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ISBN : 2330009321
Éditeur : Actes Sud Junior (05/09/2012)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Ex-fonctionnaire internationale à l'Unesco, Marie-José Lallart prête sa voix aux enfants des rues. Grâce à l'association "Les écoles de l'espoir", elle les a rencontrés et soutenus avec l'aide de sportifs célèbres.

Ce livre recueille les expériences traversées avec ces enfants au cours de ses voyages avec l'association. Les enfants des rue, on les surnomme bui doi au Viêtnam ("poussière de vie"), los desechables en Colombie ("les jetables"), bana imb... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Ziliz
  30 mai 2015
Présentation de modes de (sur)vie d'enfants des rues : dans une Palestine en guerre, à Haïti depuis le tremblement de terre, en Guyane, et principalement en Afrique, dans quelques pays particulièrement touchés par les guerres et la pauvreté.
Huit chapitres de cinq à dix pages pour chaque pays : le témoignage d'un enfant sur son quotidien, suivi d'une carte, de quelques lignes simples sur l'histoire récente et la situation géopolitique, de quelques chiffres, de mentions de footballeurs et musiciens célèbres natifs des lieux.
Tout cela est édifiant et évidemment bouleversant, la situation de la République du Congo est l'exemple le plus criant des ravages de la misère sur les enfants - vie dans la rue, mendicité, agression de la part d'enfants à peine plus âgés, drogue, enfants soldats, et bien sûr pas de scolarisation. « A Kinshasa, nous sommes plus de 100 000 enfants à dormir dans les rues, dans les arbres, sur les capots des voitures, dans les cimetières. »
Le principal défaut de cet ouvrage est celui de la plupart des publications Actes Sud Junior : il est très intéressant pour les adultes, mais rébarbatif pour le public visé - par son côté moralisateur, notamment, du style : « Tu ne te rends pas compte de la chance que tu as, ô toi, jeune occidental privilégié ». C'est sûr qu'ils sont vernis, nos petits, mais souvenez-vous quand vos (grands)parents qui avaient connu la guerre et/ou commencé à bosser à 12/14 ans vous disaient ça...
J'ai été surprise que le football soit mentionné à chaque fin de chapitre, le décalage entre l'argent qui circule dans ce milieu et la pauvreté de ces enfants est tellement monstrueux... Enfin bon, tout s'explique, ce livre relate aussi le projet "Espérance et solidarité autour d'un ballon", lancé en 1993 par l'UNESCO. Même étonnement (pour une autre raison) autour des encadrés consacrés aux musiciens originaires des pays mentionnés : les chanteurs et groupes cités ne sont pas de la génération du public visé, je doute que leurs noms soient évocateurs.
Un peu rude pour les enfants, donc, tout cette accumulation de misère difficilement transposable à leur univers. Pas forcément très accessible aux jeunes lecteurs, mais l'ouvrage a le mérite de rappeler le rôle que nous avons à jouer, de l'Occident, à travers les ONG (actions personnelles sur le terrain ou dons).
Deux chansons en tête en lisant cet album :
• "On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, on choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher..." (Né quelque part, Maxime le Forestier)
https://www.youtube.com/watch?v=o8dJQEF4cSk
• "Et si pour toi là-bas c'est le paradis, dis-toi que dans leur petite tête le paradis, c'est ici..." (Les plages, Jean-Louis Aubert)
https://www.youtube.com/watch?v=H30rYscbV_g
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ZilizZiliz   29 mai 2015
[...] un enfant sur cinq n'est pas inscrit à l'état civil dans le monde et, bien souvent, il faut payer pour s'inscrire dès la naissance. En Guinée et ailleurs, les bâtiments officiels sont parfois si éloignés des habitations que les parents n'essaient même pas de se déplacer. Ces enfants sans nom, sans identité, sont ensuite rejetés, oubliés, et on les chasse parce qu'ils font peur. Au Togo, ils sont appelés "asimekpe" (le caillou du marché), à Madagascar, les "katmis" en référence aux "quatre misères" : drogue, prostitution, alcoolisme, vols ; au Viêtnam "bui doi" (poussière de vie) ; en Colombie les "desechables" (les jetables), en République du Congo, "bana imbua" (les chiens), etc. Ces affreux noms montrent combien ils sont exclus.
(p. 59-60)
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