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Par keisha, le 24/05/2012
Retour au pays bien-aimé de
Karel Schoeman
Non, ça ne fait rien, méprise-nous tant que tu veux. Mais tu sais, quand on arrête de considérer quelqu'un comme un être humain, quand on ne le traite plus comme tel, il oublie peu à peu qu'il en est un. Il perd sa fierté, sa dignité; alors la seule chose qui compte est de rester en vie, on rampe, on se tortille, on s'humilie sur commande, j'ai vu cela chez mes propres parents, et j'ai peur, j'ai peur de cette déchéance, beaucoup plus que de la vieillesse, de la maladie ou de la pauvreté. C'est ce qu'ils pouvaient nous faire de pire. Passe encore qu'ils nous aient chassés, cela n'a plus d'importance; ce qui me fait vraiment peur, c'est l'idée de ne plus être un être humain, de ne plus rien pouvoir faire, de ne plus rien signifier.
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Cette vie de
Karel Schoeman
"Etait-ce vraiment un choix - ai-je jamais eu le choix? A examiner ma vie de près, on pourrait en douter ; pourtant, bien que je ne puisse pas expliquer le fond de ma pensée, je voudrais dire que si j'ai jamais eu un jour le privilège de pouvoir choisir, c'est sans doute lorsque j'étais assise toute seule, dans un coin de cette cuisine sombre, et où j'ai décidé, à l'aveuglette et sans le savoir, de mon avenir."
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Par Ikebukuro, le 02/12/2010
Cette vie de
Karel Schoeman
Pays pauvre, pays rude, pays chéri. Comment ai-je pu vivre ici toute ma vie sans jamais te regarder, ou si peu, me contentant de temps à autre de coups d'oeil furtifs qui m'ont laissée inassouvie, brûlant toujours du désir de te revoir ?
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Cette vie de
Karel Schoeman
"Qu'il était riche, notre Roggeveld, pendant les quelques semaines qui suivaient la fin de l'hiver, lorsque les fleurs sauvages, seul luxe qu'ait jamais connu ce pays de misère, surgissaient soudain dans la lumière crue et le vent froid du printemps encore hésitant !"
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Par caro64, le 08/06/2011
Cette vie de
Karel Schoeman
J'ai trop de souvenir. Toute ma vie, j'ai eu trop d'occasions de regarder, d'écouter, de voir, d'entendre et de me souvenir. Je n'ai pas fait exprès d'emmagasiner toutes ces connaissance et je n'ai pas demandé à les retenir mais aujourd'hui que me voici arrivée au soir de ma vie, je considère toute cette sagesse et je me rends soudain compte qu'elle est loin d'être vaine.
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Par cc, le 20/12/2010
Cette vie de
Karel Schoeman
Seule dans l'obscurité de sa chambre, une vieille femme se meurt et resonge à sa vie discrète, passée à écouter et à observer les autres. Au crépuscule de son existence, elle lève enfin le voile sur les secrets inavoués de son clan et recompose un puzzle intime, pétri de rancoeurs et de douleurs. Sur fond de paysage tissé par le vent, la poussière et le silence, c'est un monde fantôme qui se déploie sous ses yeux, celui des Afrikaners, austères et secrètement ardents, débarqués au début du XIXe siècle, sur les terres arides d'Afrique du Sud. Là " où le pardon n'existe pas ".
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Retour au pays bien-aimé de
Karel Schoeman
Il avait le souvenir d'une véranda, avec de grandes plantes vertes fichées dans des pots de terre et de métal, qui tamisaient la lumière du jour; elles appartenaient à sa grand-mère, qui s'en occupait tout en surveillant le domestique chargé de les arroser chaque jour. Il leva les yeux. Comment pouvait-il savoir une chose pareille? Comment pouvait-il savoir qu'à cet endroit précis, là entre les fougères, une paysanne aux cheveux gris donnait des ordres aux domestiques? Etait-ce vraiment un souvenir ou quleque chose que sa mère lui avait raconté? Peut-être avait-il vu des photos dans un album? Mais dans ce cas, comment expliquer alors qu'il se rappelait aussi la voix de sa grand-mère, le bruit des ciseaux avec lesquels elle coupait les feuilles mortes, le tintement des tasses à café?
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Par caro64, le 08/06/2011
Cette vie de
Karel Schoeman
J’étais celle à laquelle personne ne faisait attention et dont tout le monde oubliait très vite la présence, de sorte que les gens disaient devant moi des choses qu’ils auraient peut-être tues en d’autres circonstances.
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Par sandpic, le 26/10/2010
Cette vie de
Karel Schoeman
Le passé est un autre pays : où est la route qui y mène ? L'on peut que suivre à l'aveuglette la trace sous nos pas sans pouvoir choisir la direction dans laquelle l'on voudrait aller.
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Par sandpic, le 09/11/2010
Cette vie de
Karel Schoeman
Je savais au fond de moi qu'aucune plante n'apporte la guérison, qu'aucune herbe ne garantit l'oubli. L'être humain est condamné à se souvenir et à porter son fardeau jusqu'à la fin.