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Critiques sur Sansonnets, un cygne à l'envers : Cent sonnets, insigne.. (92)
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irisrivaldi
  15 février 2020
Un patchwork d'émotions
Je venais juste de terminer la lecture d'un thriller ésotérique dont l'histoire se déroule dans l'inévitable Ville éternelle où, sans qu'on comprenne bien pourquoi (comme ça arrive souvent avec les thrillers ésotériques), les protagonistes se signent à l'envers, quand j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres ce livre au titre singulier « Sansonnets, un cygne à l'envers ».
« Alors là, si ça, c'est pas un signe ! » me suis-je alors exclamée, emphatique. Le signal en effet pour laisser très loin derrière moi la pesanteur de toutes ces ramifications mystiques pour me plonger le coeur léger dans une lecture douce et dépaysante. La couverture annonçait d'ailleurs la couleur : un cygne majestueux avance avec grâce en se reflétant sur la surface paisible d'un lac.

Ce recueil contient cent sonnets à propos desquels Pierre Thiry révèle en épilogue quelles ont été, pour lui, les coulisses de la création : « J'ai écrit ces sonnets un peu n'importe quand, lorsque j'avais du temps. » Cela donc, j'imagine, sans aller chercher trop loin son inspiration : au bureau de poste, à l'arrêt de bus, dans le train, à la terrasse d'un café, au restaurant, chez le coiffeur, au cours de balades en forêt, lors d'une marche sous la pluie, en observant un visage amical, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, pendant la lecture d'un livre, en savourant un concert…

Mon avis :

J'avais, je le confesse, un a priori négatif au sujet de la poésie en général, des sonnets en particulier et de toutes sortes d'envolées lyriques, qui obligeraient les anges eux-mêmes à se baisser pour contempler le paradis, tant tout ceci plane bien haut pour ma modeste compréhension. Alors oui, j'avoue honteusement être d'habitude totalement hermétique au langage ésotérique de la poésie. Et, aussi loin que remontent mes souvenirs du lycée, je conserve encore l'empreinte douloureuse que certains poètes italiens, avec leur abus de figures rhétoriques – que Eugenio Montale me pardonne –, ont laissé dans ma mémoire de mauvaise élève. J'ai bien conscience qu'un univers fabuleux m'échappe sûrement et qu'un jour je devrais revenir à des sentiments plus aimables envers tout un pan de la littérature.

Mais je m'égare, revenons à nos moutons, à nos sansonnets devrais-je dire ; avec ses cent sonnets Pierre Thiry a ainsi confectionné un délicat patchwork d'émotions, qui saura aussi bien toucher l'amateur de poésie que le profane.

L'auteur, qui jongle avec les mots et les fait chanter maniant avec maestria l'art du sonnet, a donc le chic des trouvailles linguistiques. Ce qui compte en définitive, c'est qu'en refermant mon livre, je suis ravie que tous ces sonnets ne m'aient pas rejetée. Son message adresse un cinglant démenti à tous ceux qui pourraient penser que la poésie se veut la chasse gardée d'une élite hautaine n'admettant dans son cercle qu'une minorité choisie.

Désormais, quand je laisserai traîner une oreille au-dessus de l'étang des cygnes, je serai très attentive au murmure des conversations. Et j'espère de tout coeur avoir la chance d'entendre papoter quelques volatiles distingués. Ce sera toujours plus bénéfique que de barboter dans un énième ersatz du Da Vinci Code…

Chronique complète sur le blog
Lien : http://scambiculturali.over-..
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Orha08
  29 octobre 2017
Une oeuvre sympa assez drole mais tout de meme pas a la hauteur de Rimbaud
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Marie-Nel
  05 septembre 2017
C'est en premier lieu le titre et la couverture qui m'ont tout de suite interpelée. Il y a bien un cygne à l'envers en photo comme il est écrit dans le titre, et le jeu de mot de celui-ci m'a séduite « Sansonnets, un cygne à l'envers = Cents sonnets insignes allant vers », j'ai trouvé cela très recherché ! Pierre Thiry n'a d'ailleurs pas fini de me surprendre puisque ces sonnets sont tous du même acabit, des jeux de mots, de lettres, comme ce premier sonnet qui, en guise de préface, le titre « Le pré face ». Il est vraiment un virtuose dans ces jeux. Pour exemple, j'aime particulièrement le sonnet 5 :
Ici flottaient trois sansonnets..
Comment ? Trois sansonnets qui nagent ?
Vous m'auriez dit 'ils sont en cage !! »
J'aurais gémi dans cent sonnets.

Mais trois étourneaux dans l'étang
Qui se pavanent, jouent au cygne,
Quel augure en tirer?Quel signe ?
C'est étrange, c'est déroutant.

le sansonnet n'est point canard
Il n'est pas palmé des panards.
Pourquoi nagez-vous sansonnets ?

Ils n'ont pas répondu...Bizarre...
Ils sifflotaient dans l'eau, musards.
J'ai donc pondu ces cent sonnets...
Le recueil comporte effectivement cent sonnets, qu'il a très bien écrits puisqu'ils contiennent tous deux quatrains et deux tercets, il a très bien respecté la forme, le contenu aussi d'ailleurs puisque tous les vers riment et sont de même longueur. Les phrases qu'ils forment, quant à elle, sont parfois drôles, parfois elles racontent une histoire. Comme il le dit lui-même dans le résumé, il s'est inspiré de scènes dont il a pu être témoin dans la vie de tous les jours, donc certains sonnets se passent dans un train ou à l'arrêt d'un bus, ou encore à la caisse d'un supermarché. Certains se racontent sur plusieurs sonnets, les phrases du dernier sont reprises au début du suivant. D'autres encore sont construits avec en première lettre, celle du titre, je m'explique :
Pour le sonnet 35, le titre est «  Léon Bloy, mic mac », et bien, les premières lettres de chaque ligne reprennent chaque lettre du titre :
le vieux Bloy, maëlstrom braillard
Epuisait sa phrase au gueuloir :
Ouste ! Allez ! Sortez du plumard !
Narrez la vie de Marchenoir !
Ce qui forme bien « Léon »...j'ai vraiment trouvé ça épatant, car il faut de l'inspiration pour pouvoir créer un texte qui ait du sens à partir d'un titre !! Et il a réitéré cela dans d'autres sonnets !
De plus, Pierre Thiry fait preuve d'une culture très riche, il cite beaucoup d'auteurs connus ou moins, Maupassant, Flaubert, mais aussi Léon Bloy, Charles Soullier, etc... Dans la postface, il nous explique avec beaucoup d'exemples et de citations d'auteurs comment sont construits les sonnets et d'où viennent-ils, qui en a écrits. Il nous parle également des siens, comment et pourquoi il les a écrits. Il nous explique aussi comment écrire un roman à partir d'un sonnet, c'est un peu caricatural, mais après tout, pourquoi pas, c'est une idée comme une autre ! Je me demande s'il fera un roman de ces cents sonnets !
Moi qui n'ai plus lu de poésie bien écrite depuis mes études littéraires, cela m'a rappelé de bons souvenirs, et j'ai pris un grand plaisir à me plonger dans ces vers qui sortent de l'ordinaire, drôles ou plus sombres, avec des mots tournés dans tous les sens, certains sont plus « classiques », ce fut en tout cas, pour ma part, un régal de lire ce livre. J'ai hâte de découvrir l'auteur dans un autre registre, puisqu'il est l'auteur d'un roman « Le mystère du Pont Gustave Flaubert » (il en est question d'ailleurs dans un des sonnets), et celui-ci me tente bien aussi !!
Je vous conseille donc la lecture de ce recueil, même si vous n'êtes pas habitués à ce genre de lecture, je suis sûre que vous y prendrez du plaisir tout de même !!
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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liliaza
  04 septembre 2017
Tout d'abord je remercie l'auteur pour son envoi et sa confiance pour la lecture de son recueil.

Ce qui m'a poussé vers ce livre au préalable c'est le jeu de mots : sansonnets, un cygne à l'envers - cent sonnets insignes allans vers… J'ai adoré cette idée et je me suis que si le livre était dans la même veine que le titre j'étais sûr d'aimer. Et j'ai aimé ! J'ai même adoré. Ici on est dans une thématique se basant sur le sonnet, une apologie du sonnet. Il n'est pas question d'amour comme la plupart des poètes. C'est très frais et très agréable. Les rimes tombent à pic et font mouche. On a parfois l'impression de lire un roman tellement il y a de la suite dans les idées. Et même quand des poèmes semblent changer de sujet on en revient toujours au sonnet. Pour exemple : les loutres n'aiment pas…

Les loutres n'aiment pas quand les lecteurs pressés

Oublient les sonnets par où elles sont passées

C'est peut-être poétique après tout les loutres ?

Je ne peux que vous recommander ce livre si vous aimez la poésie ou même si vous ne l'aimez pas juste histoire de découvrir un autre style de poèmes.
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mesecritsdunjour
  30 août 2017
Moi, accro dingue à la littérature classique et jeunesse me voilà attirée par ce bouquin ou plutôt ce titre si singulier et cette couverture plus que renversante.
Pour les novices comme moi, un sonnet est un poème comportant 14 vers se composant de 2 quatrains et de 2 tercets ; tout en rimant.
À ma grande surprise je me suis laissée emporter par cette poésie, ces cents sonnets maniés d'une main précise par Pierre Thiry. N'étant pas habituée à ce type de lecture je l'ai donc faite à voix haute pour en capter chaque subtilité.
Les cents sonnets abordent divers thèmes, la nature, les nouvelles technologies, les transports, les animaux et également des auteurs connus tel Rimbaud, Verlaine, Lupin… L'auteur les a rédigés à n'importe quel moment et dans n'importe quel lieu expliquant cette variété et cette liberté d'écriture.
En postface Pierre Thiry explique pourquoi cents sonnets et les situent dans l'Histoire. Terminant par la recette d'un sonnet mais chuuut je ne dévoilerai rien c'est un secret entre l'auteur et le lecteur donc pour le savoir il va falloir le lire.
Pierre Thiry a su manier la poésie et chapeau l'artiste car l'exercice n'est pas simple du tout.
Je remercie Pierre Thiry qui m'a envoyé un exemplaire de son livre.

Sonnet 40 « Jongler avec les mots »

« Jongler avec les mots, les aligner
Laisser danser le stylo sur la feuille
Laisser courir pour le plaisir de l'oeil
Quelque trouvaille aimable, maligne et

L'inattendu finit par survenir
Savourer le temps petit à petit
Dévorer la vie à plein appétit
Sans s'inquiéter des drames à venir

Machiner la grammaire à l'infini
Tant pis si ce sonnet est mal fini
Et si l'on ne peut gloser tout autour

Sans se soucier de la fin qui finit
Concocter des sonnets à l'infini
Ainsi que le faisaient les troubadours… »
Lien : http://mesecritsdunjour.cana..
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loliartesia
  19 mai 2017
J'ai reçu Sansonnets, un cygne à l'envers en février et je dois dire que je l'avais mis de côté. La poésie est un genre si particulier qu'il ne faut pas en forcer la lecture. Au fil des semaines et des mois, j'ai pioché des sonnets au hasard, jusqu'à les avoir à peu près tous lus. C'est un recueil très particulier que celui-ci. La forme est néoclassique ; comme le titre l'indique, il ne s'agit que de sonnets, ce qui pourrait être à terme lassant si l'auteur ne donnait pas tant d'âme et de personnalité à chaque poème. Tantôt mélancoliques, tantôt fantasques, tantôt rêveurs, les sonnets de Pierre Thiry s'échappent, semble-t-il, de leur carcan de papier pour façonner des paysages, des émotions, des idées. Ce sont des sonnets de l'instant, qui résonnent et racontent le poète, autant que le poète les conte. Car il y a aussi dans Sansonnets une manière de conteur.

Pour en revenir à la forme, les variations dans les rimes et les longueurs de vers permettent d'autant plus de donner corps à chaque poème. Tantôt alexandrins, tantôt octosyllabes, tantôt décasyllabes, si la forme reste relativement classique, parfois un vers tombe un peu à côté, donnant à l'ensemble un aspect brinquebalant charmant. Comme une table dont un des pieds est bancal, certains vers ont les pieds trop courts ou trop longs. Est-ce volontaire ? C'est en tout cas plaisant. Et comme certains sonnets ont davantage retenu mon attention, je citerai notamment "Les loutres n'aiment pas...", "Quel chic art mur", "Voyelles délinquantes" et un vers que j'aime beaucoup :

"Sonnet bouillu sonnet foutu !"

Ah ! et puis, quelle formidable suggestion que l'écriture d'un roman à partir d'un sonnet ! Elle me donne envie de tester ! Et je pense honnêtement me laisser tenter, peut-être avec les loutres...


Lien : https://loliartesia.com/2017..
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melicia
  05 mai 2017
J'ai déjà lu un premier livre de Pierre Thiry qui était romancé mais je ne suis pas surprise que ce 2e livre soit fait de poème, je l'attendais tout à fait dans cet univers qui joue avec les mots. Il nous emmène ici dans un univers complexe en toute simplicité, sans prise de tête et avec humour.


Ce livre nous propose 100 sonnets qui sont en fait des poèmes suivants une règle complexe mais il propose aussi des hommages à des ouvrages déjà parus. Même la préface suit ce mode opératoire, l'auteur à jouer le jeu jusqu'au bout pour nous emmener dans un procédé d'écriture qu'on ne connaît pas toujours.


La poésie n'est pas un genre qui m'appelle à la base, mais ces 100 sonnets se laissent lire facilement à petites doses par-ci par-là et surtout on y sent le plaisir que l'auteur à pris en les écrivant et ça, sa donne un plus. Ces textes sont toutefois assez différents de ce qu'on imagine d'un univers aussi compliqué vu que l'auteur y joue avec les mots pour nous faire sourire.

Lien : http://books-story.wixsite.c..
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Lecturelle
  14 avril 2017
J'ai eu ce livre par l'auteur qui via Facebook  cherchait des blogueurs pour faire une chronique, je ne raffole pas de poésie pour moi un bon livre c'est avec une histoire et que ça me fasse rêver du coup je me suis dis pourquoi ne pas ouvrir mon horizon vers autre chose. Et finalement, j'ai aimer ce livre.
J'ai fais quelque recherche car l'auteur parle de cent sonnets et ce n'est pas la même chose que de la poésie si j'ai bien compris un sonnet est un poème de quatorze vers composant deux quatrains et deux tercets mais surtout ça doit rimé. Je ne connais pas du tout ce genre de poème mais il y a de très bon site ou c'est bien expliqué.
En tout cas, j'ai trouvé ces sonnets très intéressant  car l'auteur les a écrit en fonction de ce qu'il a vu lors de balade dans la rue ou dans toute sorte d'évènement qu'il a fait donc il parle de la vie de tout les jours c'est donc plus facile de les lires. Pour ma part certains m'ont fais rire, d'autres réfléchir et puis d'autre ou je n'ai pas accroché.
Au final, je garde ce livre sur mon étagère car parfois quand je lis trop de livre prenant ou qu'il m'arrive de ne plus avoir envie de lire et bien je reprendrais ces sonnets pour me détendre et passer à autre chose.
Pour finir, je remercie l'auteur Pierre Thiry de m'avoir fait confiance pour cette lecture et de m'avoir fait découvrir un autre style de lecture que j'aime beaucoup apprécié. 

Lien : http://lecturelle.over-blog...
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democratz
  29 janvier 2017
Ce titre assez singulier résume une idée : le plaisir de manier les mots sans limite afin de réussir à fabriquer une âme qui sera le souffle de vie de chacun des sonnets dont est composé ce recueil. C'est donc dès la couverture que le ton est donné. Il sera décalé… ou en concordance … Tout dépendra de vous et de votre angle d'analyse (si ce n'est pas clair, je vous renvoie vers la jolie photo du cygne et de son reflet).

Apprêtez-vous à pénétrer un univers où se mêlent les figures de style les plus émérites de la poésie contemporaine et dans lequel les lettres de l'alphabet sont comparables à des marmots espiègles se chamaillant pour un bout d'acrostiche.

Avertissement pour le lecteur ingénu: Une fois passé les deux préfaces, et après avoir pris un bon départ, il faudra veiller à ne pas faire la course car pour pouvoir les apprécier, les 100 sonnets ne se lisent pas d'un trait. D'ailleurs ce ne serait pas rendre hommage à l'auteur que d'expédier en deux heures, ce qui est le fruit de plusieurs journées de réflexion et d'écriture.

Pierre Thiry en se faisant plaisir, nous fait plaisir également. Et c'est bien là la réussite du poète. En effet, je me suis surpris à lire et relire certains de ses poèmes car la sonorité et la richesse des rimes ont eu sur moi un écho éclatant, en concordance avec ma vision de la poésie.

« Sansonnets, un cygne à l'envers » est un projet maitrisé de bout en bout par son auteur.

Pour conclure, je dirai qu'écrire un sonnet, n'est pas donné à tout le monde. C'est un exercice d'équilibriste en deux quatrains et de deux tercets pour les artistes de haut vol qui n'ont pas froid aux yeux et qui savent chuter avec élégance.
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Enjeuxdemots
  12 janvier 2017
Cette lecture est réellement légère et rafraîchissante.

Grâce à une écriture fluide, le livre se lit facilement et les sonnets s'enchaînent sans que l'on s'en rende compte et il se peut qu'au bout de deux heures, vous le finissiez avec le sourire aux lèvres.

De premier abord, il est indéniable que le poète maîtrise les mots et en joue comme bon lui semble, et souvent ça lui réussit. Dans une simplicité des fois enfantine, il jongle entre des sonnets subtils et d'autres beaucoup moins classiques où il bouleverse les règles de l'écriture.

Certaines rimes faciles reviennent de manière répétitive (Diamant, Tournoiements…), et cette impression de déjà vu contribue au sentiment de familiarité que l'on peut développer avec les sonnets au fur et au mesure de la lecture. Ce qui aide beaucoup l'immersion dans cet univers poétique. Elle peut néanmoins devenir lassante comme dans « Contempteurs » et « Lâché ».
L'auteur a beaucoup recours à la personnification, figure de style que j'affectionne tout particulièrement. Et donc lire des sonnets où les cygnes et les sonnets circulent l'air hagard est surprenant en même temps que drôlement plaisant.
Certains jeux de mots sont habilement réalisés comme dans le très atypique sonnet « le Rat Tur et Arthur Lerat ».

Tandis que dans d'autres poèmes tel que « Jongler avec les mots », transparaît le désir simple du poète devant sa feuille blanche, d'esquisser des mots et de les assembler pour qu'ils fabriquent du sens. Cela parle à ceux qui se retrouvent souvent devant la virginité d'une feuille blanche et réfléchissent à la meilleure manière d'honorer cette blancheur.

Sont également glissées dans les poèmes des références à certains écrivains comme Guy de Maupassant et Gustave Flaubert dans « Fleuve et Mots Passants » et « Ce que pense Gustave du Pont Gustave-Flaubert : il en perd le goût du thé. »

D'autre part, il est vrai que quelques poèmes m'ont moins interpellée que d'autres et certains ont même été déroutants, je fais notamment référence aux sonnets du 62 au 66 dont la succession est un peu surprenante et dont la répétition des rimes principales devient lassante au fur et au mesure de la lecture.

Si vous êtes puriste comme ma personne, vous pouvez entamer la lecture des sonnets dans leur ordre respectif ou piocher au gré de vos envies et découvrir leur diversité grâce à une lecture aléatoire.
Mes coups de coeur ont été « Il faut toujours attendre le bus avec un livre« , « Les Liaisons Hasardeuses« où encore « Complainte » qui est une très romantique ode à la femme.

Je vous dis très bonne lecture !
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