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> Françoise Brun (Traducteur)

ISBN : 2070419878
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 680 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 07 mars 2012

    Lali
    Il est des livres dont on a tellement parlé, qui ont fait l'objet de tant de critiques qu'on reporte sans cesse la lecture de ceux-ci. Par peur de la déception. Peut-être. Et puis, on finit presque par oublier leur existence. Jusqu'à ce que, au hasard d'une visite en librairie, ils surgissent d'un rayon et nous fassent un clin d'œil. C'est ainsi que j'ai enfin lu Novecento : Pianiste d'Alessandro Baricco, un de ces livres inclassables parce que certains en font un court roman, d'autres un poème en prose et la plupart un monologue. Or, ce titre est tout ça. Sûrement. Et même plus. C'est un long cri dans la nuit, quelques notes entre deux points d'orgue, le temps suspendu à une vague avant qu'elle ne s'effondre, un soleil qui n'en finit pas de se fondre dans la ligne d'horizon.
    Et c'est aussi l'histoire d'un enfant naissant abandonné sur un transatlantique, de sa vie sur ce bateau qu'il n'arrivera jamais à quitter, de sa carrière de pianiste. Et l'histoire de chacun d'entre nous qui nous demandons parfois après quoi nous ne cessons de courir alors que la réponse se trouve au fond de soi. Ou pas très loin.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/novecento/
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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 21 novembre 2012

    MachaLoubrun
    « Novecento : pianiste » est un texte au charme puissant, singulier. Alessandro Baricco a écrit cette courte fable poétique pour un comédien et elle a fait l'objet d'un spectacle….
    Novecento est né sur paquebot où il fut abandonné à la naissance. Son père adoptif, un marin, lui donna son amour et un nom : Danny Boodman T.D. Lemon Novecento. La vie du jeune garçon a changé le jour où il a posé ses mains sur les vingt-huit touches d'un piano… Il fait corps avec son instrument, il refuse de quitter le bateau mais le monde entier a entendu parler de ce merveilleux pianiste de jazz… Un jour, un autre pianiste, Jelly Roll Morton veut se mesurer à lui….
    C'est l'ami de Novecento, un trompettiste, qui nous raconte cette poignante destinée. L'histoire d'un virtuose énigmatique et fascinant… qui passe sa vie dans les entrailles de la mer, bercé par ses remous.
    Ce texte rythmé m'accompagne encore plusieurs semaines après avoir tourné à regret la dernière page. Comme une musique que l'on a toujours dans la tête.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ogusta, le 26 mars 2015

    Ogusta
    J'imagine qu'avec 98 critiques tout a été dit alors juste qqls mots pour partager ce merveilleux monologue qu'est Novecento. Je l'ai découvert au théâtre La Pergola à Florence en 2003 avec une mise en scène épatante. le comédien tanguait sur une scène transformée en bateau et des airs de piano ponctuaient les tirades !
    C'était carrément magique.
    Par la suite, j'ai vu le film de Tornatore : La légende du pianiste sur l'océan. Un film assez extraordinaire également. Pour finir, j'ai lu ce petit monologue de Baricco et j'ai adoré. L'écriture est poétique, profonde et fluide ce qui est, à mes yeux, une petite prouesse. D'habitude l'auteur est bcp plus compliqué.
    Pour moi, Novecento se résume très bien en une phrase :
    "Choisir c'est renoncer".
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    • Livres 4.00/5
    Par OlivierH77, le 09 juin 2014

    OlivierH77
    Pour avoir beaucoup aimé "soie", j'ai fini par me décider pour Novecento. Et bien c'est encore une très belle surprise. Voilà une histoire toute simple, de format novella, quasi une nouvelle...et sorte de fable, qui fait mouche ! Novecento est un gamin abandonné, trouvé sur le piano d'un paquebot au temps des premiers géants des mers et voyages transatlantiques. le narrateur , son ami trompettiste, nous raconte ébahi la naissance et l'évolution d'un pianiste génial, extraordinaire par sa virtuosité, son inventivité et sa capacité à jouer sur le roulis des vagues. Novecento ne descendra jamais sur terre, restant éternellement naviguer sur cet océan de port en port et enchantant des milliers et milliers de voyageurs. Une fois, une seule fois, il s'essaiera à sortir...deux marches sur la passerelle, le geste de jeter son chapeau à la mer, et une pirouette pour regagner le bord...comme avalé par le navire, comme s'il faisait corps avec lui, ce bateau et cette vie qui est toute sa vie et qui sera son tombeau...une vie d'ascète, de bonheur dévoué entièrement à cette passion, mais peut-être aussi une douleur enfouie de ne pas avoir connu de famille, d'amour...
    Ce livre évoque la solitude intérieur et les failles des sans-famille, la difficulté d'être parfois des surdoués, le force de l'amitié, l'universalité de la musique, et bien d'autres choses encore, dans un style simple, percutant, concis, humoristique et accessible. Baricco est probablement le plus grand écrivain italien de sa génération, en tout cas sans doute le plus populaire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Hebephrenie, le 28 juin 2010

    Hebephrenie
    Il y a des livres qui marquent une vie. Novecento pianiste est l'un de cela. Alors que près d'une dizaine d'années me séparent de sa lecture, j'en garde un souvenir émouvant, éblouissant. D'une qualité littéraire rare (comme tout ce que fait Barrico... qui a dû apprendre à faire chanter sa langue), cette histoire si simple nous fait voyager entre ses deux rives que le héros ne connait que de vue. Parce que la connaissance est intérieure : jouer du piano suffit à Novecento pour faire le tour du monde. Fil sur la mer, fil musical, fil entre le personnage et son lecteur...
    Je ne peux que souscrire au vocabulaire des autres critiques, le hissant au rang de "perle", "petit bijou"...
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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 31 mai 2013

    Imagine, maintenant : un piano. Les touches ont un début. Et les touches ont une fin. Toi, tu sais qu'il y en a quatre-vingt-huit, là-dessus personne peut te rouler. Elles sont pas infinies, elles. Mai toi, tu es infini, et sur ces touches, la musique que tu peux jouer elle est infinie. Elles, elles sont quatre-vingt-huit. Toi, tu es infini. Voilà ce qui me plaît. Ca, c'est quelque chose qu'on peut vivre. Mai si je monte sur cette passerelle et que devant moi se déroule un clavier de millions de touche, des millions, des millions et des milliards de touches, qui ne finissent jamais, et ce clavier-là, il est infini/
    Et si ce clavier est infini, alors/
    Sur ce clavier-là, il n'y a aucune musique que tu puisses jouer. Tu n'es pas assis sur le bon tabouret : ce piano-là, c'est Dieu qui y joue/
    Nom d'un chien, mais tu les as seulement vues, ces rues ?
    Rien qu'en rues, il y en avait des milliers, comment vous faites là-bas pour en choisir une/
    Pour choisir une femme/
    Une maison, une terre qui soit la vôtre, un paysage à regarder, une manière de mourir/
    Tout ce monde, là/
    Ce monde collé à toi, et tu ne sais même pas où il finit/
    Jusqu'où il y en a/
    Vous n'avez jamais peur, vous, d'exploser, rien que d'y penser, à toute cette énormité, rien que d'y penser ? D'y vivre... /
    Moi, j'y suis né, sur ce bateau. Et le monde y passait, mais par deux mille personnes à la fois. Et des désirs, il y en avait aussi, mais pas plus que ce qui pouvait tenir entre la proue et la poupe. Tu jouais ton bonheur, sur un clavier qui n'était pas infini.
    C'est ça que j'ai appris, moi. La terre, c'est un bateau trop grand pour moi. C'est un trop long voyage. Une femme trop belle. Un parfum trop fort. Une musique que je ne sais pas jouer. Pardonnez-moi. Mais je ne descendrai pas.
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  • Par ccha, le 14 avril 2010

    On jouait parce que l'Océan est grand, et qu'il fait peur, on jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu'ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas, et tu te sens Dieu.

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  • Par MachaLoubrun, le 21 novembre 2012

    J’ai écrit ce texte pour un comédien, Eugénio Allegri, et un metteur en scène, Gabriele Vacis.
    Ils en ont fait un spectacle qui a été présenté en juillet de cette année au festival d’Asti. Je ne sais pas si cela suffit pour dire que j’ai écrit un texte de théâtre ; en réalité j’en doute. A le voir maintenant sous forme de livre, j’ai plutôt l’impression d’un texte qui serait à mi-chemin entre une vraie mise en scène et une histoire à lire à voix haute. Je ne crois pas qu’il y ait un nom pour des textes de ce genre. Peu importe. L’histoire me paraissait belle, et valoir la peine d’être racontée. J’aime bien l’idée que quelqu’un la lira.

    Septembre 1994

    Alessandro Baricco
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  • Par Hebephrenie, le 28 juin 2010

    Bon Dieu, je t'avais une pierre là dans la gorge, vraiment, comme une pierre, ça me tuait de l'entendre parler comme ça, je déteste les adieux, et je me suis à rire du mieux que je pouvais, assez mal d'ailleurs, et à lui dire que bien sûr j'irais le voir, et on ferait courir son chien dans les champs, et sa femme nous mettrait une dinde au four, et je ne sais plus quelles conneries encore, et lui, il riait, et moi je riais aussi, mais à l'intérieur on savait bien tous les deux que la vérité était différente, que la vérité c'était que tout serait fini, et qu'il n'y avait rien à y faire, ça devait arriver, et ça arrivait maintenant.
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  • Par Yantchik, le 11 avril 2011

    [Novecento hésitant à descendre du bateau]
    Ce n’est pas ce que j’ai vu qui m’a arrêté /
    C’est ce que je n’ai pas vu /
    Tu peux comprendre ça, mon frère ? C’est ce que je n’ai pas vu… je l’ai cherché mais ça n’y était pas, dans toute cette ville immense il y avait tout sauf /
    Il y avait tout /
    Mais de fin, il n’y en avait pas. Ce que je n’ai pas vu, c’est où ça finissait, tout ça. La fin du monde /
    […]
    Vous n’avez jamais peur, vous, d’exploser, rien que d’y penser, à toute cette énormité, rien que d’y penser ? D’y vivre… /
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Vidéo de Alessandro Baricco


Marc Pierini présente Alessandro Baricco, "soie", Tishina
En 1861, une maladie ravage les élevages européens de vers à soie. Hervé Joncour, trente-deux ans, marié à une femme discrète, est chargé par les magnaneries...











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