Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2253194859
Éditeur : Le Livre de Poche (2014)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 191 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi
... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (63)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 27 août 2012

    sandrine57
    Bien dans sa tête, dans sa vie, dans son couple, Suzanne est une accordeuse de piano d'une quarantaine d'années. Elle vit dans une douce quiétude avec Antoine, son mari.
    Serge, quant à lui, dirige une agence immobilière. Il a 60 ans, une belle carrière, une grande maison, une épouse somptueuse ,de 30 ans sa cadette, et deux enfants.
    Quand ces deux-là se croisent pour la première fois, ils ne savent pas encore qu'ils se reverront, s'aimeront, s'ouvriront leurs cœurs et que leurs vies en seront bouleversées

    A priori cette histoire pourrait être l'histoire banale d'un adultère. Mais il n'en est rien. D'abord parce que cette liaison est totalement inattendue pour Suzanne et Serge, ensuite parce qu'elle s'éloigne des stéréotypes du genre. Serge ne trompe pas sa femme avec une jeunette plus belle qu'elle. Non, curieusement il est attiré par Suzanne qui n'est ni jeune, ni belle, ni même son type de femmes. C'est pourtant dans les bras de cette femme entière et vivante, loin de sa vie trop parfaite, dont il semble toujours être plus spectateur qu'acteur, qu'il va enfin sortir de son silence, livrer ses secrets, raconter ses blessures. C'est grâce à ses questions, à son insistance et, sans doute, à la compréhension qu'il sait pouvoir espèrer d'elle, que Serge va s'ouvrir et raconter les drames de son enfance, tout ce qu'il a toujours caché, pour oublier un peu et par peur d'être rejeté surtout.
    Alors non, Nous étions faits pour être heureux n'est pas une histoire banale, c'est une romance tendre et douce-amère entre une femme qui sait donner et se donner et un homme qui révèle ses failles et apprendra à les surmonter.
    On ressort bouleversé de cette lecture sans vraiment savoir pourquoi, peut-être tout simplement à cause du talent de Véronique OLMI à nous décrire les êtres et les sentiments dans toute leur complexité
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 37         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 25 novembre 2012

    Lolokili
    D'une part, une histoire d'adultère aussi touchante que peu crédible. de l'autre, un homme tourmenté par un lourd secret enfoui depuis l'enfance. le problème est qu'à vouloir traiter ces deux sujets dans une même histoire, l'auteure s'est à mon sens un peu perdue dans un drame bourgeois improbable et sans grande consistance.
    Bien dommage car j'ai trouvé le personnage de Suzanne plutôt attachant et la plume de Véronique Olmi, que je découvrais pour la première fois, m'a rapidement séduite par son énergie et sa fluidité. Pour cette raison au moins je retenterai, à l'occasion, une « expérience Olmi ».
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 32         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 20 septembre 2012

    brigittelascombe
    "Aux fils", dédicace la romancière Véronique Olmi d'entrée de jeu.
    Aux fils brisés par un "père terreur", aux fils en trop grande fusion avec leur mère, aux fils abandonnés, aux fils blessés incapables d'aimer....
    Ces fils...ce fils, cet enfant du passé dit "Sergio" qui ne demande qu'à émerger des limbes où il est enfoui, ce porteur de secret inavouable, Serge le cache sous son bonheur clinquant d'agent immobilier sexagénaire bourgeois dont l'épouse au foyer Lucie "lumineuse et fraiche" est une "jeune pouliche robuste" l'ayant doté de deux jeunes enfants et maintenant à elle seule une vie harmonieuse dans leur somptueuse maison de Montmartre.
    Parallèlement, Suzanne "l'accordeuse de pianos" "petite et laide" mais aux "yeux d'onyx" vit un petit bonheur forcé avec son mari Antoine "au corps lourd", ouvrier dans un garage.
    Serge et Suzanne vont se croiser fortuitement. "Elle n'est pas de son monde" mais possède les clefs de l'univers de la musique,celui du passé. Elle, si libre,si vraie, va devenir son obsession.
    Véronique Olmi dresse le portrait fort d'un homme "séduisant et riche" qui prend sans penser aux conséquences,un homme égoïste, mufle, qui oscille entre deux migraines et sautes d'humeur, un homme irrémédiablement blessé qui porte un germe de destruction en lui, un homme qui cache ses ressentiments sous une façade de "politesse sournoise" acquise dés son jeune age, un homme....dont on a pitié (d'où le talent de l'auteur).
    Véronique Olmi étudie avec finesse les rapports de couples réfugiés dans la routine.Elle démontre au lecteur qu'il suffit d'un rien "pour qu'une vie se désaccorde elle aussi". C'est dur et limpide à la fois.Bouleversant!
    Nous étions faits pour être heureux cite Véronique Olmi suite aux vers d'Aragon: Nous étions faits pour être libres/ Nous étions faits pour être heureux . Est-ce ce manque de liberté, cet enfermement qui prédestine à être inapte au bonheur et à semer le malheur autour de soi? nous interroge-telle.
    Nous étions faits pour être heureux aura, je l'espère le bonheur de recevoir un prix car il le vaut bien!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la critique

    • Livres 1.00/5
    Par MachaLoubrun, le 03 septembre 2013

    MachaLoubrun
    Ce matin Suzanne part accorder le piano de la fille de Serge. C'est à Montmartre dans un décor assez convenu pour bobos parisiens et en se frôlant dans l'entrée de l'immeuble, ils ne savent pas encore qu'ils vont si mal s'aimer. Ils n'avaient pas prévus qu'ils allaient aimer à nouveau.
    Pourtant elle n'est pas trop jolie Suzanne et elle mène une vie pantouflarde avec Antoine. Serge est un séduisant sexagénaire marié à une belle jeune femme et ils ont deux beaux enfants. Tout est si beau et élégant chez eux, Serge a tout pour être heureux, une belle réussite professionnelle et une belle famille.
    L'histoire d'amour qui va déferler dans la vie ces deux êtres va réveiller des blessures enfouies depuis l'enfance et complétement refoulées chez Serge. Un terrible remord le tenaille depuis le décès de sa mère dans des conditions tragiques mais la force de cet amour inattendu leur permettra-t-elle de construire ensemble une vie nouvelle ?
    Tous les ingrédients pour un beau roman d'amour blessé étaient réunis mais je me suis profondément ennuyée en lisant « Nous étions fait pour être heureux ». J'ai cru lire une synthèse d'un article de Psychologie magasine et d'un témoignage d'une lectrice dans Marie-Claire !
    Le style est plat, j'ai terminé le livre paresseusement, soulagée de terminer rapidement ce roman sans intérêt.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 09 juin 2013

    Eve-Yeshe
    J'ai bien aimé ce livre, le premier que je lis de Véronique Olmi. Elle nous raconte l'histoire de Serge, la soixantaine, qui est marié à une femme superbe, Lucie la trentaine. Serge est agent immobilier, gagne très bien sa vie, dans une maison cossue, dans un quartier bourgeois et il a eu deux enfants avec Lucie : Théo 7 ans et Chloé 3 ans.
    Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un jour, il croise Suzanne qui a, à peu près, le même âge que lui, venue accorder le piano que Lucie vient d'acheter pour Théo. Il ne remarque pratiquement pas.
    De son côté, Suzanne vit avec Antoine depuis longtemps. Ils forment un drôle de couple. C'est elle qui assure la stabilité du ménage, elle regarde les matches de foot afin qu'il puisse en parler avec les collègues de travail à la pause café sinon, il n'a rien à partager avec eux.
    Suzanne doit venir plusieurs fois accorder le piano et Serge finit par la voir et il se sent attiré irrésistiblement vers elle. Il va la suivre chez elle et faire l'amour avec elle car c'est vital pour lui et elle le laisse entrer dans sa vie sans bien comprendre ce qu'il veut vraiment.
    Il l'entraîne dans un appartement qu'il n'arrive pas à vendre et il va peu à peu lui raconter ce qu'il n'a jamais dit à personne : un lourd secret d'enfance qu'il a enfoui à jamais au fond de sa mémoire pour pouvoir vivre normalement.
    Peu à peu, il raconte son enfance, sa mère morte quand il avait 10 ans qui jouait du piano dans le salon, son père violent tyrannique, les coups qui pleuvent, une scène importante à laquelle il assiste et qui va le perturber toute sa vie.
    Je ne dévoilerai pas plus l'intrigue car c'est important de découvrir la fragilité de Serge qu'il cache derrière une réussite plutôt flamboyante, la culpabilité de faire souffrir Lucie, le contact qu'il n'arrive pas à établir avec Théo son fils (il ne l'écoute jamais jouer du piano car cela déclenche d'affreuses migraines, il ne partage pas se jeux, car il ne sait pas communiquer. Il y a une tendresse et une souffrance infinies chez cet homme.
    C'est cela qui pousse Suzanne à l'écouter, avec elle, il se sent bien, en sécurité, donc il pourra dire ce qui le hante. C'est une femme pleine d'empathie, qui sait écouter, donner sans attendre quelque chose en retour.
    Chacun voit sa vie se transformer, tout au long du récit mais vont-ils suivre ce que leur dicte leur instinct ? Pouvons-nous aimer sans avoir peur de perdre l'autre, s'il connait nos faiblesses ?
    Dans ce roman, il y aussi la musique, Liszt occupe une place importante dans la vie de Serge, sa mère répétait pendait des heures, « un rêve d'amour » qu'elle avait du mal à maitriser au piano, et Suzanne est accordeuse de piano (comme elle tente de ré accorder la vie de Serge qui écoute Faust et le chante).
    Bref, bon roman, belle écriture. Cela me donne envie de lire d'autres romans de Véronique Olmi car elle a su me toucher.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 18         Page de la critique


Critiques presse (4)


  • Actualitte , le 24 juin 2013
    Un vrai mélo raconté à travers de belles balades dans Paris, charmant et touchant, jamais mièvre même si le secret révélé par Serge et surtout la visite au père monstrueux dramatisent tout de même un peu lourdement le ton du récit, ceci sans véritable nécessité.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LaPresse , le 10 décembre 2012
    L'écriture de Nous étions faits pour être heureux est d'une telle précision que le récit se déroule comme un film. Le lecteur a l'impression de circuler dans différents quartiers de Paris.
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • Telerama , le 27 novembre 2012
    De son écriture qui caracole en chapitres courts, en brèves scènes très visuelles, la dame nous entraîne dans une harmonie certes tissée de souffrances, mais où ce qui importe-avec un fiévreux romantisme-est d'abord d'avoir senti, vécu. Aimé.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Bibliobs , le 13 novembre 2012
    Pour vendre du papier, une dramaturge délicate accepte, quitte à se trahir, de se métamorphoser en romancière de gare.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

> voir toutes (62)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Carosand, le 22 janvier 2013

    J'essayais de tout retenir, de Serge. Pas ce qu'il avait dit. Mais lui. Je me disais Je vais le perdre mais je le sais, quel privilège. Combien de fois perdons-nous ceux que l'on aime, sans le savoir ? Combien de fois crie-t-on Au revoir, sans même se retourner, et c'est fini pour toujours, et ce que l'on voudrait retenir, ce que l'on voudrait revivre, même une minute, même en rêve, n'existe tout simplement plus ? Nous étions posés Serge et moi, dans ce radeau, au-dessus d'une gare endormie, dans le silence triste d'avant les grandes ripailles de Noël et du jour de l'an. Les derniers instants vierges. Avant que tout le monde décide d'être heureux à la même minute, lance ses voeux de bonne année et puis remonte dans les trains bondés. Et se plaigne de la fatigue, un manque de sommeil irratrapable, comme si toujours l'effort était le même : tenir les yeux ouverts, le corps debout.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par Lolokili, le 21 novembre 2012

    Il y a tant de façons de s'aimer, et ce désir qui se nourrit de lui-même, qui se renouvelle à peine assouvi, les accapare tout entiers. Ce qu'ils ont laissé avant de venir, ce qu'ils rejoignent quand ils se quittent, ils n'en parlent pas. Ils le savent. Il n'est question que de l'instant partagé. Le reste est un décor, celui d'une vie familiale qui ressemble à une position sociale.

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la citation

  • Par Bibalice, le 12 juillet 2012

    Combien de fois perdons-nous ceux que l'on aime, sans le savoir ? Combien de fois crie-t-on Au revoir, sans même se retourner, et c'est fini pour toujours, et ce que l'on voudrait retenir, ce que l'on voudrait revivre, même une minute, même en rêve, n'existe tout simplement plus ?

    Commenter     J’apprécie          0 29         Page de la citation

  • Par Lolokili, le 22 novembre 2012

    Combien d'hommes et de femmes se heurtent à la nuit, avec quel désarroi ils constatent leur insomnie répétée, tenace, ignorant qu'ils ne sont pas seuls mais font partie d'une multitude, celle des gens lucides dont la nuit jamais ne vient à bout.

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la citation

  • Par Eve-Yeshe, le 16 juin 2013

    Il est à quelques centimètres de moi. Il est à une main. Un geste de moi. Et je ne le fais pas. Alors, je peux survivre à tout. Toutes les solitudes, toutes les peurs, tous les élans. Si je m’en vais avant de saisir le visage de cet homme dans mes mains et d’enfoncer ma langue dans sa bouche, et tenir, longtemps, ce baiser plein de sang et de reconnaissance, si j’arrive à ce froid-là, cette inhumanité, alors plus rien jamais ne pourra m’atteindre. Je ne suis plus une femme. Je suis la désincarnation. La sublimation désespérée. Enfermée en moi-même, pire qu’un un couvent.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

> voir toutes (14)

Videos de Véronique Olmi

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Véronique Olmi

Véronique Olmi, juré du Prix Orange du Livre 2014 .
Découvrez le Prix Orange du livre 2014 sur Lecteurs.com Véronique Olmi, romancière et dramaturge, publie son premier roman, Bords de Mer, chez Actes Sud en 2001, et reçoit le Prix Alain-Fournier en 2002. Elle est l?auteure de nombreuses pièces de théâtre, dont Mathilde et Chaos debout. Elle est la co-fondatrice du festival de théâtre « le Paris des Femmes ». Son dernier roman, La nuit en vérité, est paru en 2013 aux éditions Albin Michel. Elle répond aux questions de Karine Papillaud








Sur Amazon
à partir de :
6,27 € (neuf)
3,27 € (occasion)

   

Faire découvrir Nous étions faits pour être heureux par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz