera truffée d'embûches, de rencontres et de découvertes. Ils devront systématiquement s'adapter à ceux qu'ils auront en face d'eux ou au nouvel endroit dans lequel ils mettront les pieds. Comme si les choses n'étaient déjà pas assez compliquées, on va rapidement faire la rencontre de Darius, un jeune homme dément, psychopathe, malsain et cruel qui traque sans relâche Avril. Cette dernière le connaissant bien, décide de toujours avancer pour ne jamais croiser la route de ce fou… Comme le danger n'est jamais loin, le rythme est donc soutenu. Cela dit, cela n'empêche pas le tandem de discuter ou de passer un peu plus de temps dans certains endroits. Parmi ceux qu'ils ont croisés, j'ai particulièrement été marquée par le vieux Herik et par le Conteur, un ancien écrivain qui va accompagner les héros pendant un certain temps. Sa façon de penser et son passé m'ont émue. Ce qui est également intéressant dans cet ouvrage, c'est le fait que les protagonistes ne sont pas tous des humains ! Sirius, Artos, Un et bien d'autres joueront un rôle majeur dans l'intrigue et se verront dotés d'une intelligence sur-développée pour ce qu'ils sont…
Derrière cette histoire ressemblant à un conte post-apocalyptique, on distingue de véritables réflexions comme, par exemple, l'environnement, l'entraide, la tolérance et la place de l'animal. Dans ce nouveau monde, l'animal a d'abord été rejeté, car on estimait que sa simple présence pouvait apporter la mort et la maladie. Pourtant, pour certaines personnes tel que Kid, une bête est comme un membre d'une famille… Une amitié et une coopération est possible… Et c'est là où je crains que les avis divergent. En effet, l'auteur a décidé de partir sur l'idée d'égalité de tous les êtres vivants. On découvrira dans les chapitres où Kid est le narrateur que certains individus sont très spéciaux puisqu'ils peuvent même aller jusqu'à communiquer sans être proches les uns des autres et ce, qu'importe leur nature. Pour moi, on touche complètement au divin ou aux superpouvoirs… J'ai plutôt apprécié le concept toutefois, je m'attendais à quelque chose de plus réaliste… J'ai donc mis un certain temps à m'y faire.
Ovni, roman d'anticipation young adult, conte, oeuvre de science-fiction atypique, … « Sirius » de Stéphane Servant a le mérite de ne pas laisser le lecteur indifférent. Rien qu'avec son concept de chapitres numérotés de façon dégressive et repartant de zéro à la fin est original. Reste à vous si vous serez ou non conquis par l'ambiance ou les personnages… En tout cas, je pense que ce livre me marquera un petit bout de temps…
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critiques presse (2)
Ricochet   28 septembre 2018
Stéphane Servant étonne, pioche vers le conte (Rosine), la folie (le fermier Herik), l'écologie (la ville corrompue versus les montagnes salvatrices), composant un roman d'aventures puissant et fourmillant de symboles. [...] Envoûtant et complexe, une vraie réussite littéraire.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Actualitte   17 janvier 2018
Sirius est, avant toute chose, un roman éprouvant et, en fin de compte, très actuel, qui critique la société en en racontant sa perte. Il amène ses lecteurs à porter sur le monde qui les entoure un regard différent. Et ce, sans jamais oublier l’espoir.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
IleauxtresorsIleauxtresors   09 octobre 2018
Dans la forêt, au ras du sol, l’air était froid, humide, chargé d’odeurs lourdes. Partout autour d’eux, les arbres morts gémissaient. Appuyés les uns contre les autres, ils ressemblaient à des hommes ivres sur le point de s’effondrer. Ils marchèrent en silence, traversèrent des murs de ronces desséchées, des chaos d’arbustes entrelacés. Mis à part les craquements lugubres des arbres, tout était calme. C’était incroyable de penser qu’un jour, la forêt avait bruissé de chants d’oiseaux, de cris de bêtes. Avril s’en souvenait très bien : la vie était bruyante. Les oiseaux, les insectes, les plantes, la moindre chose vivante avait son propre son, sa petite musique. Même au plus profond des bois, jamais cette musique ne cessait. Depuis que la vie s’était tue, le monde n’était que silence. Un long silence qui vous faisait presque bourdonner les oreilles.
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florencemflorencem   05 novembre 2017
Un jour peut-être, les hommes s’étaient crus différents. Parce que tout leur appartenait. Parce qu’ils avaient le pouvoir de vie et de mort sur les autres espèces. Mais à présent, à présent, ils étaient nus et grelottants, comme aux premiers jours du monde. A présent, ils étaient semblables, tous les cinq. Les hommes n’étaient pas différents du cochon.
- Ce cochon est plus mon frère que vous, souffla Avril. Nous ne partageons plus rien.
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AlineMariePAlineMarieP   31 août 2017
Quatre humains perdus dans un monde désolé et froid, le ventre tenaillé par la faim et la peur. Quatres humains qui n'étaient pas certains de vivre jusqu'au matin. Est-ce qu'ils étaient différents du cochon qui grelottait sur la roche gelée? Le garçon se trompait. Un jour peut-être, les hommes s'étaient crus différents. Parce que tout leur appartenait. Parce qu'ils avaient le pouvoir de vie et de mort sur les autres espèces. Mais à présent, à présent, ils étaient nus et grelottants, comme aux premiers jour du monde. À présent, ils étaient semblables tous les cinq. Les hommes n'étaient pas différents du cochon.
+ Lire la suite
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sniper_lunatiquesniper_lunatique   04 février 2018
Je suis mort.

Je suis tombé du ciel comme une étoile.
Et je suis mort en touchant la terre.
Boum.

Je suis mort et autour de moi, tout est noir.
Il y a rien. Que le vide. Pas de dieu.
Du noir. Juste du noir. Un noir plus noir que la nuit.
J'appelle : Avril ! Sirius !
Mais personne répond.
Tout est noir.
Alors j'attends.
J'ai un peu peur.
Un peu.
Peut-être que je suis dans la terre ?
Ou alors je suis dans Avril ?
Dans le cœur d'Avril. Parce que je suis mort et qu'elle se souvient de moi.
Oui, elle m'a dit que Madame Mô, si on se souvient d'elle, elle serait toujours en nous.
Comme la brindille rose.
Alors voilà.
Je suis mort.
Et je suis dans le cœur d'Avril.

Alors j'ai moins peur.
Parce que je sais que je suis en sécurité dans le cœur d'Avril.
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Cloud77Cloud77   25 août 2017
Je sais qu'un jour on sera morts. Toi et moi. Mais y'a quelque chose que j'sais pas : comment c'est, de mourir ?
Avril hésita à répondre.
- Comment c'est ? insista le gamin.
- On meurt un peu tous les jours, Kid. Sans s'en rendre compte. C'est pour ça que la vie est précieuse. Qu'il faut en profiter.
- Alors mourir et vivre c'est la même chose ?
- Les enfants ne meurent pas, frérot. Il grandissent.
Kid se releva, il glissa sa petite main dans celle d'Avril.
- Moi, en attendant d'être mort, j'espère qu'on sera vivants. Tous les deux. Très longtemps.
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Videos de Stéphane Servant (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Servant
Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s'écoule doucement... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers. Stéphane Servant, avec tout son talent de conteur, nous plonge dans un univers post-apocalyptique aussi fascinant que vénéneux. Une lecture addictive !
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