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Françoise Brun (Traducteur)
ISBN : 2070419878
Éditeur : Gallimard (2002)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 917 notes)
Résumé :
Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui: la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports.

Sous la forme d'un monologue poétique, Baricco allie l'enchantement de la fable aux métaphores ver... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (134) Voir plus Ajouter une critique
palamede
palamede05 mai 2016
  • Livres 4.00/5
D'où vient le nouveau-né laissé à bord du Virginian, en escale à Boston ? Sur le bateau, nul ne le sait. Le marin qui l'a trouvé lui donne un nom : Novecento, mille neuf cents, comme le siècle qui commence.
Longtemps l'enfant puis l'adulte, devenu un pianiste exceptionnel (on dit le plus grand), refuse d'aller à terre. Il dit n'avoir pas besoin de cela pour découvrir le monde. Après tout, il a peut-être raison, il n'est pas nécessaire de parcourir le monde pour le connaitre, il suffit parfois de fréquenter ceux qui l'habitent.
A trente-deux ans néanmoins, poussé par un ami, Novecento tente de changer de perspective. Mais au seuil du monde (en fait, au pied de la passerelle), il renonce. Ce n'est pas la guerre, ni les incertitudes de la fin d'une époque se profilant à l'horizon qui le font reculer. Non, ce qui l'a fait battre en retraite, dit-il, c'est ce qu'il n'a pas vu à la coupée : un monde où il avait sa place.
Voici donc l'histoire de Novecento, une histoire diablement belle, poétique et… désespérée, celle d'un pianiste virtuose resté dans son cocon, bercé par sa propre musique sur l'océan infini – un homme qui a refusé de naître pour ne pas mourir.
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Ptitgateau
Ptitgateau24 septembre 2016
  • Livres 5.00/5
Un concentré de poésie que cet écrit composé pour pour le théâtre. le texte en lui-même, rythmé par les mouvements de l'océan omniprésent, rythmé volontairement par l'auteur par je ne sais quel prodige, vous berce et vous enveloppe dans une sorte de cocon littéraire dans lequel vous vous sentez bien, et que vous ne voulez sous aucun prétexte quitter.
Voici donc mon état d'esprit après avoir refermé cette pépite.
Le récit par lui même n'est pas dénué d'intérêt ! L'histoire originale de Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento né sur un bateau, trouvé dans son carton sur un piano, et qui n' jamais posé les pieds à terre, qui n'a jamais quitté sa "mer" et qui deviendra le plus grand pianiste au monde, Novecento que la gloire n'intéresse pas. Son histoire nous est contée par un témoin oculaire, Tim Tooney, le trompettiste du bateau qui se lie avec l'artiste, sous forme d'un superbe monologue.
Génial le duel musical entre novecento et le pianiste de génie qui s'embarque sur le bateau afin de donner une leçon à notre artiste déconnecté !
J'ai lu cette oeuvre parce que je vais avoir la chance d'aller écouter André Dussolier au théâtre et je suis ravie d'entendre ce texte lu par un grand acteur.
Je vous conseille cette lecture !
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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michemuche
michemuche09 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Depuis peu mon horizon littéraire c'est agrandit.
J'avais découvert Italo Calvino et son très beau roman " si par une nuit d'hiver un voyageur ", grâce à Noor j'ai fait la connaissance d'Alessandro Baricco et de son roman " Novecento: pianiste ".
Ce court récit pourrait s'apparenter à un conte, il commencerait par " il était une fois, dans un paquebot appelé le Virginian fut trouvé un nourrisson dans une boîte en carton.
Des fées ou des sirènes se penchèrent sur son berceau improvisé et lui donnèrent le don de faire de la musique et firent de lui un pianiste.
Né avec le siècle nouveau il fut appelé " Novecento ".
"Sa maison c'était l'océan . Quant à la terre eh bien, il n'y avait jamais posé le pied "
Ses doigts glissaient sur le clavier, touches noires, touches blanches, bâbord, tribord, le métronome donnait le tempo pour donner "la musique de l'océan, dont l'echo se répand dans tous les ports ".
Notes bleues, langueurs océanes....
Comme les contes finissent par " ils vécurent heureux " vous connaissez la suite....
La littérature italienne m'a ouvert ses bras, tant mieux sa poésie me fait du bien.
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Lali
Lali07 mars 2012
  • Livres 4.00/5
Il est des livres dont on a tellement parlé, qui ont fait l'objet de tant de critiques qu'on reporte sans cesse la lecture de ceux-ci. Par peur de la déception. Peut-être. Et puis, on finit presque par oublier leur existence. Jusqu'à ce que, au hasard d'une visite en librairie, ils surgissent d'un rayon et nous fassent un clin d'oeil. C'est ainsi que j'ai enfin lu Novecento : pianiste d'Alessandro Baricco, un de ces livres inclassables parce que certains en font un court roman, d'autres un poème en prose et la plupart un monologue. Or, ce titre est tout ça. Sûrement. Et même plus. C'est un long cri dans la nuit, quelques notes entre deux points d'orgue, le temps suspendu à une vague avant qu'elle ne s'effondre, un soleil qui n'en finit pas de se fondre dans la ligne d'horizon.
Et c'est aussi l'histoire d'un enfant naissant abandonné sur un transatlantique, de sa vie sur ce bateau qu'il n'arrivera jamais à quitter, de sa carrière de pianiste. Et l'histoire de chacun d'entre nous qui nous demandons parfois après quoi nous ne cessons de courir alors que la réponse se trouve au fond de soi. Ou pas très loin.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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gouelan
gouelan02 août 2015
  • Livres 5.00/5
Novecento est né sur le bateau. Sa maison est l'Océan. La terre ne le connaît pas, il n'existe pas dans cet autre monde.
Pianiste de génie, sa musique danse avec l'Océan. Il joue les sons du monde. Il ne vit que pour sa musique, et rien d'autre. Il est sa musique.
Le monde est un piano dont les touches sont infinies. Comment choisir les bonnes touches pour jouer la mélodie de sa propre vie, sa mélodie du bonheur, parmi toutes les notes possibles ?
Novecento , lui, joue sur un piano plus petit, sur son bateau. Il écoute, il lit le monde à travers les gens qui passent sur ce bateau, au compte-goutte. Il n'est pas submergé par l'énormité du monde, des désirs, des possibilités, par l'infinitude. Il ne sait pas jouer d'autre musique que celle qui se joue dans sa tête, sur son bateau. La musique du piano du monde ne peut pas être jouée. Il y a trop de beauté, de terreur. On ne peut pas saisir l'infini dans des notes de musique, ni dans aucune oeuvre d'art, aucune chanson, aucun poème…
Novecento ne peut pas être confronté au destin des hommes sur terre. L'Océan est son refuge, les notes de musique ses pensées, ses rêves, les touches du piano sont ses pas. Il se perdrait dans l'infini du monde, il ne saurait plus quelles notes jouer.
L'écriture est mélodieuse, fine et délicate. Il s'en dégage une musique, parfois féroce, parfois tendre, parfois triste, parfois merveilleuse, comme tous les sons de la vie.
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Citations & extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
PtitgateauPtitgateau22 septembre 2016
Il savait écouter. Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens. Les signes que les gens emportent avec eux : les endroits, les bruits, les odeurs, leur terre, leur histoire...écrite sur eux du début à la fin. Et lui, il la lisait avec un soin infini. il cataloguait, il répertoriait, il classait...Chaque jour, il ajoutait un petit quelque chose à cette carte immense qui se dessinait peu à peu dans sa tête, une immense carte, la carte du monde, du monde tout entier, d'un bout à l'autre, des villes gigantesques et des comptoirs de bar, des longs fleuves et de petites flaques, et des avions, et des lions, une carte gigantesque. Et ensuite il voyageait dessus, comme un dieu, pendant que ses doigts se promenaient sur les touches en caressant les courbes d'un ragtime.
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mireille.lefustecmireille.lefustec16 septembre 2016
Je suis descendu de ma vie. Marche après marche. Et chaque marche était un désir. A chaque pas : un désir auquel je disais adieu.
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mireille.lefustecmireille.lefustec16 septembre 2016
A présent tu penses : un piano. Les touches commencent. Les touches finissent. Tu sais qu'elles sont au nombre de 88, sur cela personne ne peut te tromper. Elles ne sont pas infinies, elles. Toi, tu es infini, et, avec ces touches la musique que tu peux faire est infinie. Elles sont 88. Tu es infini. Cela me plaît. Cela on peut le vivre.
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mireille.lefustecmireille.lefustec16 septembre 2016
Dans les yeux des gens on voit ce qu'ils verront, non ce qu'ils ont vu.
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CarosandCarosand31 mai 2013
Imagine, maintenant : un piano. Les touches ont un début. Et les touches ont une fin. Toi, tu sais qu'il y en a quatre-vingt-huit, là-dessus personne peut te rouler. Elles sont pas infinies, elles. Mai toi, tu es infini, et sur ces touches, la musique que tu peux jouer elle est infinie. Elles, elles sont quatre-vingt-huit. Toi, tu es infini. Voilà ce qui me plaît. Ca, c'est quelque chose qu'on peut vivre. Mai si je monte sur cette passerelle et que devant moi se déroule un clavier de millions de touche, des millions, des millions et des milliards de touches, qui ne finissent jamais, et ce clavier-là, il est infini/
Et si ce clavier est infini, alors/
Sur ce clavier-là, il n'y a aucune musique que tu puisses jouer. Tu n'es pas assis sur le bon tabouret : ce piano-là, c'est Dieu qui y joue/
Nom d'un chien, mais tu les as seulement vues, ces rues ?
Rien qu'en rues, il y en avait des milliers, comment vous faites là-bas pour en choisir une/
Pour choisir une femme/
Une maison, une terre qui soit la vôtre, un paysage à regarder, une manière de mourir/
Tout ce monde, là/
Ce monde collé à toi, et tu ne sais même pas où il finit/
Jusqu'où il y en a/
Vous n'avez jamais peur, vous, d'exploser, rien que d'y penser, à toute cette énormité, rien que d'y penser ? D'y vivre... /
Moi, j'y suis né, sur ce bateau. Et le monde y passait, mais par deux mille personnes à la fois. Et des désirs, il y en avait aussi, mais pas plus que ce qui pouvait tenir entre la proue et la poupe. Tu jouais ton bonheur, sur un clavier qui n'était pas infini.
C'est ça que j'ai appris, moi. La terre, c'est un bateau trop grand pour moi. C'est un trop long voyage. Une femme trop belle. Un parfum trop fort. Une musique que je ne sais pas jouer. Pardonnez-moi. Mais je ne descendrai pas.
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