ISBN : 281450164X
Éditeur : publie.net


Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
(édition numérique)
En proposant ici quatre longues études, plusieurs fois remaniées et révisées à mesure de ma propre avancée dans Rabelais – chacune portant sur un des quatre livres successifs –, j’ai voulu tisser à la fois une ébauche biographique de Rabelais ... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 27 mai 2010

    Le Tiers-Livre est une traversée, le chemin d'une descente dans l'acte de parole, et le rapport au monde qui s'en induit. Il bute à la fin, par un artifice de construction qui prouve comme cela seul devait compter, sur la figure brûlée du fou, où se met à l'épreuve de la destruction mentale de toute conception du monde qu'on peut se faire en propre.
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  • Par brigetoun, le 27 mai 2010

    C'est le mouvement propre de la langue, dans ce débord par heurts et surgissements, et son pragmatisme même, qui décèle à rebours, dans une grande écriture, ce qu'elle niait des conventions qui, parfois longtemps après elle, l'ont elle-même donnée à lire. Ce qu'explore seul Baudelaire, trois cents ans après Rabelais, des nuances rythmiques d'une phrase en douze pieds, lève dans la prose ancienne des trappes, indique des clés par quoi nous comprenons la puissance qu'elle prend sur nous, par hypnose et assujettissement, ou simple jeu d'harmonie et d'architecture.
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  • Par brigetoun, le 27 mai 2010

    Il y avait, devant la maison de mes grands-parents, à Damfix, la rivière. Et un peu plus loin, sur la rivière, les tours blanches d'une abbaye en ruine : Maillezais. C'était un temps sans télévision, où voitures et michelines, sur les petites routes de Vendée, croisaient encore les vaches qu'on faisait traverser en barque le marais. Et qu'on sortait sur la rue, dans les villages, avec une pelle, pour ramasser à leur passage le crottin de cheval.
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  • Par brigetoun, le 27 mai 2010

    Non pas plus difficile à appréhender que le Gargantua, au contraire, puisque les conventions de langue plus proches de la nôtre, et la structure linéaire plus continue : mais il ne rentre pas dans l'idée qu'on nous fabrique de l'auteur. Un livre avec de la nostalgie, parfois du sentiment, un livre qui termine dans la seule élévation d'un silence. Récit d'une navigation vers l'inconnu fantastique.
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  • Par brigetoun, le 16 janvier 2012

    Encore une fois, l’œuvre doit se comporter, en son temps même, comme si chacun de ses mots ne pouvait s’appuyer sur la convention habituelle, et n’être compris que par sa mise en scène : et c’est cela la chance unique de Rabelais, d’avoir subi cette contrainte, au moment même où catalysait la langue, parce que c’est cela qui nous permet de le lire aujourd’hui.
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François Bon à la Gaité Lyrique (Paris) le dimanche 8 mai 2011, à l'occasion du festival "Paris en Toutes Lettres" - "Les écrivains s'inquiètent du monde"- François Bon en résidence à Paris La Défense, puis à la Gaité Lyrique








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