AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253089885
Éditeur : Le Livre de Poche (18/02/2009)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Et si l'Empire romain n'avait jamais disparu ? Voici l'histoire parallèle d'un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n'a jamais cessé d'exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le christianisme y est inconnu, ne serait-ce que parce que les Juifs n'ont jamais réussi à quitter l’Égypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l'Empereur élimine un proph... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Millencolin
  28 septembre 2018
Je sors de cette lecture avec un avis mitigé.
Je ne m'étendrai pas sur la plume de Silverberg, son talent pour la description, la création d'un décor, d'un environnement, d'une reconstitution historique, ni sur sa capacité à nous brosser rapidement des personnages charismatiques, avec du relief, de la consistance.
Par contre, je suis resté un peu sur la touche, déjà quant au choix de la structure du livre, à savoir qu'il s'agit finalement d'un recueil de nouvelles, narrant des scènes particulières de vie au cours de la fausse histoire de l'Empire romain. A chaque fois, l'auteur avance suffisamment dans le temps pour que les acteurs auxquels nous avions pu nous attacher, soient morts depuis un moment.
J'ai trouvé ce schéma de construction assez frustrant, et également assez pénible, dans le sens où il faut en permanence se relancer complètement dans quelque chose de nouveau. En plus, Silverberg a cru bon, de tout le temps rappeler l'enchainement des événements ayant conduit l'Empire à cet instant. Et ceci s'avère assez redondant.
Ensuite, ce qui m'a le plus déplu, c'est l'essence même des histoires. Les intrigues qui parfois ne décollent pas, et qui offrent souvent une chute qui manque justement du caractère propre au terme "chute". Il y a, évidemment, toujours une morale et une réflexion sur le pouvoir, la force d'un empire, le patriotisme, le sens du devoir, la soif du pouvoir. Mais je pense m'être dit, à chaque fin de chapitre, "tout ça pour ça".
Non, je reste admiratif de Robert Silverberg et de son oeuvre, mais je ne prends aucun risque en disant qu'il s'agit ici de son livre que j'ai le moins aimé.
Après, pour les passionnés d'histoire et notamment de cette période, je pense que ce livre possède un grand intérêt, tant l'auteur s'est documenté avant et maitrise son sujet.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          393
Fifrildi
  21 septembre 2018
J'ai bien pris mon temps pour lire ce livre que j'ai beaucoup aimé dans l'ensemble. L'idée de départ est très intéressante : « Et si l'Empire romain n'avait jamais disparu ? »
On ne va pas suivre un personnage mais le déroulement de l'Histoire (de 1203 A.U.C. à 2723 A.U.C. - pour comparer avec notre histoire enlever 754 ans ^^) à travers une belle brochette de personnages : Faustus, Corbulo, Drusus, Antipater, Eudoxia, Pisander, Apollinaris, Cymbelin, Tyr et Nathan.
D'un côté, c'est bien d'avoir leur point de vue sur leur époque et de l'autre, c'est toujours un peu triste de les quitter (les histoires sont toujours trop courtes). Il y a quelques figures que je ne vais pas oublier comme Faustus, Drusus, Antipater et surtout Apollinaris (mon préféré).
J'ai trouvé incroyable, de pouvoir m'attacher à un personnage en quelques lignes, de m'inquiéter de son sort. Ensuite, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire de Cymbelin, pour mieux repartir avec celle Tyr et Friya La dernière histoire est tombée pour moi comme un cheveu sur la soupe… pour la conclusion j'ai trouvé que cela ne collait pas avec le reste.
J'ai aimé 7 histoires sur les 10, c'est déjà pas mal mais en refermant le livre c'est difficile pour moi d'avoir une vue d'ensemble sur toute l'histoire. Je pense que j'aurai préféré que tout le roman se déroule à une même époque avec des développements qui expliquent comment L Histoire a évolué. À mon sens, il manquait quelque chose... un fil conducteur(?) ou c'est peut-être l'impression d'avoir « manqué des épisodes ».
Un bon moment de lecture, quoi qu'il en soit.


Challenge défi de l'imaginaire (SFFF) (35)
Challenge pavés 2018
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          335
Srafina
  29 septembre 2018
Je viens de terminer Roma Aeterna ce jour, et pour moi c'est une découverte de l'écriture de Robert Silverberg. L'occasion m'en a été donné par la lecture commune que Fifrildi a ouverte sur le forum.
Le livre est sorti en 2003 et est composé d'une dizaine de courtes histoires réparties sur 1500 ans de ce qu'aurait pu être l'empire et la pax romana si…. Moïse n'avait pas traversé la mer Rouge.
Une uchronie donc où un tas d'événements ont pris un chemin différent.
Même un certain Mahmud est assassiné avant d'avoir pu créer une autre religion monothéiste
Au fil des nouvelles, on côtoie différents personnages auxquels j'ai plus ou moins accroché.
Mes nouvelles préférées sont :
1282 AUC : Avec César dans les Bas-Fonds : une fort instructive excursion au sein des bas fonds de Rome. Et aussi comme quoi, il ne faut surtout pas se fier aux apparences.
1861 AUC : La deuxième vague : et si les peaux-rouges ou amérindiens de Roma nova n'avaient pas été colonisés.
2568 AUC : le règne de la Terreur : un coup d'état qui ravage tout sur son chemin
2603 AUC : Via Roma : j'assimilerais bien cette nouvelle à notre révolution de 1789 ou même à la révolution Russe avec toutes leurs exactions.
On assiste donc à des coups d'état, des schismes, des manoeuvres et jeux de dupes au sein du pouvoir. le but des élites de Rome est de continuer à asseoir la puissance et à étendre les frontières de l'Empire souvent pour leurs intérêts propres. Rien de bien nouveau en ce bas monde.
Je ne peux pas dire que j'ai été emballée par l'ensemble des nouvelles, c'est bien écrit mais un peu longuet dans les descriptions. J'aime bien par contre les interactions avec les différents personnages. La difficulté étant de retenir tous les noms des intervenants, les noms en latin n'ayant jamais été mon fort ^^
En général je suis fan des uchronies, voyages dans le temps, pour le thème particulier de l'Histoire transformée, et j'aurais préféré assisté à une histoire bien définie et non répartie sur un millénaire.
Coup d'essai à renouveler pour Silverberg, à vous lire il aurait d'autres romans plus accrocheurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          275
Nadou38
  28 septembre 2018
C'est en l'an 2771 A.U.C. que des membres du site Babelium décident de se lancer dans la lecture commune de Roma Aeterna de l'auteur Robert Silverberg.

L'empire romain n'a pas disparu, non. Malgré les guerres et les rébellions, les crises politiques ou encore les complots pour renverser le pouvoir et l'empereur, Rome demeure toujours la ville la plus importante du monde. Elle brille toujours par son extravagance, sa culture et son aura s'étend sur les autres cités de l'Empire...
Le construction du livre est bien trouvée car, à chaque chapitre, Silverberg développe une période particulière de cette Histoire parallèle. On avance chronologiquement dans le temps, on fait donc la connaissance d'un nouveau narrateur à chaque fois, certains plus attachants que d'autres. C'est souvent un personnage important, proche d'un César, et qui est témoin d'un évènement relativement essentiel dans l'évolution de cette civilisation romaine.
Par ailleurs, Silverberg écrit bien, c'est un fait. Il nous brosse merveilleusement en quelques pages le décor - et quels décors parfois ! - et des personnages hauts en couleur. On est facilement et rapidement plongé dans son récit avec l'envie d'en savoir plus.
Mais... il m'a manqué quelque chose pour être enthousiaste sur ce roman.
En fait, je dois dire que je me suis sentie un peu frustrée à la fin des chapitres, soit parce que j'aurais aimé connaître une suite (je pense par exemple au récit d'Antipaster), soit parce que j'étais déçue du manque de rebondissements proposés qui auraient pu éveiller davantage mon intérêt.
Le format des chapitres, proche de la nouvelle, et la personnalité des différents narrateurs ont certainement influencé ce sentiment.
Ce ressenti est toutefois personnel et ne m'empêche pas d'être satisfaite de cette lecture car j'ai bien aimé le concept qui rend ce roman tout à fait original.
Lu dans le cadre du challenge «2771 A.U.C., l'année Robert Silverberg...» ;)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          242
Luniver
  08 septembre 2013
Dans la version de l'Histoire que Silverberg nous présente, le judaïsme ne s'est jamais développé, les Hébreux étant resté prisonniers en Égypte. le christianisme et l'islam non plus, du coup. L'empire romain a réussi à surmonter la crise qui le menaçait, et les barbares ont été repoussés loin des frontières. L'aigle romain peut s'étendre sans ennemi majeur.
L'idée est intéressante, mais la réalisation me déçoit. L'intérêt d'une uchronie pour moi est soit de deviner ce qui aurait pu se produire dans l'histoire en changeant un événement, soit en analysant l'impact de cet événement manquant sur la mentalité de la population et sur les thèses dominantes qui se développent.
Sur le premier point, rien de nouveau. L'histoire de l'empire romain suit fidèlement la nôtre : conquête de l'Amérique, grands explorateurs, révolution française, etc. Si Silverberg avait développé en filigrane une théorie d'un « sens de l'histoire » inchangeable, pourquoi pas, mais je ne pense pas que c'est le message qu'il a essayé de faire passer. Quant à la population, on ne la voit pratiquement pas, toute l'histoire étant centrée sur la politique des empereurs et de leur entourage. Par conséquent, aucun changement important de mentalité ne transparaît.
Il ne reste donc qu'une histoire semblable à la nôtre, mis à part que les noms sont romains ou grecs et qu'on parle d'empereurs plutôt que de rois. le jeu m'a rapidement lassé, et le livre m'est tombé des mains aux deux tiers. Ce sentiment devait être partagé par le lecteur qui me précédait, puisque j'ai acheté le livre d'occasion, et j'ai trouvé un marque-page à peu près au même endroit !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   07 septembre 2013
« Eh bien, commença Marcus Junianus, tandis qu'avec Drusus il supervisait le débarquement des provisions sur la plage, nous voici enfin au Yucatán. Un nom étrange, tu ne trouves pas ? À ton avis, que signifie-t-il ?
— Je ne comprends pas.
— Comment cela ? Il me semble avoir été clair, Titus. Je disais : que signifie-t-il ? Je parlais du Yucatán. »
Drusus s'esclaffa. « J'ai bien compris. Et je t'ai répondu. Tu m'as posé la question et ma réponse a été : "je ne comprends pas". Depuis des siècles, partout dans le monde, nous avons demandé aux autochtones de contrées lointaines de nous dire comment s'appelle l'endroit en question, le tout dans un parfait latin. Et étant donné qu'aucun d'eux ne connaît le latin, ils répondent en général : "je ne comprends pas", dans leur langue, et c'est le nom que nous donnons à ce lieu. Dans le cas présent, c'est la scandinave qu'ils ne parlaient pas. Ainsi, quand Haraldus ou l'un de ses amis a demandé aux autochtones le nom de leur royaume, ils ont répondu « Yucatán » qui, j'en suis convaincu, n'est pas absolument pas le nom de cet endroit mais...
— C'est bon, dit Marcus Julianus. Je crois que j'ai compris. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
FifrildiFifrildi   17 septembre 2018
Dans un état d'excitation maladive, Maximilianus se mit à faire l'énumération de tous les remèdes qui avaient été employés : applications de graisse de lion, boissons à base de lait de chienne, grenouilles bouillies au vinaigre, cigales séchées dissoutes dans le vin, figues farcies au foie de souris, langues de dragons bouillies à l'huile, œil de crabe d'eau douce et autres cures aussi exotiques que coûteuses, toute une pharmacopée - suffisamment de remèdes en tout cas, songea Faustus, pour achever un homme en bonne santé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
FifrildiFifrildi   19 septembre 2018
Je compris enfin ce que les femmes voulaient dire en déclarant que les Grecs font l'amour comme des poètes et les Romains comme des ingénieurs. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, c'est que les ingénieurs ont parfois des talents dont les poètes sont dépourvus, et qu'un ingénieur est parfaitement capable de se faire poète, mais ne réfléchirait-on pas à deux fois avant de traverser un pont construit par un poète?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          202
FifrildiFifrildi   20 septembre 2018
Et quoi que tu penses, la pauvreté n'est pas toujours à l'origine des révolutions. C'est la passion pour la nouveauté, la quête d'excitation. La révolution est le fruit de l'oisiveté et du désoeuvrement, pas de la pauvreté.
Commenter  J’apprécie          140
FifrildiFifrildi   18 septembre 2018
Il y a une différence entre ne pas être courageux et être un lâche. Lequel est le pire, je me le demande, de fouler la neige de temps en temps, ou de vivre sous un climat doux entouré de lâches. Comment vivre parmi les lâches, sans être soi-même un lâche?
Commenter  J’apprécie          110
Videos de Robert Silverberg (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Silverberg
Ancienne colonie, la planète Belzagor a été rendue à ses deux espèces intelligentes. Des scientifiques décident d'assister à leur rituel secret, la cérémonie de la renaissance... Dessin : Laura Zuccheri Oeuvre originale : Robert Silverberg Scénario : Philippe Thirault
autres livres classés : uchronieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

gilgamesh

qui est gilgamesh ?

UN PAYSAN
UN ROI
UN ENFANT
UN CHIEN

4 questions
41 lecteurs ont répondu
Thème : Gilgamesh, roi d'Ourouk de Robert SilverbergCréer un quiz sur ce livre
.. ..