ISBN : 2253116076
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
« Toute ma vie, j ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l avoir si bien fait, on m a blâmée de l avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les ai adorés et détestés, mais jam... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Franz, le 03 octobre 2008

    Franz
    1er roman d'une Italienne de 47 ans qui écrit en français (pour ne pas que son père colérique lise ses écrits), La Douceur des hommes a été sévèrement dégraissé puisqu'à l'origine il faisait 500 pages et qu'à l'arrivée, il se loge dans 150 pages aérées. On peut prendre légitimement peur dès l'abord du livre car le titre n'augure a priori rien de bien excitant. La 4e de couverture n'est guère plus enthousiasmante. On sent qu'on va flirter avec le poncif, les bons sentiments, le symbole éculé, les sorties théâtrales, le raffinement des gens tellement chics (la mort à Venise, les palaces décrépits, les Rolls-Royce à bout de course…). Heureusement, la minceur de l'opuscule rassure. Puis, dès le livre ouvert, les citations en exergue exercent une première aimantation, légère mais réelle. le soliloque de l'empereur Hadrien fait mouche : « […] Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts ». Il est aussitôt tempéré par une phrase du chanteur Lucio Battisti : « […] tant de bras t'ont étreint tu le sais pour devenir ce que tu es ». Entre la gravité et la légèreté, on sait qu'on va danser de concert avec Fosca sur le fil de sa vie, juste après le grand saut, par la voix et l'écriture de sa confidente des derniers instants, Constance. Les pages défilent. On n'y prend garde. On reste désarmé face à une vie vécue au plus près de l'amour et de la vie, avec la raison chevillée au corps. L'attraction du livre va grandissante à mesure que la lecture l'effeuille. Certaines phrases ciselées et calibrées possèdent le grain de la beauté : « A trois heures du matin, l'heure à laquelle les sentinelles s'endorment, les malades se réveillent, les amants se tournent le dos, Fosca me regarda… » ; « Celles qui s'appartiennent peuvent se donner » ; « […] la jeunesse tenait lieu d'hygiène, la beauté de morale ». On pourrait ainsi en égrener des chapelets pour tenter de conjurer le mauvais sort fait à la vie qui s'enfuit, inexorablement, infiniment, aveuglément. Par la grâce d'une écriture déliée, sans emphase et sans pathos, les fils de la vie de Fosca et de Constance se détricotent avec un certain bonheur, une vraie douceur, un grand respect. Prise dans le filet des mots, l'ombre s'ajoure alors un court instant et devient lumière.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 20 février 2012

    carre
    Fosca, a passé sa vie à aimer, cette épicurienne des joies terriennes va raconter, à la jeune Constance qui est l'opposée de la femme qu'à été Fosca, cette vie riche d'hommes, d'amants mais surtout celle d'une femme libre.
    Simonetta Greggio dans ce premier roman dresse un magnifique portrait de femme qui aura vécut sans interdits sa vie pour n'avoir aucun regret, une philosophie que Gréggio déroule avec une grande pudeur, une infinie tendresse pour cette femme et nous sommes nous aussi sous le charme.Un roman délicat et sensuel.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 03 juin 2008

    Lune
    Tout d'abord hommage à l'écriture vibrante et chaleureuse du premier roman d'un auteur italien écrivant en français. Livre aux personnages attachants, une Fosca octogénaire, riche d'expériences amoureuses qui livre à Constance (tiens, comme dans "L'Amant de Lady Chatterley" auquel l'auteur fait allusion lorsqu'elle introduit dans l'histoire, Olivier, le jardinier poète comme l'était Mellors) les fruits de ses rencontres et de ses douces amours. De belles phrases interpellantes où prédominent des envies féminines d'être mieux comprises, plus libres dans les choix et les désirs amoureux (l'histoire se répète). Sous les senteurs aillées de l'Italie et du Sud, sous les relents amers du bitume parisien, Simonetta Greggio nous envoie odeurs et couleurs qui se croquent à chaque étape de la vie. Elle ébauche et évoque la perte du désir et celle d'être désirée (je n'ai pu m'empêcher de penser à certains Romans de Colette - "La Fin de Chéri" - "La Naissance du jour"). Sensualité à dévorer. Surtout ne pas laisser échapper une miette de la profusion à portée de mains, de lèvres et... d'amours. "Bouffer" la vie! "... la souffrance vient de la résistance au changement...", dit Fosca quelques instants avant de mourir. Rien que cette phrase, quelle leçon!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Norlane, le 08 avril 2010

    Norlane
    Il y a des livres dont on extrait des phrases, collection de mots qu'on emporte en soi, dont la langue souple dit impeccablement...

    Lien : http://l-iledelilie.over-blog.com/article-29814954.html
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Citations et extraits

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  • Par Norlane, le 08 avril 2010

    Ce qui est sûr, c'est que c'est la première plaie qui a le plus de mal à se refermer, et là-dessus, les cicatrices se succèdent, à la fin on n'est plus qu'une masse de bleus et de bosses plus ou moins anciens, mais on avance quand même, on se relève encore, et parfois on n'est pas encore relevé qu'on est KO à nouveau, et alors il faut surtout respirer pianissimo et se faire oublier. Puis la lumière s'infiltre doucement et l'envie de vivre revient. En attendant, on peut toujours se mettre en boule comme un chat, et faire semblant de n'être pas là.
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    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Franz, le 03 octobre 2008

    La beauté du diable d’un garçon cédait le matin parce qu’il avait mauvaise haleine. La maigreur excessive d’un autre devenait ardente, souple et musclée dans un lit. […] la jouissance d’un amant était cri quand celle d’un autre n’était que soupir.
    Ne crois pas que c’était morbide. Ne crois pas que c’était sale : la jeunesse tenait lieu d’hygiène et la beauté de morale. (p. 81-82)
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    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Franz, le 03 octobre 2008

    Il paraît que Lacan, pendant l’un de ses séminaires, a lâché cette phrase : « L’amour consiste à offrir quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas ». […] C’est juste une pirouette, un beau truc de funambule. Les Français sont comme ça ! Ils vendraient père et mère pour un bon mot. Ils confondent souvent intelligence et méchanceté, aussi… (p. 26-27)
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  • Par DreamCatcher, le 29 avril 2012

    C'est si dur de devenir un homme : c'est pour ça qu'il leur faut cacher cette douceur. Un homme doux transporte avec lui l'enfant qu'il a été et le vieillard qu'il sera, sa violence et la fierté de savoir y renoncer. Il est plus doux qu'on père et une mère, plus doux qu'une gorgée d'eau pour qui meurt de soif. Un homme doux, c'est toute la douceur du monde, c'est la salive sur un genou écorché, et la dernière rose un décembre et la truffe de ton chien qui te fouille le visage à ton premier chagrin.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par carre, le 20 février 2012

    J'ai embrassé une philosophie qui laisse le corps libre, l'esprit lavé. Je me suis roulée sur le lit de l'épicurisme. Etroit mais propre.
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Quatre écrivains, Simonetta Greggio, Cécile Ladjali, Emmanuel Arnaud et Michel Nuridsany ont participé à la conférence organisée par Enviedecrire au Salon du livre de Paris 2012 sur le thème : "Et vous, comment écrivez-vous ?". Ils ont répondu à des questions portant sur le point de départ de leur dernier livre, la construction des personnages, les conseils à donner aux écrivains en devenir...








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