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> Robert Louit (Traducteur)

ISBN : 2070345173
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.37/5 (sur 100 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après avoir causé la mort d'un homme lors d'un accident de voiture, James Ballard, le narrateur, développe une véritable obsession pour la tôle froissée. Enrôlé par Vaugham, un ex-chercheur qui aime reconstituer des accidents célèbres et va même jusqu'à en provoquer pou... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par greg320i, le 25 août 2014

    greg320i
    Ça va chauffer sévère, ca va cracher ses vers ,croyez-moi .
    Et pour cause ! Crash avec son grand poing d'exclamation en titre nous en met une sacrée bien placée en pleine poire .
    Une histoire digne d'un trottoir repoussant, sale , salé-sucré bien gâtée, pourrie ,impie voir pire : remplie jusqu'à la moelle de choses dégoutantes, répugnantes à ne pas mettre sous les yeux innocents de belles au bois dormant .
    Nous ne verrons plus comme avant l'arrière d'une voiture une fois dominé l'aventure conté par le ravage Ballard transformé pour le coup en marquis de Sade . Au s'cours ..
    Au clair de ma dune,avec mon ustensile frérot , viens là que j't'enfile pour t'écrire ces mots.. Ma grosse chandelle frappa sa porte , y mis le feu , alluma l'appart et se rembourra d'odieux .
    Ô mais quoi ? Que demande le peuple je vous le demande : du sexe, de l'audace, des textes qui vous saute aux yeux par leur côté audacieux et pernicieux. du rose sans les roses, du sang sans le sens. Et selon Ballard de l'essence mélangé au tout .
    Bref allumez le feu , c'est chaud comme la braise même sans avoir l ' r ..
    Oui, les lecteurs veulent baver ,braver les interdits choc, relever les dessous chic , se rincer l'œil , prendre leur pied, jouir de l'impossible...
    Voir tout autant dans leur rêve leurs fantasmes se réaliser par l'entremise d'un livre.
    Alors J.G Ballard délivre nous du mal ! Amène-nous du dégoût !
    - Ah men , of course .
    Et puis voilà .. quelques maux plus tard, des chapitres lus ou non, le vœu s'exauce : la sauce gicle, nous atterri au visage, nous atterre par sa violence, et nous pend dégoulinant au nez après la moutarde crasse de 250 pages et quelques parties de jambes en l'air plus tard .

    Précaution d'usage à l'attention de lecteurs éventuels ou déjà entrain de s'éventer :
    La dessus de couverture de l'édition d'époque au grand format explicite été bien plus jolie mais explique surtout en dessous dès les premières lignes -grâce à une préface utile- les prémices du texte, ses vices et prévient à quoi il faut s'attendre.

    Ceinture de chasteté désactivée , allez soufflez, c'est fini .

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    • Livres 3.00/5
    Par finitysend, le 18 juillet 2012

    finitysend
    Le sujet de roman , qui à mon humble avis est un de ces romans que l'on qualifie généralement de roman à thèse , est : d'examiner la naissance d'un fétichisme sexuel spécifique et d' étudier très finement les processus par lesquels l'addiction s'installe et se développe .
    L'étude des comportements d'addiction est très d'actualité dans ce roman et elle conserve objectivement un grand intérêt , tout à fait actuel et parfaitement édifiant .
    Malgré de très considérables qualités littéraires concernant le rythme , la caractérisation , les procédés narratifs , le ton que l'auteur utilise pour décrire et animer la thématique du fétichisme sexuel est quand même excessivement outrée . Ce n'est pas choquant en fait et je ne porte pas de jugement sur le fond , mais la forme est ici un peu trop grandiloquente et excessive pour un lectorat contemporain .
    De ce fait CRASH est plus à prendre comme le témoignage d'une époque où les contraintes sociales poussaient les auteurs comme leur public à se retrancher dans des extrémités fantasmatiques extrêmes ( sur le plan de la thématique et sur celui de la tonalité générale de l'expression , du langage ... ) à cause des séquelles d'une liberté d'expression littéralement corsetée , si j'ose dire ....
    A mon sens ce texte était un morceau de bravoure à sa sortie , mais le contexte qui sous-tend ses thématiques est déjà de l'histoire et ce roman qui est une œuvre de qualité , une œuvre intéressante et solide , est aussi une œuvre qui pâtit de façon assez paradoxale des effets déjà anciens , de la libération de la parole autour de la sexualité
    Plus qu'il ne bénéficie de cette salutaire libération, CRASH pâtit en fait , de cet énorme besoin de liberté qui planait sur cette époque révolue .
    Un beau et bon livre , mais presque ridiculement outré dans le cadre d'une lecture contemporaine .
    Cependant et assurément le témoignage d'une époque conquérante .
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    • Livres 3.00/5
    Par zaphod, le 10 mars 2014

    zaphod
    Pour écrire "Crash", Ballard part d'une constatation presque évidente, à la portée de tout le monde: le sexe, la mort et l'automobile sont liés de manière intime et complexe dans l'imaginaire de l'homme moderne.
    Que le sexe et la mort soient indissociables, les psys depuis Freud l'ont amplement montré. Mais on pourrait se demander en quoi l'automobile, création technologique assez récente vient s'immiscer comme un lien corrompu dans l'éternel binôme du sexe et de la mort. Pourtant, y a-t'il un instrument de mort plus redoutable et plus unanimement célébré que la voiture? Et il suffit de regarder la moindre publicité pour une marque automobile pour se rendre compte que les publicitaires, qui connaissent les ressorts de notre inconscient, misent sur la charge sexuelle véhiculée (sans jeu de mot) par l'automobile. Ou bien encore, regardez l'agressivité de la plupart des conducteurs mâles une fois installés aux commandes de leur puissant engin. N'est-ce pas un déplacement de l'agressivité sexuelle à travers une prothèse technologique qui les rassure par sa puissance toujours disponible? Enfin, je suis sûr qu'on a écrit des tonnes de thèses sur le sujet.
    Mais l'idée géniale, c'est de prendre les trois termes de l'équation, de les réunir chez des personnages névrosés qui les vivent au premier degré, et d'en faire un roman.
    Dans le monde décrit par "Crash", aucune trace de nature n'est visible, pas la moindre plante ni le moindre animal. le paysage est entièrement constitué d'immeubles, parkings, échangeurs autoroutiers. Dans la ville vue depuis la fenêtre élevée d'un appartement, il semble que les seuls signes de vie soient la circulation (sanguine/sanguinaire) des voitures sur les avenues ou le décollage (érection) des avions sur les pistes de l'aéroport proche.
    Dans cette vision cohérente de l'apocalypse contemporaine, tout ce qui était "naturel" semble remplacé par un medium technologique, jusque dans l'intimité des relations sexuelles.
    Mais une fois la situation posée, Ballard va-t'il pouvoir la mener assez loin pour faire d'une idée géniale un grand roman?
    Justement, là est le problème. Vers le milieu du livre, l'histoire semble tourner en rond, comme les personnages à bord de leurs bolides sur le périphérique de Londres.
    Ce qu'il fait, c'est pousser son idée jusqu'au comble de la perversion et de l'horreur, en bon écrivain de SF apocalyptique qu'il est.
    Mais c'est cette outrance même qui fait qu'on garde une certaine distance, comme on le fait face à une caricature.
    Dommage. Si au lieu de nous "Crasher" au visage, Ballard avait usé d'un peu de subtilité et de retenue, il aurait pu faire un roman vraiment dérangeant, un grand roman.
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    • Livres 1.00/5
    Par Blaablaa, le 25 mai 2013

    Blaablaa
    Je m'étais toujours demandé pourquoi je n'avais pas aimé (et c'est un euphémisme) le film CRASH, adaptation ciné par David Cronenberg qui est pourtant l'un de mes réalisateurs préférés, et, accessoirement, l'un de ses films les plus appréciés. Je m'étais alors promis que, si le livre de J. G. Ballard croisait ma route, je ferais l'effort de le lire, pour me faire un avis définitif. Et il était disponible à la médiathèque...
    Afin de rester un minimum posititve, je commencerais par ce qui m'a plu dans ce bouquin :
    Déjà le fait de ne pas l'avoir payé, mais emprunté, et surtout la vitesse à laquelle il se lit (sinon, je pense que, vu l'ennui qu'il a suscité en moi, je l'aurais abandonné en route). D'un point de vu plus littéraire, le style d'écriture est net et incisif, il ne m'a, moi, pas spécialement plu, mais je reconnais là un certain talent. Quand au seul élément de "l'histoire" qui m'ait quelque peu interpellé c'est la relation froide, perverse mais pas dénuée d'amour qui lie Ballard à sa femme. Pour ceux qui ont vu le film Cosmopolis (encore de Cronenberg), Catherine n'a cessé de me rappeler la jeune épouse d'Eric Packer, le golden boy. Elle forme un personnage assez flou, evanescent, qui contrebalance plutôt efficacement la nervosité ou la fougue de Ballard, Vaughan et les autres.
    Pour le reste, on ne peut parler de déception, car il est vrai que je n'attendais pas grand chose de CRASH, mais le constat est sans appel : Il n'est rien que l'on peut reprocher à Cronenberg tant son adaptation est fidèle à l'oeuvre littéraire dont il s'inspire, c'est donc vraiment le fond, le "thème" qui me laisse de marbre.
    Je suis peut-être complètement passée à côté, lisant de-ci de-là des critiques plutôt dithyrambiques de ce livre "subversif", un livre à "l'originalité stupéfiante"... Il n'en reste pas moins que pour moi, on frôle l'overdose avec des scènes érotico-pornographiques toutes les trois pages, la manie du personnage principal à voir du sexe dans chaque geste, chaque être, chaque machine... Je n'ai jamais lu autant de fois en si peu de pages les mots "verge, sperme, semence, pubis, toison" et c'est bien beau de parler de cul, encore faut-il savoir le faire et y donner un sens, ce qui pour moi n'est pas le cas ici. Je n'ai pas réussi à trouver d'intérêt, de but à ce qui reste pour moi un récit sans queue ni tête (aucun mauvais jeu de mot) où ce qui transparaît finalement le plus est la volonté de faire quelque chose de "trop rebelle-lisez-moi-soyez choqués" de l'auteur. Car autant l'attrait sensuel/sexuel provoqué par des cicatrices, blessures ou autres n'est pas dénué d'intérêt, l'attirance pour le monstrueux n'étant pas un fait nouveau ou dénué de crédibilité, mais les bagnoles ?? Vous vous mettez à frétiller devant des jantes alu ou un tableau de bord en simili-cuir vous ?? J'ai surtout eu l'impression que Ballard se foutait ouvertement de ma gueule.
    Pour conclure, ce qui a fini de m'agacer, sur la quatrième de couverture :
    "Ce roman vous force à assumer des fantasmes que vous ignoriez être les vôtres" David Cronenberg.
    Ou comment de manière sous-jacente nous faire comprendre que, si l'on n'a pas apprécié ce livre c'est surement notre (très) grande faute à nous, lecteurs coincés ou refusant d'admettre nos "fantasmes" malsains, et surement pas à l'oeuvre en elle-même qui, au final, se contente de nous balancer du sexe à tire-larigot, comme à peu près les 3/4 des oeuvres se voulant subversives aujourd'hui.
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    • Livres 4.00/5
    Par Charybde7, le 26 mai 2013

    Charybde7
    Vaughan, ancien présentateur télé totalement narcissique, au physique couturé de cicatrices après un accident de la route, traque jour et nuit les accidents de voiture, la vision des victimes meurtries par la ferraille qui lui procurent un plaisir érotique violent. Branché sur la radio de la police, porté par cette sexualité obsessionnelle et démente, il photographie, détaille, et jouit devant les images des calandres arrachées et des blessures humaines ; et il fantasme sans fin sur un accident qui déchiquèterait les chairs d'Elisabeth Taylor.
    Le narrateur de « Crash ! », lui-même appelé James Ballard, après son implication dans un accident de voiture, se transforme. Il commence lui aussi à percevoir le potentiel sexuel des catastrophes routières. Il devient obsédé par Vaughan, ne peut plus s'en défaire.
    Le récit est dur, dérangeant, fascinant, comme une anthologie des perversions possibles. Déchirements de la chair, blessures comme des orifices, liquides et secrétions qui sont exposés sans cesse à notre voyeurisme, avec des scènes de sexe comme ritualisées, un choix des mots brutal et sans sensualité.
    On imagine le scandale que put provoquer Crash en 1973, dans cet univers qui n'est pas vraiment le futur mais un présent juste au-delà des frontières de la folie du nôtre, un paysage-machine entièrement urbanisé couvert d'autoroutes, un monde comme une épave, violent, voyeur et suicidaire.
    Dans ces visions inspirées par Genêt, par Burroughs et par un monde moderne dominé par des technologies sinistres, par le sexe et la paranoïa, Ballard déploie un éventail hallucinant de perversions, violence et sexe qui irritent ou fascinent, mais très souvent portés par la beauté de l'écriture de Ballard. Finalement on se retrouve piégé, voyeur enchaîné dans un récit mortifère.
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Citations et extraits

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  • Par greg320i, le 25 août 2014

    Préface de l'auteur :

    Tout au long de Crash ! , j'ai traité la voiture non seulement comme une métaphore sexuelle, mais aussi comme une images globale de la vie des gens dans la société actuelle .
    Je n'ignore pas la lecture politique qui peut en être faite, mais je veux voir avant tout dans ce livre le premier roman pornographique fondé sur la technologie . En un sens, la pornographie est la forme romanesque la plus intéressante politiquement, montrant comment nous nous manipulons et exploitons les uns et les autres de la manière la plus impitoyable .

    Il va sans dire qu'en dernière analyse , la fonction de Crash est d'ordre prémonitoire : une mise en garde contre ce monde brutal aux lueurs criardes qui nous sollicite de façon toujours plus pressante en marge du paysage technologique .

    J.G. B.
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  • Par lavinia02, le 22 octobre 2012

    Dans sa vision d'une collision entre leurs véhicules, Vaughan se montrait obsédé par un certain nombre de blessures et de points d'impact - chromes mourants et tabliers effondrés de leurs deux voitures se heurtant de front en de complexes figures répétées à l'infini dans des films au ralenti, plaies jumelles de leurs corps ; image du pare-brise couronnant son visage de fleurs de givre à l'instant où, Vénus naissant à la mort, elle traversait sa surface teintée ; fractures multiples de leurs cuisses contre le frein à main et surtout blessures génitales : elle, l'utérus transpercé par le bec héraldique de l'emblème du constructeur ; lui, déchargeant sa semence sur les compteurs lumineux qui marqueraient à jamais l'ultime température et l'ultime niveau d'essence de la machine.
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  • Par Unity, le 11 janvier 2013

    En regardant la fumée de sa cigarette se perdre dans la pièce, je me demandais avec qui elle avait passé ces derniers jours. L'idée que son mari était responsable de la mort d'un autre homme ajouterait certainement une dimension inédite à leurs ébats, lesquels se dérouleraient probablement dans notre lit, à côté du téléphone chromé qui avait apporté à Catherine les premières nouvelles de mon accident. Nos sentiments cristallisaient autour des objets neufs de la technologie.
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  • Par Charybde7, le 26 mai 2013

    Mes pieds traînaient sur un tapis de feuilles mortes, de paquets de cigarettes froissées et de débris de verre. Cette poussière de verre de sécurité, balayée sur l’arrondi du talus par d’innombrables ambulanciers, formait comme la moraine d’un glacier miniature. J’étais fasciné par ce collier poudreux, vestige d’un millier de collisions. D’ici trente ans, d’accident en accident, le tapis deviendrait dune. Dans cinquante ans, ce serait une plage de cristaux acérés. Une nouvelle race de clochards surgirait alors, cherchant à croupetons, parmi ces ondulations de pare-brise pulvérisés, des mégots, des préservatifs usés et de la petite monnaie. Enfouie au sein de cette nouvelle strate géologique formée par l’âge de l’accident automobile, il y aurait ma propre mort, minuscule, aussi anonyme qu’une balafre vitrifiée sur un arbre fossile.
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  • Par bioki, le 23 avril 2012

    J'ai soudain pris conscience, en m'appuyant sur le garde-corps de béton, de l'énorme silence qui régnait sur tout le paysage. Par quelque aberration des plans de vol, aucun appareil n'occupait les pistes de l'aéroport à cet instant. Le trafic sur l'autoroute était bloqué vers le sud. Sur Western Avenue, les voitures et les cars de voyageurs attendaient au point mort le changement des feux. Un bouchon immobilisait trois files de véhicules sur le toboggan et au-delà jusqu'au nouveau tronçon de l'autoroute vers le sud.
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Vidéo de James Graham Ballard

ames Graham Ballard was a British novelist and short story writer who was born 15 November, 1930 and raised in the Shanghai International Settlement..His experiences during that time formed the basis of his novel Empire of the Sun which was later turned into a movie by Steven Spielberg starring 13-year-old Christian Bale, as well as John Malkovich and Miranda Richardson. J G Ballard died on April 19 2009, aged 78 after a lengthy battle with cancer








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