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ISBN : 2756026727
Éditeur : Delcourt (2012)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu'elle fait là. Menant l'enquête tant bien que mal, elle tente de retrouver la mémoire et son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 07 février 2012

    LiliGalipette
    Roman graphique : scénario de Boulet ; dessins et couleurs de Pénélope Bagieu.
    La première planche est une pleine page : une jeune fille est seule sur un banc au milieu de la ville sur laquelle se couche le soleil. Dans ces couleurs rose orange, on sent bien que quelque chose cloche. Cette jeune fille a oublié qui elle est, d'où elle vient et quelle est sa vie. Farfouillant dans un sac qui ne peut être que le sien, elle trouve son prénom, Éloïse, et son adresse. Il y aussi un sac plein d'affaires dans la poubelle. Dans son appartement, elle ne reconnaît rien. « Il faut que je me fasse une raison : RIEN ne me revient. Est-ce que je demande de l'aide ? À une famille que je ne connais plus ? » (p. 70) Éloïse fouille les placards et les boîtes sous l'œil ronronnant d'un animal qui doit être son chat. Mais rien, décidément rien, ne lui évoque le moindre souvenir. L'ancienne Éloïse est perdue dans un avant hermétique et résolument opaque. « J'ai disparu de mon vivant. » (p. 195) pense-t-elle et il semble qu'elle ait vu juste.
    Mais si sa mémoire s'est arrêtée, la vie continue. Éloïse reprend son travail en librairie et se rapproche d'une collègue, Sonia. La jeune fille n'a de cesse de vouloir remonter le fil de son existence. Elle imagine des complots avec les services secrets, des amours contrariées, des expériences extraterrestres, etc. Tout et n'importe quoi serait le bienvenu pour expliquer cette amnésie si étonnante. Dans son appartement meuble façon catalogue suédois, parmi « des trucs que tout le monde lit ou a lus » (p. 115), Éloïse aimerait redevenir quelqu'un, mais elle ne se sent pas à sa place. « C'est quand même TELLEMENT bizarre… Pas un souvenir… Comme si j'avais pris la place d'une autre… mais qui aurait mon visage… » (p. 139) Mais finalement, cette amnésie, n'est-ce pas une chance extraordinaire ?
    Ce bel album interroge la mémoire, bien entendu, mais surtout l'identité. À quel point pouvons-nous affirmer qu'une identité est la nôtre ? N'est-elle pas façonnée de tout ce dont nous abreuve la société ? À en juger par les demandes des clients de la librairie où travaille l'héroïne, je suis tentée de répondre par l'affirmative. Plutôt qu'avoir une identité (ou du style), je préfère être quelqu'un. J'ai trouvé très drôle et très touchant la façon dont Éloïse traque ses souvenirs. Il me semble que je ferai exactement la même chose : dresser des listes, être méthodique, faire des recoupements et, surtout, ne rien dire à personne, attendre avant d'exposer ma bizarrerie.
    C'est avec plaisir que j'ai retrouvé le pinceau de l'illustratrice. Il me semble que son dessin s'affine, s'affirme et s'épanouit vraiment dans cet album, davantage que dans Cadavre exquis. Ma main au feu que Pénélope Bagieu s'est représentée sous les traits d'une cliente un peu survoltée. La collaboration avec l'excellent Boulet est en tout cas une réussite ! Ce roman graphique est attachant et intelligent, loin des grosses ficelles des histoires d'amnésie. Bref, encore un album que je vous recommande. Non, ne me haïssez pas, c'est de bon cœur.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Sand94, le 22 février 2012

    Sand94
    Eloïse tente de vivre la vie de l'autre, mais cette vie ne correspond plus à ce qu'elle est devenue. L'effacement de la mémoire a entraîné l'effacement de l'autre, celle d'avant, pour finalement donner naissance à une fille bien plus sympathique, plus vivante, plus consciente de son existence, comme un ordinateur que l'on rebooste. Comme un évènement salutaire, cette amnésie va servir de révélateur, va aiguiser son sens critique, va lui permettre de prendre un sacré recul sur la vie qu'elle semblait vivre avant.
    Boulet et Bagieu, au-delà de la quête identitaire, offrent un regard critique sur la culture de masse, une culture consommatrice et uniformisante qui aplanit, lisse les angles de la personnalité, et fait que tout le monde, finalement, se ressemble et finit par se noyer dans la masse. Ils nous poussent, à nous asseoir sur un banc et à réfléchir à notre propre vie, à nos propres aspirations, à reconsidérer nos amitiés, nos choix, nos lectures, et à nous poser à notre tour la fameuse question : Je suis qui, moi ?

    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2012/02/22/la-page-b..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Alphie, le 18 février 2012

    Alphie

    J'ai globalement bien aimé cette BD, on retrouve la patte de Penelope Bagieu dans le personnage d'Eloïse, une trentenaire blonde qui a des traits communs (peu être même un peu trop) avec son héroïne Joséphine, le graphisme est comme toujours simple mais plein de petit détails, les cases sont souvent visuelles avec peu de dialogue.
    Le scénario nous amène à la recherche du passé d'Eloïse qui s'est réveillée sur un banc parisien « amnésique ». Bon rien d'extraordinaire de ce coté là, l'histoire reste dans les clous avec les clichés habituels des personnes cherchant leur passé, et le dénouement nous laisse sur notre faim.
    Mais on s'attache à Eloise et ses délires (j'ai adoré les planches quand elle rentre pour la première fois chez elle et qu'elle s'imagine ce qui l'attend), à cette jeune fille banale qui se prend pour un enquêteur de "FBI porté disparu" avec sa ligne qu'elle trace dans le mur de son salon.
    Les personnages secondaires sont assez classiques et sans grande envergure.
    Au total : Une BD sur un thème très largement exploitée et qui ne sort pas des clous en dehors de quelques planches où l'humour décapant des 2 auteurs transparait.
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    • Livres 2.00/5
    Par Enorah, le 11 février 2012

    Enorah
    Ici, c'est le thème de la quête d'identité qui est exploré. C'est l'histoire d'Eloïse, qui se retrouve sur un banc sans avoir la moindre idée de ce qu'elle fait là, et qui va essayer de reconstituer sa vie tout en continuant à vivre au quotidien parmi des gens dont elle ne connait même plus le nom.
    L'héroïne est assez attachante et plusieurs de ses mimiques ou des films qu'elle se fait m'ont fait rire à plusieurs reprises. On retrouve bien l'humour de Pénélope Bagieu dans les dessins.
    Cependant, je regrette un peu la superficialité du scénario. C'est une lecture légère, pas prise de tête, à lire entre deux pavés. Mais cette légèreté en fait aussi une certaine faiblesse. L'histoire est juste survolée, c'est dommage. J'aurais aimé des personnages secondaires un peu plus creusés et une histoire qui dure un peu plus longtemps pour voir l'héroïne se reconstruire.
    La BD reste tout de même drôle et fait passer un agréable moment.
    En conclusion, je suis assez mitigée sur cette BD. Je trouve que le style des deux auteurs s'adapte plus au "One Shot" que l'on peut trouver sur leur site respectif plutôt qu'à ce genre d'histoire.
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    • Livres 2.00/5
    Par yokai, le 05 février 2012

    yokai
    Oh mon Dieu deux blogueurs BD ont fusionné pour donner naissance à un joli livre tout rose intitulé La page blanche. le titre fait moins référence à la célèbre peur de l'écrivain ou du dessinateur qu'à la perte de mémoire, l'amnésie qui ne laisse qu'un vide. Combien d'histoires ont été écrites sur ce trouble tellement perturbant pour l'être humain ? Ne pas savoir qui l'on est, d'où l'on vient nous est parfaitement insupportable et nous empêche de savoir où l'on va. C'est donc un sujet de choix pour un conteur d'histoires. Dans ce type de récit elle progresse dans deux sens chronologiquement opposés. Plus elle avance dans le temps et plus le passé se révèle à la lumière des évènements vécus par le personnage. La protagoniste est une jeune fille perdue, seule sur un banc qui ne cesse d'écarquiller les yeux et de regarder en tout sens en se demandant non seulement ce qu'elle fait là mais mais qui elle est.Boulet — dont j'apprécie tout particulièrement le travail — est au scénario pendant que Pénélope Bagieu — dont je découvre l'oeuvre — s'occupe des dessins. Ces derniers sont tout à fait dans le style de Pénélope Bagieu — normal me direz-vous mais on aime ou on aime pas — et les couleurs sont un peu trop présentes, trop marquées à mon goût.
    L'histoire est très centrée sur la jeune héroïne et n'utilise pas d'autres perspectives. Par conséquent, il y a très peu d'interaction avec les autres puisqu'elle ne connaît personne et beaucoup d'introspection sur pas grand chose puisqu'elle ne se souvient de rien. Ce choix rend le récit un peu monotone malgré quelques bonnes trouvailles. Pourtant, l'allégorie sur la vacuité de la vie des personnes "comme tout le monde" et le nivellement de la culture est intéressante. Ils regardent les mêmes séries télé et les mêmes films, écoutent la même musique, lisent les mêmes livres — souvent le dernier Marc Levy —, ont chez eux les mêmes meubles Ikea — mais si, vous savez ce meuble rouge en ferraille style vestiaire — et les mêmes objets qui ne servent à rien de chez Nature & Découvertes — souvent des cadeaux de quelqu'un qui ne savait pas quoi acheter —; ils ont les mêmes conversations — qui portent principalement sur les éléments précités — dans des bars et les poursuivent en rentrant chez eux sur Facebook. Ce que nous dit cette BD, c'est que cette vie est tellement fade qu'elle finit par disparaître. Parviendra-t-elle à nous sauver de cette fatalité ?

    Lien : http://www.aubonroman.com/2012/02/la-page-blanche-par-penelope-bagie..
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Critiques presse (3)


  • Sceneario , le 06 février 2012
    La page blanche : album de questionnement, album à partager, album à acheter […] .
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • BoDoi , le 24 janvier 2012
    La Page blanche est un livre hautement attachant, tout simplement parce qu’il dit plein de choses pertinentes sur notre vie, et qu’il nous les dit en murmurant délicatement à notre oreille.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • BDGest , le 23 janvier 2012
    L'humour pointe son nez dans plusieurs scènes, la dérision aussi, de même qu'une imagination parfois débridée.
    Lire la critique sur le site : BDGest

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Citations et extraits

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  • Par Sand94, le 22 février 2012

    Je suis qui, moi ?
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  • Par Bibalice, le 04 janvier 2012

    Ça a l'air d'être moi sur la photo mais, mais... mais ce nom... ça me dit rien non plus... Ce n'est pas mon nom. Moi je m'appelle... je m'appelle...
    Putain...
    Mais qu'est-ce qui m'arrive ?
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 07 février 2012

    « C’est quand même TELLEMENT bizarre… Pas un souvenir… Comme si j’avais pris la place d’une autre… mais qui aurait mon visage… » (p. 139)
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par VirgieL, le 21 janvier 2012

    "Je pensais que ça me rappellerait quelque chose, cette odeur ... Bon bah en fait, à part me rappeler que ça a passé une nuit dans une poubelle...
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 07 février 2012

    « J’ai disparu de mon vivant. » (p. 195)
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