AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2847421548
Éditeur : Le Passage (2010)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 208 notes)
Résumé :
Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n’intervient. Ni le couple russe qui contemple cette scène avec des sentiments mêlés, ni la femme du client en colère, ni les deux jeunes gens, deux Français, venus fêter une première embauche à la banque. Une simple anecdote? Pas même un fait divers? Dans le cours des vies, aucun événement, si minime soit-il, n’est anodin. Et la brutalité de l’un, l’i... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
lehane-fan07 novembre 2012
  • Livres 4.00/5
Il est de coutume de dire que l'argent ne fait pas le bonheur , soit . Personnellement et dans ce cas précis , j'aurai plutôt tendance à citer Jules Renard : si l'argent ne fait pas le bonheur , rendez-le !
Postulat judicieux s'il en est mais qui ferait , cependant , doucement rigoler les divers protagonistes à tendance légèrement arriviste de ce magnifique roman polyphonique .
Bienvenue dans le monde si délicieux qu'est celui de la réussite à tout crin , du pousse-toi là que je m'y mette . de cette réussite qui fait fi de tout sentiment , de toute morale , aliénant les corps et les esprits et balayant d'un revers de la main vos convictions les plus profondes de sa morgue et de sa suffisance , vos toutes nouvelles meilleures amies désormais érigées en préceptes de vie inébranlables !
Un restaurant . Un serveur d'origine africaine , Sila . Dans la salle , des personnages hétéroclites forts de leur irrésistible ascension sociale . Et là , c'est le drame ! Sila ne supportant plus d'avoir constamment dans les pattes un gamin aussi inéduqué que turbulent , se fait violemment agressé par son bourrin de paternel sous les yeux ébaubis d'une clientèle au mieux totalement amorphe , au pire foncièrement indifférente !
Loin d'être moralisateur , un bouquin méchamment à charge malgré tout . L'objet de cette vindicte : l'argent roi et son cortège inhérent de dérives .
Véritables incarnations d'un ultra-libéralisme pleinement assumé , trois nationalités différentes évoluant dans les trois univers emblématiques que sont le pétrole , la finance et l'immobilier – subprimes inclus .
Lev , le Russe , passant d'ancien universitaire respecté à personnage incontournable du régime Eltsine qu'il soutint sans failles , lui assurant ainsi une belle promotion pétrolifère...
Simon , le Français , brillant chercheur en mathématiques , effacé et timide , total opposé de Mathieu , son coloc , qui finira par le convaincre que la City n'attend que lui...
Ruffle , l'Américain , ex-espoir de football brillamment reconverti en vendeur du mois récidivant de crédits hypothécaires...
Trois archétypes , trois trajectoires , trois modèles de corruption personnelle et professionnelle .
De ce à quoi ils aspirèrent à ce qu'ils devinrent , un fossé abyssal où honnêteté , courage et respect se perdirent à jamais . Un monde impitoyable de la finance magnifiquement dépeint . Un ton didactique jamais rébarbatif . Un livre rythmé malgré la gravité et la teneur du sujet . Une écriture racée qui , au début , ne laissa pas de me questionner pour finalement m'emporter .
A noter les personnages féminins , véritables cautions morales de cette histoire , qui , à force de droiture et de véracité , laissent finalement entrevoir un mince espoir quand à une éventuelle rédemption de leurs chers et tendres...
La Fortune de Sila : l'argent n'a pas d'odeur vs contentement passe richesse ! Faites vos jeux , rien ne va plus...
Si ce bouquin était un hymne ?
http://www.youtube.com/watch?v=J8Z549GKkeM
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
Rouletabille
Rouletabille24 novembre 2013
  • Livres 4.00/5
Un livre émouvant. Merci à Babelio de m'avoir fait connaître cet ouvrage. La force de ce récit est les personnages, tous incroyablement attachant car tous avance dans leurs existences avec des doutes, des failles.
Le personnage de Sila me fait un peu penser à Candide, surtout au début où il doit quitter son pays chasser par un commandant tout puissant à qui il a refusé de vendre tout son poisson, comme Candide fut chassé du château par la seule volonté du baron. S'en suit une sorte de parcours initiatique avec une question servant de colonne vertébrale au roman : pourquoi ce Sila devenu serveur est agressé par un des clients, et surtout pourquoi personne n'a réagit?
Fabrice Humbert va alors décrire les parcours des clients présents dans un monde où l'argent fou devient la référence, dans un monde post communiste en Russie. L'auteur nous livre une passionnante plongée dans la transition suivant la fin de l'épopée soviétique ouvrant la voie au début du capitalisme sauvage avec la naissance des grandes puissances financières liées au richesse naturelle de la Russie. S'agrandir ou mourir, tel est le choix auquel est confronté Lev, un grand intellectuel conseiller du président Eltsine, devenant président d'une compagnie pétrolière à grand renfort de corruption.
Mais les personnages les plus intéressants sont pour moi Matthieu et Simon, deux jeunes amis que tout oppose. Matthieu le flambeur mais tenant un discours ultra critique contre le monde de l'argent tout en étant lui même fasciné par ce dernier et Simon le timide mathématicien. Je me reconnais assez en eux. J'ai l'impression de m'entendre quand Matthieu part dans mon monologue merveilleux prévoyant l'éclatement du système, la disparition de l'Etat effacé sous leurs dettes au profit de gang, de mafia. Cette lucidité ne l'empêche pas lui même de vouloir sa place au soleil précisément car il estime que seul l'argent pourra le protéger de la ruine.
Je me reconnais aussi en Simon, cet introverti maladroit dans les relations humaines mais en même temps capable de monter les échelons dans le monde de la City. Voila ainsi un autre atout de ce livre : ces 2 hommes ne sont pas caricaturaux, alors que Matthieu semble tout avoir pour réussir, il va être incapable de trouver un job à la City l'entrainant dans une forme de dépression contrairement à Simon enchainant les réussites et pensant à ce titre avoir enfin trouver sa place et un rôle social sur cette planète.
La fin du livre est sombre : le russe finit mort dans un attentat, son entreprise rachetée par son pire ennemi, Matthieu trahit Simon en épousant son ancienne petite amie et en l'abandonnant, Simon qui a participé inconsciemment à la chute de l'entreprise du russe démissionne et ce cher Sila lui est de nouveau tabassé par le client du restaurant, un riche héritier qui a fait fortune en vendant des prêts à des pauvres, le lecteur ne sait pas s'il s'en sort vivant.
Pour résumer le message du livre est d'une simplicité cruelle : les riches, les puissants s'en sortiront toujours surtout en temps de crises où il s'arrangeront pour préserver leurs positions dominantes tout en se vantant d'avoir sauvé le monde de la faillite, et au final ce sont les 99% de la population qui paye.
Ce livre mériterait une suite et je suis bien triste de devoir laisser tous ces personnages une fois la dernière page terminée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
nadiouchka
nadiouchka30 avril 2016
  • Livres 5.00/5
Après L'Origine de la Violence, Fabrice Humbert a publié ce livre, La Fortune de Sila, où il est encore question de violence, en décrivant plusieurs personnages particuliers. Tous sont issus de milieux différents mais le thème principal est l'argent qui engendre de nombreux différends et des situations délicates pour ne pas dire dramatiques.
Le livre commence dans le restaurant d'un grand hôtel parisien, en juin 1995, où un client frappe violemment un serveur, Sila et lui casse le nez, tout simplement parce que celui-ci a voulu réprimander un petit garçon turbulent.
Les autres clients de ce restaurant ne bronchent pas devant cette scène. Ils se sentent gênés mais chacun détourne le regard et retourne à son repas comme si rien ne s'était passé.
A partir de là, l'auteur décrit chacun de ces personnages, où l'un est brutal, l'autre lâche. Seules les femmes se montrent sensibles.
Avec ce roman, Fabrice Humbert ne parle pas seulement de la violence qui s'est produite dans ce lieu, mais il nous mène dans le monde de la finance aussi bien anglaise qu'américaine ou soviétique avec Boris Eltsine et d'autres personnages importants. On y voit des méthodes peu recommandables pour acquérir le bien d'autrui sans aucun égard pour le ruiner.
En fait, si l'histoire commence avec le personnage de Sila, jeune serveur noir, ce n'est pas tellement de lui dont il est question. On le retrouve évidemment plusieurs fois car il fait la rencontre de ceux qui étaient présents lors de son agression et il sait se montrer dédaigneux envers eux. Il n'a pas besoin de leur pitié. Il est assez fort moralement. Mais c'est surtout le parcours de chacun qui est intéressant et largement décrit. On y voit grandeur et décadence et c'est cela la trame de l'histoire. Personne n'est à l'abri alors qu'il se croyait arrivé au sommet de sa carrière.
Je n'avais pas encore lu Fabrice Humbert et, bien entendu, j'ai commencé par être surprise de la tournure du livre. Mais j'ai fini par y adhérer et j'ai suivi avec une grande attention tous les événements qui y sont décrits car le style de l'auteur est très fluide pour nous conduire dans cette histoire de finances mondiales et ce n'est pas du tout rébarbatif.
La fin m'a laissée un peu surprise à cause des multiples rebondissements et choquée par le sort réservé à notre pauvre Sila qui est le pivot de l'histoire. Je suis même restée assez perplexe car j'attendais peut-être autre chose. Quelque chose de plus humain. Mais l'argent est trop puissant et le besoin de puissance est plus important que tout le reste.
La violence est omniprésente et heureusement que quelques femmes sont là pour représenter un peu d'humanité et de sensibilité.
La lecture de ce livre m'a donné une bonne impression pour l'auteur et pour son écriture captivante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
isabelleisapure
isabelleisapure08 février 2014
  • Livres 4.00/5
Le livre s'ouvre sur une scène choquante : dans un restaurant gastronomique, un client frappe violemment un serveur, dont le seul tort est d'avoir raccompagné son gamin mal élevé à table. Aucun des convives témoins de cette violence ne réagit.
Passée cette scène d'introduction, nous suivons les destins des personnes présentes, tous liés d'une façon ou d'une autre à la finance. Entre la chute du mur de Berlin et la crise financière de 2008, l'auteur nous présente sa vision de la finance et des hommes qui la "font".
Car ils ne sont finalement tous que des humains, avec leurs faiblesses et leurs défauts : Simon le naïf "geek" des mathématiques, élaborant des modèles désincarnés pour les traders ; Lev, "homme d'affaires" s'étant emparé du pétrole russe pendant l'ère Eltsine comme d'une part de gâteau, impitoyable et indifférent ; Russel, américain brutal nostalgique de ses heures de gloire sur le terrain de football, et qui fonde sa fortune sur le crédit aux démunis pendant la bulle de l'immobilier ; Matthieu, le dandy raté ne rêvant que d'argent...
Malgré leurs manigances et leurs calculs, ils ne sont finalement que des acteurs inconscients dans une sorte de folie qui les dépasse tous.
"Le monde financier est un circuit automobile avec des voitures sans freins. Lorsque tout va bien, toutes les voitures tournent. Si l'une d'elles a un accident... advienne que pourra !"
Lecture passionnante... et désenchantée !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
kathel
kathel26 février 2012
  • Livres 4.00/5
Comme moi il y a quelques semaines, vous ne connaissez peut-être de ce roman que le résumé du prologue, où Sila, un jeune serveur noir dans un restaurant chic parisien, se fait agresser violemment par un client, pour une raison futile. Scène frappante, sans mauvais jeu de mots, qui présente tous les protagonistes de ce roman autour des thèmes du pouvoir et de la fascination de l'argent. L'argent, figure centrale du roman, orientera les destinées de chacun : l'homme d'affaires américain spécialiste du crédit immobilier, l'oligarque russe et son épouse, les deux amis qui viennent fêter une récente embauche dans le monde de la finance, le jeune serveur. Ils se croisent à plusieurs reprises, par des artifices de l'auteur qui jubile à ces intersections où les protagonistes s'écartent légèrement de la voie tracée. le récit oscille également entre moralité et amoralité, et laisse de ce fait le lecteur incertain sur l'issue des histoires individuelles. En d'autres termes, la fin n'est pas trop prévisible !
Ce roman est admirablement échafaudé, et, ce qui est essentiel, c'est que les personnages sont tout à fait intéressants, avec leurs parcours plus ou moins erratiques. le lecteur n'a pas envie de voir l'un ou l'autre laissé dans l'ombre, comme on en rêve parfois dans un roman choral. J'avais découvert Fabrice Humbert avec L'origine de la violence, je le retrouve ici dans des thématiques assez différentes quoique le bien et le mal, la culpabilité soient communs aux deux romans. La belle plume de l'auteur s'est fait encore plus remarquer lors de cette deuxième lecture, et je vous recommande La fortune de Sila sans restriction.
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Citations & extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro6408 mars 2011
Toute société, en ses origines, est dirigée par des voleurs et des criminels, qui s'imposent dans un monde sans loi, et ce n'est qu'ensuite, par le gauchissement de l'épopée et de la mémoire, que les criminels deviennent de grands hommes. Les seigneurs du Moyen-Âge furent des pilleurs sauvages, comme l'avaient été les premiers Grecs et les premiers Romains. De même que les millionnaires du XIXe siècle américain furent des bandits érigeant leur fortune d'acier et de pétrole dans le vol et le chantage avant de se refaire une morale dans de belles fondations artistiques et citoyennes dont leurs descendants s'enorgueillissent, Lev appartient à une époque sauvage où les criminels et les voleurs arrachèrent les meilleurs morceaux de la dépouille impériale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
fabricelfabricel09 février 2013
Il avait entendu parler de la menace des crédits hypothécaires, dits subprimes, à la fin de 2007, sans bien en mesurer l'impact. Mais, lorsque Lehman Brothers, à la stupéfaction générale, s'était effondré, dans le fracas de ses titres immobiliers dévalorisés, il avait imaginé avec jubilation l'onde de choc parmi ses petits camarades et il avait su qu'ils tremblaient tous de peur, parce que les comptes de toutes les banques étaient criblés d'actifs toxiques. Mais il n'y avait rien eu : les petits contribuables avaient payé pour les milliardaires en danger et les pertes avaient été mutualisées. Le gouvernement américain avait racheté les actifs pourris. Dans un scandale encore plus incroyable que celui des oligarques russes, puisque par une ruse de l'argent personne n'avait eu le choix - c'était sauver les banques ou périr tous -, et alors même que la crise économique ruinait les petits épargnants, asséchait les entreprises, et que les chômeurs, par dizaines de millions, allongeaient leurs files, l'essentiel avait été préservé, au prix de quelques boucs émissaires et de licenciements de traders sans importance. Et au vu du taux de l'argent et de la disparition des banques rivales, on pouvait même s'attendre à de merveilleux bonus en fin d'année. (p 348)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
nadiouchkanadiouchka30 avril 2016

- Je ne peux tout de même pas répéter pendant quinze ans que je bosse pour un fonds dans jamais y avoir mis les pieds, continua Matt. Et puis je suis sûr que ce sera pour chacun une question de survie, dans quelques années, peut-être dans dix ou vingt ans. Je suis sûr que tout va exploser. Ces sociétés, ces systèmes sociaux. Et seul l’argent nous protégera. L’Occident vit sur des mythes……
Les caisses de l’Etat sont vides, mon gars.
………………………………………….
Regarde les crises asiatiques, regarde la Russie : tout explose. Et ce sera la même chose pour nous. Ce n’est qu’une embellie fondée sur les déficits. C’est de la dette tout ça.
P.228
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ophrysophrys26 novembre 2011
Matt ricana puis il lui expliqua pourquoi ses propos dérogeaient à la règle suprême des affaires, qui était l’hypocrisie. (…) Les mots devaient recouvrir les choses d’une nappe brillante, reflétant la splendeur des désirs, faute de quoi, si les vérités étaient dites, tout éclaterait. Etendant son raisonnement, dans une de ces envolées lyriques qu’il appréciant tant, surtout en fin de soirée, il affirma que d’ailleurs cette règle concernait la société tout entière, qui vivait de mythes et qui logeait tous ses espoirs dans des constructions idéologiques, pures images égalitaires et démagogiques, nourrissant le Moloch social d’illusions nécessaires. p239
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
fabricelfabricel07 février 2013
Le monde tournait ainsi. Il fallait des capitaux énormes pour tous les pays en développement et, quant aux pays développés, ils étaient pris d'une outrance de consommation qui s'alimentait à la dette. Les salaires étaient faibles, l'offre immense : tout le monde achetait à crédit. Le monde entier était sous perfusion de crédit, sans rien pour payer d'ailleurs, mais cela ne changeait rien. Il fallait que la roue tourne et tourne encore, jusqu'à ce que tout explose. (p. 208).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Fabrice Humbert (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fabrice Humbert
Eden Utopie de Fabrice Humbert .Voir l'Èmission : http://www.web-tv-culture.com/eden-utopie-de-fabrice-humbert-765.html En quelques années, Fabrice Humbert s?est imposé comme l?un des auteurs les plus talentueux de sa génération. Son deuxième roman « L?origine de la violence » paru en 2009 l?avait fait connaitre du grand public. Avec cette histoire d?un homme découvrant par hasard, en visitant un camp de concentration, sa parentèle juive, Fabrice Humbert avait déjà, sous couvert d?écriture romanesque, puisé dans le terreau familial. On ne s?étonnera donc pas qu?après avoir regardé du côté de l?histoire paternelle, il s?aventurât cette fois-ci du côté maternel dans son nouveau roman « Eden Utopie ». Avec son écriture ciselée, pertinente, parfois ample, parfois plus concise en fonction des idées qu?il veut véhiculer, l?auteur de « La fortune de Sila » sait entraîner son lecteur sur les pentes souvent vertigineuses de notre histoire commune et les phrases de Fabrice Humbert claquent souvent comme des rappels à notre mémoire sélective, cette petite lâcheté ordinaire qui se cache en chacun de nous. Dans les thèmes qu?il aborde, Fabrice Humbert implique sans cesse la grande histoire qui, bien souvent, broie les destins ordinaires. Et le lecteur est invité à un devoir de mémoire pour que l?oubli ne soit pas une seconde mort. Dans « Eden Utopie », Fabrice Humbert explore donc avec sensibilité et distance l?histoire et l?héritage des membres de sa famille maternelle, protestante, que l?histoire entrainera vers des chemins opposés. Dans ce récit fictionnel, comme dans ses précédents titres, Fabrice Humbert cherche à comprendre sans juger, les trajectoires de chacun entre doutes, espoirs, enthousiasme et fatalisme. Un livre brillant, qui prouve une fois encore le talent de Fabrice Humbert « Eden Utopie » est publié aux éditions Gallimard et Fabrice Humbert est sur WTC.
+ Lire la suite
autres livres classés : argentVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1193 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre
. .