Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 221302281X
Éditeur : Fayard (1991)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
1492 : cette année-là, trois caravelles rencontrent un continent ; les mulsumans et les juifs sont chassés d'Espagne ; Bretagne et Bourgogne s'intègrent à la France ; l'Angleterre, délaissant le continent, se tourne vers les mers et les colonies...
1492 : l'Europ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (5)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 21 décembre 2011

    lecassin
    1492 : une année décisive.
    C'est du moins ce que Jacques Attali s'efforce de démontrer. Dans ce moyen-âge finissant où l'on voit se mettre en place les lignes de force qui vont modeler l'Europe dans les siècles à venir, il note : le développement de l'imprimerie et de l'écrit, le commerce trans-océanique, les voyages d'exploration, le développement des activités financières et bancaires liées aux richesses rapportées des Amériques, l'apparition de grandes puissances européennes, mais aussi l'essor de l'esclavage, du racisme et de l'antisémitisme...
    Il fallait l'érudition, la méthode et l'esprit de synthèse d'un Jacques Attali pour s'attaquer à un tel « chantier » . Car « 1492 » est bien plus que l'agenda d'une année, fut-elle 1492, qui vit entre autres la « découverte » des « Indes de l'Ouest ». L'auteur nous propose une analyse minutieuse d'une année charnière, comme l'histoire en comporte quelques unes et après lesquelles rien n'est plus comme avant.
    D'autres, comme Erik Orsenna dans " L'entreprise des Indes ", par exemple, s'y sont depuis un peu cassé les dents…
    De l'Attali comme on l'aime : documenté, érudit, minutieux et précis, fluide, hors des sentiers battus… Didactique. Un vrai régal.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par barjabulette, le 27 mai 2013

    barjabulette
    Du livre tel que je les aime ! Quelle belle lecture ! 1492 (mais pas que)raconté sous forme de roman.
    En fait, l'ouvrage se présente en 3 parties : a) la première, parfois un peu longue bien que très intéressante, plante le décor. Elle aborde différents concepts, différents thèmes. J'ai lu cette partie en ne voyant pas très bien ou l'auteur m'emmenait et j'avoue que si tout son livre s'était déroulé de cette façon ma critique aurait été très différente.
    b) la seconde partie a, pour moi, été la plus passionnante. On voyage, on est happés dans la vie "quotidienne" de 1492, mais c'est aussi dans cette seconde partie que j'ai compris le sens de la première partie, le "plantage de décor" bien nécessaire pour établir des liens entre les différentes parties du livre.
    c) la troisième partie : dans la même foulée que la seconde, aussi passionnante, nous parle de l'après 1492 et de ses conséquences jusqu'à aujourd'hui.
    Je ne pourrais dire qu'une chose : j'ai passé un très bon moment lecture, une lecture comme je les aime.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

  • Par Aela, le 05 juin 2011

    Aela
    1492.. Cette année-là, trois caravelles rencontrent un nouveau continent; les Juifs sont expulsés d'Espagne, un Borgia est élu Pape, la Bretagne devient française, à Mayence Middleburg prophétise la Réforme et annonce Luther, l'Europe se tourne vers l'Atlantique, oubliant son passé méditerranéen, on fait le projet de l'Homme Nouveau.
    Débarquent en Europe le chocolat, le tabac, le maïs, la pomme de terre et.. la syphilis.. alors qu'en Amérique arrivent la roue, le cheval et la variole..
    Sous la forme d'un récit journalistique très vivant, tenu au jour le jour, Jacques Attali, comme il le dit lui-même, esaie de comprendre ici cette "catastrophe" cette "bifurcation" , cette rencontre ratée entre deux continents..
    Un livre passionnant, publié il y a vingt ans, mais toujours intéressant à lire et à relire...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par tolbiac, le 21 mars 2013

    tolbiac
    Ce n'est pas de la grande littérature. Mais il a ceci d'intéressant qu'il éclaire une époque, qu'il donne à voir une autre manière de comprendre la renaissance, le début d'un bouleversement qui a tant marqué qu'Attali semble dire que l'on en ressent encore les soubresauts. Puis on découvre que 1492 n'est pas seulement la découverte ( vision euro-centriste) de l'Amérique. Mais l'exode massive des juifs d'Espagne etc...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par lorson, le 14 octobre 2012

    lorson
    Il faut oublier le personnage J. Attali,...... et déguster cette passionnante chronique historique qui se lit comme un roman...

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Aela, le 05 juin 2011

    On passe alors de la conquête à la colonisation. La découverte, en 1548, de l'argent de Zacatecas, donne un sens à la découverte de l'Amérique. On s'y rue. Les Espagnols sont cinquante mille en 1560, et quinze mille Africains sont amenés d'Afrique pour travailler dans des mines à la place des Indiens, rapidement exterminés par le travail et la maladie.
    Au total, les Indiens du Mexique passent de vingt-cinq millions en 1519 à guère plus d'un million en 1605.
    Au Pérou, la colonisation commence quinze ans plus tard et suit la même voie qu'au Mexique: destruction immédiate. Le prince Huayna Capac, devenu le onzième Inca en 1493, a agrandi l'empire qui couvre alors le territoire du Pérou, de la Colombie et de l'Equateur actuels. Il a quitté Cuzco et s'est installé à Tomebomba. A sa mort, en 1527, l'empire est partagé entre ses deux fils Huascar et Atahualpa. Une guerre civile les oppose dont le second sera vainqueur. Pizarre, venu en 1531 du Panama actuel, est pris pour le dieu Viracocha, et un parent de Husacar, Manco, s'allie à ces "Viracoches". En 1532 Atahualpa quitte même Quito pour aller au devant des envahisseurs étrangers qu'il rencontre à Cajamarca. Il a néanmoins tôt fait de comprendre que l'Espagnol est mortel. Pizarre l'enlève, le rançonne, l'assassine l'année suivante, puis anéantit l'Empire en organisant un esclavage systématique des Indiens et un partage de leurs terres entre ses compagnons.
    Les dix millions de sujets que comptait l'Inca en 1530 ne sont plus qu'un million trois cent mille en 1600.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Aela, le 05 juin 2011

    Le samedi 25 février 1492, à Grenade, Antonio de Nebrija, qui a déjà publié une Dictionnaire latin-espagnol, remet à la reine sa grammaire castillane, intitulée Arte de le Lengua castellana. La reine l'accepte. Audace qui fonde une nation. Dans la dédicace de cette grammaire,Nebrija présente l'intérêt et la portée de son travail. Il s'agit en premier lieu d'unifier la langue, en fixant son usage, afin d'éviter les écarts. Cette prétention met le Castillan au même niveau que les langues "nobles": grec et latin. L'unité de la langue est envisagée dans la perspective de l'unité religieuse, territoriale. Le castillan, langue de la Conquête.
    Le castillan deviendra bientôt langue de l'Espagne et de l'Empire. Quatre cents millions d'individus le parleront au XXème siècle. L'imprimerie, dont l'Eglise pensait faire l'instrument de la suprématie du latin, est vraiment devenue l'instrument de son déclin.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par lecassin, le 21 décembre 2011

    En des temps très anciens, un géant guerroyait, triomphait, dominait. un jour rompu de fatigue, il recula. Assommé, torturé, il fut laissé pour mort, puis enchaîné par de multiples maîtres.
    Alors le géant échafauda un plan : reprendre des forces, sans se presser, puis briser ses chaînes rouillées d'un seul coup, vigoureux et franc. Et partir à la conquête du monde.
    L’Europe est ce géant : enchaînée par de multiples maîtres quand se défait l'Empire romain d'Occident, elle sommeille durant un millénaire. Puis à un moment de hasard et de nécessité, elle écarte ceux qui l’entourent et se lance à la conquête de l'univers, massacrant les peuples de rencontre, s'appropriant leurs richesses, leur volant leurs noms, leur passé, leur histoire.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par lecassin, le 21 décembre 2011

    Je voudrais enfin qu'on ait le courage de regretter le mal fait alors aux hommes par des hommes, de demander pardon aux victimes, de leur accorder enfin leur vraie place dans la mémoire du monde. Pour que, demain, de nouvelles barbaries ne viennent pas alimenter à nouveau, sur une toute autre échelle, les torrents de boue de l'amnésie humaine.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par lecassin, le 21 décembre 2011

    J’ai voulu comprendre ici cette catastrophe - comme disent certains mathématiciens-, cette bifurcation - comme disent des physiciens-, ce rendez-vous ; comme pourrait dire, plus simplement et sans doute mieux, le commun des mortels.

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation










Sur Amazon
à partir de :
23,08 € (neuf)
1,94 € (occasion)

   

Faire découvrir 1492 par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz