ISBN : 9782246770114
Éditeur : Grasset (2011)


Note moyenne : 2.89/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
Denis et Delphine, Nicolas et Marie, Lola et Samuel. Trois couples qui depuis des années se réunissent le 14 juillet pour profiter de l’insouciance des repas entre amis et l’agréable torpeur des journées d’été normandes. Mais cet été-là, leur rencontre avec Dimitri, un ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 15 février 2011

    Lune
    "Ô temps! suspends ton vol, et vous, heures propices!
    Suspendez votre cours :
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours!"
    extrait du "Lac" de Lamartine.

    Curieux, mais en refermant ce livre presqu'à regret, spontanément ces vers de Lamartine se sont mis à chanter dans ma tête. Véronique Olmi est une enchanteresse. Pendant toute la lecture, le flux et le reflux de la mer nous accompagnent, il y a aussi ce temps d'entre le Temps dans le village de Coutainville où couples, enfants se rejoignent dans une maison de famille pour le 14 juillet. Tout est arrêté, figé : les générations se croisent, les adultes d'à présent savent les gestes des précédents et savent aussi que les suivants referont les mêmes. Il y a dans ces moments une intemporalité bienveillante, presque rassurante, comme un arrêt sur image. Cette envie justement de dire "ô temps! suspends ton vol!" Mais l'inéluctable ne s'arrête jamais. Un mal être gâche les heures qui se voudraient belles et couve en chacun des protagonistes. Heure des bilans : un ado mystérieux apparaît, n'ayant de mystère que pour celles et ceux qui se cherchent et finiront peut-être par se rencontrer parce qu' un être venu on ne sait trop d'où les aura déstabilisés. Trois couples différents, une amitié sincère, des adolescents perturbants plus que perturbateurs, trop d'aisance pour certains, des rêves inassouvis, des envies, des regrets, des refus d'aimer... Tout cela les déchire, la permanence est un faux désir. Comme la mer qui se renouvelle sans cesse, la vie prendra une autre direction et suivra, salvatrice, les mouvements de chacun : un couple qui se sépare, une femme qui enfin abandonne son secret, une autre qui s'affirme, un homme qui lutte, etc... La dissection des sentiments, des émotions, des actions des uns et des autres est subtile, précise, remuante. On est juste là, ombres écoutant et regardant, on souffre, on espère, on sourit, ils existent, on fait presque partie de leur groupe... et pourtant la nostalgie, la fatalité, le temps qu'on griffonne "comme un brouillon" laissent une amertume que l'on comprend trop bien. Ils ont raison, il ne faut pas hésiter ni stagner, c'est le mouvement qui est vie.
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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 24 décembre 2011

    missmolko1
    Le temps d'un week-end en Normandie, trois couples vont faire le point sur leur vie, chacun va prendre consciente qu'ils n'ont pas vraiment la vie qu'ils rêvaient... Chacun a ses secrets, ses non-dit et chaque personnage nous surprend.
    L'écriture est très belle et assez poétique mais leurs secrets sont parfois pesants. Je m'attendais a un week-end de règlement de compte "drôle" mais c'est tout le contraire. Les personnages sont plutôt sombres et me semble malheureux.
    Je sors donc de cette lecture assez partagée.....
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lejardindestephanie, le 14 octobre 2011

    lejardindestephanie
    La vie c'est une succession d'arrangements qui se croisent, se télescopent, s'évitent. On s'arrange. On s'arrange pour ne pas s'arrêter sur toutes les petites déceptions. On s'arrange pour lisser l"ambiance: au boulot, en famille, avec son amoureux, parce qu'on ne va pas se pourrir tous les jours avec des petites choses qui nous agacent, parce qu'on ne va pas gaspiller son énergie inutilement pour expliquer à son collègue de bureau que sa façon de faire n'est pas terrible, parce que pour lui, la nôtre n'est sans doute pas l'idéal. Parce qu'on ne va pas quitter son amoureux s'il déteste le film qu'on aime. Parce qu'on ne peut pas passer entre les gouttes de toutes les réunions de famille.
    Il y a ceux qui manient la méthode allègrement et s'en contentent, il y en a qui n'y arrivent pas du tout, il y a une majorité d'entre-deux, pour qui des fois ça suffit et d'autres fois c'est intolérable, de s'arranger.
    Cet été-là, c'est le grain de sable qui enraye la machine. C'est le détail qui met chacun devant sa propre solitude.
    Trois couples, amis, un week-end à la mer, comme tous les ans. Sauf que cette année, ils se voient.
    Ce n'est pas triste, ce n'est mélo, ce sont des histoires d'amour et d'amitiés, si simples et si compliquées.
    14 octobre 2011 / Challenge ABC 2011-2012

    Lien : http://ausautdulivre.blogspot.com/2011/10/petits-arrangements-entre-..
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    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 08 février 2012

    mariech
    Cet été -là raconte les retrouvailles de 3 couples d'amis dans la maison de vacances de l'un deux : Denis et Delphine qui ont des problèmes de couple mais pas de problèmes d'argent,, c'est en effet grâce à cela qu'ils peuvent réunir leurs amis le temps des vacances .
    Ce roman évoque pleins de choses différentes mais en les survolant , il m'a semblé qu'il manquait de l'émotion dans ce roman , les thèmes évoqués sont parfois graves , et sont à peine développés .
    C'est un tableau assez pessimiste de ces couples , c'est n'est pas une lecture dont je me souviendrais .
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    • Livres 2.00/5
    Par canel, le 21 septembre 2011

    canel
    Comme tous les ans, Denis et Delphine invitent deux couples d'amis dans leur résidence de Coutainville pour le week-end du 14 juillet. Ils seront rejoints par quatre adolescents. "Ainsi, pensait Delphine, ils seraient dix dans la maison, et c'était bien. Il fallait du monde, le plus de monde possible entre elle et Denis." (p. 11). le ton est donné. Petites vacheries, agacement mutuel ou indifférence feinte entre les deux époux qui ne s'aiment plus. Et parallèlement, camaraderie, échanges de propos futiles, gaffes et petits riens du quotidien entre amis.

    Ambiances estivale et littorale très bien rendues, mais à part cela... Trois femmes caricaturales : la croqueuse d'hommes qui multiplie les aventures avec des jeunots, la vieille actrice de théâtre qui n'a jamais percé et la jolie bourgeoise oisive qui déprime vaguement et se demande si elle va plaquer son mari. Des hommes inconsistants ou insaisissables, une atmosphère molle malgré les tensions...

    Plaisir de lecture, d'abord, puis assez vite sentiment de vacuité et ennui. On attend quelque chose qui ne vient pas, on reste en surface, on aura finalement à peu près toutes les réponses aux questions posées, sauf qu'on a oublié qu'on s'y intéressait. En bref, une déception.
    De cette auteur, j'avais beaucoup aimé 'Bord de mer' (tragique, lourd) et 'Un si bel avenir', mais été déçue par 'Numéro six' et avais abandonné 'La pluie ne change rien au désir'.
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Citations et extraits

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  • Par nicolopoulos, le 19 février 2012

    Ce qu'elle aurait aimé, dans cette solitude qui en augurait une autre, c'est d'entendre la mer. Entendre la mer sans la voir et lui accorder le pouvoir de porter en elle le souffle de tous ceux qu'elle aimait sans le leur dire jamais...
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  • Par Lune, le 14 février 2011

    -Tu as raison, c'est nul... La campagne c'est comme le magnésium, c'est bien sous forme de cure, mais sur le long terme on en perd tous les bénéfices... Avec de l'argent, qu'est-ce que je ferais?
    -Rien. Tu goûterais les choses. Le temps qui passe... Le bruit de la pluie par une fenêtre ouverte, l'odeur de Paris au mois de mai, un café dans les jardins du Palais-Royal, un verre de vin face à la pyramide du Louvre...
    -C'est ce que tu fais?
    -Non... Moi je m'agite. C'est moins difficile.
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  • Par laprimavera, le 06 mars 2012

    Il aimait Marie plus que tout, elle était sa seule raison de vivre, la dernière à le voir comme celui qu'il aurait aimé être. Il se raccrochait à elle comme un enfant à une icône, une sainte un peu miraculeuse, il craignait de la perdre et d'être désaimé d'elle comme on craint de se perdre dans un pays hostile.
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  • Par Lune, le 14 février 2011

    Lors de ces week-ends entre amis, à force d'être une personne conciliante et gentille, toujours surgissait en elle à un moment ou un autre l'envie de s'éclipser. Ne plus parler. Ne plus écouter. Ne plus comprendre
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  • Par Lune, le 14 février 2011

    Ce qu'elle aurait aimé, dans cette solitude qui en augurait une autre, c'est d'entendre la mer. Entendre la mer sans la voir et lui accorder le pouvoir de porter en elle le souffle de tous ceux qu'elle aimait sans le leur dire jamais.
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5 questions posées à Véronique Olmi au sujet de son roman Le premier amour paru chez Grasset.








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