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Critiques sur La clé USB (15)
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hcdahlem
  06 septembre 2019
Juste un petit crochet par la Chine

Jean-Philippe Toussaint s'intéresse à la puissance des lobbys et à la cybersécurité dans «La clé USB». L'occasion de nous offrir une escapade en Chine avant un colloque au Japon et un roman aussi déstabilisant que piquant.

Deux hommes abordent le narrateur dans les couloirs du parlement européen à Bruxelles. Employé au sein d'une unité chargé de la prospective au sein de la Commission, il vient de plaider pour le développement d'une blockchain européenne, sujet qui intéresse particulièrement John Stavropoulos et Dragan Kucka de la société XO-BR Consulting, spécialisée dans le développement de la technologie blockchain, en particulier pour des clients asiatiques.
Bien entendu, il n'est pas nécessaire d'en savoir davantage sur cette technologie pour apprécier ce roman, mais cela permet de comprendre les enjeux d'un marché qui va sans doute avoir un poids déterminant dans l'économie des années futures. La définition qu'en fournit Wikipédia me semble assez précise : «Une (ou un) blockchain, ou chaîne de blocs est une technologie de stockage et de transmission d'informations sans organe de contrôle. Techniquement, il s'agit d'une base de données distribuée dont les informations envoyées par les utilisateurs et les liens internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de temps réguliers en blocs, formant ainsi une chaîne. L'ensemble est sécurisé par cryptographie. Par extension, une chaîne de blocs est une base de données distribuée qui gère une liste d'enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les noeuds de stockage.» L'application la plus connue du grand public est le bitcoin ou monnaie virtuelle, mais d'ores et déjà les banques, les assurances, le secteur de la santé et celui de l'énergie, mais aussi la logistique et différentes industries travaillent à la mise au point de cette révolution de l'économie numérique.
Un aparté qui permet de mieux cerner les enjeux de la négociation qui se joue dans «l'ombre feutrée et chuchotante de bars de grands hôtels bruxellois anonymes». Car la curiosité aura été la plus forte pour notre homme, avide de savoir ce qui se cache derrière cette mystérieuse société XO-BR Consulting. Et sans doute de redonner un peu de piment à une vie devenue bien fade: «J'avais le sentiment de n'avoir plus d'avenir personnel. Mon horizon, depuis que mon mariage avec Diane était en train de sombrer, me semblait irrémédiablement bouché. Depuis des mois, je me sentais enlisé dans un présent perpétuel. Nous ne nous parlions plus avec Diane, nous ne nous parlions plus depuis l'été (et même avant, je me demande si nous nous étions jamais parlé). Notre couple s'était progressivement défait au cours des années. Notre mariage, ou ce qu'il en restait, finissait de se déliter. Depuis bientôt deux ans, nous vivions côte à côte, comme des ombres, en étrangers, dans le grand appartement de la rue de Belle-Vue, avec Thomas et Tessa, nos jumeaux qui allaient à l'école élémentaire et qu'on se répartissait pendant les vacances…».
L'événement qui va tout faire basculer, c'est d'une clé USB égarée par l'un des interlocuteurs et contenant des centaines de fichiers et d'informations et notamment des photos de l'Alphaminer 88, une machine inconnue jusque-là, un prototype produit en Chine par Bitmain et commercialisé par la société basée à Dalian, en Chine, où Stavropoulos voulait l'inviter.
Détaillant encore les fichiers de la clé USB, il est stupéfait de découvrir des lignes de code qui pourraient fort bien ressembler à une «porte dérobée», c'est-à-dire un programme permettant de prendre le contrôle de la machine. Aussi décide-t-il de faire un petit crochet par la Chine avant de se rendre au colloque organisé à Tokyo et durant lequel i avait été invité à prendre la parole.
Jean-Philippe Toussaint a cet art consommé de la construction dramatique. En proposant quelques détails «qui font vrai» et en n'oubliant jamais d'ajouter une pincée d'humour, il va transformer à ce qui pourrait s'apparenter à un roman d'espionnage en vraie quête existentielle. Au dépaysement et à l'instabilité inhérentes à cette mission secrète en Chine viennent alors s'ajouter quelques épisodes tragi-comiques que je me garderais bien de dévoiler, pas plus que l'épilogue – surprenant – de l'un de mes premiers coups de coeur de cette rentrée. Car voilà une manière fort agréable de sensibiliser le lecteur à l'un des enjeux économiques majeurs des années qui viennent. Mais il est vrai qu'avec Jean-Philippe Toussaint, on est rarement déçu !


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Claire45
  14 septembre 2019
Cette clé USB le narrateur l'a ramassée, gardée, analysée. Ce fonctionnaire à la commission européenne de la prospective ( ?) et conférencier sur le blockchain et le bitcoin ( aucune importance si vous ne savez pas de quoi il s'agit!) va, à partir de ces documents, enquêter sur les fuites possibles en informatique par le biais de portes dérobées ( blackdoor). Il organise un "blanc" dans son emploi du temps pour se rendre à Dalian et prospecter librement. Ajoutez à cela qu'il se fait voler son ordinateur dans les toilettes et on est en plein roman d'espionnage. Erreur ! L'angoisse du narrateur passe de la sphère professionnelle du début à la sphère privée, intime et le roman se fait autobiographique en hommage au père. Etonnant !
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appeaustrophes
  20 septembre 2019
Parfois on peut vraiment avoir un doute sur la fiabilité des critiques littéraires. Je me suis jeté sur ce bouquin à la fin du Masque, pensant lire un joyau. Faut vraiment pas exagérer. Et puis en résumé c'est comme l'histoire d'un couillon des hautes écoles; les gens très intelligents font souvent des inadaptés sociaux, et des sentiments, le narrateur le dira lui-même. Il existe un petit suspens sur fond de blockchain et bitcoins (imbitables...même en regardant sur internet, j'ai rien pigé). Mais c'est surtout l'enchaînement de prises de mauvaises décisions qui agace un peu. La fameuse scène des toilettes m'a laissé pantois. Comment peut-on être aussi couillon?? En fait je crois que le narrateur m'a trop énervé...
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VincentGloeckler
  16 août 2019
De « La salle de bain » à ce nouveau livre à paraître début septembre, « la clé USB », l'oeuvre de Jean-Philippe Toussaint pourrait bien être le meilleur témoignage de ce que l'envahissement du monde par les technologies numériques a fait à l'humanité et à sa littérature, si l'on ne retrouvait pas finalement et avec bonheur la sensibilité si particulière de l'auteur… On éprouve d'abord un peu de réticence à ouvrir ce dernier roman, se demandant ce qu'un tel titre annonce sous la plume du magicien Toussaint, ce que cette foutue « clé », trivial véhicule de nos archives courantes, vient faire sur la prestigieuse couverture des Éditions de Minuit… et puis (quand on vous parle de magicien !), on se laisse embarquer dans une enquête aux allures de thriller, oscillant entre le documentaire sur les malversations au royaume des technologies financières et le roman d'espionnage, on s'y laisse prendre, gagné soi-même par l'angoisse grandissante du personnage, contaminé par sa terreur quand il voit, par exemple, une main s'avancer sous la paroi des toilettes pour s'emparer de son ordinateur, qu'il a négligemment posé sur le sol, pour se laisser mener… bien ailleurs que là où l'on pensait ! le récit s'ouvre sur un « blanc », une parenthèse temporelle que le roman va s'évertuer à remplir, mais il s'achève sur un autre « blanc », un effacement infiniment plus important. Entre temps, rien que des petits faits vrais, la réalité d'une Commission européenne, pour laquelle travaille notre protagoniste, confrontée aux manoeuvres, parfois frauduleuses des lobbyistes, et des allusions au cours contemporain du monde, en particulier le pouvoir économique grandissant de la Chine et les attentats djihadistes, mais aussi un peu de fantastique, à commencer par le nom des « méchants », évoquant des intrigues de Fu-Man-Chu, et le véritable plaisir que semble prendre Jean-Philippe Toussaint à saturer sa prose de termes issus du jargon numérique ou de l'univers du virtuel. Et un clin d'oeil, avec une « salle de bain » comme l'un des décors provisoires de la vie de notre narrateur. Et puis au terme de différents rebondissements, une intrigue qui débouche sur… rien, ou plutôt sur l'essentiel, un retour à l'os, et un personnage qui découvre un peu de sa vérité. du grand art, quand des mille feux de l'artifice surgit la nudité du vrai… On n'en attendait pas moins du grand Toussaint !
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jongorenard
  06 octobre 2019
Roman en trompe-l'oeil dans lequel Jean-Philippe Toussaint s'amuse à brouiller les pistes, "La clé USB" n'en est pas moins un récit prenant porté par une très belle écriture. le roman commence avec des pages très informées, très documentées et une écriture très technique et institutionnelle. On entend parler de prospective stratégique, de blockchain, de backdoor, de cryptomonnaies. On sent que Toussaint a fouillé le sujet. Jean Detrez, le narrateur, travaille à la Commission européenne dans une unité de prospective et s'intéresse aux scénarios du futur et à leurs technologies. Il va être approché par des lobbyistes, des hommes mystérieux portant des noms amusants qui font penser à Tintin. le roman bifurque alors vers le roman noir ou le roman d'espionnage avec lequel Toussaint s'amuse beaucoup. Jean Detrez se méfie des lobbyistes, mais il va avoir l'occasion de mettre la main sur une clé USB laissée par l'un d'eux, volontairement ou non. Dans cette clé USB, il va découvrir des fichiers, des éléments qu'il va essayer de décoder. On ne comprend pas toujours bien où Toussaint veut nous emmener, par exemple avec cette visite d'usine en Chine pour vérifier si il y une backdoor dans les machines de minage. Mais on se laisse porter, confiant dans l'écriture de l'écrivain. Et puis il y a une nouvelle bifurcation, un tournant difficile à anticiper dans la troisième partie, une dérive audacieuse vers l'intime. Je n'en dirai pas plus pour ne pas divulgâcher le plaisir des lecteurs. Disons simplement que Toussaint a brouillé les pistes, que tous ces éléments très documentés d'institutions, d'espionnage ou de technologies cachent autre chose. Ce faisant, l'écrivain réussit d'ailleurs quelque chose de très difficile, il perd parfois son lecteur sans que ce dernier décroche, il l'égare sans toucher à la cohérence du récit. L'incursion dans le roman d'espionnage, avec lequel Toussaint joue, est bien menée, ponctuée par des phrases du genre "L'avion s'envolait pour Pékin, et j'avais le sentiment de me jeter dans la gueule du loup". Toussaint s'amuse beaucoup, mais il y a aussi de la virtuosité d'écriture comme la scène de l'appel téléphonique entre le narrateur et son ex-femme avec qui il est en très mauvais terme. Toussaint nous livre deux pages de lecture réjouissante. L'humour n'est pas absent non plus avec la scène incroyable des cintres dans l'hôtel chinois ou celle de la main voleuse dans les toilettes. Et puis, il y a cette fin très poignante, cette incursion dans l'intime du narrateur (et de l'auteur), une troisième partie inattendue, difficile à prévoir même si Toussaint a semé quelques indices en début de roman pour signaler au lecteur qu'un univers plus intime serait exploré, par exemple avec des réflexions personnelles du narrateur sur l'avenir, sur l'inquiétude des hommes face à l'avenir. "J'étais devenu un expert de l'avenir, mais de l'avenir de l'alimentation, de l'avenir de l'OTAN — de l'avenir du monde, jamais de mon propre avenir". Toutes ces parties plus intimes du roman sont très belles, lyriques sans excès. C'est une banalité de dire cela, mais les récits sont nourris par la réalité, par ce qui arrive dans la vie des auteurs, et un événement lié au père de Toussaint a probablement déclenché l'écriture de "La clé USB". Bref, un faux livre d'espionnage, mais un vrai beau roman bien mené avec des clés (pas USB) à déchiffrer.

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BuffaloVoice
  03 octobre 2019
Qu'est-ce qu'une chute libre d'eurocrate ? Oh, pas grand-chose, à peine un frémissement, poli, contenu, stupéfait, résigné. de cet état minimum, et avec une simple clé USB, délicieusement déjà obsolète, Jean-Philippe Toussaint vient de faire un thriller cyberpolitique haletant, mais certainement pas pour les raisons que les lecteurs de John le Carré s'imaginent. Comment a-t-il fait ? Et d'abord, un roman sur fond de nouvelles technologies et de Commission européenne, aux éditions de Minuit ? il devait y avoir un truc. Et la dernière partie vous le dévoile, oui, ce « truc ».
Le narrateur, chef d'une unité de prospective à la Commission européenne (ne partez pas, c'est fait exprès) nous raconte comment, approché par des lobbyistes, il s'est retrouvé en Chine quasi clandestinement, à tenter de comprendre le minage de bitcoins et les perspectives de la blockchain, le tout savamment expliqué aux plus nuls dont on perçoit légèrement que notre bon narrateur expert en ferait bien un peu partie, dans un grand bluff généralisé où l'on se doit de comprendre et appliquer – du moins de mourir plutôt que d'avouer n'en avoir aucune envie – à l'échelle d'un continent des sciences folles qui mutent de mois en mois.
Dans le récit saccadé, obstiné de cette aventure de 190 pages, rien ne se consomme impunément. À la frénésie qui semble inévitable, la tournure inquiétante, la vitesse que prennent les événements, Jean-Philippe Toussaint oppose une densité non négociable, parfaitement claire et sobre, mais truffée des détails les plus anodins de notre vie technologique, sans aucun transport, sans parti pris féroce, une simple démonstration pratiquement exhaustive du quotidien d'un haut fonctionnaire, dont la toute dernière partie finit d'achever, le terme est choisi, le tableau.

C'est un roman tout à fait feutré, étouffé. J'adore lorsque la forme se coule exactement sur le contenu. Il a réussi à forger un style d'ascenseur d'hôtel chinois interdisant la connexion internet, et de MacBook de deux générations de retard, sans jamais que nous, nous décrochions. C'est le sentiment diffus de tout utilisateur de tech lambda, même hautement qualifié, qui a appris et intégré la pondération, l'endurance et le lisse parfait à opposer à toute difficulté apparente, et ne se laisse pas facilement décontenancer par une nouvelle évolution de son matériel, mais enfin, finit par fatiguer, à la longue, sur cette autoroute sans fin où il semble ne jamais vraiment réussir à obtenir le permis. de l'Europe, évidemment, il sera sans cesse question, et de sa juste place dans cette course à l'armement, et toujours avec finesse, il s'agira ici de savoir si vous arriverez à l'heure pour les soins palliatifs, si vous passerez ou non à côté de l'essentiel.

Et c'est absolument réjouissant comme, sans fioritures et sans posture, n'ayant nul besoin de la satire mais avec les termes exacts et pesés (quel plaisir de croiser « faconde », ou « impétueux », là où rien d'autre n'aurait pu convenir), nous sommes souffle court, à tenter de comprendre ce qui se trame, pour finir par jubiler, lorsque « rien » devient une réponse non pas désolée et désabusée, mais le givre blanc, définitif, qui recouvre brutalement la Plaine finale de Bruxelles, et son personnage hébété. Il fallait enfin, grâce à un romancier infiltré et doué, que l'on comprenne tout, de ces nouvelles technologies. Qu'on les résume. Qu'on en vienne par nous-mêmes, grâce au refus inspiré de Toussaint d'intervenir dans notre pérégrination, à prendre ces vessies pour ce qu'elles sont. Et ce qu'elles nous font.
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Alfonso
  16 septembre 2019
Jean-Philippe Toussaint, une fois de plus, procure à son lecteur le plaisir de voir jaillir l'émotion là où on ne l'attend pas. Avec la complicité des Éditions de Minuit et des "étiquettes" de Babelio, qui suggèrent que nous aurions affaire à un roman qui porterait sur l'Union Européenne, les "nouvelles technologies" (la fameuse blockchain) et la "prospective". Rien n'est plus illusoire. C'est d'autre chose qu'il s'agit. L'inquiétude du narrateur à l'idée de disparaître des radars, le temps de 48 heures, sur la trace d'une escroquerie technique, n'est-elle pas le paravent d'une autre angoisse, plus silencieuse, et d'une fragilité presque invisible ? Il faut lire ce livre...
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benoitr
  06 octobre 2019
Jean Detrez travaille à la Commission européenne à Bruxelles, il est spécialisé dans le domaine des Blockchains & Bitcoins. Une unité de prospective méconnue mais dont les enjeux sont énormes à l'échelon mondial surtout lorsque l'on touche aux questions de la cybersécurité. Pas étonnant donc que notre homme soit abordé par des lobbyistes Bulgares pas très nets, spécialisés dans le minage des bitcoins pour lui faire des offres plus ou moins douteuses. Mais notre ami se montre méfiant et semble incorruptible, pourtant lorsqu'il se retrouve par hasard en possession d'une mystérieuse clé USB contenant ce code source bizarre, les choses vont s'accélérer et lui faire tourner la tête au point de lui faire faire un petit détour par la Chine avant de se rendre à son colloque de Tokyo.

Jean-Philippe Toussaint nous offre avec La clé USB un roman d'espionnage à sa manière. Malgré la complexité des termes employés, on suit sans difficulté et avec beaucoup de plaisir ce récit dans lequel l'auteur distille un peu de suspense et quelques rebondissements malgré un scénario par moment un peu tiré par les cheveux et pas totalement abouti. Heureusement l'écriture virtuose de Toussaint fait le boulot, l'auteur de Nue et La vérité sur Marie décortiquant, dans un style très fluide et une précision extrême, certaines situations vécues par le personnage principal, rendant par instant la lecture assez jubilatoire.

Dans ce roman où il est question d'avenir, de projection, d'anticipation, le narrateur se rend compte finalement qu'il n'est jamais vraiment dans la réalité du moment présent, un constat en forme d'échec au regard de sa vie privée qui se délite et qui trouve son illustration parfaite dans le partie finale du livre, assez inattendue et qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.

Malgré les qualités indéniables du livre, et avec une narration jamais dénué d'humour — d'ailleurs propre à tous les romans de l'écrivain Belge— , La clé USB laissera un peu sur sa faim le lecteur qui s'attendait à être plus emporté par ce drôle de récit d'espionnage à la sauce Toussaint.
Lien : https://www.benzinemag.net/2..
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Cyrber69
  16 septembre 2019
Très amusant et bien documenté, une belle réussite même si je suis pas convaincu de la fin sur le père et aurai préféré continuer sur la partie espionnage.
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emdicanna
  20 octobre 2019
J'ai terminé ce livre hier soir, je l'ai "dévoré", ce qui m'arrive rarement.
De très bonnes critiques ont déjà été postées sur Babelio, auxquelles je souscris entièrement. Très bon livre, très bien écrit, très bien documenté ; livre utile pour ceux qui n'étaient ni au fait des magouilles européennes mêlées aux magouilles mondiales, ni de l'un des nombreux côtés "obscurs" de l'usage de l'informatique.
La construction de ce livre - emballement au début, genre roman d'espionnage, puis délitement, peur finalement inutile, vol certainement sans suite de l'ordinateur, retour au pays de la "réalité partagée par la plupart" - nous permet de vivre au plus près l'expérience du héros. Un personnage "moralement droit" au pays d'escrocs internationaux, une entrevue absurde entre deux mondes incompatibles. Il ne pouvait pas y avoir d'autre fin qu'une absence de fin, puisqu'il ne s'agit pas d'un conte, mais bien de l'exposé de la réalité telle qu'elle court toujours.
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