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ISBN : 207045262X
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sean Blake réchappe de justesse à un accident de voiture à la suite duquel il a été, pendant quelques secondes, déclaré cliniquement mort. À son réveil, bouleversé, Sean perçoit le monde tout à fait différemment, comme s'il débutait une nouvelle existence. Mais ce n'est... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par tynn, le 10 mars 2014

    tynn
    Une seconde vie...pour qui et à quel prix?
    Un accident de voiture dont il réchappe par miracle est aussi un électrochoc pour Sean Blake, un questionnement d'identité pour l'enfant adopté qu'il a été, sans connaissance de ses racines biologiques.
    La pérennité de sa propre famille peut elle se construire sur ce chainon manquant? La recherche s'impose pour Sean le photographe, comme une facétie du destin pour voir sa vie sous deux focales.
    La thématique des orphelins élevés pour l'adoption dans les institutions catholiques d'Irlande a été déjà abordée par des romans ou des films (les Magdalene Sisters ou le récent et magnifique Philomena). Une forme d'industrie subventionnée [sic] pour gérer les enfants de la honte ou de l'abandon volontaire ou contraint. Ces récits romancés décrivent tous une emprise totale de l'Eglise sur les individus, intolérante et manipulatrice, sur fond de respectabilité, maitre-mot de la société irlandaise justifiant tous les abus.
    Si ont été déjà racontées la vie de filles-mères dans les couvents de maternité ou leurs recherches courageuses du "bébé abandonné", c'est ici un angle de vue différent qui donne la parole à l'adulte, l'adopté malgré lui. Colère, impuissance, perte, déni de soi, honte et valeur du pardon, toute une palette de sentiments pour une identité volée.
    Un livre profond, élégant, intelligent, qui s'attache à comprendre l'éducation et l'apprentissage d'un enfant différent, avec une réflexion ouverte sur l'incidence de l'abandon dans le psychisme. S'y glisse une insolite histoire de décalage temporel, nébuleuse de signes interpellant l'inconscient, liens invisibles d'âmes qui se cherchent. Le récit reste néanmoins au plus près d'une réalité sociale, sans pathos et jugement, et introduit parfaitement la notion de résilience.
    Une première version de ce livre était déjà sortie en 1994 et l'auteur s'explique sur la distance qu'il a du prendre lui-même dans un avant propos de la nouvelle édition.
    L'Irlande y reste présente entre modernité et traditions, toujours fascinante dans toute la force de sa culture fait de rudesse, de violence, d'âpreté et d'éthique spirituelle.
    La rencontre avec un livre de Dermot Bolger est toujours un plaisir.
    J'avais déjà beaucoup aimé "Toute la famille sur la jetée du Paradis". Je resterai fidèle aux prochaines traductions.
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 21 septembre 2012

    canel
    Après un accident de voiture violent, Sean fait l'expérience de la mort clinique : il voit son corps "d'en haut", revit des épisodes du passé en accéléré, retrouve des proches décédés... et revient à la vie. Miraculeusement indemne physiquement après cet accident, ce jeune père reste profondément mal à l'aise. Il éprouve plus que jamais le besoin de partir sur les traces de sa génitrice.
    Voilà un superbe roman sur l'adoption, la quête identitaire d'un homme qui n'a pas connu sa mère biologique et souffre de cet abandon supposé. Les passages sur l'amour parental, sur la découverte de la paternité, sont somptueux. le lecteur apprend aussi beaucoup sur l'Irlande des années 1950 et les dégâts du puritanisme catholique omniprésent - en particulier l'opprobre jetée sur les jeunes mères célibataires.
    Ce livre s'apprivoise lentement : il est dense, comporte des longueurs, exige de la patience pour suivre les questionnements et les recherches du personnage tourmenté. le seul moyen d'y parvenir a été de morceler ma lecture, pour ne pas m'ennuyer et perdre le fil...
    L'écriture, la minutie, la lenteur, la profondeur des sentiments décrits et des réflexions suscitées m'ont évoqué deux autres auteurs d'origine irlandaise : Maggie O'Farrell (plus abordable) et Kate O'Riordan.
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    • Livres 4.00/5
    Par ph_hugot, le 28 décembre 2012

    ph_hugot
    'aime beaucoup les romanciers irlandais, de Jennifer Jonhston à Keith Rigdway en passant par Joseph O Connor. Ils ont une capacité à tisser des mélodrames remplis de mystère où l'on sent affleurer les fantomes et les secrets de L'Irlande du passé, avec souvent le poids de la religion en toile de fond.
    Parmi ces auteurs, je ne connaissais jusqu'à présent que de nom le romancier poète dramaturge Dermot Bolger , pourtant reconnu immense auteur dans son pays natal. Bolger avait déjà écrit en 1993 une première version de ce roman, Une seconde vie, et il a tenu, (il l'explique les raisons dans une préface très émouvante) en rédditer une nouvelle version quelque peu aménagée éditée chez Joëlle Losfeld.
    Une seconde vie a pour toile de fond un thème qui m'avait beaucoup marqué dans une autre oeuvre, mais cinématographique celle ci, celle du film de Peter Mullan « Magdalene sisters ». Dans ce roman, on retrouve ainsi, avec la même émotion, l'histoire de ces adolescentes irlandaises brisées et humiliées, dont le malheur se répercuta sur les générations suivantes. Les jeunes irlandaises, qui avaient le malheur de tomber enceinte, étaient envoyées dans des couvents loin des regards des voisins. Les pauvres filles étaient maltraitées et devaient travailler dur malgré leur état.
    L'une de ses filles a du se séparer de son enfant à la nassaince, et c'est cet enfant, Sean Blake, dont on va suivre le cheminement intérie et sa quête pour retrouver sa mère . Ce n'est qu'àprès avoir été déclaré cliniquement mort à la suite d'une grave collision ( le tout début du livre) , ce photographe quadragénaire marié et père d'un petit garçon remet en question son existence - présent et passé -, s'éloigne de sa femme et part en quête de ses racines: adopté alors qu'il était nourrisson, il n'a jamais cherché jusque-là à connaître sa véritable mère, et savoir qui elle était lui paraît soudain vital.
    Une seconde vie est l'histoire, quasi psychanalytique, de la recherche d'un double passé enfoui: passé d'un homme et passé d'un pays. L'accident à la suite duquel il a connu un instant la mort est pour le héros comme un électrochoc: les souvenirs de l'amour de ses parents adoptifs ne lui suffisent plus, ni la tendresse impuissante de sa femme, à qui il n'a jamais dit qu'il était un enfant adopté, et à laquelle il sait qu'il ne parviendra pas à le dire tant que lui-même n'aura pas appris la vérité sur sa naissance. Cette seconde vie qui lui a été donnée doit avoir un sens : la quête de son identité.
    Le livre a donc une matière riche et dense, et si toutes les pistes ne sont pas forcément toutes exploitées comme on aimerait, Dermot Bolger explore les liens de filiation dans son dernier livre avec beaucoup de justesse et d'émotion.
    Un roman émouvant, parfois même bouleversant et qui raconte une Irlande dure où le poids d'une société respectable et d'une église intransigeante brisent la vie des jeunes filles devenues filles-mères. le livre essaie de résoudre la question de savoir en quoi nos origines nous définissent lorsqu'on a été abandonné ?, et les réponses qu'il apporte sont plutot pertinentes.
    Et au cours de ses recherches, Sean découvre une Irlande enfouie qu'il ne connaissait pas, une Irlande dans laquelle les superstitions, les préjugés soigneusement entretenus pas l'Église sont restés, jusque dans les années 1960, une source d'oppression. Toute la société irlandaise est touchée : cela se ressent tant dans les recherches qu'effectuent Sean que dans sa propre histoire personnelle qui se construit peu à peu et rattrape les ombres du passé.
    Bref, un bien beau livre et encore une belle illustration de la grande santé des romanciers irlandais.

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2012/01/28/25943657.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Nadael, le 09 novembre 2012

    Nadael
    Un grave accident de voiture survient. Au volant Sean, la quarantaine, marié, père de deux enfants en bas-âge, photographe. Son coeur s'arrête durant quelques instants puis repart. Un laps de temps suffisamment long pour que l'homme voit la scène d'en haut : l'état de sa voiture, l'arrivée des secours et surtout son propre corps. Cette expérience de mort imminente va complètement bouleverser son existence.
    Sean a été placé dans une famille d'adoption dès son plus jeune âge, ses parents, aujourd'hui disparus, lui ont donné beaucoup d'amour. Il n'éprouvait donc pas le désir de connaître son passé. Mais depuis son accident, les nuits de Sean sont emplies de rêves étranges. Des réminescences surgissent, incontrôlables, et un besoin viscéral de retrouver sa mère se fait sentir, inexorablement.
    On suit donc la quête identitaire de Sean ; ses découvertes, ses questionnements intérieurs, ses petits instants de bonheur, son chagrin, sa colère, ses doutes, ses craintes... mais à trop chercher la vérité sur ses origines, il délaisse la famille que sa femme et lui ont construite.
    L'auteur évoque avec réalisme et sensibilité la terrible condition des jeunes filles-mères en Irlande, condamnées par leur famille, l'Eglise catholique et l'Etat à entrer au couvent afin d'expier leur péché – celui d'avoir donner la vie sans être mariée. Quelques semaines après la naissance de leur enfant, on leur faisait signer un papier qui leur ôtait toute légitimité envers lui. Au nom de la morale, ces institutions ont sévi en Irlande de la fin du dix-neuvième siècle jusqu'à leur extinction en 1996. Le film de Peter Mullan, Magdalene Sisters aborde très bien ce sujet délicat.
    Un roman intéressant pour les thèmes qu'il traite ; la difficulté à trouver sa place quand on est adopté, la révélation de la vérité qui n'est pas forcément source d'apaisement, la confusion des sentiments entre la vie qu'on s'est faite et celle d'avant, les décisions à prendre, la mise en lumière de ces jeunes femmes irlandaises cloîtrées, humiliées et séparées de leur enfant... en revanche, les nombreuses digressions et les intrusions  du fantastique – apparition de fantômes – n'apportent absolument rien à l'histoire. Elles ne font qu'alourdir le propos et entravent la lecture.

    Lien : http://lesmotsdelafin.wordpress.com/2012/11/09/une-seconde-vie-dermo..
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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 14 août 2013

    maevedefrance

    Dermot Bolger revient sur un fait de société qui n'a pas encore levé tous ses tabous : l'abandon d'enfant dans l'Irlande des années 50, avec comme corolaire les épouvantables couvents des Magdalene où étaient envoyées toutes celles qui risquaient de salir la respectabilité d'une famille. Dermot Bolger a réécrit son ouvrage, paru une première fois dans les années 90, car, selon lui, il contenait trop de colère. Il essaie ici de replacer les choses dans leur contexte, ce qui ne veut pas dire qu'il pardonne ce qui a été fait, loin de là !
    Sean Blake, photographe d'une quarantaine d'années, fait l'expérience la mort clinique suite à un accident de voiture devant le jardin botanique de Dublin. Il flotte au-dessus de son corps etc. Il revient miraculeusement à la vie, sa vie qui ne sera jamais plus la même après cette expérience. Il sait depuis l'âge de onze ans qu'il a été adopté. Après l'accident, le malaise de sa vie actuelle ne fait que s'accentuer, l'éloignant de sa femme et de ses deux jeunes enfants. Pour arriver à s'en sortir, il va faire son enquête, en secret, pour retrouver sa mère, lizzy, dont le lecteur suit également l'état d'esprit au fil des pages. Sean est envahi par des images obsédantes, en particulier celle d'un jeune-homme peu avenant. Il va à la rencontre d'un des gardiens du jardin botanique victorien de Dublin qui l'aidera dans sa quête.
    Dermot Bolger ne mâche pas ses mots sur l'Irlande des années 50 et son amour du faux-semblant, de gens prêts à sacrifier leur famille au nom de la respectabilité, un mot qui vaut de l'or :"L'Irlande dans laquelle elle vivait était infectée par un terrible virus appelé respectabilité." Il reproche à ses concitoyens leur lâcheté ( "Montre la vérité aux Irlandais, ils s'enfuient en hurlant.") et son corolaire, l'hypocrisie : "Ivrognerie, violence domestique, n'importe quel pêché était accepté, à condition de rester cacher."

    Il y a évidemment de la colère dans ce roman, mais l'écrivain laisse les protagonistes de l'époque s'exprimer, comme la mère supérieure de ce qui est devenue une école réputée, qui était novice au moment des faits. Elle tente d'expliquer, pour éviter à Sean de mettre tout le monde dans le même panier. L'écrivain donne également la parole au frère de sa vraie mère, celui duquel elle était si proche et qui pourtant l'a laissée embarquer sans rien faire, par lâcheté. On découvre la souffrance de cet homme vieillissant, devenu homme d'église par nécessité plus que par vocation : devenir prêtre était le summum de la réussite et aussi un moyen bien commode de mettre encore une fois à part ceux qui étaient différents : "Les gens de ma paroisse, sentant que j'étais différent, décidèrent de ma vocation."
    L'aveu de ce frère est vraiment émouvant. Et le tour de force de Dermot Bolger dans ce roman, est que, contrairement à ce qu'on croyait, on ne se met pas à haïr tous les gens qui, par leurs agissements ou leur non-action, ont brisé la vie de Lizzy, dont la souffrance, bien évidemment toujours vivace, est évoquée, malgré la maladie d'Alzheimer qui la ronge. On ne peut pas dire qu'on a de l'empathie pour eux non plus, mais un regard sur eux plus distancé. C'est la responsabilité de toute une société qui est mis en balance.
    J'ai aimé ce roman, bien évidemment émouvant. Je modérerai mon élan par un bémol : quelques longueurs parfois et la thématique de la mort clinique et de ses sensations peut être critiquable. Une manière d'ajouter une touche fantastique un peu maladroite à mon avis.
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Critiques presse (3)


  • LeMonde , le 10 février 2012
    Par son style qui emprunte au registre fantastique autant que par ses côtés rugueux ou oniriques, ce roman ne se contente pas de raconter.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Telerama , le 11 janvier 2012
    Splendide mélodrame comme on n'en fait plus, Une seconde vie, nouvelle version, est un kaléidoscope délibérément tamisé, jamais clinquant, toujours discret, où s'entrechoquent les mémoires tronquées de deux êtres endoloris : Lizzy, fille-mère condamnée à abandonner son fils aux religieuses dans l'Irlande puritaine des années 1950, et Sean, le fils qu'elle n'a pu voir grandir, devenu photographe et père de deux enfants.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeFigaro , le 06 janvier 2012
    Une seconde vie, on le suppose, a été pour Dermot Bolger un moyen d'exorciser ses fantômes, qui sont sans doute ceux de tous les Irlandais fouillant les secrets de leur pays, et espérant qu'il ait réellement changé.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par canel, le 17 septembre 2012

    Il fallut que je devienne moi-même parent pour commencer à imaginer ce que mon absence avait dû représenter pour [ma mère biologique]. Pendant les premiers mois de la vie de [mon fils], je m'éveillais souvent, m'agenouillais à côté de son berceau, retenais ma respiration, tendu, pour entendre la sienne, et je me sentais envahi d'un tel bonheur et d'un tel soulagement au faible bruit de son souffle que rien d'autre au monde ne semblait plus compter. Même si elle m'avait confié à l'adoption, elle avait dû pendant des années, chaque fois qu'elle se réveillait, instinctivement tendre l'oreille pour savoir si je respirais. (p. 58)
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  • Par canel, le 16 septembre 2012

    Selon votre dossier, votre coeur s'est brièvement arrêté. Cela arrive plus souvent qu'on ne croit. (...)
    Au début, beaucoup de patients semblent avoir l'impression qu'on leur a volé leur mort. Ne me demandez pas pourquoi, je déteste l'idée de la mort, mais lorsque le cerveau est privé d'oxygène, il s'offre une dernière grande fête d'adieux hallucinés. Peut-être se sent-on, dans ce moment d'euphorie, libéré de tous ses problèmes, avant de devoir soudain les affronter à nouveau. (p. 25)
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  • Par ph_hugot, le 28 décembre 2012

    L’Irlande dans laquelle elle vivait était infectée par un terrible virus appelé respectabilité. Dieu était souvent évoqué, mais pas à propos de l’amour qu’il fallait ressentir pour son prochain ni de l’éternelle damnation : la vie tournait uniquement autour de ce que tes voisins pensaient de toi, de secrets à garder, du scandale à éviter, il ne fallait donner à personne l’occasion de te mépriser. Ta mère avait honte de ne pas pouvoir mettre au monde. Elle se sentait inutile car à cette époque c’était le seul destin des femmes. Nous ne faisions pas carrière : nous nous mariions et élevions nos soldats de Dieu.
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  • Par canel, le 20 septembre 2012

    Le problème, quand tu as été adopté (...) c'est que tu peux être n'importe qui. Tu essayes des vies différentes pour voir si elles te vont. J'ai voulu poursuivre un fantôme afin qu'il finisse par reposer en paix : peut-être le fantôme de quelqu'un que j'ai été dans une vie antérieure. Tout cela paraît fou, mais j'ai des souvenirs qui semblent appartenir à un autre, des souvenirs qui remontent à la surface depuis le matin où j'ai été cliniquement mort. (p. 175)
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  • Par Nadael, le 09 novembre 2012

    Nous étions nombreuses. Nous étions jeunes et apeurées. On nous conseillait de ne pas nous servir de nos vrais noms, de nous en dire le moins possible les unes aux autres. On nous humiliait, et on nous faisait avoir honte de nous. Je me sens toujours coupable. J'ai quatre enfants, et pourtant je mourrai coupable. Vous pouvez essayer de retourner à l'agence. Il vous faudra peut-être les harceler pendant des années avant qu'ils vous disent quelque chose, mais qui sait ? La loi peut changer. Vous au moins – en tant qu'enfant – vous avez une chance. Nous, les mères, nous n'en avons aucune. Nous avons signé le formulaire dans l'enveloppe de papier marron, nous leur avons confié nos enfants et elles nous ont, ensuite, fermé la porte au nez.
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