Ce roman, c’est l’histoire de Charlie Traoré, un gamin, dix ans, black d’origine malienne, adorable, vivant en banlieue, entre la Tour Rimbaud et la Tour Simone de Beauvoir, et dont tout l’univers se résume aux copains, à une amoureuse prénommée Mélanie, à son frère dro... > voir plus
Ca aurait été son premier bouquin, j'aurai dit : c'est prometteur!!! Mais à priori, cet auteur là a déjà quelques livres à son actif... Cela me parait être une pale copie de "la vie devant soi" dans la narration (c'est un gamin d'environ 12 ans qui parle, comme Momo, un gamin de la banlieue, comme Momo, de couleur, comme Momo, et qui a certains tics de langage, comme Momo). A ceci près que le thème de la prostitution est remplacé par celui des sans papiers, et que la disparition de mme Rosa est remplacée par la disparition de la mère du narrateur, Joséphine, embarquée par les flics parce qu'elle n'a pas de papiers. On retrouve autour de Charly le même genre de galerie de personnages que pour Momo, son frère, ses copains, son amoureuse, les vieux qui faisaient travailler sa mère... sauf que ben voilà, on est très loin du génie d'Ajar/Gary et que le "décor" prend ici beaucoup de place sans rien apporter d'essentiel ; le temps du roman, une journée, égrenée pratiquement minute après minute sans qu'à la fin de la journée, l'histoire ne s'achève vraiment, finalement on se demande où on a voulu nous emmener, parce qu'à part partager une journée un peu particulière dans la vie d'un môme...ben... ceci dit, ma curiosité étant éveillée, j'emprunterai d'autres livres de cet auteur!
Une journée avec Charly auquel on s'attache déjà au bout de quelques pages. Charly a dix ans, il est d'origine malienne, il a un frère, plein de copains et est amoureux de Mélanie. On s'attache vite à ce petit bout d'homme dont la vie n'est pas toujours très rose. Son papa est parti, son frère n'est pas un fils modèle mais sa mère semble être une femme exceptionnelle. Cette même mère qui un matin, se fait embarquer par la police. On ne sait pas tout de suite pourquoi même si on le devine. Charly passe la journée à traîner, à chercher son frère pour lui annoncer que leur mère n'est plus là. Ce qui n'est pas chose facile.
C'est une histoire très touchante, on regarde toute cette journée avec les yeux d'un enfant de dix ans, très curieux, amoureux de la vie malgré tout. Même les personnages secondaires ont un petit truc. Ce petit truc qui fait que personne n'est parfait mais qui met tout de même du baume au cœur.
Je pourrais résumer ce livre comme ça, comme un livre qui fait du bien au cœur, qui l'adoucit, le rend tendre. Ne vous attendez tout de même pas à un « happy end ». A vrai dire, la fin, c'est un peu à vous de vous la construire, selon vos envies, vos espérances. De mon côté, j'ai choisi la mienne.
Une journée dans la vie de Charly Traoré, collégien de sixième en banlieue parisienne. Charly vit avec son frère aîné toxicomane et leur douce mère Joséphine, Malienne, qui fait le ménage chez les Roland.
Un jour bien particulier : Joséphine vient de se faire emmener par la police et son fils ignore pourquoi. Au lieu de se rendre au collège, Charly erre jusqu'au soir dans la cité pour trouver son frère. Il doit lui annoncer la nouvelle et comprendre ce que leur mère a fait pour se faire arrêter.
Je n'ai pas lu ce livre au bon moment : trop peu de temps après "La vie de ma mère !" de Thierry Jonquet, je ne pouvais éviter de comparer ces deux romans, au détriment de celui de Benchetrit. Il m'a également fait penser à "Il faut sauver Saïd" de Brigitte Smadja. Bref, j'ai eu tout au long de la lecture une impression désagréable de "déja-lu".
J'ai finalement réussi à me laisser aller au plaisir de la lecture : ça ne manque pas d'humour, Charly est touchant, son imagination est débordante. Il y a un joli échange entre le jeune garçon et son grand frère (p. 189 et suivantes), un moment très drôle aussi (le voisin soi-disant vampire).
En voilà une tristement belle histoire....
Ce matin-là, ce petit bout de bonhomme pas plus haut que trois pommes n'ira pas à l'école. Ce n'est pas qu'il n'en avait pas envie — non, lui il aime bien l'école... Mais ce matin, il aimerait bien savoir où ses hommes en uniformes emmènent cette femme qu'il affectionne plus que tout : sa mère. Et pourquoi, alors qu'il s'est retrouvé face à eux, dans l'escalier de l'immeuble, l'a-t-elle ignoré ? Voici les pérégrinations d'un jeune garçon, plein de bon sens, d'amour et d'humour désœuvré en quête de réponses qu'il devra aller chercher au plus profond de lui même... Et cela, au risque de devoir creuser; vivre et apprendre à crier tout haut ce qu'il ressent comme s'il jetait son cœur en dehors.....
J'ai beaucoup aimé ce livre où l'on suit la journée d'un jeune garçon parti à la recherche de son grand frère pour le prévenir que leur mère a été embarquée par la police. Ce garçon va en un jour découvrir la dure réalité de sa vie entre une maman seule qui l'a surprotégé et un grand frère dépassé par sa dépendance à la drogue. Entre rire et larmes, rêverie et réalité, l'auteur nous relate avec talent l'itinéraire d'un jeune homme vers l'âge adulte.
L'année dernière, en CM2, on a dû faire un exposé sur Jean-Paul Sartre. J'ai fait des recherches et j'ai vu qu'il était avec Simone de Beauvoir. Vous parlez d'une histoire. Je me suis demandé s'ils s'étaient mis ensemble à cause des écoles qui sont juste à côt. Mais en fait ils étaient carrément mprts avant que ces écoles existent. Alors je me suis demandé si les types qui choississent les noms avaient fait exprès de mettre Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre l'un à côté de l'autre rapport à leur couple et tout. Et ma maîtresse de l'époque m'a dit que oui. Je vous jure qu'il y a des types qui manquent d'imagination.
" Tu sais Charly, il faut aimer dans la vie, beaucoup ... Ne jamais avoir peur de trop aimer. C'est ça, le courage. Ne sois jamais egoïste avec ton coeur. S'il est rempli d'amour, alors montre-le. Sors-le de toi et montre le au monde. Il n'y a pas assez de coeurs courageux. Il n'y a pas assez de coeurs en dehors ..."
Dans le jardin en face, un vieux type était à couper un arbre. Enfin, il ne coupait pas l'arbre mais les branches qui étaient trop longues. Je ne sais pas comment on dit, il doit y avoir un mot pour ça. Vous avez remarqué, il y a un mot pour chaque chose.J'aimerais tous les connaître, mais je suis loin du compte. Ca doit être super de rencontrer un type qui connaît tous les mots. Il doit avoir une drôle de gueule. Sûrement que le père Roland en connaît un paquet. Faudra que je lui demande le mot pour dire qu'on coupe les branches trop longues d'un arbre.
Je marchais vers la cité Berlioz et mon ventre continuait de faire des bruits. Je n'étais pas souvent allé dans cette cité. Déjà parce que je n'avais rien à y faire. Mais en plus parce que ça craignait franchement. C'est la première à avoir été construite et ça se voit tout de suite. On dirait une ville après la guerre, sauf qu'il y a pas eu la guerre. Et ça fait encore penser à ces machins de voyage dans le temps. Je veux dire qu'il suffit de la regarder pour comprendre comment les autres cités vont devenir. C'est pas de la magie ou quoi. C'est juste que toutes les cités ont plus ou moins été construites de la même façon. Et que si vous veniez ici, vous seriez paumé.
Pour aller de mon collège à Berlioz, il faut se taper un tas de quartiers pavillonnaires. C'est la déprime de marcher dans ces rues. Ca sent la mort je vous jure. Le seul truc bien c'est de savoir que Mélanie Renoir habite un de ces pavillons. C'est pas vraiment vraiment le chemin, mais ça fait pas un trop long détour.
Si on devait me donner un euro à chaque fois que ce type me tape sur les nerfs, je serais déjà milliardaire. Mais on me donne rien ,et je deviens dingue gratuitement.