ISBN : 2869306008
Éditeur : Payot et Rivages (2004)


Note moyenne : 3.3/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Antoine est un parasite professionnel. Il a trouvé, avec son acolyte Bertrand, le moyen de subsister en se retrouvant en première ligne de tous les cocktail parisiens qui fleurissent chaque soir dans la capitale. Au cours d'une de ces soirées, ils sont em... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par melusine1701, le 18 juillet 2011

    melusine1701
    Ce roman noir décalé se lit vite et et avec une bonne dose de second degré. D'abord, parce que les protagonistes sont des losers professionnels, des parasites, qui croient berner les autres et se retrouvent embringués dans une histoire qui les dépasse: à vouloir s'amuser avec le monde de la nuit, on finit par se heurter à de vraies ordures. de plus, notre petit Antoine se voit forcé de poursuivre un homme qui ne sort que la nuit, qui fixe les gens avec des yeux de poisson mort et qui est réputé, comme son étrange compagne aux allure de femme fatale, pour attaquer les gens à coup de dents. Comment fustiger le mythe des vampires? le confier à Benacquista et son personnage Antoine, qui leur ferait bien bouffer leurs canines à ces mort-vivants qui se la racontent! Si le ton et les personnages m'ont bien plu, l'intrigue, en revanche, ne m'a pas convaincue: les personnages se multiplient sans qu'on parvienne vraiment à savoir quel rôle ils jouent dans l'histoire, et les tiroirs s'ouvrent de manière un peu artificielle.
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    • Livres 3.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Qu'est-il arrivé à Tonino Benacquista ? Il nous livre ici son plus mauvais roman (j'en ai lus au moins 6 autres, tous excellents). Et bizarrement c'est pourtant ce roman-ci qui a fait l'objet d'une adaptation au cinéma en 2001 par Antoine de Caunes, dont le film n'a d'ailleurs pas réellement convaincu. Ici, les héros sont des « parasites mondains » qui s'introduisent par ruse dans les soirées parisiennes et érigent en système leur profession de pique-assiette. On s'y perd un peu au début avec les prénoms désuets des protagonistes (Antoine, Bertrand, Gérard, Etienne, Jean-Marc…) La violence gratuite – tabassage, lynchage, puis meurtre – n'est pas absente de ce roman moins humoristique et plus désabusé que les autres. le monde de la nuit est festif et glauque à la fois et on ne saisit pas très bien si la débauche des nantis est ici défendue ou dénoncée, puisqu'elle sert de point d'ancrage et de source de subsistance aux exclus du système. le roman passe de la sociologie de bar au polar fantastique, avec des faux vampires, des tueurs à gages et un scénario poussif qui ne tient finalement pas ses promesses.
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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 12 octobre 2007

    chartel
    Deux parasites, deux "gatecrasher", qui ne s'éveillent que lorsque le soir pointe le bout de son nez, doivent jouer les détectives, contraints et forcés, à la recherche d'un certain Jordan, sorte de vampire moderne assoiffé de Bloody Mary.
    Cette histoire est une entrée passionnante dans le monde des nuits parisiennes, de ses codes, de ses faux-semblants, de ses illusions, servie par la belle ironie de Tonino Benacquista.
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 05 mars 2011

    Onclepaul
    Au petit matin, Antoine est fort marri. Fini la fête, les petits fours et les verres de champagne. Il faut penser à aller se coucher. Mais Antoine n'est pas un fêtard ordinaire, il fait partie de la petit confrérie des parasites, des pique-assiettes professionnels qui s'invitent impunément dans les inaugurations, les réceptions et autres cocktails, se sustentant aux buffets garnis, ne possédant pas assez d'argent pour se payer un sandwich à la première brasserie venue. Avec son copain Bertrand, surnommé Mister Laurence, il écume durant la nuit, les ouvertures de restaurants, les cérémonies, les soirées privées, se débrouillant pour obtenir un carton d'invitation, vrai ou faux, resquillant auprès des hôtesses, ou endossant sans vergogne la qualité de journaliste. Ces ingérences dans ces agapes ne sont pas toujours bien acceptées et Antoine s'est fait quelques ennemis, dont Gérard le portier-videur du Café-Moderne. Un soir, alors qu'il s'empiffre gaillardement devant un somptueux buffet en compagnie de son pote Bertrand, l'accès ayant été facilité par la recommandation d'un certain Jordan, un nom-sésame, Antoine est invité un peu brutalement à rencontrer le maître de maison. Celui-ci garde Bertrand en otage, confiant le soin à Antoine de retrouver le nommé Jordan qu'il cherche depuis des mois. Débute une longue ballade en forme de cauchemar dans le Paris des fêtards, à la recherche du fameux Jordan, spécialiste du Bloody-Mary. Ce noctambule au faciès cadavérique laisse des traces derrière son passage, des traces indélébiles entre le cou et l'omoplate, sous forme de morsures. Les morsures de l'aube qui peuvent entraîner les morts sûres de l'aube quoique les protagonistes ne soient pas des premiers communiants.

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par philcoba78, le 19 décembre 2010

    philcoba78
    Roman vif qu'on ne lâche pas jusqu'à la fin. Tout s'accélère rapidement. On rigole de la vie de pique-assiettes au début on est embarqué dans cette course contre la montre très "mordante".
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 12 octobre 2007

    Après tout, oui, c'est bien ce que nous sommes, des parasites, sans fierté et sans honte. L'image s'est imposée à moi quand un serveur de passage m'a tendu la première coupe: deux petites puces fainéantes et douillettement accrochées à l'échine d'un fauve insatiable. Deux souris malignes qui se sont laissées enfermer dans le garde-manger où trône le gâteau d'anniversaire, avec ses cerises confites et ses bougies. Après tout, les bougies sont aussi importantes que le gâteau.
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  • Par Eric75019, le 22 août 2011

    Nous sommes allés nous réfugier dans les jardins du Palais-Royal, désertiques et humides. Et, sur les coups de sept heures du soir, en errant vers la rue Mazarine, on a vu des gens entrechoquer des verres derrière la vitrine embuée d'une galerie de peinture. C'est à ce moment-là qu'on a réalisé qu'on vivait bel et bien à Paris. Et qu'au lieu de se laisser aller à une lente clochardisation et acheter du vin rouge étoilé, on pouvait imaginer un autre calcul désespéré : investir dans un smoking.
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