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ISBN : 2072495024
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 1283 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Plus que le mortel ennui d'une vie répétitive, c'est une indifférence, une absence de résistance à la vie que Baricco suggère en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement énonciatives. Au début, Hervé Joncour fait penser à un spectateur repu qui se ref... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Gwen21, le 04 décembre 2012

    Gwen21
    Il ne vous faudra pas plus d'une heure pour lire ce très bref récit qui, pour moi, tient davantage de la nouvelle que du roman.
    Ma surprise a été grande de découvrir le style d'Alessandro Baricco dont j'ignorais jusqu'alors tout de l'oeuvre. J'avais beaucoup entendu parler de "Soie", en bien. Et, effectivement, je ne pense pas que l'on puisse vraiment en parler "en mal" étant donné que le style est parfaitement maîtrisé et qu'on sent chez l'auteur une très grande "expertise" de la narration. Bon, pour un écrivain qui a créé une école de la narration, c'est le minimum syndical.
    Cependant, je suis surprise que "Soie" ait été l'objet d'un tel encensement. J'ai souvent eu l'impression de lire un exercice de rédaction qui aurait obtenu la meilleure note de sa classe mais je n'ai pas ressenti d'émotion particulière à suivre les voyages répétés (comme les descriptifs de ces derniers d'ailleurs qui ne varient que d'un mot) d'Hervé Joncour, le héros.
    L'intensité, la passion et la ferveur tant louées par la critique ont été pour moi les grands absents de l'oeuvre. Aucune description de personnage, quasiment aucune description de paysages ou d'environnement, la trame du récit réduite à sa plus chiche expression, laissant le lecteur soit complètement libre de se créer lui-même des personnages à sa convenance, soit de rester désemparé devant un tel effort à fournir.
    Aussi mince et fragile que le fil précieux tissé par les vers à soie dont il est question, l'intrigue amoureuse qui se noue entre Hervé Joncour, sa femme Hélène, et la belle geisha qui inspire au premier une passion que l'on se doit de deviner "vive" m'a laissée, quant à moi, parfaitement indifférente. Je n'ai pas été saisie par la poésie de cette idylle, à peine ai-je souri d'aise à lire la métaphore des oiseaux encagés que j'ai trouvé traitée sans subtilité particulière.
    Attention, ne vous méprenez pas, le texte est beau, particulièrement quand approche du dénouement mais j'ai regretté la transparence des personnages, à peine ébauchés comme sur une sanguine, sans contours précis. Je n'ai pas réussi à m'attacher à un personnage principal exclusivement appelé par ses PRENOM+NOM et dont j’ignore s'il est brun ou blond, grand ou petit, gros ou maigre. Idem pour tous les autres personnages, y compris les féminins ce qui est encore plus regrettable à mon sens.
    Il s'agit donc d'un récit bref, lisse, académique et non exempt d'une certaine froideur, pareille à celle de l'étoffe de soie qui glisse dans votre paume et y laisse sa douceur et sa beauté de manière fugitive et éphémère. On voudrait pouvoir retenir le texte, le fouiller, s'y lover mais, hélas, c'est déjà la fin.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 10 septembre 2013

    Ode
    Ah ! mes amis, quel livre ! L'écriture d'Alessandro Baricco a l'exotisme et la poésie de François Cheng, la concision de Pascal Quignard. Voici un prodige de la littérature !
    1861 : à l'heure où d'autres se ruent vers l'Ouest à la recherche d'or, le Français Hervé Joncour se rend régulièrement vers l'Est, pour gagner le lointain Japon à la recherche d'oeufs plus précieux que l'or. Ces coûteuses expéditions vont sauver la production de soie de Lavilledieu, dont les vers sont décimés par une maladie inconnue. Tandis qu'Hervé Joncour se laisse gagner par un amour mystérieux...
    Avec 140 pages bien aérées, "Soie" pourrait être pris pour une nouvelle. Or s'en dégage la puissance évocatrice d'un grand roman. Ceci vient d'une narration brillante et économe, d'autant plus forte qu'elle stimule l'imagination. Comme un concentré de mots qui se déploie dans notre cerveau à la lecture.
    Le style travaillé n'est pas froid, bien au contraire. Complice, Alessandro Baricco jalonne son récit de repères et de formules, familiarisant ainsi le lecteur avec ses personnages et leurs aventures. Par exemple, pour montrer qu'Hervé Joncour se laisse porter par son destin, il va introduire l'image de l'homme qui regarde pleuvoir sa vie, et la rappeler aux moments clés de l'histoire. « Elle pleuvait, sa vie, devant ses yeux, spectacle tranquille. »
    Ou bien le long voyage de 8000 kilomètres depuis Lavilledieu jusqu'au Japon, décrit en à peine une page et répété à chaque expédition, avec de subtiles variantes dans le texte comme un jeu des "sept différences".
    Ou encore la femme fascinante aperçue au Japon et reconnue ainsi : « Ses yeux n'avaient pas une forme orientale, et son visage était celui d'une jeune fille. »
    Biographie imaginaire, roman d'amour nostalgique, carnet de voyage, "Soie" est un ouvrage aussi subtil et riche que son étoffe. Un voyage littéraire à entreprendre absolument.
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 06 janvier 2013

    carre
    En publiant mon ressenti sur « soie », je crains de recevoir une volée de bois vert. Car je suis complètement passé à côté. Désespérément hermétique à l'histoire, à l'écriture, un ennui profond me gagnant au fil des pages, bâillements difficiles à contenir, le bouquin de A. Baricco m'a laissé froid, pire indifférent. Devant l'enthousiasme général, je me suis dit, mais qu'est-ce qui t'arrive mon vieux ? fait un effort, voyons. Qu'est qui t'a échappé que les autres ont lu ?
    Devant mes questions sans réponses, le constat est cinglant, j'ai vraiment pas aimé. Je crois bien que je suis irrécupérable. Désolé.
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    • Livres 4.00/5
    Par darkmoon, le 06 octobre 2013

    darkmoon
    "It is a strange grief. To die of nostalgia for something you will never live."
    En 1861, pour sauver les filatures de son village promises à la faillite en raison d'une maladie qui touche tous les vers à soie d'Europe, Hervé Joncour entreprend un voyage qui va le mener au bout du monde. Cet homme est en effet acheteur de vers à soie, et c'est au Japon qu'il sait pouvoir trouver la matière première qui permettra de fabriquer la plus belle soie du monde. Après un très long périple, il va immédiatement tomber sous le charme de ce pays inconnu, et d'une femme mystérieuse qu'il y rencontre.
    Dans un style épuré et d'une grande concision, Alessando Baricco narre de manière répétitive les allers-retours d'Hervé Joncour d'un pays à l'autre. Ce mécanisme, qui pourrait à la longue paraître lassant, apporte au contraire beaucoup de poésie, de musicalité, et donne un caractère magique au récit. Et si Hervé Joncour semble au début subir tout cela de manière passive et indifférente, son personnage évolue au fil du temps et de ses nombreux voyages. Mais il évolue de manière lente et légère, à l'image du rythme de la narration. Ainsi on découvre son histoire à travers un rythme fluide et doux. le style est aussi beau que le fond, ce roman nous emmène en orient et le lecteur voyage en même temps qu'Hervé Joncour. J'ai beaucoup aimé ce roman, qui est très imagé. En effet chaque détail est décrit de façon précise, s'attardant sur chaque geste, chaque millimètre de vie comme si la moindre petite chose était un monde.
    Un très beau roman aussi délicat que son titre, ode à la lenteur, la mélancolie et les amours impossibles, sur l'attrait de l'ailleurs, de l'exotisme, et l'oubli, presque inconscient, du proche...
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    • Livres 5.00/5
    Par asphodele85, le 22 janvier 2012

    asphodele85
    Cette minuscule histoire qui tient en 142 pages pourrait ne pas en être une. C'est un rêve merveilleux au coeur des mots d'Alessandro Baricco, une caresse douce comme la soie qui enveloppe ce roman d'un voile arachnéen. Une construction qui s'étire comme un long poème ou une chanson avec des refrains qui reviennent sans cesse, itératifs pour mieux scander la répétition de la vie, sa monotonie implacable mais aussi ses détours assassins quand ils frappent un destin déjà écrit en apparence.
    Nous sommes en 1861. L'Europe voit tous ses élevages de vers à soie périr, touchés par une épidémie sans antidote. Hervé Joncour, 32 ans au début de la narration, notable de Lavilledieu est envoyé au Japon (qui est encore fermé au commerce extérieur) pour sauver la situation en France et réimplanter des vers à soie sains. Sa jeune femme, Hélène l'attend comme elle attend de pouvoir lui donner un enfant, heureuse, aérienne et naïve en apparence. Quatre fois il entreprendra cet interminable périple et rencontrera Hara Kei, le seigneur de la soie, mais je ne peux vous en dire plus sur l'histoire car elle éclot au fur et à mesure des pages, telle la corolle sanglante d'un coquelicot qui s'ouvre, puis s'offre au soleil dans la douceur du temps avant de retourner à l'éphémère destin des fleurs.
    Les mots coulent en nous, forts et implacables quand il s'agit de la routine d'un couple bienséant et bourgeois, les mots s'égarent quand Hervé se retrouve contre son gré pris au piège du regard d'une très jeune fille, lascivement allongée dans la maison de papier de son hôte, la tête délicatement posée sur les genoux de ce dernier et ” que ces yeux là n'avaient pas une forme orientale et qu'ils étaient avec une intensité déconcertante, pointés sur lui”, enfermé dans le mystère d'un bout de papier plié en quatre et recouvert de ” quelques idéogrammes dessinés l'un en dessous de l'autre. Encre noire“. Ce bout de papier qui le hante et qu'il fait traduire par une maquerelle japonaise magnifique avec ses fleurs bleues enroulées autour des doigts “comme des bagues”, fleurs bleues, laissées ici et là comme un symbole, comme tous les symboles qui se répètent à l'envi tout au long du livre. Mais celui-ci va se révéler majeur…
    Tout est dans la suggestion des fantasmes et en même temps le martèlement répétitif et inexorable de la réalité de l'époque, de la vie de ce couple atypique, vie qui se déroule dans un silence inébranlable. Se méfier des silences. La beauté presque douloureuse qui transpire de ces trop courtes pages est indicible comme “Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais”…. dans le bruissement fragile de la soie qui se froisse…
    Alessandro Baricco a publié soie en 1996, traduit en France en 1997, il est devenu en “quelques mois un roman culte, -succès mérité pour le plus raffiné des jeunes écrivains italiens.” Alessandro Baricco est également musicologue, a créé la Holden Scuela, en hommage à L'Attrape-coeurs de Salinger. Et on entend la musique dans ses mots…
    Ce livre été porté à l'écran en 2007 avec Keira Knigtley (Hélène Joncour) et Michael Pitt (Hervé Joncour). Je ne sais pas comment un film pourrait rendre cette part irréelle, évanescente du roman…Mais je serais curieuse de le voir, une mise en bouche ci-dessous.
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Citations et extraits

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  • Par Testifly, le 25 septembre 2013

    Mon seigneur bien-aimé, n’aie pas peur, ne bouge pas, garde le silence, personne ne nous verra. Reste ainsi, je veux te regarder, je t’ai tellement regardé mais tu n’étais pas pour moi et à présent tu es pour moi, nous avons une nuit pour nous seuls, et je veux te regarder, jamais je ne t’ai vu ainsi, ton corps pour moi, ta peau, ferme les yeux, et caresse-toi, je t’en prie, n’ouvre pas les yeux, si tu le peux, et caresse-toi, tes mains sont si belles, j’ai rêvé d’elle tant de fois que je veux les voir maintenant, j’aime les voir ainsi sur ta peau, continue je t’en prie, n’ouvre pas les yeux, je suis là, personne ne peut nous voir et je suis près de toi, caresse-toi mon bien-aimé seigneur, […] je t’en prie, tout doucement, […] n’ouvre pas les yeux, pas encore, tu ne dois pas avoir peur, je suis près de toi m’entends-tu ? je suis là, à te frôler, c’est de la soie, la sens-tu ? c’est la soie de ma robe, n’ouvre pas les yeux et tu auras ma peau, tu auras mes lèvres, quand je te toucherai pour la première fois ce sera avec mes lèvres, tu ne sauras pas où, à un certain moment tu sentiras la chaleur de mes lèvres, sur toi tu ne sauras pas où si tu n’ouvres pas les yeux, ne les ouvre pas, tu sentiras ma bouche, tu ne sauras pas où, tout à coup, ce sera peut-être dans tes yeux, j’appuierai ma bouche sur tes paupières et sur tes cils, tu sentiras la chaleur pénétrer à l’intérieur de ta tête, et mes lèvres dans tes yeux, dedans, […] et puis à la fin je baiserai ton cœur, parce que je te veux, je mordrai la peau qui bat sur ton cœur, parce que je te veux, et quand j’aurai ton cœur sous mes lèvres tu seras à moi vraiment avec ma bouche dans ton cœur tu seras à moi, pour toujours, si tu ne me crois pas alors ouvre les yeux mon bien-aimé seigneur et regarde-moi, je suis là, quelqu’un pourra-t-il jamais effacer cet instant, mon corps que la soie ne recouvre plus, tes mains qui le touchent, tes yeux qui le regardent, […] mon corps sur le tien, ton dos qui me soulève, tes bras qui ne me laissent pas partir, […] je vois tes yeux chercher les miens, […] il n’y a pas de fin, cela ne peut finir, ne le vois-tu pas ? personne jamais ne pourra effacer cet instant, pour toujours tu lanceras ta tête en arrière, en criant, pour toujours je fermerai les yeux, laissant mes larmes se détacher de mes cils, ma voix dans la tienne, ta violence à me tenir serrée, il n’y a plus de temps pour fuir ni de force pour résister, cet instant-là devait être, cet instant est, crois-moi mon bien aimé seigneur, et cet instant sera, maintenant et à jamais, il sera jusqu’à la fin. Nous ne nous verrons plus, mon seigneur. Ce qui était pour nous, nous l’avons fait, et vous le savez. Croyez-moi : nous l’avons fait pour toujours. Gardez votre vie l’abri de moi. Et n’hésitez pas un instant, si c’est utile à votre bonheur, à oublier cette femme qui à présent vous dit, sans regret, adieu.
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  • Par Ode, le 06 octobre 2013

    — Les Japonais sont résignés à vendre leur soie. Mais leurs œufs, non. Ils les gardent pour eux. Et celui qui essaie d'en faire sortir de l'île commet un crime.

    Les producteurs de soie de Lavilledieu étaient, à des degrés variables, des gentlemen, jamais ils n'auraient songé à enfreindre une quelconque loi dans leur pays. L'hypothèse de le faire à l'autre bout du monde leur parut, cependant, raisonnablement sensée.
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  • Par Persepolis, le 06 juillet 2010

    C'était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.
    On aura remarqué que ceux-là contemplent leur destin à la façon dont la plupart des autres contemplent une journée de pluie.

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  • Par liliba, le 28 mai 2010

    Devant lui, il vit l'immense volière, avec ses portes grandes ouvertes, absolument vide. Et devant la volière, une femme. Il ne regarda pas autour de lui et continua simplement à marcher, lentement, ne s'arrêtant que lorsqu'il fut face à elle.
    Ses yeux n'avaient pas une forme orientale, et son visage était celui d'une jeune fille.
    Hervé Joncour fit un pas vers elle, tendit le bras et ouvrit la main. Sur sa paume, il y avait un billet, plié en quatre. Elle le vit et son visage tout entier se mit à sourire. Elle posa sa main sur celle d'Hervé Joncour, serra avec douceur, s'attarda un instant, puis la retira, gardant entre ses doigts ce billet qui avait fait le tour du monde. Elle l'avait à peine caché dans un pli de son vêtement que la voix d'Hara Kei se fit entendre.
    — Soyez le bienvenu, mon ami français.
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  • Par comtesseoboulof, le 29 janvier 2012

    Il vie les visages muets qu'ont les gens quand ils sont en fuite. Et il vit un arbre, au bord de la route, Et accroché à une branche, pendu, le garçon qui l'avait emmené jusque là. Hervé Joncour s'approcha, et resta là un moment, à le regarder, comme hypnotisé. Puis il denoua le corps du jeune homme, l'étendit sur le sol et s'agenouilla près de lui. Il n'arrivait pas détacher ses yeux de ce visage. C'est ainsi qu'il ne vit pas le village se remettre en chemin mais entendit seulement, comme de très loin, le bruit de cette procession qui le frôlait, remontant la route. Il ne leva pas les yeux, même quand il entendit la voix d'Hara Kei, à deux pas de lui, qui disait
    _ Le Japon est un très ancien pays, le saviez-vous? Sa loi est très ancienne : elle dit qu'il existe douze crimes pour lesquels il est permis de condamner un homme à mort. Et l'un de ces crimes est d'accepter de porter un message d'amour pour sa maîtresse.
    Hervé Joncour ne quitta pas des yeux le visage du jeune garçon tué.
    _ Il ne portait aucun message d'amour.
    _ Cest lui qui était un message d'amour.
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Vidéo de Alessandro Baricco


Marc Pierini présente Alessandro Baricco, "soie", Tishina
En 1861, une maladie ravage les élevages européens de vers à soie. Hervé Joncour, trente-deux ans, marié à une femme discrète, est chargé par les magnaneries...











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