Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes)
Le secret de la ferme-grise3Ajouter à mes livres
Dans l'ombre et dans un coin de la chambre était suspendu un portrait du dernier propriétaire de la ferme, une figure franche et ouverte avec des longs cheveux châtains et des yeux bleus....
L'idée du défunt la poursuivit dans sa solitude... Et si ce portrait all... > voir plus
Ce court roman, qui a fait le tour de bien des blogs, m'intriguait vu tout ce que j'en avais lu. J'étais donc très enthousiaste à l'idée de le découvrir... peut-être trop! En effet j'ai lu à maintes reprise que Mary Elizabeth Braddon est « la grande prêtresse du roman policier victorien» ou d'autres appréciations similaires. Cette histoire d'un jeune gentleman farmer qui meurt d'un mal mystérieux, dans une ferme sombre, humide, sinistre et de son frère qui le pleure et reprend la ferme tout en étant trop fidèlement secondé par Ralph l'intendant est mystérieuse. L'auteur crée avec talent une ambiance lourde, oppressante, mystérieuse. Dès le deuxième chapitre elle distille ça et là des éléments inquiétants et une mise en garde. Et puis elle sème le trouble dans l'esprit du lecteur, l'angoisse monte! (la suite ici http://alombredemoncannelier.blogspot.com/2010/11/le-secret-de-la-ferme-grise-mary.html )
En une petite centaine de pages, vous voilà plongez dans l'univers étouffant, humide et lugubre d'une ferme anglaise. L'ancien propriétaire, un jeune homme d'un vingtaine d'années vient de mourir et lègue son bien à son frère aîné. Cette mort est énigmatique, et renforce l'impression étrange qui règne. Mais le personnage le plus énigmatique est l'intendant Ralph… le titre original d'ailleurs centre l'intrigue sur ce personnage : The Intendant Ralph. Il apparaît toujours au moment où vous ne vous y attendez pas, semblant épier les conversations, espionner derrière les portes….
En faisant cela, son regard s'arrêta par hasard pendant un instant sur la fenêtre donnant sur la cour de la ferme. Il faisait tout à fait nuit, mais, dans l'obscurité, il aperçut distinctement une paire d'yeux fixés sur eux, derrière un carreau, et il découvrit en même temps une main rouge et calleuse, qui avait soulevé le panneau de la fenêtre à une hauteur d'environ trois pouces.