> Madeleine Jodel (Traducteur)

ISBN : 2743607939
Éditeur : Payot et Rivages (2001)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Tout commence dans un manoir de l'Essex au milieu du XVIIIE siècle. La jeune et très belle Lucy Graham, institutrice d'origine modeste, vient d'épouser le baron Audley, veuf depuis plus de 15 ans.
À la même période Georges Talboys rentre d'Australie où il était p... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 16 avril 2010

    Titine75
    Sir Michael Audley est veuf et est propriétaire d'un grand domaine dans le comté d'Essex. Ayant été séduit par la nouvelle institutrice, Sir Michael décide d'organiser une soirée afin de faire plus ample plus connaissance avec cette jeune personne. “Cette délicieuse soirée décida du sort de Sir Michael. Il fut fasciné par ces yeux bleus si doux et si touchants, la gracieuse élégance de ce cou svelte et de cette tête inclinée ornée de splendides boucles de cheveux aux reflets dorés et par la charmante voix qui résonnait comme une suave mélodie. Tout son être dégageait une telle harmonie que chacun de ses attraits semblait avoir été formé l'un en fonction de l'autre. Tous ces charmes subjuguèrent tant le baron qu'il lui fut aussi impossible d'y résister que de se soustraire à sa destinée ! ” Sir Michael épouse la très séduisante Lucy Graham et son bonheur semble complet jusqu'à l'arrivée de son neveu Robert Audley et de son ami George Talboys. Lady Audley agit alors de manière très étrange et George Talboys disparaît mystérieusement. Robert Audley n'aura de cesse de faire la lumière sur la disparition de son ami.
    Je n'en dirai pas plus car il ne faut bien entendu pas trop déflorer l'intrigue conçue par Mary Elizabeth Braddon même si son roman n'est pas un whodunit classique. En effet, au bout d'environ 150 pages, le lecteur sait ce qui est arrivé à George Talboys mais surtout qui est à l'origine de sa disparition. le suspense n'est donc pas dans la recherche du coupable, il est ailleurs. C'est l'enquête de Robert Audley qui va tenir le lecteur en haleine tout au long du roman. On a beau savoir très vite le nom du coupable, on ne connaît pas les raisons qui l'ont fait agir. Robert Audley va de plus affronter un être d'une grande perversité, d'une grande intelligence, prêt à tout pour que ses crimes restent impunis. le lecteur est inquiet pour ce héros éminemment sympathique et désinvolte qu'est Robert Audley.
    “Le secret de Lady Audley” a été publié en feuilleton en 1862 et la volonté de l'auteur de donner envie aux lecteurs de se précipiter sur le prochain épisode est visible. Cela se sent très fortement en fin de chapitre. Mary Elizabeth Braddon les termine par des révélations inattendues comme la mort de la femme de George Talboys qui revenait d'Australie pour la retrouver ; par des annonces de voyages qui permettront à Robert de découvrir de nouvelles pièces du puzzle ; par l'interpellation du lecteur : “Et pouvait-il maintenant sortir de l'enquête dans laquelle il se trouvait impliqué ? Pouvait-il s'arrêter ? Non, mille fois non.” Mais parfois Mary Elizabeth Braddon cherche trop à créer du suspense en lançant des pistes qui n'aboutiront jamais (je ne sais si c'est volontaire ou non). C'est le cas par exemple d'une lettre écrite à Robert Audley par sa cousine Alicia. L'auteur nous dit :”Si quelqu'un avait dit à ce moment au jeune avocat que la courte lettre de sa cousine devait être un jour l'un des maillons du terrible enchaînement de preuves nécessaires pour élucider le seul cas criminel dont il aurait à s'occuper, Mr Robert Audley aurait peut-être haussé les sourcils de surprise.” En réalité, c'est le lecteur et non Robert qui hausse les sourcils car Mary Elizabeth Braddon ne nous reparle jamais de cette lettre !
    Ce dernier détail ne m'a pas empêché d'apprécier ce roman plein de rebondissements. J'y ai retrouvé une atmosphère très victorienne que j'apprécie tout particulièrement. Et j'ai trouvé très originale la forme de suspense créée par Mary Elizabeth Braddon : le lecteur sait dès le départ le nom du coupable et pourtant il ne peut lâcher ce livre de 470 pages !

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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  • Par keisha, le 12 décembre 2009

    keisha
    Veuf dans la cinquantaine, sir Michael Audley tombe amoureux de miss Lucy Graham, la préceptrice des filles de Mr Dawson, le chirurgien du petit village de l'Essex où il réside. Nul ne connaît le passé de Lucy, mais quelle perle!
    "Tout le monde l'aimait, l'admirait et l'encensait. le garçon qui ouvrait la barrière sur son passage racontait à sa mère avec quel regard aimable et avec quelle voix douce elle l'avait remercié. A l'église, le bedeau qui lui ouvrait le banc du chirurgien, le vicaire qui voyait ses beaux yeux bleus fixés sur lui pendant qu'il prêchait, le messager qui venait quelquefois lui apporter une lettre ou un paquet de la gare, sans jamais s'attendre à une gratification, ceux qui l'employaient ou qui lui rendaient visite, ses élèves, les domestiques, tous, grands ou petits, unissaient leurs voix pour déclarer que Lucy Graham était la plus charmante fille qui eût jamais existé."
    Il l'épouse donc, seule sa fille Alicia (et son chien) ne s'entendent pas avec Lucy...
    Au chapitre suivant, voici qu'apparaît Georges Talboys, de retour d'Australie, se réjouissant de retrouver sa femme et leur enfant. Las! Helen est morte et enterrée. Son ami Robert Audley tente de le consoler et lui propose de se rendre chez son oncle, sir Michael Audley.
    Curieusement, Lady Audley se dérobe à toute rencontre avec Georges Talboys.
    J'en ai assez dit... l'histoire est sur les rails!
    Ce roman, paru en feuilleton en 1862, a dû valoir des heures de lecture angoissante à ses lecteurs et beaucoup d'impatience à attendre la suite! Suspense, rebondissements multiples, coïncidences, disparitions, crimes, tout est présent pour le bonheur de l'amateur de thrillers victoriens.
    Est ce dû à la traduction? Quelques descriptions au début paraissent lourdes. Mary Elisabeth Braddon écrivait-elle au fur et à mesure? Il existe des détails non exploités (la lettre mise dans le tiroir, la ressemblance entre Lady Audley et sa femme de chambre) et une erreur de date quant à la visite de lady Audley chez son ancienne employeuse.
    Sinon, bien sûr, Lady Audley a un secret, que l'on devine aisément, et même un deuxième, qui m'a moins convaincue...
    Au final, une lecture agréable
    Lire la suite: http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-le-secret-de-lady-audley-39812537.html#ixzz0ZUqkj1Ts


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    • Livres 4.00/5
    Par miss-tairieuse, le 07 juillet 2010

    miss-tairieuse
    Malgré quelques longueurs et quelques considérations personnelles plutôt inutiles, j'ai apprécié ce livre même si, comme d'autres lecteurs, j'en avais rapidement percé le mystère. Je dirais que c'est davantage un roman "d'ambiance" ou "d'atmosphère" qu'un roman à suspense. Je pense lire d'autres livres de cet auteur afin de voir si elle a évolué dans le temps au niveau du style et si elle est arrivée à introduire davantage de mystère dans ses autres romans, elle qui était admirée par Wilkie Collins (excusez du peu !).
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    • Livres 4.00/5
    Par philo15, le 11 février 2009

    philo15
    J'ai malheureusement percé le secret de Lady Audley bien trop tôt dans ma lecture, et la suite n'a été que confirmation de mon intuition. La fin m'a néanmoins réservé une petite surprise.
    Un livre agréable à lire qui m'a replongé dans l'Angleterre du XVIIIE, frivole et romanesque. Un roman bien construit où les faits s'enchaînent avec une logique implacable et qui vont crescendo dans l'horreur et la turpitude.
    Un roman plaisant à lire pour les amateurs de cette époque ; et pour ceux qui voudraient découvrir une des auteurs phare de la littérature anglaise gothique, qui, au cours de ses soixante-dix romans, fut régulièrement accusée par les ligues de vertu, de choquer et pervertir.

    Lien : http://www.philo-au-fil-des-mots.over-blog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par vilvirt, le 06 septembre 2010

    vilvirt
    C'est un roman qui dormait dans ma PAL depuis un petit moment et que je ne regrette pas d'avoir ouvert. Tout est fait pour me plaire : l'atmosphère mystérieuse d'un manoir perdu au fond de la campagne anglaise, les secrets d'une femme trop belle et nouvelle épouse du châtelain, une disparition tout aussi inquiétante, des complots, bref, les ingrédients incontournables des énigmes victoriennes dont je suis une adepte depuis que j'ai découvert Wilkie Collins !
    La suite ici :

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2010/08/le-secret-de-lady-audle..
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Citations et extraits

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  • Par Matriochka, le 29 avril 2012

    "Mr Audley se passa la main dans les cheveux. "Je déteste les femmes, pensa t-il dans un accès de misanthropie : ce sont des créature entreprenantes, éhontées, abominables, inventes pour l'ennui."
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