> Françoise Brun (Traducteur)

ISBN : 2258078938
Éditeur : Presses de la Cité (2009)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Milanaise romantique, Emma décide de changer radicalement de vie en ouvrant une librairie de quartier baptisée Rêves&Sortilèges.

Le charme et l'originalité de sa boutique résident dans sa spécialité : les livres consacrés à l'amour. Emma, qui semble s'êtr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 25 janvier 2012

    missmolko1
    Un vrai beau roman d'amour.
    J'ai adoré la construction du roman, fait de lettres et de narration. Les lettres de Federico sont parfois un peu ennuyeuse, surtout quand il s'attardent sur l'architecture mais ça n'empêche que j'ai trouvé nos deux héros très attachants, ainsi que tous les personnages qui les entoure.
    La librairie d'Emma est chaleureuse et l'on s'y sent bien, et j'ai été très étonné par la quantité de référence littéraire et idées lecture proposés a travers les pages du romans.
    Et puis que dire de l'Italie, dépeint par petites touches mais juste assez pour nous faire rêver.....
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    • Livres 2.00/5
    Par patachinha, le 24 octobre 2009

    patachinha
    J' ai eu beaucoup de mal à finir ce livre, dont le genre épistolaire domine l' oeuvre. Je me suis beaucoup ennuyée en le lisant, je trouve qu' il ne se passe rien de passionant, Emma la protagoniste est tout de même attachante. C' est une douce rêveuse, une femme particulière assez fragile émotionnellement, simple, qui ne se conforme pas à la modernité, aux ordinateurs, à internet, au téléphone portable... A toutes ces choses qui deviennent aujourd' hui primordiales dans notre société mais contre lesquelles elle refuse de rendre ses armes. Et pour cette raison j' ai apprécié sa façon de se débattre dans un monde hostile pour créer son nid douillet qu' est la librairie de livres romantiques. Contre tout et contre tous son "entreprise" réussira à prospérer dans un cadre familial et amical.

    Sa relation avec Federico en revanche, qu' est-ce que c' était barbant! Elle vit à Milan, lui à New York et ils ne se voient qu' une fois par an en Bretagne. le reste de l' année ils s' échangent des lettres pas très enflammées à mon humble avis. Elle lui raconte l' évolution de sa librairie, l' aggrandissement du commerce ; lui, lui narre l' évolution d' un projet sur lequel il se consacre et fait de d' inutiles digressions sur l' historique du lieu, sur l' évolution du chantier, sur le maître des lieux, ... enfin les architectes et biographes apprécieront peut- être, moi ça m' a totalement rebutée. Je n' ai pas compris l' intérêt. Il est clair que l' auteur démontre que ses recherches ont été très approfondies sur la Morgan etc... mais je ne vois pas quel intérêt d' en abuser tellement au milieu d' une histoire d' amour qui se veut romantique et libérale à la fois.
    Un point positif tout de même c' est que ce livre recelle de citations d' oeuvres littéraires, de titres de livres dont je n' ai jamais entendu le nom, et celà donne envie de les découvrir car l' engouement d' Emma pour les livres est contagieux.
    Pas de surprise avec la fin, tout est bien qui finit bien... Un livre dont je ne garderai pas un grand souvenir, je ne pense pas...
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par laconteuse, le 05 décembre 2010

    laconteuse
    Emma approche de la cinquantaine. Elle a un fils Mattia. Elle a un rêve : avoir sa propre librairie uniquement dédiée à l'amour !
    Sa meilleure amie, Gabriella, la soutient. Alberto, mari de Gabriella, est le comptable d'Emma. Lui ne sera pas optimiste à l'idée d'ouvrir cette librairie uniquement sur l'amour. Il a des réticences. Mais Emma est décidée à l'ouvrir coute que coute.
    Librairie ouverte, Emma travaille avec Alice. A elles deux, elles forment une belle équipe. Tous les livres sont répertoriés : amours brisés, amours lointains… Même un site internet est ouvert et Emma envoie des colis à travers le pays.
    La librairie marche bien. Il sera même agrandi en petit auberge où il sera possible de se restaurer. Mais attention pas d'alcool, uniquement thé, café et cocktail de jus de fruits.
    Des après-midi lecture seront organisés : « Les après-midi d'Emma ». Par la suite, même un petit (mais vraiment tout petit) hôtel ouvrira ces portes au dessus de la librairie. Trois chambres pourront accueillir des écrivains de passage ou simplement être invité lors de ces après-midis lectures.
    En parallèle, Emma revoit son premier amour. Mais Federico est marié et a une fille. Les années ont passé mais ils restent toujours les mêmes. Après avoir soupé ensemble, ils décident de s'écrire, juste histoire de garder le contact et de ressasser un peu le passé. Pas de téléphone, pas de promesses sont les seuls éléments sur lesquels ils sont d'accord.
    Mais au bout d'un an, ils se rencontrent sur une petite île pour y passer 5 jours à se repasser les meilleurs souvenirs de leur adolescence… L'amour étant toujours présent au bout de tant d'années, ils ne peuvent profiter que de ce temps-là pour se câliner…. Pendant quatre années, à la même période, un voyage sera organisé afin qu'ils puissent se voir.
    J'ai eu un peu peur lors de la critique de Cryssilda. Je venais à peine de recevoir le livre. Et bien je dois dire que j'ai trouvé ce livre assez sympathique. Lors des échanges de lettres, ils se passent autre chose que les « tu me manques », « on se voit quand »… Non ce n'est pas cela, malgré qu'il y ai quelques phrases qui s'y trouvent, mais c'est beaucoup plus poétique que cela. Ils peuvent parler de la pluie et du beau temps, de la librairie qui continue son ascension et du travail d'architecte de Federico.
    En outre, j'ai trouvé super intéressant le nombre de références littéraires dans l'histoire (et oh ciel ! il y en a beaucoup, mais vraiment beaucoup) que je n'ai pas lu ! Honte à moi. Je ne dis pas que toutes les références sont bonnes à prendre (il y en a que je ne connais pas, mais j'ai moyen d'agrandir ma culture littéraire de petit pois ! Un bon roman à lire…
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    • Livres 1.00/5
    Par Zazette97, le 04 septembre 2010

    Zazette97
    Après "L'amour secret" (dont j'avais parlé ici), "L'Amour est à la lettre A" est le second roman que je découvre de la romancière italienne Paola Calvetti.
    A l'approche de la cinquantaine, Emma décide de lever le pied et d'ouvrir une librairie un peu particulière puisque celle-ci ne propose que des livres dédiés à un seul et même sujet, l'amour avec un grand A.
    Un matin avant l'ouverture, elle découvre inséré dans un livre un numéro de téléphone laissé par son amour de jeunesse devenu architecte, Federico. Les anciens ados reprennent contact et entament une correspondance qui s'étalera sur plusieurs années.
    Que dire, que dire? "L'amour secret" ne m'avait absolument pas plu mais puisque ce titre-ci figurait déjà dans ma PAL, je me suis joint à d'autres pour une lecture commune en me disant que c'était le moment ou jamais de découvrir ce roman.
    En vérité, j'aurais du renoncer à l'auteure sur base de ma première déception car je n'ai rien trouvé dans "L'amour à la lettre A" qui puisse me réconcilier avec la plume de Paola Calvetti que j'assimile à une Katherine Pancol made in Italy.
    Plusieurs éléments avaient pourtant de quoi susciter mon engouement. Roman épistolaire ayant pour toile de fond une double passion, l'une unissant un homme et une femme, l'autre une libraire et ses livres, "L'amour à la lettre A" n'a pourtant pas réussi à m'emporter dans son univers.
    Pour commencer, si on me parlait d'une librairie appelée "Rêves&Sortilèges", je m'attendrais à y trouver des ouvrages de développement personnel ou de sciences occultes, mais des romans d'amour? Non, ça n'est pas ce qui me viendrait à l'esprit en premier lieu.
    Le classement en typologies amoureuses réalisé par Emma ( "Amours et crimes", "Amours sans espoir", "Maintenant et pour l'éternité" - bon sang, on dirait un titre de Marc Lévy - "Missions impossibles",...) m'a paru aussi absurde (déjà que les quatrièmes de couverture en disent parfois trop, si les rayons annoncent d'emblée la couleur, merci mais non) que gnangnan.
    Et lorsque celle-ci décide d'instaurer un système de bourse d'échange, c'en est trop.
    La vie d'Emma m'a semblé terne et dénuée d'intérêt et sa façon d'évoquer sa jeunesse disparue m'a donné l'impression que sa vie s'était arrêtée au début des années 70.
    La seule chose qui ait un tant soit peu réussi à me faire esquisser un sourire, c'est lorsqu'Emma évoque son aversion pour les technologies actuelles et en particulier internet (point de vue que je partage en partie même si j'estime qu'internet est un outil formidable pour autant qu'on sache en faire usage à bon escient).
    C'est là le seul aspect de la personnalité d'Emma qui ait trouvé grâce à mes yeux. Pour le reste, il m'a semblé que ses goûts littéraires n'étaient évoqués qu'en surface sous forme d'inventaires.
    Malgré le nombre impressionnant de titres cités, à aucun moment je n'ai pu me délecter d'un passage me donnant envie de me plonger dans un roman en particulier.
    En ce qui concerne Federico, j'ai trouvé ses lettres d'un ennui abyssal. Entre les descriptions ronflantes de la biographie de J.P Morgan et son déballage de savoir architectural qui ne semble intéresser que lui, c'est sans doute lui qui occupe la plus grande part de responsabilité dans mon abandon de ce roman page 223.
    Hé oui, je ne saurai jamais comment se termine cette histoire et j'ai curieusement l'impression que je ne m'en porterai pas plus mal.
    Calvetti c'est fini (je ne crois pas que j'y retournerai un jour).

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/09/lamour-est-la-lettre-paola..
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    • Livres 3.00/5
    Par liliba, le 18 août 2011

    liliba
    A presque 50 ans, Emma démissionne de son emploi de traductrice pour vivre son rêve : elle ouvre à Milan la librairie "Rêves & sortilèges", entièrement dédiée à la littérature amoureuse. Elle est divorcée, son fils est grand, et elle entend bien vivre tranquillement entourée de ses livres adorés. C'est sans compter l'irruption dans sa vie de Frederico, son premier amour. Ce brillant architecte qui vit à New-York avec sa femme et sa fille lui laisse un mot dans un livre et après s'être brièvement revus, ils décident de s'écrire, d'entamer une correspondance à l'ancienne pour réapprendre à se connaître.

    Mais bien sûr, au détour des mots, l'amour pointe son nez à nouveau, et Emma et Frédérico redeviennent amants. Amants par intermittence, puisqu'ils ne se voient qu'une fois par an, pour un séjour d'une semaine à Belle Ile en Mer.

    Au fur et à mesure que la librairie se développe, attire de plus en plus de passionnés et de fidèles, devient même salon de thé et salon littéraire, l'amour qui la lie à Frédérico pèse sur le coeur d'Emma. Comment envisager l'avenir ? Y a-t-il d'ailleurs un avenir dans une relation uniquement épistolaire, avec juste une semaine d'évasion annuelle ?

    Ce roman a provoqué en moi deux sentiments contradictoires : j'ai trouvé cette histoire d'amour totalement impossible, improbable et les lettres échangées au début pas vraiment intéressantes. Emma s'en rend bientôt compte, l'éloignement aura raison de cet amour, et c'est là que cela devient plus vrai, parce qu'elle souffre en même temps qu'elle aime, parce qu'elle se pose des questions sur son avenir, sur sa vie toute entière.

    J'ai beaucoup aimé les passages sur Belle-Ile, ayant moi aussi vécu des moments très heureux dans cette île magnifique, mais une fois de plus, j'ai trouvé que tout ce qui avait trait à leur relation amoureuse était un peu plat, trop convenu, sans surprise...

    J'ai adoré par contre tout ce qui a trait à la librairie. Que n'ai-je une telle librairie dans ma région ! On a envie de s'y glisser, de s'y faire tout petit et de s'installer dans la fameux fauteuil du premier étage. On a envie de grignoter un gâteau, entouré de livres et d'amis de la littérature... J'ai imaginé chaque devanture, chaque thème dont Emma décore sa vitrine... et je me suis retenue de ne pas ajouter à ma LAL chaque roman cité par Emma et son assistante...

    Au final, une lecture agréable, mais plus grâce à Rêves & Sortilèges que grâce à l'histoire d'amour d'Emma...




    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/03/25/index.html
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Citations et extraits

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  • Par agoura62, le 24 octobre 2010

    Pour se sauver, on lit. On s'en remet à un geste méticuleux, une stratégie de défense, évidente mais géniale. Pour se sauver, on lit. Un baume parfait. Parce que peut-être, pour tout le monde, lire c'est fixer un point pour ne pas lever les yeux sur la confusion du monde, les yeux cloués sur ces lignes pour échapper à tout, les mots qui l'un après l'autre poussent le bruit vers un sourd entonnoir par où il s'écoulera dans ces petites formes de verre qu'on appelle des livres. La plus raffinée et la plus lâche des retraites. Très douce. Qui peut comprendre quelque chose à la douceur s'il n'a jamais penché sa vie, sa vie toute entière, sur la première ligne de la première page d'un livre ? C'est la seule, la plus douce des protections contre toutes les peurs. Un livre qui commence.
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  • Par liratouva2, le 31 août 2010

    Alice :
    - Ne te cache pas derrière les livres, pas avec moi. C’est simplement que je ne comprends pas l’intérêt de ne se voir qu’une fois par an, de ne jamais se téléphoner…Il y a de la mise en scène là-dedans. Federico et toi vous me faites penser à cette comédie… Comment ça s’appelait ?...
    - « Même heure l’année prochaine » de Bernard Slade. Ton cher Degas aussi se révoltait contre le téléphone. Il trouvait que c’était un instrument vulgaire qui permettait à n’importe qui de « le sonner comme un domestique ».A propos des peintres, tu connais un certain Clairin ?
    - - Un portraitiste de la fin du XIXe siècle. Elève de Delacroix et adversaire d’Ingres, un peintre figuratif moins vaniteux que Boldini.
    - C’est lui qui a fait découvrir Belle-Île à Sarah Bernhardt.
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  • Par MissAlfie, le 02 août 2010

    Impossible de faire marche arrière, de remettre à plus tard, ne serait-ce que pour avoir le temps de décider comment saluer quelqu'un qui a volé votre cœur il y a de cela un nombre incroyable d'années. L'embrasser serait mal interprété, trop intime. Je pourrais tout simplement lui serrer la main. Bonjour, enchantée, Emma. Au fond, c'est un peu comme une première fois. Il me trouverait trop formelle, ça le bloquerait pour le reste de la soirée. Lui sauter au cou, impensable, Federico dépasse le mètre quatre-vingts, et même en me haussant sur la pointe des pieds, j'atteins péniblement la cime du mètre soixante-cinq. L'homme poivre et sel fait un pas vers moi. Je n'ai pas le temps de m'habituer à ce visage nouveau qui porte les traces d'autrefois, pas le temps d'analyser jusqu'à quel point il est nouveau, comme ça, par pur intérêt anthropologique : à peine suis-je devant lui que Federico me serre dans ses bras de la manière la plus naturelle du monde. Comment ai-je pu ne pas y penser ?
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  • Par CatherineP17, le 02 janvier 2012

    "Pour se sauver, on lit. On s'en remet à un geste méticuleux, une stratégie de défense, évidente mais géniale. Pour se sauver, on lit. Un baume parfait. Parce que peut-être, pour tout le monde, lire c'est fixer un point pour ne pas lever les yeux sur la confusion du monde, les yeux cloués sur ces lignes pour échapper à tout, les mots qui l'un après l'autre poussent le bruit vers un sourd entonnoir par où il s'écoulera dans ces petites formes de verre qu'on appelle livres. La plus raffinée et la plus lâche des retraites. Très douce. Qui peut comprendre quelque chose à la douceur s'il n'a jamais penché sa vie, sa vie tout entière, sur la première ligne de la première page d'un livre ? C'est la seule, la plus douce protection contre toutes les peurs. Un livre qui commence."

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  • Par Rikikye, le 30 septembre 2009

    Pour se sauver, on lit. On s'en rebat à un geste méticuleux, une stratégie de défense, évidente mais géniale. Pour se sauver, on lit. Un baume parfait. Parce que peut-être, pour tout le monde, lire c'est fixer un point pour ne pas lever les yeux sur la confusion du monde, les yeux cloués sur ces lignes pour échapper à tout, les mots qui l'un après l'autre poussent le bruit vers un sourd entonnoir par où il s'écoulera dans ces petites formes de verre qu'on appelle de livres. La plus raffinée et la plus lâche des retraites. Très douce. Qui peut comprendre quelque chose à la douceur s'il n'a jamais penché sa vie, sa vie tout entière, sur la première ligne de la première page d'un livre ? C'est la seule, la plus douce protection contre les peurs. Un livre qui commence.

    Les Châteaux de la colère par Alessandro Baricco
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