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Soie de
Alessandro Baricco
C'était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.
On aura remarqué que ceux-là contemplent leur destin à la façon dont la plupart des autres contemplent une journée de pluie.
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Par Gwen21, le 03/12/2012
Soie de
Alessandro Baricco
- Tu sais, toi, pourquoi [il] s'est arrêté de parler ?
- C'est une des nombreuses choses qu'il n'a jamais dites.
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Par ccha, le 14/04/2010
Novecento : Pianiste de
Alessandro Baricco
On jouait parce que l'Océan est grand, et qu'il fait peur, on jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas, et tu te sens Dieu.
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Par muse2805, le 21/08/2012
Soie de
Alessandro Baricco
Quand je te toucherai pour la première fois ce sera avec mes lèvres, puis à la fin je baiserai ton cœur, parce que je te veux, je mordrai la peau qui bat sur ton cœur,
A la fin je te donnerai encore un début, tout peut tourner rond tu sais si on évite les conneries
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Soie de
Alessandro Baricco
Il avait derrière lui une route longue de huit mille kilomètres. Et devant lui, rien. Brusquement, il vit ce qu'il croyait invisible.
La fin du monde.
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Par Audreyy, le 18/05/2012
Soie de
Alessandro Baricco
- Une volière?
- Oui.
- Et pour servir à quoi?
- Tu la remplis d'oiseaux, le plus que tu peux, et le jour où il t'arrive quelque chose d'heureux, tu ouvres la porte en grand et tu les regardes s'envoler.
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Par liliba, le 28/05/2010
Soie de
Alessandro Baricco
... Parfois, les jours de vent, Hervé Joncour descendait jusqu’au lac et passait des heures à regarder, parce qu’il lui semblait voir, dessiné sur l’eau, le spectacle léger, et inexplicable, qu’avait été sa vie.
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Par soltan, le 08/05/2013
Soie de
Alessandro Baricco
Hervé Joncourt n'avait jamais vu cette jeune fille, et en fait il ne la vit pas non plus, cette nuit-là. Dans la chambre sans lumière, il sentit la beauté de son corps, et il connut ses mains et sa bouche. Il l'aima pendant des heures, avec des gestes qu'il n'avait jamais faits, se laissant enseigner une lenteur qu'il ne connaissait pas. Dans le noir, ce n'était rien de l'aimer, et de ne pas l'aimer, elle.
Un peu avant l'aube, la jeune fille se leva, remit son kimono blanc, et partit.
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Par liliba, le 28/05/2010
Soie de
Alessandro Baricco
Devant lui, il vit l'immense volière, avec ses portes grandes ouvertes, absolument vide. Et devant la volière, une femme. Il ne regarda pas autour de lui et continua simplement à marcher, lentement, ne s'arrêtant que lorsqu'il fut face à elle.
Ses yeux n'avaient pas une forme orientale, et son visage était celui d'une jeune fille.
Hervé Joncour fit un pas vers elle, tendit le bras et ouvrit la main. Sur sa paume, il y avait un billet, plié en quatre. Elle le vit et son visage tout entier se mit à sourire. Elle posa sa main sur celle d'Hervé Joncour, serra avec douceur, s'attarda un instant, puis la retira, gardant entre ses doigts ce billet qui avait fait le tour du monde. Elle l'avait à peine caché dans un pli de son vêtement que la voix d'Hara Kei se fit entendre.
— Soyez le bienvenu, mon ami français.
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Par joedi, le 12/04/2012
Novecento : Pianiste de
Alessandro Baricco
C'est ça que j'ai appris, moi. La terre, c'est un bateau trop grand pour moi. C'est un trop long voyage. Une femme trop belle. Un parfum trop fort. Une musique que je ne sais pas jouer.