Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2081272660
Éditeur : Flammarion (2012)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il s'agit d'une quête. Peut-être pas la plus arthurienne des quêtes, mais pas forcément la moins épique : trouver, de nos jours, un logement à Paris. Et les moyens de se l'offrir.
C'est l'histoire d'un couple qui a commis une erreur : croire qu'il faut faire se q... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (6)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Gwordia, le 07 août 2012

    Gwordia
    Je ne vais pas y aller pas quatre chemins : Trois fois le loyer est pour moi LE livre de la rentrée littéraire, comme La couleur des sentiments de Kathryn Stockett en son temps - quoique dans un genre tout autre. Mon seul regret est de ne plus pouvoir exercer mon métier de libraire et ainsi booster les ventes de ce page turner magnifique.
    La plume de Julien Capron est somptueuse, raffinée, élégante, racée et fait honneur à la langue française. Mais plus qu'un style incroyable, c'est un talent de narrateur qui s'est révélé à moi. J'ai été très rapidement prise aux tripes, à tel point que j'ai passé une nuit blanche tant il me semblait inimaginable de lâcher ma lecture en cours de route. C'était viscéral, je ne pouvais pas ne pas savoir au plus vite comment tout cela allait finir.
    L'ancienne Parisienne que je suis a adoré se replonger - fort heureusement sur le papier seulement - dans le casse-tête immobilier de la city of lights. Mais plus que tout, j'ai été subjuguée par le réalisme de l'univers du poker. L'auteur parvient magistralement à faire ressentir la tension de ce véritable sport et a même éveillé l'âme insoupçonnée de joueuse qui sommeillait en moi. En cela, ce livre peut se révéler assez dangereux et mériterait la mise en garde "interdit aux flambeurs, peut gravement nuire à la santé psychologique et financière". Bref, que l'on soit joueur ou que l'on ne le soit pas, l'on est immanquablement pris au jeu de l'écriture de Julien Capron qui malmène les nerfs de rebondissements inattendus en ressorts insupportables. Tout simplement incontournable.
    Ma seule petite critique porterait sur la légère caricature des présupposés penchants vénaux féminins. M'enfin...
    A noter en page 159 une référence à l'auteur Gore Vidal, disparu le 31 juillet dernier.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/08/07/rentree-litteraire-..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Rouletabille, le 02 janvier 2013

    Rouletabille
    J'ai entendu beaucoup de bien de cet auteur. Trois fois le loyer est le premier roman que je lis de lui. Et quelle déception.
    Alors pourquoi tout de même 3/5? Tout simplement grâce à l'univers du poker omniprésent tout au long du récit.
    Mais c'est justement bien le problème : le récit est banal, on suit les péripéties d'un jeune couple, trentenaire. La vie leur réserve un "enchainement de catastrophes" pour reprendre l'expression de l'auteur. Bien sur cette précarité va provoquer des interrogations sur leurs vies, des doutes sur leur couple.
    Et pour essayer de s'en sortir, le poker va devenir un grand espoir. Le poker est un environnement complexe avec ses codes, son vocabulaire, sa langue. Pour un néophyte, suivre une discussion avec des pro du poker est une mission impossible ! Ici, ''auteur parvient à vulgariser avec une certaine efficacité ce monde du poker.
    Les passages sur ce jeu sont très important, majeur. J'estime ainsi que ce livre est davantage un récit sur le poker que sur un couple cherchant un appartement dans à Paris. La quête de l'appartement est vite balayée, les problèmes de ces 2 tourtereaux également.
    En fin de compte, je mets 3 étoiles, car sans être un grand spécialiste du poker, il m'arrive d'y jouer occasionnellement et d'y prendre un certain plaisir. J'ai donc apprécié ces longues pages consacrés au jeu sur Internet, au tournoi. Malgré tout j'ai toujours du mal avec tout l'aspect stratégique de ce jeu, soit t'as de la chance avec les cartes soit t'en as pas. Ainsi tu peux très bien gagner avec une paire de 4 et perdre avec une paire d'as, suffit juste d'avoir la bonne carte au bon moment ! Enfin bref, c'est un autre débat.
    Mais par contre pour la lectrice, le lecteur complétement étranger à ce jeu, je doute que ce livre l'embarque.
    Je ne comprends pas également pourquoi l'auteur reprend à 6 reprises les principes fondamentaux du poker, en rajoutant quelques phrases à chaque nouveau rappel.
    Sans oublier la fin très très très prévisible et digne des plus beaux contes de fées...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par HeureDuThe, le 23 octobre 2012

    HeureDuThe
    Un couple se persuade que le bonheur passe avant tout par la réalisation de ce que l'on aime. Très vite, ils sont rattrapés par la réalité. Jusque là ils vivaient de petits boulots avec certes peu de revenus mais juste assez pour vivre le quotidien et pour être heureux. Seule ombre au tableau : certes ils nagent en plein bonheur mais cela ne suffit pas pour s'offrir un loyer à Paris. Commence alors pour eux un véritable combat avec les agences immobilières pour que leur dossier soit accepté. Ils étaient loin d'imaginer les difficultés rencontrées pour qu'ils puissent enfin avoir un vrai chez eux. Ce couple décide alors d'utiliser les opportunités qu'offre notre société pour gagner rapidement de l'argent ; l'idée est simple : jouer au poker. La montée en puissance des joueurs de poker sur Internet et les sommes mises en jeu sont peut-être, pour eux, une belle occasion de gagner quelques loyers !
    Un coup de cœur pour un livre qui traite de la difficulté de trouver un appartement à Paris de nos jours. Amateurs de poker vous serez d'autant plus alaises dans la lecture même si ceux qui ne portent pas d'intérêt sur ce sujet se régaleront tout de même lors de la lecture.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par ElizabethBennet, le 22 janvier 2013

    ElizabethBennet
    La 4e de couverture, qui présentait les deux héros comme deux bobos un peu naïfs et puérils, ne rend pas hommage au roman : en réalité, Pauline et Cyril incarnent un couple attachant, auquel toute une génération peut s'identifier, celle qui a vu ses rêves sacrifiés sur l'autel de la sacro-sainte crise économique. La première partie, avec les galères qui semblent tomber en rafale sur les héros, n'a rien d'invraisemblable, au contraire : elle souligne la facilité avec laquelle on peut tout perdre, par malchance ou parce qu'on a fait un mauvais choix. En l'occurrence, Cyril et Pauline passent rapidement, aux yeux de leurs propres parents, pour des idéalistes ou, pire encore, des fainéants, et même leurs amis ne peuvent s'empêcher de les juger à leur tour. La déliquescence du couple qui résulte de cette accumulation d'échecs est prévisible mais palpitante, portée par une écriture fine et sensible qui n'a rien de pédant ni d'ampoulé. Malheureusement, le charme de la première partie s'efface avec le début du tournoi de poker de la dernière chance. Certes l'idée de lier leur destin et leur histoire d'amour précaire au déroulement des parties de cartes était intéressante, mais il faut bien avouer que, mis à part pour les mordus de poker, la seconde moitié du livre est incroyablement lassante et répétitive (ne serait-ce que parce que l'auteur se sent obligé de répéter les règles du jeu à plusieurs reprises, en y ajoutant simplement un paragraphe supplémentaire). Les plis, les enchères, les bluffs... Tout cela suscite l'intérêt au début, en éveillant notre curiosité pour un monde souvent méconnu, mais même en s'attachant aux héros, difficile de se passionner jusqu'à la fin pour ce tournoi de plus en plus invraisemblable...
    (la suite en cliquant sur le lien ci-dessous !)

    Lien : http://ars-legendi.over-blog.com/article-trois-fois-le-loyer-de-juli..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par CFONS, le 20 août 2012

    CFONS
    Ce livre m'a fait penser en bien à celui d'Anna Gavalda "Ensemble c'est tout". C'est l'histoire d'un couple de trentenaire qui désespère de trouver un appart à Paris. Pourtant ils ont tous les 2 du talent des compétences, mais c'est la crise et ils n'ont pas de jobs fixes.
    Ils vont aller de galères en galères, juqu'à ce que Cyril décide de tenter sa chance au poker.
    Une bonne chronique de la vie parisienne sur fonds de crise économique. C'est plutôt drole et toujours sympathique.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Gwordia, le 07 août 2012

    - Je t'explique. Il y a tant de millions de chômeurs en France. Pour la gauche c'est le signe de l'égoïsme des patrons qui préfèrent faire de la marge avec des esclaves en Chine plutôt que de payer des mecs ici à hauteur de vie, pour la droite c'est à cause de tous ces fainéants qui préfèrent voler les allocs plutôt que de faire caissière, pour l'extrême droite c'est à cause de tous ces salopards d'ailleurs qui prennent nos postes de chercheurs en physique nucléaire, pour l'extrême gauche c'est cool, ça va bientôt être la révolution. Même réalité, différentes analyses, surtout différentes perceptions des signes. Qui a la vérité dans tout ça ?

    - Je sais pas... Bernard-Henri Lévy ?

    - Pauline, la réponse à "Qui a la vérité ?" est simple. C'est : on s'en fout. En tout cas, c'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est que, en fonction de ce qu'elle voit, chaque vision de monde va agir différemment. Elle va créer l'assurance chômage, ou elle va lancer la brigade anti-glande. Au poker, c'est pareil. L'essentiel c'est que tu comprennes comment l'autre analyse les choses, ce qu'il voit et ce qu'il ne voit pas, sa façon à lui d'interpréter
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Gwordia, le 07 août 2012

    Qu'est-ce qu'on attend de l'autre, sinon d'être un reflet flatteur de soi, au moins physiquement, au mieux socialement ? Qu'est-ce qu'ils ont vécu comme éducation sentimentale sinon un jeu de massacre, une jolie petite sélection au bon reproducteur, à la correcte reproductrice ? Qu'est-ce qu'ils ont appris, eux qui ont trente ans aujourd'hui et sont célibataires, sinon qu'ils ne sont pas assez ci, pas assez ça ? Comme le phénomène est général, on finit par trouver aussi humilié, aussi découragé, aussi petit que soi. Alors c'est le couple. Un reflet comme un autre. Une propagande vite usée qui veut qu'on fasse le bien qu'on attend, qu'on épargne le mal qu'on redoute. Quelques mots pour drogue : tendresse, fidélité. Mais ça n'éteint pas le moi. Après avoir repris des forces, on se lasse. On oublie qu'on a souffert, et toutes les leçons de la souffrance. On a besoin d'autres défis pour se sentir vivant. Bien obligé, qu'est-ce qu'on a d'autre comme horizon ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par Gwordia, le 07 août 2012

    Pendant deux jours, ils ont vécu à moitié, l'autre moitié étant dévorée par l'attente du verdict. Sauf quand leurs regards, sauf quand leurs bouches, sauf quand leurs frissons, les foudres dans leurs corps ont ouvert un présent où être tout entier.

    (...) Sans se le dire, ils avaient eu tous les deux peur que le désir de l'autre se soit endormi. Ils ont retrouvé la complicité de se tirer les cheveux, de s'offrir l'inavouable du plaisir, de plonger ensemble là où le bien ne sait plus.

    Au bout de six mois ensemble, ce n'est plus une conversation continue et ce n'est pas encore un rituel domestique où le principe et la sollicitude entrent pour une bonne part. Ils découvrent un nouveau temps, ils entrent dans la fidélité. Si Cyril devait définir le mot, il dirait que ça consiste à s'échanger, la plupart du temps, des égards de petits vieux, puis, soudain, de rougir et jouir, dans un pincement intact, des mêmes cochonneries.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Gwordia, le 07 août 2012

    - Et donc, sinon, le poker ?

    - J'y viens. Il y a donc le hasard, et dans ce hasard, il faut bien vivre, il faut agir, sans être sûr d'avoir raison. Il faut parier. En termes pokéristiques, il faut miser. Sans savoir la main qu'ont les autres, sans savoir quelles cartes vont tomber au tableau. Le poker comporte exactement le même dosage que la vie entre le hasard et la volonté, l'intelligence et le prends-ça-dans-la-gueule, la liberté et le un-point-c'est-tout. Les gens jouent parce qu'ils comprennent que le poker, c'est comme leur vie. A la différence que, pour une fois, ils pensent que ça peut leur rapporter de l'argent.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Gwordia, le 07 août 2012

    Pour les Américains : "Le poker est l'activité la plus violente qu'on puisse pratiquer assis."

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

> voir toutes (12)

Videos de Julien Capron

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Julien Capron


La chronique de David Medioni - Trois fois le loyer
A partir d'aujourd'hui, notre déblogueur-journaliste David Medioni intervient une fois par semaine pour nous présenter ses coups de cœur littéraires. Pour sa première chronique de la rentrée, David a décidé de vous parler du livre de Julien Capron "Trois fois le loyer" (éditions Flammarion). Regardez... La présentation du livre "Trois fois le loyer" par l'éditeur : II s'agit d'une quête. Peut-être pas la plus arthurienne des quêtes, mais pas forcément la moins épique : trouver, de nos jours, un logement à Paris. Et les moyens de se l'offrir. C'est l'histoire d'un couple qui a commis une erreur: croire qu'il faut faire ce qu'on aime dans la vie. Cyril est photographe de presse, Pauline cuisinière free-lance. Ils naviguent entre Montmartre et les jolis cafés des bords de l'Ourcq. En clair, ce sont des bobos. Mais des bobos sans complexe de supériorité et qui défendent courageusement leurs rêves. Célibataires, ils se débrouillaient avec des miettes de revenus. Ils se sont rencontrés, ils sont tombés amoureux, ils ont décidé de s'installer ensemble. le deux-pièces où ils devaient emménager leur échappe. Ils n'ont que quelques jours pour trouver un toit. Les agents immobiliers les éconduisent à une cadence de métronome. Bientôt, c'est la plongée dans l'envers de Paris, celui des trafics et des misères. Pauline et Cyril n'ont plus qu'un moyen de s'en sortir: le poker. Il va falloir apprendre à jouer. Il va falloir faire équipe au-delà des bonnes intentions et des jolis ...








Sur Amazon
à partir de :
8,00 € (neuf)
5,50 € (occasion)

   

Faire découvrir Trois fois le loyer par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz