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> Julia Schmidt (Traducteur)
> Sabine Wespieser (Traducteur)

ISBN : 2290308722
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 4.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans une longue lettre qu'il écrit à son fils, le narrateur évoque l'incroyable année que fut pour lui 1988 : la veille de la demi-finale de l'Euro 88, que l'Irlande allait perdre, il apprenait que son amie était enceinte.

Émigré de fraîche date en Allema... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 5.00/5
    Par BVIALLET, le 27 août 2012

    BVIALLET
    En 1988, Dermot Bolger est à un tournant de sa vie. L'équipe de foot d'Irlande affronte la Hollande lors de la demi-finale de l'Euro. Il est venu la soutenir à Hambourg en compagnie de deux amis d'enfance, Mick et Shane. Comme l'Irlande va perdre, ils vont devoir se quitter. Dermot restera en Allemagne pour vivre avec sa petite amie allemande qui attend leur premier enfant. Que sera-t-il ? Mi-allemand, mi-irlandais. Allemand pour les Irlandais et Irlandais pour les Allemands... Ses amis chômeurs pour la plupart iront chercher du travail un peu partout en Europe et même aux Etats-Unis.
    Dans cette courte lettre à son fils (45 pages), Dermot Bolger parvient, en se servant de ses souvenir de supporter de foot, à évoquer la plupart des drames de l'Irlande. Les révoltes, les martyrs, les fusillades, les grèves de la faim jusqu'à ce que mort s'en suive, la misère, le chômage et l'éternel rêve d'une Irlande réunie. S'en suit une série de poèmes écrits dans une langue simple, élégante et naturelle et dédicacés aux chanteurs Tom Waits et Rory Gallagher, à sa mère et à ses fils. C'est émouvant et touchant. Un échantillon de la production d'un auteur sympathique qui donne envie de continuer à le découvrir plus pleinement.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par BVIALLET, le 27 août 2012

    In mémoriam Rory Gallagher
    Le moment venait dans ces nuits d'été
    Quand on avait trouvé une maison libre,
    Et une chaîne bon marché trafiquée avec des lumières stroboscopiques
    Où le temps se cristallisait.
    On savait, la bande clairsemée
    Et les nuls depuis longtemps partis,
    Qu'alors, ceux qui restaient, les connaisseurs,
    Metttraient la musique de Rory Gallagher. 
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  • Par BVIALLET, le 27 août 2012

    J'ai éprouvé la même impression que ce jour des années soixante-dix où on a ramené chez lui, à Mayo, le corps de Franck Stagg, le gréviste de la faim solitaire, depuis la prison anglaise où il est mort. Je me souviens des rangées de soldats et de chars irlandais qui avaient traversé le pays pour porter son cercueil et l'enterrer sous du béton, comme des déchets atomiques. Des soldats en armes surveillaient sa tombe pour que l'IRA ne puisse pas le déterrer et lui faire les funérailles qu'il aurait souhaitées.
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  • Par BVIALLET, le 27 août 2012

    Je nous y vois encore, comme sur une photo, sur cette tribune. Agés de vingt-huit ans. Une vie derrière nous. Une autre devant. On rigolait ensemble. On était fiers. C'étaient des amis comme je n'en aurais plus jamais à nouveau. On s'est serrés la main et on s'est séparés pour toujours. Tu avais un an et demi quand l'Irlande a participé à la coupe du monde en Italie. Je regardais les matchs à la télé. Mais j'avais des choses plus importantes dans la tête. Shane n'y est pas allé non plus. Il se mariait en Hollande à ce moment-là. Il voulait que je sois son témoin. Mais tu étais tombé malade la semaine de son mariage et j'ai été obligé de rester ici.
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  • Par BVIALLET, le 27 août 2012

    « Un sport britannique. Un jeu anglais que jouent seulement les Anglais », criait-il si l'un de nous osait parler d'une équipe de foot anglaise. Ou s'il nous voyait faire une tête avec le ballon de foot dans la rue devant l'école. Le foot anglais c'était diabolique et anti-irlandais. Il fallait le supprimer de nos vies. O'Brien, avec sa sangle, sentait qu'il était l'homme de la situation.

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  • Par BVIALLET, le 27 août 2012

    C'est au deuxième arrêt qu'il y a eu un problème. Ils étaient soixante. Des skinheads hollandais. Des brutes. Ces gars-là, c'étaient des enfoirés méchants. Le crâne chauve, teint en orange. Les bottes aussi épaisses que les murs de la prison de Limerick. La matraque au poing. Des yeux aussi durs que les bonbons de Bray, à se casser les dents.

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