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ISBN : 2253089885
Éditeur : Le Livre de Poche (18/02/2009)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Et si l'Empire romain n'avait jamais disparu ? Voici l'histoire parallèle d'un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n'a jamais cessé d'exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le christianisme y est inconnu, ne serait-ce que parce que les Juifs n'ont jamais réussi à quitter l’Égypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l'Empereur élimine un proph... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  08 septembre 2013
Dans la version de l'Histoire que Silverberg nous présente, le judaïsme ne s'est jamais développé, les Hébreux étant resté prisonniers en Égypte. le christianisme et l'islam non plus, du coup. L'empire romain a réussi à surmonter la crise qui le menaçait, et les barbares ont été repoussés loin des frontières. L'aigle romain peut s'étendre sans ennemi majeur.
L'idée est intéressante, mais la réalisation me déçoit. L'intérêt d'une uchronie pour moi est soit de deviner ce qui aurait pu se produire dans l'histoire en changeant un événement, soit en analysant l'impact de cet événement manquant sur la mentalité de la population et sur les thèses dominantes qui se développent.
Sur le premier point, rien de nouveau. L'histoire de l'empire romain suit fidèlement la nôtre : conquête de l'Amérique, grands explorateurs, révolution française, etc. Si Silverberg avait développé en filigrane une théorie d'un « sens de l'histoire » inchangeable, pourquoi pas, mais je ne pense pas que c'est le message qu'il a essayé de faire passer. Quant à la population, on ne la voit pratiquement pas, toute l'histoire étant centrée sur la politique des empereurs et de leur entourage. Par conséquent, aucun changement important de mentalité ne transparaît.
Il ne reste donc qu'une histoire semblable à la nôtre, mis à part que les noms sont romains ou grecs et qu'on parle d'empereurs plutôt que de rois. le jeu m'a rapidement lassé, et le livre m'est tombé des mains aux deux tiers. Ce sentiment devait être partagé par le lecteur qui me précédait, puisque j'ai acheté le livre d'occasion, et j'ai trouvé un marque-page à peu près au même endroit !
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Crazynath
  18 septembre 2018
Le challenge Robert Silverberg m'a permis cette année de découvrir et d'apprécier un auteur que je ne connaissais pas avant je dois le reconnaitre.
Depuis, je prends plaisir à découvrir régulièrement l'auteur dans son oeuvre qui est plus que prolifique, il faut le dire… le plus difficile est de choisir le prochain, car il y a tellement de choix dans sa bibliographie.
Délaissant un moment la planète de Majipoor, je me suis penchée sur Roma Aeterna suite à la proposition de lecture commune de mes amis babeliotes.
Nous sommes cette fois-ci dans une uchronie qui part du postulat que l'Empire romain n'a pas chuté face à l'invasion des barbares.
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ce livre qui est composé de plusieurs histoires qui , avec un narrateur diffèrent à chaque fois, raconte une tranche de vie de l'empire romain.
Pas de chrétienté dans ce monde et l'islam n'a pas pu se développer , donc nous sommes toujours dans un culte polythéiste mais ce n'est pas cela le sujet principal du livre. le pouvoir est toujours entre les mains d'un empereur, ( enfin deux en réalité puisque l'empire est divisé n'est-ce pas : Rome pour l'Occident et Constantinople pour l'Orient ) qui est plus ou moins « l'homme de la situation » selon les circonstances et les époques.
Les découvertes scientifiques et l'avancée de l'ère industrielle et de la technologie sont clairement en retard si l'on compare à ce qui s'est réellement passé dans l'histoire.
Si j'ai beaucoup aimé les deux premiers tiers de ce livre, j'avoue que les dernières histoires m'ont plus « laissé sur ma faim ». J'avais une petite impression de lassitude et une vague impression que l'auteur ne savait pas comment terminer son livre… mais ceci n'est que mon avis et n'engage que moi bien sur…
En conclusion, je rajouterais juste ces quelques mots : lecture sympathique, mais c'est loin d'être mon Silverberg préféré.
Challenge Robert Silverberg
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gill
  03 janvier 2013
En l'an 450 après Jésus-Christ, Lentulus Aufidius, l'illustre historien, s'est donné pour tâche d'écrire la biographie de l'empereur Titus Gallius, monté sur le trône de Rome entre 217 et 241.
Durant son règne, pourtant assez bref, il a empêché toute religion monothéiste de prendre son envol et a restauré durablement le culte de Mercure.
Jésus-Christ est donc resté dans l'ombre et la religion chrétienne, restée très marginale, n'a pas saisi les rennes de la destinée du monde occidental.
La datation employée sera donc dite - ab Urbe condita - suivant l'expression romaine et démarrera à compter de la création de Rome, soit 753 ans avant notre date de référence.
En l'an 1282 A.U.C., Maximilianus II est empereur. Mais il se meurt. Son fils aîné, l'austère Héraclius est héritier du trône tandis que le frivole Maximilianus César, fils cadet, fait visiter les bas-fonds de Rome à Menandros, l'ambassadeur de Justinianus, l'empereur romain d'Orient. Mais un curieux accident de chasse met fin, tragiquement, aux espérances d'Héraclius....
En l'an 1365 A.U.C., Leontus Corbulo est exilé par l'empereur vers la ville de "Macoraba" dans la province d' Arabia Deserta. Il sera désormais, dans cette ville que nous connaissons comme "la Mecque", représentant commercial de sa majesté Julianus III empereur de Rome. Mais faisant connaissance avec Mahmud, prophète en devenir, il se chargera d'une tout autre mission....
En l'an 1861 A.U.C, Titius Livius Drusus prend le commandement d'une expédition qui se lance à la conquête d'un nouveau royaume au delà des mers : le Yucatan.
Et l'ère moderne, de ce monde où règne toujours la puissance de Rome, s'annonce avec la découverte de ce nouveau continent plein de richesses mais aussi de périls....
Robert Silverberg, auteur prolifique et talentueux, nous offre un récit passionnant. Sous forme de nouvelles, pour certaines presque indépendantes les unes des autres, il déroule une histoire du monde occidental parallèle à la nôtre : une Uchronie.
Et si Rome n'était jamais tombé,
Et si la chrétienté n'avait jamais pris son envol....
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MarieC
  30 juin 2013
Ce livre se présente comme une série de nouvelles, toutes assez brillantes, liées par un fil directeur : l'empire romain ne s'est jamais converti au christianisme, et "donc" ne s'est jamais écroulé. Il a dominé le monde jusqu'au début de notre 20e siècle... Robert Silverberg déroule alors ses chapitres autour de ce motif, dans l'ordre chronologique : l'assassinat d'un certain Mahomet par un familier de l'empereur, alors qu'il s'apprêtait à fonder une religion monothéiste, l'échec de la conquête du Mexique par les légions, l'expédition d'un empereur autour du monde... le tout est très réussi, amusant et convaincant. Certains chapitres paraissent bien proches des récits de l'Histoire Auguste ! J'ai cependant fini par être lassée par les commentaires assez récurrents, sur ce qui aurait pu se passer si... (les choses s'étaient produites comme dans notre histoire) et l'insistance sur la thèse uchronique. Un peu moins de commentaires historiques et un peu plus d'aventure auraient rendu ce livre proche de la perfection, à mon goût du moins.
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BVIALLET
  17 mai 2012
Et si l'Empire romain ne s'était jamais effondré, s'il avait poursuivi son expansion jusqu'à nos jours ? C'est ce qu'a imaginé Silverberg dans ce livre en prenant évidemment des libertés avec la véritable histoire. Ainsi le Christianisme ne s'est pas propagé (les Juifs n'ont jamais quitté l'Egypte), pas plus que l'Islam d'ailleurs, tué dans l'oeuf avec l'assassinat du prophète. Mais sur cette période de quinze siècles environ (de 1203 après la fondation de la ville à 2723) que de bouleversements, de vicissitudes et de grandes réussites et découvertes : celle du Nouveau Monde par exemple, mais également la conquête de Rome non pas par les Barbares germains et gaulois, mais par les byzantins, puis la réunification des deux empires d'occident et d'orient sous la bannière du premier, sans oublier la liquidation pure et simple de l'Empire (un épisode particulièrement cynique et sanglant) et la touche finale avec le nouvel exode du peuple juif, à la fois messianique et cosmique.
Une longue saga uchronique (536 pages) de très haut niveau. Pour la rédiger, Silverberg a rassemblé une documentation impressionnante sur la vie et les moeurs des Romains. Il s'est placé à une dizaine de dates-clés de cette histoire imaginaire et a mis en scène des personnages emblématiques de chaque époque, un peu comme des chapitres indépendants d'un livre d'Histoire, avec guerres, crises et coups d'état. Rien n'est vrai, mais tout aurait pu l'être. L'évolution de l'organisation politique et sociale suit une certaine logique : tribalisme, féodalité, royauté, empire avec une tendance à l'expansion jusqu'aux confins du monde (Rome peut s'étendre de l'Amérique aux confins de la Chine) ce qui induit scissions, reconquêtes et finalement décadence. Seule l'implosion, qui est pourtant la destinée obligatoire d'un tel système politique, n'est pas envisagée. Rome règne et règnera pour toujours établissant partout sa « Pax Romana », un véritable bienfait pour toute l'humanité. le lecteur ne comprend où l'auteur veut en venir et pourquoi ce roman est classé science fiction que dans les trente dernières pages d'une chute assez époustouflante.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   19 septembre 2018
Je compris enfin ce que les femmes voulaient dire en déclarant que les Grecs font l'amour comme des poètes et les Romains comme des ingénieurs. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, c'est que les ingénieurs ont parfois des talents dont les poètes sont dépourvus, et qu'un ingénieur est parfaitement capable de se faire poète, mais ne réfléchirait-on pas à deux fois avant de traverser un pont construit par un poète?
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FifrildiFifrildi   20 septembre 2018
Et quoi que tu penses, la pauvreté n'est pas toujours à l'origine des révolutions. C'est la passion pour la nouveauté, la quête d'excitation. La révolution est le fruit de l'oisiveté et du désoeuvrement, pas de la pauvreté.
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FifrildiFifrildi   17 septembre 2018
Dans un état d'excitation maladive, Maximilianus se mit à faire l'énumération de tous les remèdes qui avaient été employés : applications de graisse de lion, boissons à base de lait de chienne, grenouilles bouillies au vinaigre, cigales séchées dissoutes dans le vin, figues farcies au foie de souris, langues de dragons bouillies à l'huile, œil de crabe d'eau douce et autres cures aussi exotiques que coûteuses, toute une pharmacopée - suffisamment de remèdes en tout cas, songea Faustus, pour achever un homme en bonne santé.
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FifrildiFifrildi   18 septembre 2018
Il y a une différence entre ne pas être courageux et être un lâche. Lequel est le pire, je me le demande, de fouler la neige de temps en temps, ou de vivre sous un climat doux entouré de lâches. Comment vivre parmi les lâches, sans être soi-même un lâche?
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FifrildiFifrildi   18 septembre 2018
Tandis qu'il observait la côte énigmatique plongée dans les ténèbres qui s'étirait devant lui, il se demandait s'il allait laisser lui aussi ses os sur cette terre étrangère et sûrement hostile, comme bon nombre d'autres soldats romains avant lui.
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Videos de Robert Silverberg (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Silverberg
Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d'assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance... Dessin : Laura Zuccheri Oeuvre originale : Robert Silverberg Scénario : Philippe Thirault
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