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Jean Paulhan (Préfacier, etc.)André Pieyre de Mandiargues (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2253147664
Éditeur : Le Livre de Poche (1999)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Les mains liées dans le dos, nue et les yeux bandés, O pénètre dans le château de Roissy, guidée par deux jeunes filles très belles aux robes d'un autre temps retroussées sur leur ventre et leurs reins nus. O passera quinze jours dans ce château où l'a amenée René, son amant adoré. Les sévices subis sont chaque jour renouvelés. O est offerte et prise, fouettée et murée dans le silence, O commence l'apprentissage de l'esclavage. Par amour pour René, O ira très loin d... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Kamana
Kamana21 août 2012
  • Livres 5.00/5
A tous ceux et celles qui pensent trouver des scènes érotiques et sensuelles avec force de descriptions croustillantes, passez votre chemin. Comme annoncé en quatrième de couverture, c'est avec un écriture atypique, directe, comme détachée que nous est offert la vie peu banale d'O. C'est comme si un psychologue prenait des notes, avec distance et sans sentiments et nous les retranscrivait. Les ébats, les attouchements et même les punitions sont décrites avec plus de détails sur l'objet, l'apparence du personnage que sur le ressenti. Et quand l'auteur concède à nous donner quelques détails sur les émotions d'O, elle change dans la phrase suivante de situation.

L'intérêt du roman se trouve dans l'approche psychologique que fait Pauline Reage sur le jeu de domination et de servitude. Nous suivons à travers O le cheminement qu'un tel choix de vie implique. Je parle de choix parce que tout au long de l'histoire, O a le droit de partir, de stopper, de quitter cet univers, son amant. Mais cette liberté est factice puisque le plaisir d'O se situe justement dans cette soumission. Sans elle, sans ordres, elle est perdue. Par contre, être offerte à d'autres par son seigneur et sous ses yeux, puis être battue ensuite comme pour la punir d'avoir donné ce corps, la comble de joie puisque tel est le plaisir de celui qu'elle aime.
Être malheureuse, avoir peur quand on la délaisse peut sembler complétement fou, mais en suivant O, ses pensées, son évolution on comprend sa douleur dans ces moments-là. Et fait étonnant, la notion de maître et d'esclave dans ce qu'elle a de plus crue et cruelle, en devient belle à travers ses yeux. On souffre avec elle, non des coups de fouets, mais de cette perpétuelle quête d'amour dans le regard de celui pour qui elle accepte l'impensable.
Histoire d'O est un livre à ne mettre que dans des mains expertes et expérimentées qui n'ont pas peur de lire le côté le plus sombre que peuvent prendre les jeux sexuels.
Lien : http://kamanaschronicles.blogspot.fr/2012/08/his..
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LydieetsesLivres
LydieetsesLivres28 juillet 2014
  • Livres 1.00/5
Je ne suis pas une spécialiste de ce genre de littérature (pour tout avouer, c'est premier que je lis). Je m'attendais à une histoire d'amour érotisée, j'ai donc été très surprise par ma lecture.
O est une jeune fille dont on ignore tout, la seule chose que l'on sait d'elle est qu'elle travaille dans la mode peut être comme photographe. Elle aime un homme plus âgé qu'elle, René. le livre commence sur une balade romantique au Parc Montsouris. C'est tout ce que l'on trouvera de romantique dans ce roman puisque cette escapade tourne court. Une voiture l'attend, elle mène O et son amant dans un château à Roissy, château dans lequel O apprendra à se soumettre.
Bien plus qu'un soumission sexuelle, O est victime d'une véritable soumission psychologique dans laquelle il n'est nullement question d'amour alors que ce mot est employé très fréquemment. Cette lecture a été assez pénible car plutôt que de la soumission, c'est de l'esclavage, avec ses caractéristiques les plus barbares et les plus archaïques, que subit O. Elle devient l'objet de plaisir de René et de ses amis, elle n'est plus considérée comme un être humain mais comme un objet. On ne comprend d'ailleurs pas très bien pourquoi elle se laisse traitée de la sorte, pourtant pendant de longues pages Pauline Réage essaie de nous faire entrer dans la tête d'O dans le but de comprendre son acceptation. Elle nous parle d'amour, du plaisir ressenti à obéir à son maitre… ça ne m'a pas du tout convaincue.
Le texte est très travaillé, le vocabulaire est prude et pourtant ce récit est très violent, la violence étant situé dans les sous entendus ou dans les non dits. La version que j'ai lu ne propose dans de fin, la fin ayant été supprimée, le livre s'achève donc de façon abrupte.
En conclusion, je n'ai rien trouvé de plaisant dans ce roman.
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Fiorile
Fiorile29 juin 2013
  • Livres 1.00/5
J'ai bien rigolé en lisant 50 nuances de Grey (à vrai dire, je m'en suis bien moqué), et forte d'un grand esprit patriotique, je me suis dit que forcément, Histoire d'O, écrit par une française, ne pouvait qu'être infiniment supérieur au pavé le plus vendu de 2012.
Et bien c'est le cas si l'on considère que l'érotisme, c'est une femme enlevée, violée, fouettée, rabaissée, prêtée par son amant à qui la veut, et qui en plus, en redemande par amour pour son René (René ! du coup je m'imaginais cette pauvre O avec la tête de Céline Dion, tu parles si c'était glamour...).
Malheureusement, pour moi l'érotisme c'est tout autre chose, du coup je me suis ennuyée et j'ai eu du mal à finir ce bouquin. Et ce qui est pire : mon complexe de supériorité français en a pris un gros coup...
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BookyMary
BookyMary22 janvier 2016
  • Livres 2.00/5
Ça était une lecture très déstabilisante et j'ai terminée ma lecture avec la sensation d'être écrasée et de ne plus pouvoir respirer mais sans pouvoir dire si j'ai aimé ou pas l'oeuvre, l'écriture m'a beaucoup déplu, les personnages sont fantomatique à l'exception du personnage de Sir Stephen, et arrivée à la fin j'étais incapable de comprendre ce que je ressentais face à ce roman.
Je ne comprenais pas du tout l'intérêt du roman au début; car la première moitié du livre est très inconsistante et n'a fait que me révoltée et j'avais beaucoup de mal à continuer à tourner les pages.
L'histoire traîne en longueurs et en descriptions interminables et qui nous désespère et nous fatigue. Sans parler de la perversité de l'oeuvre. La plume de l'auteur est vraiment perturbée par ces fioritures qui obscurcisse chaque passage, ce qui rend le récit très dense mais très lourd.
D'ordinaire j'apprécie les descriptions dans un roman mais pas là, il y en a partout, elles ne servent à rien, je prend par exemple la description du bois que O utilise pour allumer la cheminée, et qui prend une demi page (rien que pour ça). On n'est pas entrain de lire du Proust où les description sont l'essence du récit.
Et en plus de ralentir notre lecture, elles sont mal faites, au point que je n'arrivais plus à me représenter ce que l'auteur me décrivait. C'est agaçant et j'ai posée plusieurs fois mon livre parce que ça m'agaçais et je n'arrivais jamais à entrer dans l'histoire.
De plus, les personnages sont fantomatiques et n'ont aucunes personnalités, surtout les femmes que l'auteur s'acharne à rendre insipides et sans réactions aucunes. A l'instar de O qui ressemble à un pantin avec lequel Renée s'amuse à son gré et le repose dans un tiroir quand il a fini. Mise à part Sir Stephen, qui est le seul personnage ayant une personnalité bien construit et captivante à suivre.
Ce qui m'a profondément énervé c'est le mot "amour" dans la bouche de ces personnages alors que Renée l'amène dans un manoir, où il regarde d'autres hommes abuser d'elle, il essaye de la séduire de tant à autre, quand il sent qu'elle en a assez, pour la forcer à rester. C'est vraiment malsain et écoeurant. C'est peut-être de ce point de vue là que j'ai étais plus enclin à apprécier le personnage de sir Stephen car contrairement aux autres protagonistes, il est très franc et explique bien à O qu'il ne s'agit nullement d'amour dans tout ça.
Ce n'est pas une histoire d'amour, j'ai lu ça tout au long du récit, lorsque O dit à Renée qu'elle l'aime, mais l'auteur confond l'amour et la dépendance affective, ce qui n'est pas pareil.
Mais surtout, le plus abjecte dans cette lecture c'est la notion du viol qui devient un fantasme sous la plume de l'auteur. Ça m'a également révoltée dans "Le bonheur dans l'esclavage" de Jean Paulien qui introduit le roman, lorsqu'il dit qu'il apprécie qu'une femme assume haut et fort ce que les autres femmes désir secrètement : se faire avilir, humilier et violer.
NON. Les femmes ne fantasment pas sur le fait de ce faire violer et briser, c'est quelque chose d'horrible et d'autant plus monstrueux de penser ça. Que les femmes désire être dominée par leur compagnon pendant leur moment intime, ça se comprend et tant que les deux amants en ont envie, c'est très bien...(Suite sur le blog).
Lien : http://bookymary.blogspot.fr/2016/01/histoire-do..
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Luniver
Luniver30 août 2011
  • Livres 4.00/5
J'ai entamé ce livre sans savoir réellement à quoi m'attendre : à force de le voir évoquer un peu partout, j'ai fini par l'acheter.
Ce livre raconte la vie d'O, qui par amour pour son amant René, accepte de son plein gré de lui appartenir et de se plier à tous ses désirs : il la livre à d'autres hommes en sa présence, la fait fouetter et emprisonner. Il la donne ensuite à un de ses amis, Sir Stephen, qui va poursuivre son "éducation". L'amour est bien présent dans le roman, bien que sous une forme peu usuelle : O aime ses maîtres, et ce sentiment est réciproque.
Retour à Roissy, curieusement, détruit toute cette dimension : l'amour est remplacé par le seul désir de blesser. L'auteur avait bien précisé que l'ambiance de cette suite était radicalement différente, et que sa lecture n'était pas indispensable : j'ai donc suivi ses conseils, et j'ai abandonné sa lecture dès les premières pages.
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