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ISBN : 2700250931
Éditeur : Rageot Editeur (05/10/2016)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Hantée par la dernière volonté de sa mère adoptive, Svetlana quitte le Paris des Lumières pour rejoindre la Russie des tsars. Au cours de ce voyage, elle rencontre des êtres mystérieux, Varlaam et Mira, et se découvre d’étonnants pouvoirs...Pour accepter sa véritable identité, Svetlana doit affronter sa part d’ombre. Et qui, de Boris l’officier d’élite, ou d’Aliocha, le paysan rebelle, l’aidera à se révéler à elle-même ?
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Critiques, Analyses & Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
01 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Ce que j'ai ressenti:…Un dépaysement glacial…
J'ai apprécié ce petit voyage dans le temps et vers des contrées froides: de Paris à la Russie…Rencontrer Diderot et l'impératrice Catherine II dans un même livre, vous montre à quel point, vous allez voyager avec cette Lumière, et tout ça, sur un traîneau…Dépaysement garanti, mais aussi, force de pensés contraires qui vont se confronter par delà les frontières…Science et traditions qui s'opposent, à moins que, pour une fois, elles ne s'allient ; tel est l'intérêt de ce voyage lumineux…
Ce fut une lecture très plaisante, un bon petit moment. J'ai adoré le côté « roman historique », mais c'est aussi un « roman fantastique », et là, j'aurai préféré qu'il soit un peu plus développé. Je pense que pour un « Jeunesse », l'aspect historique avec l'index de fin qui liste les personnalités importantes est un bon tremplin pour pousser plus loin la curiosité de la tranche d'âge, sur l'Histoire. Je pense que l'aspect mythologie slave aura de bonnes bases pour faire rêver les adolescents en quête de magie . Suivre Svetlana, c'est découvrir une nouvelle forme de pouvoir, et la suivre dans sa quête d'identité, tout autant que le chemin de son coeur, va en passionner plus d'un!
Pour ma part, j'ai juste regretté le fatal triangle amoureux qui apparaît comme toujours dans ce genre de littérature. Ca m'énerve à un point….Mais bon, heureusement il ne prend pas une place prépondérante dans l'histoire, donc ça passe…
Le petit plus à mon sens, en plus, de trouver un index très documenté et explicatif, ce sont les illustrations de Sébastien Pelon qui jalonnent la lecture. J'ai adoré son style entre flou et ombres, tout en monochrome.
En bref, une belle petite histoire à mettre dans le traîneau d'un certain bonhomme rouge, pour illuminer la jeune génération….
Remerciements:
Je tiens à remercier chaleureusement Babelio et sa masse critique, ainsi que les éditions Rageot pour l'envoi de ce livre! Ce fut une lecture dépaysante!

Lien : https://fairystelphique.word..
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LoupAlunettes
14 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Avec cette nouvelle série "Lumière", c'est un retour en territoire russe avec Carole Trébor, l'auteure.
Cet univers-ci ne ressemblera pas à l'univers plus moderne d'Après-Guerre "Froide" et totalitaire de "Nina Volkovitch".
L'aventure de Svetlana Horville, 15 ans, s'inscrit aux XVIII ème siècle, à l'époque de Catherine II de Russie, régnante depuis la mort suspecte de son époux le Tsar Pierre III.
L'héroïne devra d'ailleurs aller de Paris à la Russie et quérir l'aide de l'impératrice, à Saint Pétersburg, pour retrouver la trace de ses parents biologiques russes.
L'élément déclencheur se trouve être le récent décès de Jeanne Horville, l'artiste peintre à qui Svetlana fut confiée enfant.
Cette mère d'adoption lui lègue ses carnets de voyage, témoignages des circonstances de ses origines et "guide" des différentes pistes possibles à suivre pour retrouver Ania.
Il se trouverait en effet que sa mère soit encore vivante.
Du journal à ses rencontres, nous prenons connaissance des changements culturels qui font chavirer l'Empire, des intrigues personnelles de la cour qui ont pu provoquer la mise en sécurité de Svetlana hors de la Russie. Les amours y sont dangereuses et fatales.
Avec ce retour au pays, sous le prétexte de recherches scientifiques entretenues par son père adoptif, l'impératrice étant très imprégnée du mouvement européen du siècle des lumières, Svetlana va nous faire découvrir une image de cette Russie présentée.
Les changements de culte vont être aussi de grands facteurs de bouleversements dont Svetlana verra les répercussions chez ceux qu'elle croise, dans les décors sacrés qui marquent le paysage.
Notamment, au travers de Aliocha, jeune serf et allié de circonstance et de Boris, officier cosaque qui l'attire irrésistiblement.
Avec la dimension fictive historique, Carol Trébor accole celle de la magie, païenne, interdite. Un double niveau déja exploité avec Nina Volkovitch.
Svetlana signifie "Lumière", une résonance en rapport avec l'attrait moderne et scientifique adoptif mais aussi avec les instances magiques ancestrales d'origine. Ces dernières encore en présence, mais cachées, vont lui prêter main forte dans ses recherches car Svetlana semble avoir un rôle important à tenir.
On ne sait pas vraiment ce qu'est Syla, cette chose qui s'adresse à elle par la pensée. Pourtant, cet être invisible qui peut prendre les atours d'un hérisson et le petit pendentif laissé par la mère de Svetlana vont la relier à un monde magique tout autant en péril que celui des hommes. La nature de Syla, Varlaam et Mira, deux aides mystérieuses, seront révélées vers les derniers chapitres.
On ne sait pas vraiment où tout cela nous mène au début tant nous progressons à tâtons et que la menace ne semble pas au début encore aussi dangereuse pour Svetlana, bien qu'elle se trouve séparée petit à petit des quelques personnes adultes qui devaient la protéger.
Elle non plus ne sait pas encore vraiment où elle met les pieds, ce qu'elle pourrait encourir à revenir dans sa terre de naissance, c'est tout le sens de l'enquête personnelle menée, celle qui peut expliquer qu'Ania est confiée sa fille.
La Catherine de Russie décrite par Carol Trébor est assez différente de celle de Anne-Sophie Silvestre avec son "Chevalier d'Éon", moins intime, plus ambiguë dans la confiance qu'on peut lui prêter.
Le manque de précision quant à son caractère la rende mystérieuse. On ne sait si ses changements impulsés sont le fruit d'un raisonnement éclairé, de bien, ou celui d'un caprice impérial.
Ce qui rend les motivations de Svetlana difficiles à exposer à son hôte. Cela le sera encore plus avec la découverte de ses liens magiques avec les anciens cultes proscris, et à la découverte aussi de documents cachés par l'impératrice .
Un récit romanesque qui propose une romance légère sans tomber dans la mièvrerie de doux sentiments. Une mise en avant de la culture dans les décors, les coutumes sociologiques et artistiques continuent de se montrer très importante dans cette Russie de l'auteure. Les révélations fusent avec le final.
Svetlana ne sera plus jamais la même.
L'aventure reste vraiment pour les débuts étrange et intrigante, de quoi ferrer un peu les lecteurs.
A découvrir!
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Chinmoku
13 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Jusqu'ici, je ne connaissais Carole Trébor que grâce à la saga U4, dont elle est l'un des auteurs. Difficile de véritablement découvrir la plume d'un écrivain avec un U4 : le cadre est restreint, imposé. Et force est de constater que dans un roman en solo, Carole Trébor semble préférer l'historique et les mythologies au post-apocalyptique.
Je pense que Lumière s'adresse à des lecteurs un peu plus jeunes que moi, jusqu'à quinze ans environ. Mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier ma lecture, loin de là.
Lumière commence dans un cadre historique très réaliste : les parents adoptifs de Svetlana sont adeptes de la philosophie des Lumières et notre héroïne adhère complètement à ce mode de pensée ; alors, difficile de croire en l'existence des forces surnaturelles qu'elle va rencontrer au cours de son voyage. Pourtant, elle devra bien se résoudre à leur accorder le crédit qu'elles méritent, surtout qu'elles sont directement liées à son propre destin. Autant l'arrivée du fantastique dans le récit m'a un peu fait l'effet d'un chien dans un jeu de quilles (ça arrive assez brutalement et ce n'est pas très crédible au début), autant par la suite il s'intègre parfaitement à l'intrigue. En fait, nous suivons l'état d'esprit de Svetlana : d'un début réaliste et très terre-à-terre nous passons au rejet logique d'une dimension surnaturelle soudainement abordée et, par la force des choses, nous finissons par l'accepter. le côté un peu « facile » de l'histoire vient peut-être aussi du public visé (je passerai sur la lettre miraculeusement retrouvée dans le grenier et qui poussera Svetlana à entreprendre son périple, c'est un schéma récurrent dans ce genre de romans…).
Côté historique, rien à redire. le roman est très bien renseigné, quel que soit le milieu dans lequel évoluent les protagonistes. Les architectures de Saint-Pétersbourg vendent du rêve, le froid mordant de l'hiver russe est omniprésent et donne une ambiance particulière au récit. Une très bonne immersion. Certaines illustres personnalités de l'époque apparaissent dans le roman : Diderot le philosophe, Catherine II la tsarine de Russie… L'auteure a réussi à leur donner une réelle consistance, un grain unique dans son oeuvre, en s'inspirant de faits avérés tout en leur conférant quelques traits de caractère issus de sa propre imagination. Je souligne la présence, à la fin du roman, de quelques quarante pages documentaires sur les contextes politique et culturel de la Russie du XVIIIème siècle. Il y a de tout dedans : des cartes géographiques, des explications clarifiées, des extraits de textes écrits par Diderot même… Un bonus indéniable, et très parlant quant à l'implication de l'auteure dans son projet. Je vous déconseille néanmoins de le feuilleter avant d'avoir fini le roman, cela pourrait vous gâcher quelques surprises.
Je m'attendais, après avoir lu la quatrième de couverture, à ce que le voyage de Svetlana soit plus long, plus périlleux. Mais ce n'est pas un malus pour l'histoire, malgré cette petite déconvenue, elle a su me surprendre.
Côté fantastique, que du bon également, bien qu'un petit peu moins développé que l'aspect historique. Evidemment, nous avons ici affaire à la mythologie scandinave, mais l'intrigue se centre particulièrement – presque exclusivement – sur les divinités. L'aspect fantastique se calque et se mêle rapidement à l'historique, ils fonctionnent en tandem sur toute la fin du roman. C'est pour cela que la magie s'est trouvée, en un sens, « simplifiée » : plus assez de temps ni de place pour la développer à loisir. Mais ce n'est qu'une hypothèse, bien sûr. J'ai tout de même apprécié la diversité des dieux, leur répartition en castes – je n'en dis pas plus pour ne rien spoiler. Ici aussi, l'auteure en a inventé certains, quand d'autres sont issus de véritables mythes scandinaves.
C'est ce mélange de réel et de fiction qui donne un aussi bon résultat : un roman auquel on peut se fier pour enrichir sa culture, mais qui a su tirer son épingle du jeu en proposant du contenu inédit. L'occasion est rare, de surcroît, d'explorer la culture russe au travers d'un roman.
Parlons de l'histoire en elle-même, désormais. Dans l'ensemble, je me suis facilement prise au jeu, et j'ai suivi avec plaisir les aventures de Svetlana. Mais j'ai quelques détails à relever.
Ce qui m'a le plus bloquée dans ma lecture, on s'en doute… c'est l'histoire d'amour, CQFD. Dans un roman pour plus jeunes que moi, en plus, ce fut encore pire… Je ne m'attarderai pas trop dessus parce que c'est évidemment du spoil, et je ne vous révélerai pas le nom de l'heureux courtisan de Svetlana, mais croyez-moi, ça se voit à des kilomètres. C'est pas simple formalité que je ne le nomme pas ici. Mais la conclusion de leur amourette tristement prévisible m'a complètement gâché la fin du roman.
Et la brusque idylle de Svetlana pour Boris, on en parle ? Non, on n'en parle pas, ça vaut mieux. Même schéma : idée cliché, final trop prévisible. Aucun roman n'est parfait, et je sais que je suis dure, mais les histoires d'amour, rien à faire, je ne peux pas les blairer…
Pour finir, petite mention à la première scène violente du roman aux alentours du chapitre 10 ; scène à évoquer avec un luxe de précautions car les risques de spoil sont élevés. C'est l'élément scénaristique que j'ai trouvé le plus étrange, pas un deus ex machina non plus mais je l'ai jugé… trop facile. Dur à prendre au sérieux. Dommage, parce qu'il est lourd de conséquences, mais je pense qu'il est arrivé « trop tôt » pour avoir un réel impact sur les émotions du lecteur. Ceux qui ont lu – ou qui liront – Lumière comprendront.
Lien : https://lemondefantasyque.wo..
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thedoc
01 février 2017
★★★★★
★★★★★
Paris, 1774. La jeune Svetlana, d'origine russe, a été adoptée à l'âge de trois ans par Jeanne et André Horville. Avec un père scientifique et une mère artiste-peintre, la jeune fille est éduquée dans l'esprit éclairé du siècle des Lumières. En découvrant les carnets de voyage de sa mère, Svetlana se souvient de la promesse qu'elle a faite à cette dernière avant qu'elle ne meure : à ses 15 ans, la jeune fille doit retourner en Russie retrouver ses parents biologiques, Ania et Piotr Gronine. Après avoir convaincu son père de se lancer dans ce grand voyage, la jeune fille quitte Paris pour partir à la rencontre de Catherine II. Durant ce périple, Svetlana va vivre de multiples aventures, rencontrer d'étranges créatures et découvrir sa vraie nature.
Roman destiné au lectorat adolescent, "Lumière" propose un voyage au pays des tsars au temps des philosophes des Lumières. Mêlant à la fiction des figures historiques comme le philosophe Diderot, le sculpteur français Falconet ou encore la Grande Catherine, ce roman historico-fantastique permet au lecteur d'allier culture et imaginaire. L'auteure, historienne et spécialiste de l'histoire culturelle russe, fait la part belle aux descriptions et agrémente son récit de ses connaissances. Si je reconnais la qualité de ses commentaires historiques, j'ai nettement moins adhéré à l'histoire de sa jeune héroïne.
Sa petite Svetlana est bien sympathique mais peu crédible dans ses réactions. L'intrigue en elle-même m'a paru un peu bâclée et les personnages guère travaillés. Seul Aliocha me paraît le plus abouti comme personnage. En somme, je trouve que la partie historique du récit, avec une accumulation d'informations sur la Russie du XVIIIe et ses anciens mythes, a été trop développée au détriment de l'histoire de Svetlana elle-même, qui m'apparaît comme un « faire-valoir ». Et alors le coup de foudre avec le beau Boris, au secours !
« Lumière » conviendrait, au vue de la naïveté de l'histoire, à de jeunes collégiens qui n'auraient pas peur de ce gros roman qui, par ailleurs, se lit très bien et est agrémenté d'illustrations. Mais le côté historique peut les rebuter.
Un dossier en fin d'ouvrage permet de prendre connaissance des références citées dans l'histoire : personnages historiques russes, textes des Lumières, cartes, voyageurs français du XVIIIe siècle en Russie, …
Pour conclure, je reste vraiment mitigée sur ce roman ado. Carole Trébor nous révèle plus ses talents d'historienne que de romancière.
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Slava
06 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Svetlana est une jeune fille de quinze ans vivant dans le Paris du XVIIIeme siècle. Adoptée par ses parents adoptifs toute petite, ceux-ci, des philosophes, ne lui ont jamais caché ses origines, mais ne lui ont jamais dits un mot sur ses parents. Un jour, elle trouve des lettres de sa mère relatant leur voyage en Russie... et apprends que ses parents ne sont pas morts. Elle décide de partir vers cette contrée immense et froide avec son père. Mais à la suite d'un événement dramatique, elle rencontre Aliocha, un rebelle sympathique qui l'emmène découvrir un pays où une femme règne, où l'orthodoxie est très présent, où une partie de la population est serve... mais surtout, la jeune fille découvre d'étranges pouvoirs, communique avec des animaux... qui est-elle vraiment ?
Un roman alliant histoire et fantastique, débutant dans la France des Lumières et se continuant dans la Russie tsariste et despotique, où la philosophie côtoie le surnaturel ? le tout dans un roman jeunesse ? C'est bien ce que proposait Masse Critique et je leur remercie de m'avoir envoyé ce livre assez insolite et original.
Avant de commencer, j'avais déjà lu un roman se passant en Russie, où L Histoire se mélange avec le fantastique, c'est dans Douze de Jasper Kent, mais celui-ci se passait durant les guerres napoléoniennes et était très "dark", très adulte, avec des vampires cruels et sauvages contrairement à Lumière mais c'est pour dire que j'avais déjà un gout de l'histoire-fantastique, genre que j'aime beaucoup mais qui est rare hélas. Voilà le petit "hors sujet".
Sinon que dire ? C'est un roman "lumineux"comme dit la critique.
Niveau historique, c'est réussi : le Paris du XVIIIeme siècle avec ses vendeurs ambulants et ses servantes rejetant le contenu des pots de chambres par la fenêtre est très bien relaté, tout comme la Russie tsariste, avec l'ambiance froide, les soldats, les rebelles vivant dans les bois, l'orthodoxie ambiante... j'aime beaucoup l'histoire et j'ai été satisfaite, d'autant plus qu'on y rencontre des personnes réelles comme Diderot où Catherine II, dont leurs personnalités étaient quasiment celles qu'ils avaient de leur vivant ! Notamment Diderot, qui ne fait qu'une apparition mais qui correspond bien au Diderot qu'on connait... il y a aussi les troubles politiques russes qui sont bien retranscrites, avec les complots et trahisons autour de Catherine II, ainsi que les révoltes.
Niveau fantastique, c'est réussi aussi : si la première partie est typiquement réaliste, la seconde est clairement surnaturelle. Des animaux qui parlent, des sorcières, des dieux païens qui sont plus où moins bon et aux pouvoirs impressionnants... un fantastique original qui s'intègre bien au contexte historique, et parfaitement crédible. Si j'ai deviné déjà que Svetlana est une sorcière, je ne m'y attendais pas du reste ! La mythologie slave est un peu à l'honneur, cela fait du bien de la voir dans une oeuvre vu que c'es souvent les mythes grecs, nordiques où égyptiens qui sont présents...
Quant aux personnages, ils sont bien construits. Svetlana est une jeune fille courageuse, qui surmonte ses peurs et qui recherche la vérité, très prudente aussi. Très cultivée aussi, c'est une fille des philosophes. Aliocha de son coté, est un personnage attachant mais ayant un côté sombre, qui croit aux dieux ancienx et est d'un esprit simple (j'ai souris au moment où Svetlana découvre qu'il croit que la terre est plate !), qui va être important pour Svetlana...
Mira et Varmaan sont un drôle de couple, qui auraient pu figurer dans d'autres romans russes, étranges mais sympathiques, protecteurs, et tous deux ayant un curieux secret... Guy le sculpteur est un homme jovial et créatif . En revanche, Boris, le sergent est un peu caricatural et trop borné malgré un côté sérieux qui fait froid dans le dos.
L'histoire file vite, des rebondissements viennent l'émailler, on ne s'ennuie pas une seconde et les trente dernières pages sont très prenantes. le tout dans un joli style expressif et fluide, bien que parfois un peu simple.
Le fait que Svetlana est fille des Lumières maise se confronte aux mythes slaves dans la Russie tsariste est une opposition interessante : en effet, la raison, la philosophie se heurte au surnaturel, aux croyances païennes et à la magie... justement pour décrire le siècle des Lumières, où les philosophes, scientifiques et écrivains affrontent les vieilles croyances, les superstitions...
En revanche, j'ai détesté les instants où Svetlana est influencé par Boris... ce genre d'instants est bien cliché, représentatif des romans jeunesse avec la gentille fille tombant amoureuse du "bad boy" froid et ténébreux, blabla, surtout quand on voit Svetlana beaucoup plus raisonnée que cela. Ah oui : les lexiques à la fin pourraient rebuter certains, puisque les glossaires sont très documentaires, et ne ressemblent pas aux lexiques ordinaires...
En conclusion, un très bon roman jeunesse et singulier, où l'histoire se mélange au fantastique, que je recommande chaudement.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
ChinmokuChinmoku13 novembre 2016
La salle est envahie d’une fumée si dense qu’à peine entrée, je suis secouée d’une quinte de toux, l’odeur du tabac me dégoûte. Assis près d’un fourneau, autour d’une grande table éclairée d’une multitude de chandelles, les clients fument de longues pipes comme je n’en ai jamais vu en France. Ils parlent fort, en levant leurs verres de vin. Certains sont ivres, avachis, leurs vestes déboutonnées. Une servante m’apostrophe :
– Qu’est-ce qu’elle veut, la petite dame ?
[…]
Alors que je bafouille laborieusement, je les vois apparaître tous les deux à travers l’épaisse fumée. Je suis certaine que ce sont eux, je ne pourrais expliquer pourquoi, c’est comme si je les reconnaissais, comme si je les avais déjà rencontrés et qu’ils faisaient déjà partie de ma vie. Et tandis qu’ils s’approchent, leurs visages se teintent tour à tour d’une multitude d’expressions – incompréhension, stupeur, joie.
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ExulineExuline25 octobre 2016
Comme m'a maintes fois expliqué ma mère, admirative des principes de son ami d'Alembert, il faut toujours partir des faits (qui sont ici bien mystérieux) et non des opinions. Puis il faut prendre du recul (ce n'est pas facile parce que j'ai le nez dans le carnet). enfin, il fat utiliser à parts égales sa mémoire (je n'ai aucun souvenir des événements survenus quand j'avais trois ans), sa raison (supérieure à nos opinions et croyances) et son imagination, qui permet d'émettre des hypothèses. Moi, je tourne en rond à force d'hypothèses.
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thedocthedoc29 janvier 2017
Lorsque les hommes adorent des dieux quels qu'ils soient, j'ai peur qu'ils ne perdent dans un excès de frénésie leur faculté de penser. J'ai peur qu'ils ne perdent leur liberté...
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Evelyne73Evelyne7313 octobre 2016
Les encouragements de maman résonnent souvent dans mon esprit, son exigence était un phare, sa patience me rassurait plus que tout.
Elle m'a appris à lire, à écrire, à écouter, puis à raisonner, à exercer mon 'esprit critique' comme elle me disait d'un ton sérieux.
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StelphiqueStelphique29 octobre 2016
Car pour moi ce soir, à part lui, rien n'existe.
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Videos de Carole Trebor (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carole Trebor
Découvrez "Lumière, le voyage de Svetlana", le nouveau roman de Carole Trébor publié aux éditions Rageot, à retrouver en librairie le 5 octobre.
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