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Par Onclepaul, le 28/01/2011
Franco est mort jeudi
de
Maurice Gouiran
Au-delà de l’intrigue et des pérégrinations de Manu et de Patrice, c’est d’abord l’Espagne franquiste qui est mise en scène. De 1936 à 1939 avec les combats entre Républicains et Nationalistes, les débordements de tout bord, surtout nationalistes, les conflits à l’intérieur même du camp républicain entre anarchistes, communistes et affiliés au POUM, puis l’exode, la fameuse Retirada, jetant des milliers d’exilés sur la route bloqués ensuite par les autorités françaises derrière des barbelés sur la plage d’Argelès-sur-Mer, les désillusions des uns ou au contraire l’arrogance des autres, les vainqueurs franquistes, des soutiens militaires par Hitler et de Mussolini envers les Nationalistes, celui de Staline aux Républicains, puis les retournements de situation et les changements d’alliance, le camp de Karaganda dans le Kazakhstan, alors situé en Union Soviétique, jusqu’à la mort de Franco en 1975, et les hommages qui lui sont rendus tous les ans le 20 novembre ainsi qu’à José Antonio Primo de Rivera considéré comme l’un des martyrs du mouvement franquiste et passé par les armes le 20 novembre 1936. C’est un état des lieux, un constat implacable de la résurgence de ceux qui, nostalgiques et jeunes qui n’ont pas connu les dérives du nazisme et du franquisme, portent au pinacle et vénèrent des régimes totalitaires, dictatoriaux, racistes. Et l’on ne peut s’empêcher de comparer certains régimes politiques actuels, les rejets d’étrangers par exemple, avec ces pans tragiques de l’histoire.
Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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Par poilabois, le 03/06/2009
Les Damnes du Vieux Port
de
Maurice Gouiran
15ème Gouiran sur 15. Et j'ai eu de la chance de finir par celui-ci, car c'est l'un des meilleurs.
Pour ce roman, Gouiran a bâti une histoire qui lui permet de parler de la résistance (à peine) ou de la collaboration, poussée ici à l'engagement, de français pendant la dernière guerre. Evidemment il arrive avec son art habituel à mêler les péripéties de son héros ("Narigou" j'ai mis longtemps à repérer l'anagramme), celles du passé inventé de quelques personnages et le passé réel.
Beaucoup de pages poignantes sur l'atmosphère de la dernière guerre: celles de batailles du front de l'est, celle de la réalité des camps... Quelques pages plus surprenantes sur la mythologie nazie, passée ou actuelle.
Un gros travail de documentation, totalement maîtrisé comme toujours chez cet auteur, et très bien intégré à une histoire qui coule parfaitement.
Les chefs d'oeuvre (!) ne sont pas forcément écrits avec des mots compliqués...
Dommage de ne pas découvrir tous les ans un auteur pareil, mais le plaisir n'est il pas lié au manque? Cela dit après 15 romans (quasi) de suite de cet auteur, il est quand même temps que je passe à d'autres lectures !
Sur les 15, 5 furent exceptionnels, et les autres méritent la lecture, parfois largement. Je les ai tous finis (un signe, déjà...) et dans un temps relativement court, ce qui veut qd même dire quelque chose...
De quel auteur seriez vous capable de lire 15 livres (quasi) de suite?
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Par poilabois, le 04/02/2009
Putains de pauvres !
de
Maurice Gouiran
J'ai récemment découvert Maurice Gouiran par ce livre que j'ai trouvé excellent. J'ai alors enchaîné 5 livres de suite de cet auteur et envisage de tout lire, mais celui-ci risque de rester mon préféré.
Gouiran est une sorte de Daenninckx marseillais, qui trouve dans le passé (et parfois le présent) trouble de Marseille la base de romans qu'il arrive généralement à rendre très fluides, et prenants, malgré un coté didactique (bien documenté) important. Une performance.
J'aime particulièrement ce titre car il parle du présent (pas d'enquête sur le passé), en l'occurence le projet Euroméditerranée qui sous-prétexte d'améliorer la façade maritime de Marseille, cherche surtout à virer ces pauvres qui font décidément tâche.
Et tous les moyens sont bons, notamment un particulièrement pernicieux.
Heureusement, c'est écrit "roman" sur la couverture.
Les personnages sont attachants et crédibles bien qu'archétypaux. Juste ce qu'il faut de clins d'oeil aux autres polars.
Je répète : excellent.
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Par PierreF, le 24/08/2011
Train bleu train noir
de
Maurice Gouiran
Encore une fois, les éditions Jigal ont dégotté un roman coup de poing, que l’on lit à la vitesse de l’éclair et qu’il est indispensable de lire. Car le sujet est de ceux qu’il ne faut pas oublier. Maurice Gouiran nous rappelle que ceux qui ont participé de près ou de loin à ce massacre ne sont rien d’autres que des criminels. Maurice Gouiran nous démontre que la destruction du centre de Marseille au profit des promoteurs immobiliers est une exaction et que la guerre, dans ces cas là est une bonne excuse pour se faire de l’argent.
Ce roman nous fait revivre à coups de flash-back ces moments, à travers trois personnages qui ont leur propre vie, leur propre expérience, leurs propres cicatrices. Malgré leur age, ils ont gardé une rage, celle des souvenirs douloureux, ineffaçables, et nous retracent ces deux époques, l’une horrible, l’autre heureuse avec leur parlé, leur vocabulaire, leurs sentiments, leurs expressions.
C’est aussi une des grandes qualités de ce roman : nous impliquer, nous plonger dans ces moments. Ça sent la mort dans les convois, la puanteur, le malheur. Ça sent la joie, la liesse, les fumigènes dans les tribunes. Et l’auteur en profite pour nous asséner quelques avis (vérités ?) sur les messages politiques, le rôle des journaux, la règle contemporaine de la gestion d’un pays (Panem et circenses), le besoin de se faire de l’argent à tout prix, le racisme ambiant.
Ne croyez pas que je vous ai dévoilé toute l’intrigue ou tout le déroulement du livre, car la fin réserve une belle surprise, de celle qui font les grands livres, jusqu’à la dernière ligne. Alors, jetez vous sur ce roman, car sa lecture est de celle qui marque, de celle qui sont obligatoire. C’est écrit avec beaucoup de hargne, de rage, de cœur, de sentiment, de honte. Ça frappe fort, ça fait mal mais ça fait du bien.
Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-train-bleu-train-noir-de-maurice-gou...
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Par zembla, le 23/11/2010
Franco est mort jeudi
de
Maurice Gouiran
4ième de couverture :"Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu’Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c’est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement. L’été 1936 à Madrid, l’hiver 1938 à Barcelone, la Retirada — cette longue cohorte de désespérés, cette horde de vaincus, de malades, de blessés fuyant l’Espagne et parqués sur la plage glaciale d’Argelès — la mystérieuse disparition de Ramon, son père, alors officier dans l’Armée Populaire Républicaine… Une foule d’images et de vieux fantômes submergent alors ses jours et ses nuits… 35 ans plus tard, Élisa n’est plus et l’Espagne met fébrilement à jour les charniers du Franquisme. C’est Manu, son fils, ...[+]
un looser, un peu voyou, un peu paumé, qui, en recevant d’Espagne une lettre destinée à sa mère, va permettre à ce terrible passé de remonter à la surface. Mais Manu n’aurait sans doute pas été bien loin si sa route n’avait croisé celle de Clovis Narigou… Clovis, qui de Marseille à Madrid démêle l’écheveau et tente de percer les mystères entourant la famille espagnole de Manu. Clovis qui enquête, pare les coups et pénètre le Barcelone de la grande époque, celui de Dali et de Picasso… Clovis qui découvre, ahuri, le camp de Karaganda et les horreurs de la guerre civile…"
C'est un roman qui comme le titre l'indique parle de la guerre d'Espagne mais aussi de l'exil de ses réfugiés qui sont venu s'échouer en France. Mais que ceux qui ont les romans historiques en horreur ne mettent pas ce livre de coté. Car ce livre est d'abord un polar avec une intrigue bien construite et dont le coté historique est habilement mélé a l'intrigue. L'auteur Maurice Gouiran nous plonge dans cette Espagne franquiste et nous explique simplement et clairement les raisons de la défaite des républicains.
L'autre point fort de ce livre c'est l'empathie que l'on ressent pour les héros de cette histoire. Des héros a la petite semaine, des loosers, des hommes normaux en fait.
En bref un très bon polar où l'on apprend beaucoup de choses sur cette guerre d'Espagne.
Ma note 8/10.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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Par Eskalion, le 17/11/2010
Franco est mort jeudi
de
Maurice Gouiran
Avec une écriture parfaitement maîtrisée, Maurice GOUIRAN nous replonge dans les pages sombres de l’histoire espagnole. Mais il en est une d'entre elles, qui est aussi un peu la notre, précurseur des lâchetés à venir face à la montée grandissante des totalitarismes européens, qui sur ce vieux continent des années trente, commençaient à tisser leur toile.
Marseille, années 2000. Manu sort de prison. Avec ses cauchemars, ses angoisses et sans boulot. Une femme qui l’a quitté à laquelle il pense toujours, un gosse, Patrice qu’il ne voit que rarement, qui ère dans les rues de Marseille et vit de combines et autres petits trafics. Un père enfin, aigri et moribond qui s’accroche à ses souvenirs comme à son verre d’alcool et avec qui le dialogue n’a jamais été possible.
A cinquante balais passés, la vie de Manu se résume à un grand courant d’air.
Alors quelle attention peut- il bien porter à cette lettre qui lui arrive d’Espagne, envoyée par une cousine Paola dont il n’a jamais entendue parler ?
Pourtant, ce courrier va le transporter bien des décennies en arrière, à une époque où sa famille s'est déchirée entre le camp franquiste et républicain. Car c’est de la guerre civile espagnole dont lui parle sa cousine. De sa propre mère Elisa, aujourd’hui disparue, venue se refugier en France devant l’avancée des troupes franquistes qui devaient finir par porter au pouvoir la dictature. Une mère dont finalement il ne connait rien de son passé. Tout comme celui de son grand père dont il est aussi question : Ramon Espola.
Or aujourd’hui, 35 ans après la mort de Franco, l’Espagne commence enfin à déterrer son passé. A commencer par les charniers, dont celui de Carranza. Et d’après sa cousine espagnole, c’est sans doute dans celui-ci que Ramon Espola est enterré. Avec l’aide de Clovis Narigou, un ancien journaliste, Manu va se découvrir alors un grand-père, figure héroïque de la résistance républicaine, chef militaire vénéré par ses hommes.
Mais au moment où il commence à s’intéresser à sa propre histoire, son fils Patrice s’enfonce dans les ennuis en s’attirant les foudres d’un petit caïd des cités qu’il a voulu doubler, et à qui il doit une forte somme d’argent. La situation dégénère au point que le père et la mère, que les soucis du fils vont rapprocher, échapperont de peu à la mort. Patrice doit être mis à l’abri, et l’Espagne devient logiquement la destination idéale.
Le temps que ses parents se remettent à l’hôpital de leurs blessures respectives, c’est donc accompagné de Clovis, l’ancien journaliste, que Patrice prendra le chemin de cette Espagne dans laquelle plongent les racines de ses aïeuls. L’occasion de retrouver Paola et de démêler les fils de cette histoire familiale qui va passablement se compliquer.
Ce roman dépasse la simple intrigue policière qu’il porte. Il est aussi un formidable rappel de mémoire sur une page méconnue (en particulier de nous français), de cette tragédie qui est venue s’échouer sur les plages d’Argelès.
Un hommage aussi. A tous ces hommes, femmes et enfants qui ont vu mourir la République en Espagne et qui l’ont portée dans leur cœur jusque dans les camps français, dans lesquels ils seront parqués par la Patrie des Droits de l’Homme.
Car pendant que la France s’enivrait de la joie des premiers congés payés, dans l’insouciance générale, se jouait le drame de la démocratie espagnole mise à mort, signe annonciateur de bien des désastres à venir. S’en suivra la « Rétirada »de ses derniers défenseurs, ce long cortège de réfugiés venus se masser à la frontière, pour trouver auprès de la France le réconfort qu’ils n‘auront pas, avec pour seul bagage la fierté de leur idéal assassiné.
« C’était comment l’arrivée en France ?
Pas beau, pas beau du tout… Tu sais, nous avions combattu comme des lions pendant deux ans et demi et nous arrivions avec des femmes, des enfants, des vieillards. Un peuple en guenilles, une armée de vaincus, une horde de malade, de blessés, d’égarés, de désespérés. Nous pensions qu’une France bienveillante, cordiale, généreuse, fraternelle nous accueillerait au bout de l’interminable route… Ce fut un désenchantement cruel. En arrivant à la frontière, face à l’arrogance et au mépris des militaires et des gendarmes français, j’ai réagi en leur recommandant de ne pas trop faire les mariolles parce que bientôt, ce serait leur tour (…)Je n’avais pas tort : un an et demi plus tard, ce fut en effet leur tour ! »
Le travail de recherche de l’auteur est impressionnant (il n’y a qu’à voir la bibliographie documentaire à la fin du roman) et les passionnés d’histoire y apprendront sans doute beaucoup de choses.
Maurice GOUIRAN inscrit donc magistralement son intrigue dans ce passé douloureux sans perdre de vue ses personnages et leur histoire personnelle. Dans un style sobre, il retranscrit parfaitement l’ « Arenitis » de ces vieux survivants, ce mal languissant dont on ne guéri pas, cette « psychose née du sable, du vent, des barbelés et de l’absence de la moindre espérance. »
L’écrivain a beaucoup de tendresse pour ses personnages, ceux d’hier, mais aussi ceux d’aujourd’hui, ces Manu, Agnès et les autres, ballotés par la vie et qui mènent un autre combat, celui de rester debout.
C’est un roman à la fois poignant, mais aussi plein de soleil. Un livre qu’on lâche à la dernière page avec le regret de l’avoir déjà achevé. On aurait aimé rester avec ces personnages cabossés si attachants.
Maurice GOUIRAN est un écrivain de l’humain. C’était ma première rencontre avec lui, et ce fut un enchantement. Un coup de coeur .
Lien : http://passion-polar.over-blog.com/#
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Par poilabois, le 23/10/2010
Franco est mort jeudi
de
Maurice Gouiran
Le dernier Gouiran en date quand j'écris, puisque je les ai tous lus.
J'ai été moins passionné que pour la plupart des autres. Peut-être me lasse-je du style de cet auteur, néanmoins je l'ai lu comme toujours avec plaisir et intérêt.
Le fond géographico-historique, qui chez cet auteur est souvent plus important que le récit est ici l'Espagne, celle de la guerre civile jusqu'à celle d'aujourd'hui, avec toujours aussi ce petit peuple marseillais qui survit vaille que vaille entre idéologies passées et petites combines actuelles.
Les plus beaux passages sont pour ces immigrés de la guerre d'Espagne qui n'ont pas en général souhaité transmettre à leurs enfants leurs souvenirs de défaites. C'est sans doute en pensant à ces gens que Gouiran écrit. C'est dans ces passages qu'il est le meilleur.
Un livre assez désabusé, comme notre époque sans doute, Gouiran qui écrit les 2 pieds dans le réel subit le pessimisme ambiant.
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Par Ori, le 31/07/2009
Les vrais durs meurent aussi
de
Maurice Gouiran
Les vrais durs meurent aussi de Maurice Gouiran, Editions Jigal
A l'Estaque, près de Marseille, de drôles d'événements se produisent, des anciens légionnaires sont assassinés sur fond de vengeance de guerre d'Algérie. Clo, ex journaliste, mène l'enquête. Son ami, le vieux Biscotin, est jusqu'au cou dans les ennuis, le "Pollack", lui aussi ancien légionnaire, se sentant menacés, lui a confié des documents secrets et voilà que le vieux Biscottin est attaqué par des "chinetoques"! Que vient faire l'Indochine dans cette histoire, et la seconde guerre mondiale qui s'en mêle!
Voilà un polar qui sent bon mon chez moi, cela se passe à Marseille, je me suis retrouvée sur les lieux que je connais bien, le Centre Bourse, la rue Saint Fé, l'Estaque... avec le langage bien typique de la provence "degun", "le pastaga", "le ouaille", et bizarrement autant je n'aimais pas mon chez moi quand j'y habitais, autant là, j'étais tout émue de m'y retrouver, un peu comme quand je lisais du Pagnol. L'atmosphère de ma ville est si bien rendue, que ce polar est vite devenu un coup de coeur.
Et puis, l'histoire évoque la grande "Histoire", et surtout ma période préférée la seconde guerre mondiale et l'Indochine, nous perdant pour mon plus grand bonheur dans les méandres secrets de ces événements.
C'est aussi un polar qui veut rendre hommage aux rapatriés d'Indochine parce qu'il n'y a pas eu seulement ceux d'Algérie, à ces femmes indochinoises épousées dans la chaleur de Saigon et ramenées dans une terre qui ne voulait pas d'eux.
Un grand merci aux éditions Jigal pour cette découverte, ce fut vraiment une excellente surprise. Par contre j'ai un peu de mal avec la couverture du roman que je ne trouve pas très parlante.
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Par poilabois, le 20/04/2009
Les vrais durs meurent aussi
de
Maurice Gouiran
11ème livre que je lis de MG.
Celui-ci a du mal a démarer, je trouve, mais monte en puissance et finit plutôt bien.
On y retrouve ce que personnellement j'aime chez Gouiran, un montage subtil entre une aventure actuelle, avec des personnages attachants, et des histoires du passé.
Je connaissais la plupart des sujets traités ici, mais la recherche documentaire de Gouiran m'épate à chaque fois.
Et j'oublie la construction un peu mécanique de ses livres qui au début de celui-ci, avait finit par m'agacer. Je l'ai oubliée peu à peu grâce à la force de l'histoire.
Que demander de plus?
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Par poilabois, le 13/04/2009
Sous les pavés, la rage
de
Maurice Gouiran
10ème roman de Gouiran que je lis quasi à la suite (sur 14).
Le meilleur avec "Putains de Pauvres" sans l'ombre d'un doute.
Celui-là mêle très habilement l'ambiance de mai 68, un accouchement sous X et l'épuration de l'immédiat après-guerre.
Comme toujours avec Gouiran, certains récits à l'intérieur de l'histoire vous emmènent plus loin, dans une histoire de France qu'on tait, et pour cause.
Le lecteur se prend quelques claques dans la gueule comme rarement, et c'est particulièrement le cas ici.
Un auteur décidément bien singulier, que je chercherai à rencontrer une fois lus les 4 livres restants.
Ce qui ne devrait plus être long au rythme où je les dévore.
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Par poilabois, le 10/02/2009
Marseille, la ville où est mort Kennedy
de
Maurice Gouiran
Très bon polar de Gouiran. Les allers-retours entre Marseille et Dallas sont loin d'être artificiels, cela permet quelques bons flash-backs sur des épisodes historiques des deux villes (recherche documentaire impressionnante) et quelques pages poignantes sur le couloir de la mort. Outre le sympathique Narigou (comme tous les habitants du Rove sont éleveur de chèvres et s'appellent Gouiran, il fallait au moins un anagramme) les personnages de cette histoire sont attachants et intéressants.
Avec "Putains de pauvres!" le meilleur Gouiran que j'ai lu à ce jour (7 de suite en 2 mois, encore 5 ou 6 pour tout lire). Un livre impressionnant en restant simple. Fort.
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Par Giwago, le 24/12/2008
Les vrais durs meurent aussi
de
Maurice Gouiran
Ce livre est critiqué dans le cadre de l’opération Masse Critique du site Babelio.com.
Je suis très mitigé au sujet de ce livre. J’ai failli le lâcher au bout de quelques pages, tant le langage marseillais me gênait, à l’entendre c’est très agréable mais à le lire c’est beaucoup plus difficile, manquait un glossaire en fin de livre. Je me suis aussi dit au début du livre que ce n’était qu’un vulgaire roman de gare : on lit, on jette.
Plus j’avançais dans la lecture, plus je révisais mon jugement. Certes, je n’en ferais pas un de mes meilleurs livres de l’année, mais en grattant un peu la superficialité marseillaise qui sert de vernis à l’action du livre, on trouve un certain fond à ce roman. L’auteur y traite du lien qui se crée entre les hommes à la guerre, souvent un lien indéfectible, mais aussi de l’attitude plus que cavalière à l’encontre des réfugiés d’Indochine qui ont été parqués dans ce qui ressemble beaucoup à un camp de concentration (même si personne ne voudra jamais accepter cette appellation tant elle est chargée de sens), ces réfugiés étant, selon l’auteur, encore moins bien traités que les Harkis.
Au final, c’est un livre qui se laisse livre malgré ses défauts…
Lien : http://cultureconfiture2.com
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Par jeannedesaubry, le 05/09/2011
Sur nos cadavres, ils dansent le tango
de
Maurice Gouiran
Gouiran, on ne s’en étonnera pas, nous entraine dans une enquête qui se déroule, comme à son accoutumée, à Marseille. Un meurtre, crapuleux, dans un parking.
Mais est-ce vraiment cela ? rien qu’un vol qui tourne mal ? Emma Govgaline, lieutenant chargée de l’enquête, n’y croit guère, peut-être seulement par esprit de contradiction ? Le commissaire Arnal, son supérieur, voudrait voir cette affaire bouclée au plus vite. De Moulerin, la victime, est un élu, ancien militaire doté de relations, reconverti dans la sécurité privée. Arrêter son meurtrier est donc une priorité. Inutile de finasser en fouillant la vie privée du militaire, décoré sur toutes les coutures. C’est un meurtre crapuleux et les statistiques comme la politique réclament une résolution rapide. Mais… Il n’y a pas que la policière à douter que le passé de la victime soit aussi clair. Le petit fils de Moulerin, être étrange, hybride cybernétique perpétuellement connecté sur « Second Life », doute des apparences de son grand-père.
la suite sur mon blog
Lien : http://jeanne.desaubry.over-blog.fr
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Par chocobogirl, le 31/08/2011
Sur nos cadavres, ils dansent le tango
de
Maurice Gouiran
Le colonel Vincent de Moulerin vient d'être assassiné sur un parking de Marseille. Pour le commissaire Arnal, il est évident qu'il s'agit d'un meurtre forfuit et il demande bien vite au lieutenant Emma Govgaline de boucler l'affaire dans ce sens. C'est que des règlements de compte à répétition dans le milieu mafieux marseillais agitent la ville et qu'il serait de bon ton d'y mettre de l'ordre. Emma se charge donc de l'enquête et, troublée par le propre passé de son père, commence à s'intéresser à celui de l'ancien militaire. Elle soupçonne un profil de facho derrière le conseiller municipal droit et sans taches, et un meurtre de vengeance. Mais la vérité est bien compliquée que ça...
Aidée de Clovis Narigou, un ancien amant, et de ses contacts, Emma va enquêter sur le passé trouble de Vincent de Moulerin. Grâce aux information de Mario crescensi, un ancien journaliste, elle apprend que ce dernier est un ancien para qui a fait la guerre d'Indochine avant de rejoindre l'Algérie et les rangs de l'OAS. Quelques années plus tard, c'est en Argentine que l'on retrouve le colonel. Son itinéraire n'est pas totalement clair et des zones d'ombres subsistent.
Maurice Gouiran est un auteur qui vit près de Marseille et situe ses polars dans la cité phocéenne. Néanmoins, loin d'être un de ces polars régionaux trop caricaturaux, Sur nos cadavres, ils dansent le tango nous emmène dans le sillage de l'Histoire entre Algérie et Argentine.
Le lieutenant Emma est une fille un peu atypique, androgyne et gothique, qui semble torturée par son passé. Son histoire d'amour avec Rosy semble être en fin de parcours tandis que ses aventures avec Clovis ne semblent pas complètement closes. N'étant pas marseillaise d'origine, elle n'hésite pas à critiquer et à fuir ce qui fait l'identité de la ville.
Ses recherches sur De Moulerin nous conduisent en effet, dans un premier temps, en pleine guerre d'Algérie où le colonel aurait pratiqué la torture qui était de norme à l'époque. La guerre fait rage et de nombreux attentats ont lieu. L'auteur, pour illustrer son propos, n'hésitera pas à s'arrêter plus particulièrement sur le massacre, fin 1962, de tous les responsables des Centres Sociaux Educatifs en pleine réunion au chateau Douïeb, fusillés de sang froid par un commando de l'OAS. De moulerin faisait-il partie des tueurs ? La question se pose. Ce dernier aurait par la suite rejoint l'Espagne où il aurait rencontré sa femme, serait devenu père d'Antoine, qui gère désormais une bonne partie de ses affaires, et n'aurait rejoint la France que bien plus tard. Néanmoins, il s'avère que De Moulerin a passé une partie de ces années mystérieuses en Argentine. Comme de nombreux anciens membres de l'OAS, De Moulerin y a été envoyé pour former la milice locale aux techniques d'intimidation et de torture apprise en Algérie... Nous voilà alors entrainés dans les dessous de la dictature de Videla et de sa répression sanglante.
De son côté, Kévin, petit-fils de De Moulerin, fait ses propres recherches. Petit génie de l'informatique qui a décidé de ne plus quitter son écran et sa chambre, est vu comme un raté par son propre père. Adepte de Second Life, il a pourtant développé son propre business virtuel qui lui rapporte de grosses sommes d'argent. C'est le test d'un logiciel de morphing qu'il a créé lui-même qui va tout entraîner. Testant les visages familiaux sur sa création, son logiciel découvre une correspondance avec un argentin disparu, un de ses desaperecidos, victime de la dictature. De fil en aiguille, le jeune garçon va faire de surprenantes découvertes au sujet de son père et son grand-père...
Vous l'aurez compris, l'enquête sur le passé de De moulerin devient bien vite secondaire pour mieux nous plonger dans les méandres de l'histoire totalitaire. La narration alterne entre Emma (et ses contacts) et Kévin, et le lecteur découvre peu à peu les découvertes de chacun.
On reconnaît ici un gros travail de recherche sur l'Algérie française et sur la dictature argentine et c'est certainement le gros atout du roman. Les faits sont précis, fouillés et s'insèrent parfaitement dans la trame du roman. La narration de l'époque se fait parfois même au présent renforçant ainsi le réalisme et l'émotion que de tels faits historiques ne manquent pas de nous plonger. On vivra par exemple la fameuse coupe du monde de Football en argentine de 1978, retranscrite ici avec brio et originalité, oscillant entre liesse générale et atrocité des emprisonnements arbitraires.
Si De Moulerin reste un personnage imaginé, le lecteur aura bien compris que l'existence de ce type de militaire est plus que probable. Gouiran dénonce ici avec brio des périodes noires de l'Histoire, en rappelant à notre bon souvenir des faits inconnus ou oubliés.
Il n'en est pas moins proche des réalités actuelles. Réfugié dans Second Life, Kévin est complètement coupé de sa famille et des réalités quotidiennes. Il prend son repas dans sa chambre et a des relations sexuels par l'intermédiaire de son ordinateur. Ses tentatives de communication avec sa famille sont chaque fois vouées à l'échec, par sa maladresse et le manque d'affection et de reconnaissance de ses parents. Ressemblant aux Ikikomori japonais, il rejette le monde actuel et ses affres pour se réfugier dans un univers virtuel confortable.
Si la partie historique porte le roman, ce dernier n'en est pas moins exempt de défauts.
Le lieutenant Emma manque totalement de densité et de charisme. Au final, on ne sait quasiment rien d'elle, même son aspect physique qui semble en intriguer plus d'un reste assez énigmatique. Peut-être faut-il avoir lu les autres opus de l'auteur pour mieux la cerner ? La manière dont elle abandonne quelque peu la partie sur De Moulerin, après des recherches obsédantes ne semble pas totalement crédible. Cela sert plutôt à donner plus d'espace à la parole de Kévin et surtout à amorcer la fin qui se conclue sur une pirouette scénaristique surprenante mais un poil tirée par les cheveux.
De son côté, Kevin m'a aussi semblé parfois peu réaliste. Je veux bien croire qu'on peut trouver de nombreuses choses sur internet sans sortir de chez soi mais certains éléments découverts m'ont semblé fort improbables comme les détails précis de la vie d'un desaperecidos avec son identité par exemple. Rien n'indique par ailleurs que l'adolescent parle couramment l'espagnol et puisse décrypter et éplucher les millions d'archives sur le sujet.
Malgré ces quelques bémols, je vous encourage malgré tout à découvrir Maurice Gouiran car la manière dont il évoque des faits peu glorieux de notre histoire nationale et mondiale en dénonçant à mots couverts l'immobilisme ou même la dissimulation de certains dirigeants fait froid dans le dos. Si l'intrigue policière en elle-même semble un peu légère, on se passionne pour l'arrière-plan historique qui finit par avoir le rôle principal dans ce roman. Une tendance déjà initiée dans son précédent roman Franco est mort jeudi, qui se situe en pleine guerre d'Espagne. A découvrir, vraiment !
Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-sur-nos-cadavres-ils-dansent-le...
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Par Onclepaul, le 30/05/2011
Les vrais durs meurent aussi
de
Maurice Gouiran
En cette fin de juillet caniculaire, c’est l’hécatombe chez les légionnaires. Quatre décès sont enregistrés chez les képis blancs en retraite, mais le soleil n’y est pour rien. Ils ont été retrouvés avec le sourire kabyle et les choses de la vie dans la bouche. Biscottin, l’ami de Clovis l’ancien grand reporter, est inquiet. Son voisin, Le Polack, a disparu après lui avoir remis une reproduction de la Madone à l’enfant de Botticelli, ainsi qu’une boîte à chaussures emplie de documents. Rapidement le tueur de légionnaires est mis sous les verrous. Il s’agit d’un Algérien, Mourad Boualem, qui aurait agi par vengeance. La police est discrète sur ses motivations mais Clovis apprend que sa mère aurait été violée dans les années cinquante par des soldats. Parmi les documents du Polack, des lettres. Celles qu’il a reçu durant des années de Lé, sa femme, lui donnant des nouvelles de leur fils Marcel, appelé aussi Trunq, et d’autres missives qu’il a rédigées mais jamais envoyées. Clovis est tout content de retrouver Alexandra qui rentre au bercail. Elle exerce un métier qui touche à la finance à Paris et couche avec un avocat, mais pour l’heure elle revient, ce qui n’empêche pas Clovis entre deux galipettes de s’intéresser à cette affaire. Le Polack le contacte. Il pensait que le tueur étant arrêté, il pourrait réapparaître mais les ennuis continuent. Sa maison a été visitée et deux trois trucs le turlupinent. Rendez-vous est pris le soir près d’un yacht sur les quais. Clovis s’y rend mais il est assommé et il se réveille à l’hôpital. Le bateau a été incendié et une victime a été découverte. Probablement Le Polack, mais Clovis garde l’info pour lui. Même s’il a un contact à l’Evêché il ne désire pas galvauder ses informations. Il décide donc d’aller fouiner du côté de Sainte-Livrade, dans le Lot-et-Garonne. Un camp dans lequel ont été parqués plus de mille ressortissants Vietnamiens, après Diên Biên Phu. Lé est décédée l’année précédente, mais Marcel y réside toujours. Hans, l’ami du Pollack a été assassiné, et Tham, sa veuve, ne sait pas grand chose. Ses deux garçons, Ai Quôc et Quy, bricolent du côté de Toulouse. Roger, natif du Tonkin, leur explique l’origine du camp et comment ont été, et le sont toujours, traités les ressortissants Vietnamiens qui vivent dans ce village, méprisés par la population locale. Il a été compagnon d’armes du Polack, alias Wilhelm, et de Hans. Il avait assisté en 1955 à une algarade entre deux légionnaires qui voulaient faire avouer où Wilhelm avait caché quelque chose. Quoi, il ne sait pas mais il sait que Klaus, le sergent-chef qui avait défendu l’agressé vit au village de Puyloubier, dans une maison de retraite allouée aux légionnaires. Quant à Trunq il montre un chagrin et une affection à retardement envers son père, qu’il n’avait jamais revu depuis sa naissance, soit plus de cinquante ans auparavant. De retour à Marseille, aidé d’Alexandra, Clovis dépiaute plus en profondeur la boîte qui contient outre les lettres des photos, des documents, une brochure sur l’Autriche, et autres babioles.
Si le fil conducteur réside en la résurgence du mythe d’un trésor de guerre nazi, enfoui quelque part en Autriche ou autre pays accueillant, le propos principal de Maurice Gouiran tourne autour d’un fait méconnu car honteux. L’état a longtemps mis sous silence le camp, le ghetto pourrait-on dire, des déracinés Vietnamiens, des Indochinois à l’époque, des femmes qui mariées avec des militaires, ont été parquées avec leur famille, père mère et enfants. Les oubliés, les délaissés de ce conflit qui était entamé la seconde guerre mondiale à peine terminée et qui sera suivi par la guerre d’Algérie. Ce sont également les tortures, pratiquées par les belligérants des deux côtés, qui sont dénoncées. L’auteur refuse, par l’intermédiaire de ses personnages, d’accepter le principe du œil pour œil, dent pour dent. Et ne se voile pas la face comme le désireraient certains historiens, ou pseudo historiens, qui rejettent toutes les fautes sur un seul camp. Un roman qui au delà de l’histoire donne à réfléchir.
Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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Par Parente, le 21/02/2010
Marseille, la ville où est mort Kennedy
de
Maurice Gouiran
Je l'ai lu en deux jours, imposet sible de le quitter une fois commencé. Et en plus on s'instruit sur le rôle de l'Amérique dans la politique à Marseille et sur la peine de mort aux USA. J'ai adoré
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Par poilabois, le 25/05/2009
Terminus Ararat
de
Maurice Gouiran
14ème Gouiran sur 15
Celui-là n'est vraiment pas mal. Pourtant le sujet des sectes est assez casse-gueule, pour avoir été traité et retraité. Gouiran s'en tire bien, ce n'est pas son meilleur (je le préfère sur des sujets qu'il juge plus sérieux) mais ca se lit avec un bon entrain. Gouiran ne tient pas les sectes (en France en tout cas) avec trop de sérieux et son livre est assez léger, tout en restant très documenté et vif.
Evidemment après 14 livres, je vois les ficelles de cet auteur mais lui comme moi nous en moquons : il est manifeste que Gouiran n'a que peu d'ambition littéraire, il écrit pour transmettre des informations, et en général il le fait bien. C'est le cas pour ce livre.
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Par poilabois, le 24/05/2009
Les martiens de Marseille
de
Maurice Gouiran
13ème livre de M Gouiran sur 15.
Ce n'est pas le meilleur. Il n'y a pas de critique sociale et ne se trouve ainsi dans ce livre aucun de ces chapitres que je préfère chez cet auteur : ceux où il nous dévoile un pan d'un passé qu'on s'efforce d'oublier.
Le talent de cet auteur me semble d'ailleurs être d'introduire ces fameux chapitres en douceur, sans accroc, et de les faire admettre comme ingrédients nécessaires de l'histoire alors qu'ils en sont manifestement le commencement et la fin.
"Les Martiens", comme "Le théorème" manque ainsi de corps. Certaines pages sont néanmoins belles, d'autres font penser à San Antonio ("ni des lèvres ni des dents") ou Izzo, comme si Gouiran avait senti son manque de profondeur et compensé par ces quelques clins d'oeil qui font plaisir mais ne remplacent pas.
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Par poilabois, le 02/05/2009
Le sang des Siciliens
de
Maurice Gouiran
12ème livre de Gouiran sur 15, et pas encore lassé.
Celui-là néanmoins est moins original, la mafia étant un sujet tant de fois rebattu. Heureusement le livre ne s'y limite pas, mais c'est toute la Sicile qui est ici traitée par un Gouiran qui fait décidément partie de ces auteurs pour qui l'atmosphère d'un lieu est source d'inspiration.
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Par poilabois, le 04/04/2009
L'Arménienne aux yeux d'or
de
Maurice Gouiran
Décidément j'adore Maurice Gouiran dont je dévore les romans les uns après les autres.
On ne découvre pas un auteur comme lui tous les ans, et c'est jouissif.
Certes il vaut mieux connaître Marseille, sa géographie et son parler traditionnel, pour apprécier sans effort. Mais je ne suis moi-même marseillais que depuis peu, et je dois faire des efforts que je ne regrette jamais: je conseille donc A TOUT LE MONDE de découvrir Gouiran.
Qui fait cet effort (somme toute très limité) aura accès à des intrigues bien fichues, sur un fond ultra brûlant car c'est dans ces pages de fond que le talent de Gouiran s'exprime totalement. Gouiran est (d'abord?) un type à la culture redoutable et qui a du mal à digérer certains aspects de notre société ou de notre passé.
Des aspects trop peu abordés, des tabous...
Ce livre-ci traite de la mafia turque et du génocide arménien. Je ne vous en dis pas plus.
Sauf que c'est fort et documenté.