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ISBN : 2812614609
Éditeur : Editions du Rouergue (23/08/2017)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever son petit frère, Kid. Réfugiés au coeur d'une forêt, ils se tiennent à l'écart des villes et de la folie des hommes... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Pourchassés, il leur faut maintenant survivre dans cet univers livre au chaos et à la sauvagerie. Mais sur leur chemin, une rencontre va tout bouleverser : Sirius. Avec ce road trip po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  07 novembre 2017
Malgré les critiques très positives que j'ai pu lire sur Sirius, je n'ai pas vraiment accroché à ce road trip post-apocalyptique. Et cela à cause d'un personnage… ce qui est fort dommage car dans l'ensemble le roman est criant de vérité et porte un puissant message.
Le problème avec moi, c'est que si je n'adhère pas à un personnage principal, ma lecture est totalement biaisée. J'entends par là que je perds le plaisir de découverte, me focalise sur ce point négatif et il est difficile d'apprécier réellement le reste. Pourtant, avec du recul, je trouve que le roman mérite d'être lu et comme j'ai pu le constater beaucoup n'ont pas trouvé ce personnage si enquiquinant que cela.
Je parle de Kid. Agaçant à souhait dès le départ. Irritant au possible. Je sais qu'il est petit, dans les six ou sept ans, mais il n'empêche que je ne sais pas comment Avril, sa soeur adoptive, arrive à autant garder son calme. Désobéissant et entêté, le gamin n'en fait qu'à sa tête, ne croyant pas sa soeur, et les mettant en danger à plusieurs reprises. D'accord, il est jeune. D'accord la situation n'est pas facile. D'accord, c'est un comportement qui peut chez certains enfants de cet âge être normal mais… ouhhh ! la crispation totale et cela jusqu'à plus de la moitié du tome. J'ai pensé à abandonner d'ailleurs. Chose qui ne m'arrive que très rarement car je déteste ne pas finir un roman…Mais j'ai poursuivi, et fort heureusement, les choses s'arrangent.
Kid évolue et devient moins agaçant. C'est peut-être aussi dû au fait qu'Avril accepte petit à petit ce qu'est devenu l'enfant. Plus animal, moins homme. Avril qui porte tellement de poids sur ses épaules, qui subit énormément mais qui a une volonté de fer et cet amour pour ce frère qui déplace toutes les montagnes que la vie place devant eux. J'ai beaucoup aimé ce personnage d'ailleurs. Forte et fragile à la fois, il est facile de s'identifier à elle et de voir l'évolution qui se produit au fur et à mesure en elle. Il y a tellement de prises de conscience, de remises en question, de choix qui feront ou non la différence. Elle n'a pas eu une vie facile, mais elle n'a jamais baissé les bras, jamais été tenté par la facilité. Réfléchie et volontaire, elle a pourtant des défauts qui font d'elle un être humain tout simplement.
Outre Avril, j'ai aussi apprécié le côté animal du roman. Il y a une grande part de réflexion sur la condition animale, ce qu'ils représentent pour nous, la façon dont on les traite, nos ressemblances. L'auteur ne juge personne, il expose juste des faits. Il y a aussi dans le traitement utilisé par Stéphane Servant quelque chose de bienveillant et d'enfantin. Un émerveillement qu'il est si facile d'oublier. La présence des animaux est ainsi vraiment sublimée et permet de vraiment entrer dans la réflexion.
Un autre point aussi : la psychologie humaine. le contexte de roman, un monde post-apocalyptique, est assez dur à imaginer. Et pourtant, à travers tous ces personnages, je me suis dit que l'auteur avait très bien su dépeindre les différentes réactions que l'espèce humaine pourrait avoir. Et même si certains se comportent de façon civilisé, d'autres plongent dans la folie et l'horreur. Certains passages m'ont dégoûtée tellement le fanatisme et la violence étaient virulents. L'épisode de la ferme notamment où l'on comprend l'ampleur de la démence de certains. Il n'y a plus cette limite entre le bien et le mal. Juste une folie pure, dangereuse et meurtrière. Et c'en était glaçant.
Mais nécessaire, car le roman est un tout. La violence était nécessaire pour montrer le réalisme de ce monde, tout comme les moments de joie. Et c'est une des forces de ce livre. Les derniers chapitres nous montrent aussi une plus grande étendue de l'explication que l'auteur donne à son cataclysme et j'ai vraiment adhéré à cette idée. Tout comme le fait que la fin soit assez ouverte. Pour moi, Sirius est un peu le début d'une aventure comme l'annonce le compte à rebours des chapitres, d'ailleurs. Car après chaque fin, il y a un nouveau commencement.
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Lagagne
  09 octobre 2017
Quelle écriture !
On a ici un roman pour adolescents, à la base, mais ce n'est pas une raison pour que les adultes passent à côté !
Sirius est un récit post-apocalyptique, avec beaucoup de poésie, d'onirisme, d'émotions. Avril et Kid, Sirius, Esope et le Conteur, Darius et les Etoiles Noires, madame Mô... C'est tout un monde que nous crée Stéphane Servant, avec brio, comme toujours, mais plus accessible. La poésie de la langue, la beauté de l'animalité, la perversion des hommes, les dérives de la modernité, la nécessité du retour à la nature, le questionnement autour de la culture...
C'est beau, c'est intelligent, c'est prenant, c'est addictif, c'est pertinent, c'est émouvant, c'est juste. Je dois préciser que j'ai adoré ou pas ?
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EternelAdo
  16 octobre 2017
Avant de commencer, sachez que "Sirius" a fait l'objet d'une lecture commune avec Fred (La bulle de Fred). Une passion commune, des goûts similaires et le plaisir du partage. Il n'en fallait pas plus pour nous lancer ensemble dans cette aventure. Une première pour chacun de nous et, que ce soit le titre choisi ou encore l'échange qui a suivi notre lecture, ça a été une très bonne expérience. A refaire donc!!! Pour en savoir plus à propos de Fred, je vous invite à allez buller sur son blog et sa page Facebook! 😉
L'avis de Fred :
Je fus conquis par ma lecture et Sirius est un véritable coup de coeur ! Il s'agit d'une véritable critique de l'humanité, des choix que nous faisons, de notre façon d'agir. Pour ma part, c'était la première fois que je lisais un roman de Stéphane Servant et je dois reconnaître que j'ai adoré son écriture qui est fluide et poétique. Si son roman est destiné à la jeunesse, il s'adresse néanmoins à tout le monde.
Un autre point fort de ce roman, les personnages. Si au départ on peut penser que les animaux sont des personnages secondaires, il n'en est rien. Dans cette histoire, les animaux sont des personnages centraux et importants de l'intrigue. Ils pourraient même être plus importants qu'Avril qui pour le coup ne serait qu'un personnage secondaire. le petit garçon, Kid, est très attachant et son langage enfantin y est pour beaucoup. Mais il est également un personnage avec une maturité plus adulte lorsque le lecteur accède à sa pensée.
La structure de ce roman est également primordiale. On remarque au départ que la numération des chapitres commence à 69 pour aller jusqu'à 0 puis recommence à un ce qui correspond au tout dernier chapitre. Afin de ne pas vous spoiler, je ne vous dirais pas dans quel but cela est fait mais c'est une excellente idée ! Si ce roman a un aspect de Science-Fiction, ce n'est qu'un déguisement ! Cette histoire pourrait très bien être réelle grâce aux thèmes qu'elle aborde tels que l'immigration, la maladie ou l'écologie.
J'ai adoré ce roman et je ne peux que vous le conseiller. C'est un livre à mettre dans toutes les mains et à lire absolument !
Ma note : 10 / 10
Mon avis :
La vie se meurt, touchée par un mystérieux virus qui provoque la stérilité. Sans descendance, les espèces risquent de s'éteindre dans une nouvelle crise biologique majeure. Dans ce monde post-apocalyptique, Kid, un petit garçon âgé d'environ 7 ans et sa grande soeur, Avril, vivent dans une cabane, perchée dans les arbres. On est loin du confort d'un palace, mais une capsule de survie à proximité leur permet de se nourrir. le plus difficile est d'élever le jeune enfant, de le canaliser. Quand Sirius les rejoindra, ils partiront pour la montagne. La promesse faite à Kid pour le faire patienter. Un mensonge parmi d'autres pour une adolescente perdue qui se retrouve rattrapée par un passé obscur. C'est contrainte et forcée, qu'avec Kid, elle va prendre la route en direction d'une chimère seulement représentée par une vieille photo...
Stéphane SERVANT ne s'arrête pas sur l'avenir de l'humanité mais sur celui de l'ensemble des êtres vivants, tous touchés par la stérilité. Les animaux ont la part belle mais n'oublions pas qu'avant tout, l'Homme est un animal! A mon avis, les personnages principaux sont Sirius, Esope, Un, Arthos... et Kid!!! Ce gamin est juste exceptionnel! Un petit sauvage, élevé loin de toutes civilisations et des horreurs qu'à vécu le monde depuis l'apparition du virus. Il a un langage très basique, en retard pour son âge et en même temps, une maturité extraordinaire que l'on découvre lors de ses lectures du "Livre vivant" avec les zanimaux 🐷🐴🐭🐻. Il est fasciné par eux, qui ont presque disparu, exterminés par les Hommes qui les tiennent pour responsables de la propagation du virus. C'est là toute la bêtise et la cruauté de l'humanité. Animaux et migrants ne peuvent être que ceux par qui le mal est venu...
Ce roman est extrêmement touchant, criant de vérité. Je ne m'imagine pas un monde post-apocalyptique autrement. Les réactions des différents protagonistes croisés sur la route ne pouvaient pas être plus parlantes. Très pessimistes pour la plupart (fanatisme, résignation, rejet et violence) il y en a aussi, et heureusement, de plus belles et positives (l'entraide, la bonté et la tolérance). L'Homme est, et a toujours été, capable du pire comme du meilleur... J'étais déjà conquis par l'écriture de l'auteur dans son précédent roman et il ne fait que confirmer son talent. C'est très beau et poétique alors qu'il ne lésine pas sur les horreurs. Un belle critique de l'humanité dans sa relation à la nature et surtout face à ce qu'elle a de pire, représenté par les étoiles noires ou encore la ville...
J'ai absolument tout aimé, une vraie pépite!!! J'ai eu des zétoiles plein les yeux tout au long de ma lecture. ✨✨✨ Je n'ai remarqué le jeu des chapitres qu'à la fin mais quelle bonne idée!!! Rien n'est laissé au hasard, l'écriture est sublime, travaillée et profonde. Bref j'ai adoré! C'est un immense coup de coeur et je n'ai relevé absolument aucun défaut!!! Je recommande ce roman au plus grand nombre. Lisez Sirius et faites le lire!!!

Vous pouvez aussi retrouver toute l'actualité de mon blog sur ma page Facebook : https://www.facebook.com/eternelAdo
Lien : http://journalduneternelado...
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saomalgar
  16 novembre 2017

Le monde a été contaminé par un virus, les animaux ont disparu et les humains sont devenus stériles, il y a très peu de survivants.
Avril et Kid vivent dans leur refuge, un très grand arbre de la forêt, ils en descendent juste pour se ravitailler aux capsules de survies.
Mais cette fois-ci l'expédition tourne mal car les étoiles noires sont là pour retrouver Avril, ils saccagent l'arbre et poussent Avril et kid à la fuite.
Dans leur fuite ils vont rencontrer Sirius, un cochon que Kid prend pour le signal de départ vers la montagne car il a une étoile sur le front.
Le petit groupe va trouver sur son chemin un conteur et son âne blanc qui suivent le chemin des animaux rescapés vers la montagne également.
Au delà de la thématique de la fin du monde, c'est aussi un roman initiatique où chaque personnage cherche son chemin pour se rapprocher de la nature.
Plus Stéphane Servant écrit plus ses romans sont bons ! Quel chemin parcouru depuis Guadalquivir.
L'écriture est belle, poétique voire onirique, elle nous emmène plus près des étoiles.
A lire absolument !
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Aryia
  28 octobre 2017
Cher Sirius,
Depuis l'instant où j'ai entendu parler de toi, je n'ai eu qu'une seule envie : te rencontrer. Dans mon coeur de lectrice passionnée, tu représentais la promesse inespérée d'une intense retrouvaille avec la plume de ton auteur. Ton grand frère, La langue des bêtes, avait su conquérir mon coeur, et depuis que la dernière de ses pages se fut définitivement tournée, le monde me semblait bien vide : où allais-je retrouver cette sauvage poésie, cette intense féérie, cette singularité qui m'avait tellement chamboulée ? J'ai lu de nombreux livres, depuis, ai eu de nombreux coups de coeur, aussi, mais tout au fond de moi, je t'attendais sans le savoir. Et à l'instant même où je t'ai sorti de la boite aux lettres, à la seconde même où mes yeux se sont posés sur ta si jolie couverture, j'ai su que tu allais répondre à toutes mes attentes inconscientes. Tu ne m'as pas déçue, Sirius, bien au contraire, tu m'as enchantée.
Au fil de tes pages, j'ai rencontré Avril et Kid, une grande fille et un petit garçon, deux êtres perdus au milieu d'un monde ravagé, deux étoiles isolées qui s'ignorent encore. Avril et Kid, une grande soeur et son petit frère, deux couleurs de peau différentes, deux coeurs qui s'aiment plus que tout. Avril et Kid, deux âmes perchées sur un arbre immense, un arbre ami, un arbre abri, attendant depuis cinq ans Sirius qui les conduira à la Montagne. Mais Avril et Kid vont devoir fuir, s'enfuir, quitter ce refuge, partir sur les routes, poursuivis pas les Etoiles Noires, qui surgissent du passé d'Avril pour bouleverser leur présent … et leur avenir, aussi, peut-être, si ce mot signifie encore quelque chose sur cette Terre dévastée. Et alors, Sirius vint à leur rencontre, bien différent que celui qu'ils s'attendaient à voir … Saura-t-il les conduire jusqu'à la Montagne ?
Sirius, tu nous présentes la fin du monde, la fin d'un monde. du moins, c'est ce que l'on pense, au début : Comment le monde pourrait-il survivre si ni les plantes, ni les animaux, ni les humains, ne sont plus capables de se reproduire ? Comment la vie pourrait-elle subsister si mêmes les étoiles ne sont plus capables de rester accrochée dans le ciel ? Tu nous obliges à regarder en face ce monde ravagé, dévasté, cette Terre qui pourrait être la nôtre demain, peut-être. Mais surtout, tu nous forces à dévisager la vérité en face : lorsque tout s'effondre, lorsque les ressources s'épuisent, lorsque survivre devient un combat quotidien, alors toute trace d'humanité s'efface définitivement du coeur des hommes. Redevenus bêtes, cruels et assoiffés de sang, ils ne pensent qu'à leur propre survie sans plus jamais tendre une main charitable à plus petit que soi. Tu nous poses cette terrible question, tu ouvres cette affreuse interrogation : ne serions-nous pas, finalement, pires encore que les Zanimos que nous considérons comme inférieurs à nous ?
Sirius, avec une telle thématique - la fin du monde -, tu aurais pu être semblables aux autres romans post-apocalyptiques : un récit dramatique, qui fait peur, un récit tragique, qui accable. Mais tu n'es rien de tout cela. Tu ouvres les yeux de tes lecteurs sans pour autant les déprimer, tu les invites non pas à broyer du noir mais à chercher la lumière dans toute chose. Tu les pousses à changer de regard sur le monde qui les entoure, tu les exhortes à découvrir la Vérité qui se cache un peu partout autour de nous et en nous : nous sommes tous des Zétoiles, et nous faisons tous parti de la même Constellation. Et quand je dis « tous », je ne parle pas uniquement de nous, frères et soeurs humains en dépit de nos différences - bien que si tout le monde reconnaissait déjà cela, nous aurions fait un grand pas en avant - mais bel et bien de nous, êtres vivants, humains comme animaux, animaux comme plantes, plantes comme humains. Nous appartenons tous à la grande Constellation de la Vie, et c'est ensemble que nous pouvons faire de cette Terre un monde d'harmonie, de paix, d'amour et d'espoir.
Sirius, tu n'imagines même pas à quel point j'ai aimé te lire. Tu as fait surgir en moi des cascades d'émotions, tu m'as fait sourire, tu m'as fait pleurer, tu m'as fait trembler, tu m'as fait vibrer. Tu es tellement bien écrit, c'est dingue, c'est comme si les mots prenaient vie pour m'emmener dans un voyage, ou dans un rêve, je ne sais pas très bien. Comme si les mots n'étaient plus de simples mots, mais des étoiles, eux aussi, et que la Constellation harmonieuse et magnifique qu'ils formaient, c'était toi, ce livre que j'ai pris tant de plaisir à découvrir, à savourer. Ce livre que je relirais sûrement très régulièrement, juste pour voyager dans le monde des rêves à nouveau, juste pour retrouver Avril, Kid et ses Zanimos. Ce livre que je conseille à quiconque voudra bien m'écouter, suivre mes conseils, suivre mes pas.
Sirius, tu as été une de mes plus belles lectures de l'année. Alors je tenais à te remercier pour cela. Et à travers toi, je veux remercier ton auteur, ce Conteur qui t'a donné vie. Merci Stéphane Servant, merci infiniment pour vos livres qui, à chaque fois, font descendre toutes les Zétoiles du ciel dans mes yeux ébahis.
Merci.
Lien : http://lesmotsetaientlivres...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
florencemflorencem   05 novembre 2017
Un jour peut-être, les hommes s’étaient crus différents. Parce que tout leur appartenait. Parce qu’ils avaient le pouvoir de vie et de mort sur les autres espèces. Mais à présent, à présent, ils étaient nus et grelottants, comme aux premiers jours du monde. A présent, ils étaient semblables, tous les cinq. Les hommes n’étaient pas différents du cochon.
- Ce cochon est plus mon frère que vous, souffla Avril. Nous ne partageons plus rien.
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florencemflorencem   06 novembre 2017
La honte, c’est comme l’égoïsme. C’est humain.
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AlineMariePAlineMarieP   31 août 2017
Quatre humains perdus dans un monde désolé et froid, le ventre tenaillé par la faim et la peur. Quatres humains qui n'étaient pas certains de vivre jusqu'au matin. Est-ce qu'ils étaient différents du cochon qui grelottait sur la roche gelée? Le garçon se trompait. Un jour peut-être, les hommes s'étaient crus différents. Parce que tout leur appartenait. Parce qu'ils avaient le pouvoir de vie et de mort sur les autres espèces. Mais à présent, à présent, ils étaient nus et grelottants, comme aux premiers jour du monde. À présent, ils étaient semblables tous les cinq. Les hommes n'étaient pas différents du cochon.
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klegall001klegall001   25 août 2017
Je sais qu'un jour on sera morts. Toi et moi. Mais y'a quelque chose que j'sais pas : comment c'est, de mourir ?
Avril hésita à répondre.
- Comment c'est ? insista le gamin.
- On meurt un peu tous les jours, Kid. Sans s'en rendre compte. C'est pour ça que la vie est précieuse. Qu'il faut en profiter.
- Alors mourir et vivre c'est la même chose ?
- Les enfants ne meurent pas, frérot. Il grandissent.
Kid se releva, il glissa sa petite main dans celle d'Avril.
- Moi, en attendant d'être mort, j'espère qu'on sera vivants. Tous les deux. Très longtemps.
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PikobooksPikobooks   07 septembre 2017
Tous les hommes qu’il avait croisés jusqu’ici n’avaient pu résister à ses formes. A chaque fois, ils avaient voulu l’attraper pour se nourrir de sa chair. Il avait grandi avec, gravée au fond de lui, au plus profond de ses gênes, cette chose terrible. Il était la proie parfaite. Celui que tous voulaient dévorer, depuis la nuit des temps. Si bien que ses ancêtres, des générations de porcs avant lui, avaient accepté cela comme une évidence. Une fatalité. Ils venaient au monde pour mourir sous le couteau des hommes. Ils le savaient avant même de sortir du ventre tendu de leur mère. Il suffisait d’entendre les grognements, les cris, de sentir l’odeur de la peur dans l’urine, les déjections et la sueur qui imprégnaient les stalles où les truies étaient entravées. Ils n’étaient que de la viande. Et leur vie, leur vie de porc, n’était qu’un intermède entre leur naissance et le moment où le couteau se glisserait sous leur gorge. Un purgatoire qu’il fallait traverser docilement. Parce que depuis toujours le monde était ainsi fait.
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Videos de Stéphane Servant (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Servant
Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d'élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s'écoule doucement... jusqu'au jour où le mystérieux passé d'Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers. Stéphane Servant, avec tout son talent de conteur, nous plonge dans un univers post-apocalyptique aussi fascinant que vénéneux. Une lecture addictive !
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