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ISBN : 2914704720
Éditeur : Jigal (2010)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu'Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c'est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Eskalion, le 17 novembre 2010

    Eskalion
    Avec une écriture parfaitement maîtrisée, Maurice GOUIRAN nous replonge dans les pages sombres de l'histoire espagnole. Mais il en est une d'entre elles, qui est aussi un peu la notre, précurseur des lâchetés à venir face à la montée grandissante des totalitarismes européens, qui sur ce vieux continent des années trente, commençaient à tisser leur toile.
    Marseille, années 2000. Manu sort de prison. Avec ses cauchemars, ses angoisses et sans boulot. Une femme qui l'a quitté à laquelle il pense toujours, un gosse, Patrice qu'il ne voit que rarement, qui ère dans les rues de Marseille et vit de combines et autres petits trafics. Un père enfin, aigri et moribond qui s'accroche à ses souvenirs comme à son verre d'alcool et avec qui le dialogue n'a jamais été possible.
    A cinquante balais passés, la vie de Manu se résume à un grand courant d'air.
    Alors quelle attention peut- il bien porter à cette lettre qui lui arrive d'Espagne, envoyée par une cousine Paola dont il n'a jamais entendue parler ?
    Pourtant, ce courrier va le transporter bien des décennies en arrière, à une époque où sa famille s'est déchirée entre le camp franquiste et républicain. Car c'est de la guerre civile espagnole dont lui parle sa cousine. De sa propre mère Elisa, aujourd'hui disparue, venue se refugier en France devant l'avancée des troupes franquistes qui devaient finir par porter au pouvoir la dictature. Une mère dont finalement il ne connait rien de son passé. Tout comme celui de son grand père dont il est aussi question : Ramon Espola.
    Or aujourd'hui, 35 ans après la mort de Franco, l'Espagne commence enfin à déterrer son passé. A commencer par les charniers, dont celui de Carranza. Et d'après sa cousine espagnole, c'est sans doute dans celui-ci que Ramon Espola est enterré. Avec l'aide de Clovis Narigou, un ancien journaliste, Manu va se découvrir alors un grand-père, figure héroïque de la résistance républicaine, chef militaire vénéré par ses hommes.
    Mais au moment où il commence à s'intéresser à sa propre histoire, son fils Patrice s'enfonce dans les ennuis en s'attirant les foudres d'un petit caïd des cités qu'il a voulu doubler, et à qui il doit une forte somme d'argent. La situation dégénère au point que le père et la mère, que les soucis du fils vont rapprocher, échapperont de peu à la mort. Patrice doit être mis à l'abri, et l'Espagne devient logiquement la destination idéale.
    Le temps que ses parents se remettent à l'hôpital de leurs blessures respectives, c'est donc accompagné de Clovis, l'ancien journaliste, que Patrice prendra le chemin de cette Espagne dans laquelle plongent les racines de ses aïeuls. L'occasion de retrouver Paola et de démêler les fils de cette histoire familiale qui va passablement se compliquer.
    Ce roman dépasse la simple intrigue policière qu'il porte. Il est aussi un formidable rappel de mémoire sur une page méconnue (en particulier de nous français), de cette tragédie qui est venue s'échouer sur les plages d'Argelès.
    Un hommage aussi. A tous ces hommes, femmes et enfants qui ont vu mourir la République en Espagne et qui l'ont portée dans leur cœur jusque dans les camps français, dans lesquels ils seront parqués par la Patrie des Droits de l'Homme.
    Car pendant que la France s'enivrait de la joie des premiers congés payés, dans l'insouciance générale, se jouait le drame de la démocratie espagnole mise à mort, signe annonciateur de bien des désastres à venir. S'en suivra la « Rétirada »de ses derniers défenseurs, ce long cortège de réfugiés venus se masser à la frontière, pour trouver auprès de la France le réconfort qu'ils n‘auront pas, avec pour seul bagage la fierté de leur idéal assassiné.
    « C'était comment l'arrivée en France ?
    Pas beau, pas beau du tout… Tu sais, nous avions combattu comme des lions pendant deux ans et demi et nous arrivions avec des femmes, des enfants, des vieillards. Un peuple en guenilles, une armée de vaincus, une horde de malade, de blessés, d'égarés, de désespérés. Nous pensions qu'une France bienveillante, cordiale, généreuse, fraternelle nous accueillerait au bout de l'interminable route… Ce fut un désenchantement cruel. En arrivant à la frontière, face à l'arrogance et au mépris des militaires et des gendarmes français, j'ai réagi en leur recommandant de ne pas trop faire les mariolles parce que bientôt, ce serait leur tour (…)Je n'avais pas tort : un an et demi plus tard, ce fut en effet leur tour ! »
    Le travail de recherche de l'auteur est impressionnant (il n'y a qu'à voir la bibliographie documentaire à la fin du roman) et les passionnés d'histoire y apprendront sans doute beaucoup de choses.
    Maurice GOUIRAN inscrit donc magistralement son intrigue dans ce passé douloureux sans perdre de vue ses personnages et leur histoire personnelle. Dans un style sobre, il retranscrit parfaitement l' « Arenitis » de ces vieux survivants, ce mal languissant dont on ne guéri pas, cette « psychose née du sable, du vent, des barbelés et de l'absence de la moindre espérance. »
    L'écrivain a beaucoup de tendresse pour ses personnages, ceux d'hier, mais aussi ceux d'aujourd'hui, ces Manu, Agnès et les autres, ballotés par la vie et qui mènent un autre combat, celui de rester debout.
    C'est un roman à la fois poignant, mais aussi plein de soleil. Un livre qu'on lâche à la dernière page avec le regret de l'avoir déjà achevé. On aurait aimé rester avec ces personnages cabossés si attachants.
    Maurice GOUIRAN est un écrivain de l'humain. C'était ma première rencontre avec lui, et ce fut un enchantement. Un coup de coeur .

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/#
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    • Livres 4.00/5
    Par pergolese, le 29 juillet 2012

    pergolese
    Même si cet ouvrage est édité dans une collection « Polar », autant dire tout de suite que l'intrigue policière n'est qu'un prétexte. En effet, son scénario est bien mince et s'appuie sur des évènements et surtout des personnages peu crédibles.
    Pourtant, la lecture de « Franco est mort jeudi » m'a passionnée. Parce que si prétexte il y a, c'est prétexte à une passionnante leçon d'histoire. Ce roman nous fait (re)découvrir la guerre civile espagnole et le régime totalitaire franquiste qui lui a succédé jusqu'en 1975, d'une manière à la fois pédagogique et très documentée. Partant de l'ouverture des fosses communes en Espagne démarrée sous le gouvernement socialiste Zapatero dans les années 2007-2008, on remonte jusqu'aux violents affrontements entre les camps nationaliste et républicain, à la terrible expérience de la Retirada qui amena des dizaines et des dizaines de milliers de réfugiés espagnols sur la plage d'Argelès, dans le Roussillon. On comprend les dissensions internes au sein du camp républicain (anarchistes, communistes du PCE, membres du POUM) et on prend conscience de l'ampleur de la spoliation morale et matérielle dont ont été victimes les ennemis du régime franquiste contraints à l'exil ou mis à mort.
    Tout au long de ce roman, l'ombre de la bête immonde plane. Non seulement car elle est portée par ces vieux phalangistes ayant transmis leurs idées à leurs enfants. Mais aussi car la xénophobie, la haine de l'étranger, on la retrouve de l'accueil plus que réservé fait par la France aux exilés espagnols en 1939 jusqu'à la résurgence actuelle des courants d'extrême droite en Espagne, nourris par le terreau de la nostalgie franquiste et de l'immigration maghrébine dans le sud du pays. Résurgence qui opère de même dans tous les pays d'Europe. Souvenons-nous du camp de réfugié de Sangatte dans le Pas-de-Calais…
    Outre le côté historique, il y a aussi dans ce roman une description intéressante de l'évolution socio-économique de la ville de Marseille qui, de ville populaire, ouvrière et bon enfant, certes soumise au règles du grand banditisme, s'est transformée en cité économiquement sinistrée, où le chômage mène les plus modestes aux petits boulots minables voire aux petits délits, tout ça sur fond de guerre entre petits caïds des cités tenant le trafic de drogue, ultra-violents, chez qui la kalachnikov a remplacé le cran d'arrêt.
    Bref, le roman de Maurice Gouiran n'est pas LE polar à amener sur la plage pour y rester scotché jusqu'à cuisson complète. L'objectif de l'auteur était ailleurs, ça se sent bien (un peu trop même). Franchement le looser et le patron de bistrot marseillais qui nous font des leçons d'histoire et d'idéologie politique, on a du mal à y croire…
    Mais ne boudons pas notre plaisir ; on sort de ce roman plus riche qu'on y est entré.
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    • Livres 4.00/5
    Par gridou, le 04 avril 2014

    gridou
    Dans la famille Magnani, il y a le père, Manu, qui survit de petites combines foireuses depuis qu'il a compris que le pôle emploi ne ferait jamais rien pour lui.
    Il y a Agnès, la mère, qui tient la caisse "dans un supermarché pourave fréquenté par tous les cradingues de la Madrague-ville".
    Il y a Patrice, leur rejeton, qui n'a rien trouvé de plus malin pour se faire du blé que de détourner une cargaison de drogue. Maintenant qu'il s'est fait choper, il a le choix entre trouver 30 000 euros en 3 jours ou se faire trancher la gorge par King Kong...
    Il y a aussi Paola, la cousine espagnole, qui contacte Manu pour lui parler de son grand-père, mort durant la guerre d'Espagne.
    De cette famille espagnole, Manu ne sait rien. Sa mère, qui a connu la guerre et l'exil n'en a jamais parlé. Pourtant le grand-père Ramon, qu'on surnommait el commandante (comme le Ché) était un véritable héros républicain.
    Et puis il y a l'autre branche de la famille espagnole, ceux qui ont soutenu le franquisme et ne tiennent pas à ce que Paola déterre ces vieilles histoires, ce passé quelque peu encombrant...
    Alors que le roman trouve son point de départ à Marseille, au milieu des quartiers populaires, voire autour des petits malfrats qui font la loi dans les cités, on en ressort en ayant appris des tonnes de choses sur la guerre civile espagnole, le contexte politique de l'époque, l'exil des vaincus et le franquisme.
    J'ai beaucoup apprécié l'approche (certes partisane) de l'auteur concernant ce conflit dont je savais si peu. Des camps de réfugiés d'Argelès sur mer, des charniers découverts récemment en Espagne, des liens entre la Russie et l'Espagne je n'avais jamais entendu parler (certes je suis une ignare - particulièrement nulle en histoire). Mais plus qu'un cours d'histoire, ce roman de fiction qui se lit d'une traite, est un roman humaniste. On sent que l'auteur aime les « petites gens », les ouvriers, les exilés, ceux qui galèrent, ceux qui en ont bavé. C'est à travers leur vécu, leurs souvenirs que le roman va prendre forme.
    Le seul petit reproche que j'ai envie de faire: la crédibilité de certains monologues. Quand des personnages pas forcément très érudits (ou qui jusque là avaient une conversation un peu limitée) se mettent à parler comme des livres d'histoire. On passe un peu brutalement du langage familier plein d'argot du sud à des réflexions politico-philosophiques...
    Ceci dit, ça se justifie, l'auteur a tellement d'estime pour les gens simples qu'il leur prête volontiers des discours d'universitaires.
    Gouiran fait partie de ces auteurs qui savent imbriquer les intrigues entre elles et les ficeler fort joliment. Alors on en redemande. Et ça tombe bien, parce qu'avec la vingtaine de romans qu'il a écrit, il y a de quoi faire ! Pour peu qu'on se soit attaché aux personnages, on sera content de retrouver Clovis (qui ne fait pas partie de la famille mais joue un rôle très important), un personnage récurrent du romancier.

    Lien : http://lesgridouillis.over-blog.com/2014/04/franco-est-mort-jeudi-de..
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    • Livres 4.00/5
    Par zembla, le 23 novembre 2010

    zembla
    4ième de couverture :"Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu'Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c'est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement. L'été 1936 à Madrid, l'hiver 1938 à Barcelone, la Retirada — cette longue cohorte de désespérés, cette horde de vaincus, de malades, de blessés fuyant l'Espagne et parqués sur la plage glaciale d'Argelès — la mystérieuse disparition de Ramon, son père, alors officier dans l'Armée Populaire Républicaine… Une foule d'images et de vieux fantômes submergent alors ses jours et ses nuits… 35 ans plus tard, Élisa n'est plus et l'Espagne met fébrilement à jour les charniers du Franquisme. C'est Manu, son fils, ...[+]
    un looser, un peu voyou, un peu paumé, qui, en recevant d'Espagne une lettre destinée à sa mère, va permettre à ce terrible passé de remonter à la surface. Mais Manu n'aurait sans doute pas été bien loin si sa route n'avait croisé celle de Clovis Narigou… Clovis, qui de Marseille à Madrid démêle l'écheveau et tente de percer les mystères entourant la famille espagnole de Manu. Clovis qui enquête, pare les coups et pénètre le Barcelone de la grande époque, celui de Dali et de Picasso… Clovis qui découvre, ahuri, le camp de Karaganda et les horreurs de la guerre civile…"

    C'est un roman qui comme le titre l'indique parle de la guerre d'Espagne mais aussi de l'exil de ses réfugiés qui sont venu s'échouer en France. Mais que ceux qui ont les romans historiques en horreur ne mettent pas ce livre de coté. Car ce livre est d'abord un polar avec une intrigue bien construite et dont le coté historique est habilement mélé a l'intrigue. L'auteur Maurice Gouiran nous plonge dans cette Espagne franquiste et nous explique simplement et clairement les raisons de la défaite des républicains.

    L'autre point fort de ce livre c'est l'empathie que l'on ressent pour les héros de cette histoire. Des héros a la petite semaine, des loosers, des hommes normaux en fait.

    En bref un très bon polar où l'on apprend beaucoup de choses sur cette guerre d'Espagne.

    Ma note 8/10.


    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par pbazile, le 23 octobre 2010

    pbazile
    Le dernier Gouiran en date quand j'écris, puisque je les ai tous lus.
    J'ai été moins passionné que pour la plupart des autres. Peut-être me lasse-je du style de cet auteur, néanmoins je l'ai lu comme toujours avec plaisir et intérêt.
    Le fond géographico-historique, qui chez cet auteur est souvent plus important que le récit est ici l'Espagne, celle de la guerre civile jusqu'à celle d'aujourd'hui, avec toujours aussi ce petit peuple marseillais qui survit vaille que vaille entre idéologies passées et petites combines actuelles.
    Les plus beaux passages sont pour ces immigrés de la guerre d'Espagne qui n'ont pas en général souhaité transmettre à leurs enfants leurs souvenirs de défaites. C'est sans doute en pensant à ces gens que Gouiran écrit. C'est dans ces passages qu'il est le meilleur.
    Un livre assez désabusé, comme notre époque sans doute, Gouiran qui écrit les 2 pieds dans le réel subit le pessimisme ambiant.
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Citations et extraits

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  • Par gridou, le 04 avril 2014

    Ces gars mal fagotés étaient plus précieux que tous les bouquins savants écrits par de grosses tronches endimanchées dans le confort de leurs lofts parisiens

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  • Par Eskalion, le 09 janvier 2011

    C’était comment l’arrivée en France ?

    Pas beau, pas beau du tout… Tu sais, nous avions combattu comme des lions pendant deux ans et demi et nous arrivions avec des femmes, des enfants, des vieillards. Un peuple en guenilles, une armée de vaincus, une horde de malade, de blessés, d’égarés, de désespérés. Nous pensions qu’une France bienveillante, cordiale, généreuse, fraternelle nous accueillerait au bout de l’interminable route… Ce fut un désenchantement cruel. En arrivant à la frontière, face à l’arrogance et au mépris des militaires et des gendarmes français, j’ai réagi en leur recommandant de ne pas trop faire les mariolles parce que bientôt, ce serait leur tour (…)Je n’avais pas tort : un an et demi plus tard, ce fut en effet leur tour !
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  • Par pbazile, le 23 octobre 2010

    C'est ce soir-là qu'elle décida de ne plus rien avoir à faire avec ce parti qui lui avait donné de l'espérance, mais qui lui avait coûté un père. Lorsqu'elle se retourna, elle déchira sa carte.
    - Voila ce que j'aurais du faire depuis longtemps...
    Un geste de défi auquel Paul ne comprit rien.
    - Mais Elisa, tu es folle... protesta t'il, suffoqué.
    Il ne reçut qu'un sourire anémié pour toute réponse. Elle n'avança aucun motif pour expliquer sa conduite. Elle avait décidé qu'elle ne dirait rien de son désarroi, qu'elle ne manifesterait jamais son dégoût.
    Il ne fallait pas désespérer Billancourt...
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  • Par Eskalion, le 09 janvier 2011

    l’« Arenitis... cette psychose née du sable, du vent, des barbelés et de l’absence de la moindre espérance.


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