ISBN : 2070319393
Éditeur : Editions Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 268 notes) Ajouter à mes livres
Une famille d'Américains s'installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie. Fred, le père, se prétend écrivain et prépare un livre sur le Débarquement. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative et se surpasse dans la préparation des barbecues. Belle, la fi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par amanda, le 04 janvier 2008

    amanda
    La famille Blake s'installe à Cholong sur Avre, petite bourgade normande bien tranquille. Frederick, le père, se prétend écrivain. Maggie, la mère, se consacre à des activités caritatives ; Belle, la fille, est trop belle pour n'avoir pour écrin que ce petit village tandis que Warren, le fils, joue les caïds dans la cour du collège. Mais les apparences sont trompeuses et la famille Blake n'est pas ce qu'elle veut bien laisser croire…
    En premier lieu, j'ai aimé l'humour de ce roman. Pas un humour lourd ni premier degré, non, un humour toujours subtil, qui surgit au moment où on l'attend le moins, au détour d'une phrase ou d'une situation.
    Tonino Benacquista travaille ses phrases avec application, embarque son lecteur dans une description bien lisse et bien écrite puis, d'un coup, balance un revers fulgurant, une petite phrase, un mot, une allusion, qui m'ont souvent fait éclater de rire. Aussi léger et délectable qu'imprévisible et cocasse.
    La trame du roman est aussi finement tissée. Une suite de situations, d'anecdotes, d'événements innocents, émouvants ou drolatiques vont embarquer le lecteur dans une série de péripéties déroutantes qui vont l'empêcher de lâcher le livre avant d'en connaître l'épilogue. Epilogue certes un peu rocambolesque mais qui réussit l'exploit d'être à la fois amusant et émouvant.
    Ensuite, les personnages. Sous des aspects caricaturaux se cachent des petits trésors de réflexions et de sentiments.
    Ancien mafieux repenti, Fred déambule dans une nouvelle existence préfabriquée, illusoire, empli de nostalgie et parfois de regrets. Il cherche à trouver un sens à sa nouvelle vie. C'est la découverte d'une vieille machine à écrire qui va servir de déclencheur et mettre le feu aux poudres.
    Maggie tente d'oublier son ancienne vie, faite d'opulence et d'honneurs. Elle découvre dans le bénévolat un moyen de s'octroyer elle même l'absolution qu'elle pense mériter.
    Belle et Warren, leurs enfants, rêvent d'un destin qui, tragique ou aventureux, répondra à leurs aspirations et leurs rêves d'absolu.
    Tom Quintilliani, l'agent du FBI chargé de leur protection, ses acolytes, tout un village bouffi de fierté de voir s'installer un écrivain américain, puis toute une escouade de gangsters aussi dangereux que vaniteux forment un tableau délicieux, amusant, terriblement attachant.
    Un tableau plein d'humanité : une jolie réflexion sur l'orgueil, la rédemption, la nostalgie, ou encore le sens de l'honneur et de la famille se cache derrière l'histoire souvent jubilatoire et toujours pleine de justesse et de sensibilité.
    Au final un roman bien sympathique !
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par lilicrapota, le 29 octobre 2011

    lilicrapota

    Super ! Lu dans la journée (si vous saviez comme c'est bon de passer ses journées à lire… un tel bonheur !!!) et rien à voir avec le précédent (3 carrés rouges sur fond noir) : j'avais un peu peur de tomber sur un auteur à la Mary Higgins Clark, où les rouages sont toujours les mêmes et où quand on en a lu un, on les a tous lu. Là, l'intrigue est palpitante, le style limpide et agréable, les personnages tout aussi vrais que dans l'autre, bref, je suis sous le charme… C'est sûr, ça fait partie de ce genre de littérature qu'on ne lit qu'une fois, pas comme des Kundera que je relis tous les ans ou presque et où à chaque fois je retrouve quelque chose que je n'avais pas vu les fois précédentes… Mais n'empêche, un grand moment de plaisir !
    L'intrigue : la famille Blake emménage en Normandie. En fait c'est une famille protégée par le FBI car Frederik, ex membre de la mafia, a balancé ses collègues. Ils sont obligés de vivre donc sous une fausse identité et de changer d'endroit régulièrement. le roman nous fait donc découvrir leur adaptation à cette (encore !) nouvelle vie, les intérêts des uns et des autres, Fred se met à écrire ses mémoires, Maggie sa femme à donner dans l'associatif, leurs enfants ont tous deux des projets plein la tête… et Malavita, la chienne, passe son temps à dormir. Jusqu'au jour où le hasard fait que la mafia retrouve leur trace… avec l'aide du flic qui les protège, Fred finit par se débarrasser des tueurs.
    L'histoire parait simple comme ça mais elle tient en haleine, même si quand on la résume elle semble très courte, très creuse : le décor est habilement planté, mais sans procédé de style pesant genre descriptions à n'en plus finir, au contraire tout est à sa place, naturel, on les voit vivre comme dans un film. Bon ben voilà.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 05 janvier 2012

    joedi
    Une famille d'Américains s'installe en Normandie, ils prennent possession de la maison au milieu de la nuit. Dans la maison en face, s'installent des agents fédéraux chargés de la protection de la famille Blake. La famille Blake dont le père Fred, est connu aux U.S.A. sous le nom de Giovanni Manzoni, chef de clan d'une branche de la Mafia. Celui-ci ayant témoigné dans un procès qui a fait tomber les trois plus gros caïds de la Mafia, a dû s'expatrier.
    Bref, un livre divertissant et d'une lecture agréable.
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 26 mars 2010

    liratouva2
    Une fois n'est pas coutume mais mon billet du jour commencera par un aveu des plus personnels: j'ai passé hier une journée d'enfer ! Désormais la date du 9 février 2010 sera définitivement marquée d'une pierre blanche : celle de l'arrivée et de l'installation de mes voisins !
    Quelle journée ! Quelle aventure !
    Je ne l'oublierai jamais !
    Je ne suis plus chez moi, dans ma petite ville normande de Cholong-sur-Avre, dans l'Eure, à continuer ma petite vie calmissime de petite lectrice anonyme oh combien compulsive, …non, non... je suis constamment à la fenêtre, derrière les rideaux à peine soulevés, à épier les allées et venues de ces étranges voisins qui s'installent, en plein milieu de la nuit, juste en face de chez moi, dans ce pavillon 1900, en pierre et briques normandes, vide depuis si longtemps!
    Comme ils ont l'air sympathiques ! Ils se sont présentés tout de suite, dès le jour levé, à tout le voisinage et ils nous ont même invités pour un prochain barbecue dans leur jardin ! Les enfants sont tout excités car
    ce sont des Américains !
    Les Blake, ils s'appellent, et le père, Frederick, un bel homme fort et décidé, est aussi un écrivain qui restera tout le temps chez lui pour terminer son livre consacré au débarquement de Normandie ! Tous les anciens veulent déjà l'aider en lui racontant leurs souvenirs ! Il est bricoleur aussi et s'entend déjà à régler notre éternel problème d'eau polluée dans nos robinets qui s'éternise depuis des années ! Il a pris rendez-vous avec le plombier qui n'a encore jamais réussi à trouver la solution !
    Maggie, la mère, est une femme parfaite, dynamique, le cœur sur la main. Elle s'est déjà documentée sur tous nos problèmes car elle veut s'investir dans les associations charitables ! Quels braves gens !
    Ils ont deux enfants, Belle, leur fille aînée de dix-sept ans, superbe et décontractée, gentille et polie comme tout ! Son frère, Waren , quatorze ans, plutôt petit et musclé, s'intéresse à tout et a l'air très doué en informatique ! Il a déjà rassemblé autour de lui tous les lycéens du quartier !
    Enfin, je ne dois pas oublier Malavita, leur chienne, un adorable bouvier australien gris cendre, d'une étonnante discrétion, qui n'aboie jamais, dort toute la journée et ne mange que la nuit !
    Malavita ! Etrange nom pour un animal ! « Mauvaise vie » littéralement, en italien ! Et pour tout Italien qui se respecte, Malavita, c'est la Mafia et uniquement la Mafia, la terrifiante mafia américano-sicilienne !
    Brr !... J'en ris encore !
    En réalité, vous l'aurez compris, ma journée d'hier, c'est mon entrée dans la « Malavita » , le livre désopilant et irrésistible de Tonino Benacquista dont tout le monde ou presque avant moi a déjà parlé !
    Cette journée, entièrement consacrée à la lecture de ce livre, a été grâce à lui des plus amusantes et enjouées ! Je me suis vraiment bien divertie et que demander de plus à un livre quand on ne veut plus lire que pour son plaisir?
    Toute la journée j'ai accompagné cette famille horrible et pourtant sympathique, (c'est un comble!), genre famille Adams, en réalité ici, celle de Giovanni Manzoni , le père, ancien chef de gang mafieux new-yorkais repenti ! Elle est dans une situation gravissime, car recherchée par tous les mafieux du monde et protégée par le FBI, toujours auprès d'elle. Elle doit faire ses mauvais coups en douce et ses cinq composants (car il ne faut pas oublier la chienne!) y parviennent très bien et réussissent parfaitement à s'imposer et à rendre inoubliable leur passage dans cette petite ville si paisible !
    J'ai adoré ! C'est un coup de cœur pour moi! Remède assuré contre tout état mélancolique! Essayez!

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/02/une-journee-denfer-avec-malav..
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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 31 octobre 2011

    quenlore
    Un mafieux repenti et sa famille s'installent à Cholong sur Avre, en Normandie. Sécurité oblige, ils ont changés de prénoms (du moins pour les parents) et de noms de famille. Fred, le père, se prétend écrivain. Maggie, la mère, va d'association en association pour trouver la rédemption. Belle, la fille aînée, est comme son prénom. Et Warren, le fils débrouillard, possède un caractère bien trempé. Protégés et surveillés par des agents fédéraux américains, cette famille va devoir apprendre à vivre honnêtement et discrètement. Mais un mafieux reste toujours un mafieux …
    Fred, le père, mafieux depuis sa naissance, n'arrive pas à s'habituer à cette nouvelle vie et accumule bévues sur bévues. Maggie est son contraire, dotée d'un sérieux sens d'adaptation, elle sait se rendre indispensable et n‘hésite pas à mitonner des petits plats pour les agents qui les surveillent. Belle, la fille, est intéressante, car révoltée contre cette vie qui l'oblige à faire profil bas et à ne pas participer à des activités publiques. Son frère Warren, c'est le débrouillard de la famille, et celui qui accepte le plus mal cet exil forcé. C'est le personnage le plus complexe du livre. Tom, le chef chargé de leur protection, passe son temps à réparer les gaffes de Fred et à surveiller tout ce petit monde (à grand renfort de sueur).
    C'est un roman jubilatoire… L'installation de cette famille de mafieux dans une petite ville sans histoire est tout simplement hilarante…
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 30 juillet 2008

    [... discussion entre les deux ados de la famille ... ]
    - Trois mois qu'il s'enferme dans sa putain de véranda, dit-il, tout son vocabulaire doit y passer plusieurs fois par jour.
    - Dis que ton père est analphabète ...
    - Mon père est un Américain de base, tu as oublié ce que c'était. Un type qui parle pour se faire comprendre, pas pour faire des phrases. Un homme qui n'a pas besoin de dire vous quand il sait dire tu. Un type qui est, qui a, qui dit et qui fait, il n'a pas besoin d'autres verbes. Un type qui ne dîne, ne déjeune et ne soupe jamais : il mange. Pour lui, le passé est ce qui arrivé avant le présent, et le futur ce qui arrivera après , à quoi bon compliquer ? As-tu déjà listé le nombre de choses que ton père est capable d'exprimer rien qu'avec le mot "fuck" ?
    - Pas de cochonneries, s'il te plait.
    - C'est bien autre chose que des cochonneries. "Fuck" dans sa bouche peut vouloir dire : "Mon Dieu, dans quelle panade me suis-je fourré !", ou encore : " Ce gars-là va me le payer cher un jour", mais aussi "J'adore ce film". Pourquoi un type comme lui aurait besoin d'écrire.
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  • Par TINUSIA, le 11 août 2010

    Maggie se demandait pourquoi les rédacteurs tenaient à donner la meilleure place du journal à toute cette triste et banale misère quotidienne. Elle hésita entre plusieurs réponses : la violence de proximité est ce qui intéresse le plus le lecteur qui adore d'indigner et se faire peur. Ou bien : le lecteur aime à penser que sa ville n'est pas l'antre de l'ennui et qu'il s'y passe autant de choses qu'ailleurs. Ou encore : l'homme rural constate un peu plus chaque jour qu'il subit les inconvénients d'une métropole, sans profiter de ses avantages. Il y avait une dernière hypothèse, la plus triste, l'éternel poncif : rien n'est plus passionnant que le malheur des autres.
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  • Par TINUSIA, le 11 août 2010

    Fred s'interrogeait sur les mystère du point-virgule. Le point, il savait, la virgule, il savait, mais le point-virgule ? Comment une phrase pouvait-elle à la fois se terminer et se poursuivre ? Quelque chose bloquait mentalement, la représentation d'une fin continue, ou d'une continuité qui s'interrompt, ou l'inverse, ou quelque chose entre les deux, allez savoir. Qu'est-ce qui, dans la vie, pouvait correspondre à ce schéma ?
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  • Par ageffroy, le 28 mai 2008

    -Si on m'avait dit un jour que je vivrais dans le pays de la crème fraîche, dit Richard
    -C'est pas que c'est pas bon, j'ai rien contre, mais notre estomac n'est pas habitué, reprit son collègue.
    -Hier, au restaurant, ils en on mis dans la soupe, et puis sur l'escalope, et pour finir sur la tarte aux pommes.
    -Sans parler du beurre.
    -Le beurre!Mannagia la miseria! S'exclama Vincent.
    -Le beurre, c'est pas naturel, Maggie.
    -Qu'est ce que vous voulez dire?
    -L'organisme humain n'a pas été conçu pour affronter un corps gras de ce calibre.Rien que d'imaginer ça sur les parois de mon estomac, j'en ai des suées.
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  • Par joedi, le 04 janvier 2012

    Frederick Blake était de ces rares individus dont on préfère se faire un ami sans même le connaître. Son apparition dans un groupe inquiétait et rassurait à la fois, et changeait radicalement la donne jusqu'à inverser les forces et les faiblesses ; d'un seul regard mauvais ou d'une simple poignée de main, il avait le pouvoir de faire d'un faible un fort et d'un fort un faible.
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Vidéo de Tonino Benacquista

Les comédiens des Fous de la Rampe présentent SAGA de Tonino Benacquista à Bordeaux en Février 2011. Date : 12 et 15 février 2011 Lieu : au marché de Lerme à Bordeaux








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