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Par Florel, le 27/02/2011
Les mains nues de
Simonetta Greggio
Maman partie, papa ne s'est pas éternisé. Il est devenu vieux tout d'un coup. Quand il bougeait, ses articulations faisaient un bruit de branches qui s'entrechoquent. On dit qu'on ne meurt pas d'avoir le coeur brisé. Peut-être est-ce vrai. Mais je crois qu'on meurt de ne plus avoir envie de vivre. On meurt de laisser tomber.
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Par Franz, le 03/10/2008
La Douceur des hommes de
Simonetta Greggio
La beauté du diable d’un garçon cédait le matin parce qu’il avait mauvaise haleine. La maigreur excessive d’un autre devenait ardente, souple et musclée dans un lit. […] la jouissance d’un amant était cri quand celle d’un autre n’était que soupir.
Ne crois pas que c’était morbide. Ne crois pas que c’était sale : la jeunesse tenait lieu d’hygiène et la beauté de morale. (p. 81-82)
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Par carre, le 20/02/2012
La Douceur des hommes de
Simonetta Greggio
Ce qui fait la force d'un homme, c'est sa douceur.
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Par carre, le 20/02/2012
La Douceur des hommes de
Simonetta Greggio
J'ai embrassé une philosophie qui laisse le corps libre, l'esprit lavé. Je me suis roulée sur le lit de l'épicurisme. Etroit mais propre.
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Par Norlane, le 08/04/2010
Etoiles de
Simonetta Greggio
L'incandescence s'accommode-t-elle du bonheur ? Le bonheur, de l'incandescence ? La tranquillité, de la passion ? La passion, de la vie ensemble ? Marche-t-on ailleurs que sur un fil quand quand on vit réellement sa vie au lieu de la subir ?
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Par Norlane, le 08/04/2010
La Douceur des hommes de
Simonetta Greggio
Ce qui est sûr, c'est que c'est la première plaie qui a le plus de mal à se refermer, et là-dessus, les cicatrices se succèdent, à la fin on n'est plus qu'une masse de bleus et de bosses plus ou moins anciens, mais on avance quand même, on se relève encore, et parfois on n'est pas encore relevé qu'on est KO à nouveau, et alors il faut surtout respirer pianissimo et se faire oublier. Puis la lumière s'infiltre doucement et l'envie de vivre revient. En attendant, on peut toujours se mettre en boule comme un chat, et faire semblant de n'être pas là.
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Par Florel, le 27/02/2011
Les mains nues de
Simonetta Greggio
Peut être avais-je toujours été suspecte d'être une femme seule, san mari, sans même le plus vague fiancé. je me devais d'être accompagnée d'un homme, d'avoir des enfants - ou de me plaindre de ne pas en avoir. Je n'avais pas joué le jeu, n'avais respecté aucune règle. Je n'avais même pas fait semblant, et peut-être était-ce ça le plus grave, ce qu'on ne pouvait pardonner.
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Par cprevost, le 23/07/2011
Dolce Vita: 1959-1979 de
Simonetta Greggio
« Aucun avocat ne défendrait le responsable d’un vol dans une joaillerie en se fondant sur la moralité du joailler. C’est pourtant ce qui se pratique communément dans un procès pour viol. C’est la victime, et non le violeur, qu’on juge. Pardonnez-moi d’être franche, mais cela s’appelle solidarité masculine, car l’exemple d’une victime transformée en accusée sert à décourager toutes les femmes qui voudraient demander justice à leur tour. Je ne parlerai pas de Fiorella, c’est humiliant pour elle et pour moi de venir nous justifier, de dire, non, Fiorella n’est pas une putain. Et puis une femme a le droit d’être ce qu’elle veut. Je ne suis pas la défenderesse de Fiorella. Je suis l’accusatrice d’une certaine manière de procéder dans les procès pour viol ! »
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Par Norlane, le 08/04/2010
Les mains nues de
Simonetta Greggio
De la connerie ou de la cruauté, qu'est-ce qui tue le plus ?
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Par Franz, le 03/10/2008
La Douceur des hommes de
Simonetta Greggio
Il paraît que Lacan, pendant l’un de ses séminaires, a lâché cette phrase : « L’amour consiste à offrir quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas ». […] C’est juste une pirouette, un beau truc de funambule. Les Français sont comme ça ! Ils vendraient père et mère pour un bon mot. Ils confondent souvent intelligence et méchanceté, aussi… (p. 26-27)