-
Par litolff, le 26/05/2010
Crime et Châtiment, suivi de Journal de Raskolnikov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Les petites choses ont leur importance ; c'est toujours par elles qu'on se perd.
-
Les Carnets du sous-sol de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Laissez-nous seuls, sans les livres, et nous serons perdus, abandonnés, nous ne saurons pas à quoi nous accrocher, à quoi nous retenir; quoi aimer, quoi haïr, quoi respecter, quoi mépriser?
-
Par Madoyaaan, le 18/02/2010
L'Idiot de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Ce n’est pas quand il a découvert l’Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir, que Colomb a été heureux.
-
Par torezu, le 26/05/2010
Crime et Châtiment, suivi de Journal de Raskolnikov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
L'erreur est le seul privilège de l'homme sur tous les organismes. En se trompant on arrive à la vérité.
-
Par torezu, le 26/05/2010
Crime et Châtiment, suivi de Journal de Raskolnikov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Ils ont pleuré un peu mais ils ont fini par s'y habituer. L'homme s'habitue à tout, le lâche.
-
Par Outis, le 18/06/2008
Les Frères Karamazov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
A présent chacun aspire à séparer sa personnalité des autres, chacun veut goûter lui-même la plénitude de la vie ; cependant, loin d’atteindre le but, tous les efforts humains n’aboutissent qu’à un suicide total, car, au lieu d’affirmer pleinement leur personnalité, ils tombent dans une solitude complète. En effet, en ce siècle, tous sont fractionnés en unités. Chacun s’isole dans son trou, s’écarte des autres, se cache, lui et son bien, s’éloigne de ses semblables et les éloigne de lui. Il amasse de la richesse tout seul, se félicite de sa puissance, de son opulence ; il ignore, l’insensé, que plus il amasse plus il s’enlise dans une impuissance fatale.
-
Par torezu, le 26/05/2010
Crime et Châtiment, suivi de Journal de Raskolnikov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Il appartenait à cette légion inombrable et multiforme d'individus triviaux, de ratés sans énergie et de personnages entêtés et de sots dont la demi-instruction mal digérée les pousse à s'accrocher instantanément à la dernière idée à la mode pour la ravaler aussitôt, tourner en un clin d'oeil en caricature tout ce qu'ils servent parfois même le plus sincèrement du monde.
-
Par chartel, le 12/07/2010
Les Frères Karamazov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
- De quel isolement parlez-vous ?
- De l’isolement dans lequel vivent les hommes, en notre siècle tout particulièrement, et qui se manifeste dans tous les domaines. Ce règne-là n’a pas encore pris fin et il n’a même pas atteint son apogée. A l’heure actuelle, chacun s’efforce de goûter la plénitude de la vie en s’éloignant de ses semblables et en recherchant son bonheur individuel. Mais ces efforts, loin d’aboutir à une plénitude de vie, ne mènent qu’à l’anéantissement total de l’âme, à une sorte de suicide moral par un isolement étouffant. A notre époque, la société s’est décomposée en individus, qui vivent chacun dans leur tanière comme des bêtes, se fuient les uns les autres et ne songent qu’à se cacher mutuellement leurs richesses. Ils en viennent ainsi à se détester et à se rendre détestables eux-mêmes. L’homme amasse des biens dans la solitude et se réjouit de la puissance des biens qu’il croit acquérir, se disant que ses jours sont désormais assurés. Il ne voit pas, l’insensé, que plus il en amasse et plus il s’enlise dans une impuissance mortelle. Il s’habitue en effet à ne compter que sur lui-même, ne croit plus à l’entraide, oublie, dans sa solitude, les vraies lois de l’humanité, et en vient finalement à trembler chaque jour pour son argent, dont la perte le priverait de tout. Les hommes ont tout à fait perdu de vue, de nos jours, que la vraie sécurité de la vie ne s’obtient pas dans la solitude, mais dans l’union des efforts et dans la coordination des actions individuelles.
-
Par torezu, le 26/05/2010
Crime et Châtiment, suivi de Journal de Raskolnikov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Est ce qu'on peut raisonner comme elle si on est sain d'esprit? Est ce qu'on peut rester au bord de sa perte, juste au dessus de la fosse puante qui vous aspire déjà, et fermer les yeux et se boucher les oreilles quand on vous parle du danger? Ne serait ce pas un miracle qu'elle attend? [...] Est ce que ce ne sont pas des symptômes de folie?
-
Par Outis, le 17/06/2008
Les Frères Karamazov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Je dois t’avouer une chose, commença Ivan, je n’ai jamais pu comprendre comment on peut aimer son prochain. C’est précisément, à mon idée, le prochain qu’on ne peut aimer, du moins ne peut-on l’aimer qu’à distance. J’ai lu quelque part, à propos d’un saint, « Jean le Miséricordieux », qu’un passant affamé et transi, vint un jour le supplier de le réchauffer, le saint se coucha sur lui, le prit dans ses bras et se mit à insuffler son haleine dans la bouche purulente du malheureux, infecté par une horrible maladie. Je suis persuadé qu’il fit cela avec effort, en se mentant à lui-même, dans un sentiment d’amour dicté par le devoir, et par pénitence. Il faut qu’un homme soit caché pour qu’on puisse l’aimer ; dès qu’il montre son visage, l’amour disparaît.
-
Par diborde, le 07/10/2011
Les Carnets du sous-sol de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Parce que je suis coupable, enfin, du fait que même si j'étais doué d'une quelconque grandeur d'âme, je n'en éprouverais qu'une douleur plus grande à la conscience de son inutilité.
-
Par Maya-Lisa, le 16/04/2011
Crime et Châtiment, suivi de Journal de Raskolnikov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
..."Mentir à sa façon, c'est presque mieux que de dire la vérité à la façon des autres"...
-
Par chartel, le 12/07/2010
Les Frères Karamazov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
- Je pense que chacun en ce monde devrait apprendre, avant tout, à aimer la vie.
- Aimer la vie plutôt que chercher à la comprendre ?
- C’est cela, aimer la vie sans souci de la logique, comme tu l’as dit. C’est ainsi seulement qu’on finit par en découvrir le sens.
-
Par Madoyaaan, le 18/02/2010
L'Idiot de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
La beauté est une énigme.
-
Par diborde, le 17/06/2010
Le Joueur de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Avec l'argent que j'avais de mon premier gain, cela faisait mille sept cents florins en moins de cinq minutes! En vérité, à de pareils moments, on oublie tous les échecs antérieurs.
-
Par diborde, le 17/06/2010
Le Joueur de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
En vérité, c'est vraiment quelque chose d'unique que de se sentir seul, à l'étranger, loin de sa patrie, de ses amis, de ne pas savoir si l'on va manger aujourd'hui et de miser son dernier, son tout dernier florin!
-
Les Carnets du sous-sol de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Le roman a besoin d'un anti-héros et là, exprès, sont réunies toutes les caractéristiques d'un anti-héros et puis, surtout, cela fera une impression des plus désagréables,parce que nous avons tous perdu l'habitude de la vie, nous sommes tous plus ou moins boiteux.
-
Par Madoyaaan, le 18/02/2010
L'Idiot de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Ce qu'il y a de plus odieux dans l'argent, c'est qu'il confère même des talents.
-
Par Outis, le 17/06/2008
Les Frères Karamazov de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Quand je vais vers les gens, il me semble que je suis le plus vil de tous, et que tout le monde me prend pour un bouffon ; alors je me dis : « faisons le bouffon, je ne crains pas votre opinion, car vous êtes tous, jusqu’au dernier, plus vil que moi ! » Voilà pourquoi je suis bouffon, par honte, éminent père, par honte. Ce n’est que par timidité que fais le crâne. Car si j’étais sûr, en entrant, que tous m’accueillent comme un être sympathique et raisonnable, Dieu, que je serais bon !
-
Par torevan, le 28/12/2011
L'Idiot de
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski
Une chose seulement est vraie: je n'aime vraiment pas la compagnie des adultes, des grandes personnes, je l'ai remarqué depuis longtemps; je ne l'aime pas parce que je ne sais pas être avec eux.