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> Patrick Couton (Traducteur)

ISBN : 2070415759
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 116 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« " La terre est avec moi, frère, dit Ta-Kumsaw. Je suis le visage de la terre, la terre est mon souffle et mon sang.
- Alors j'entendrai battre ton coeur dans le pouls du vent, dit Lolla-Wossiky.
- Je rejetterai l'homme blanc à la mer", dit Ta-Kumsaw. »> voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Philemont, le 30 janvier 2013

    Philemont
    Dans les Etats-Unis naissants, en ce début de XIXème siècle, Alvin Miller Junior est Le septième fils d'un septième fils. Cela lui confère un don dès son plus jeune âge, celui de "Faiseur", mais aussi une fragilité face à son adversaire de toujours, le "Défaiseur". Muni de sa force et de sa faiblesse, Alvin traverse quelques pans de l'Histoire des Etats-Unis…
    Ce bref résumé ne peut toutefois mettre en avant la richesse des Chroniques d'Alvin le Faiseur, en tout cas ses trois premiers tomes, dont je vais m'efforcer de parler plus avant ici.
    Ce ne sont pas moins de trois niveaux de lecture qu'Orson Scott CARD nous propose dans ses romans.
    Le premier niveau est celui de l'uchronie. Les Etats-Unis de CARD se réduisent en effet à six états, entourés de territoires indépendants, notamment la Nouvelle-Angleterre au sud, et le Canada français au nord. En dépit de la mise en scène de Napoléon Bonaparte et De La Fayette dans Le prophète rouge, cette carte politique n'est pourtant pas totalement exploitée, l'auteur préférant laisser le lecteur conjecturer à sa guise en fonction de ses connaissances historiques. Ainsi l'ignorant parfait pourra totalement faire abstraction de cette dimension de l'intrigue, l'historien chevroné s'amusera à imaginer quels événements historiques ont conduit à une telle situation. Que l'on soit dans l'un ou l'autre camp, le lecteur y trouvera son compte puisque le fond des Chroniques d'Alvin le Faiseur se trouve ailleurs.
    C'est ainsi que l'on est conduit à identifier un second niveau de lecture des trois romans : la trame dramatique elle-même, renouvelée à chaque tome, et qui trouve sa source dans l'Histoire des Etats-Unis dans ce qu'elle a de plus noir. La trilogie traite ainsi successivement de la vie des pionniers (Le septième fils), de la question indienne (Le prophète rouge) et de l'esclavage (L'apprenti). Même si ces sujets sont plantés dans une Amérique uchronique, on n'en resent pas moins que CARD décrit là avec minutie certaines des bases sur lesquelles les Etats-Unis se sont construits. Mais ce n'est encore là qu'un arrière plan, le véritable thème de cette trilogie étant à rechercher encore un peu plus loin.
    C'est donc le troisième niveau de lecture des Chroniques d'Alvin le Faiseur : les natures du Faiseur et du Défaiseur. Qui est donc ce Faiseur, dont la naissance est prophétisée par une petite fille de 5 ans ? Qui est donc ce Défaiseur, figure incertaine dont le seul objet semble n'être que la destruction du Faiseur ? Telles sont les véritables questions de fond de la première trilogie des chroniques.
    Le lecteur curieux n'ignore probablement pas qu'Orson Scott CARD fait partie de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, dont les adhérents sont appelés "mormons". S'il n'ignore pas cela il est alors capable d'établir lui-même un parallèle entre Alvin et Joseph Smith, le fondateur de la secte susnommée. Néanmoins l'analogie n'est pas tout à fait parfaite. D'une part parce que Joseph Smith a créé une secte d'obédience chrétienne, alors qu'Alvin développe plutôt un mysticisme primitif (il est fortement influencé par les croyances des amérindiens). D'autre part, Joseph Smith n'était pas doté de pouvoirs particuliers, alors que c'est le cas d'Alvin Miller. Car Orson Scott CARD a bel et bien écrit un cycle de Fantasy, dans lequel les Etats-Unis sont certes peuplés majoritairement d'humains comme vous et moi, mais également de quelques hommes et femmes capables de jouer avec les forces de la nature à l'aide de charmes plus ou moins sophistiqués.
    Les uns comme les autres sont de toute façon des êtres humains avant tout, Alvin Miller Junior le premier. Cette humanité est parfaitement servie par l'écriture d'Orson Scott CARD, toujours juste, souvent poétique, et jamais moralisatrice. Voilà donc un cycle de Fantasy très original, parfaitement méprisé, et très joliment écrit qui mérite d'être considéré comme un incontournable du genre.
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    • Livres 5.00/5
    Par BVIALLET, le 05 mai 2012

    BVIALLET
    Nous sommes en 1810, toujours sur la Frontière des pionniers américains. le gouverneur Harrison a trouvé un bon moyen pour pacifier la région : il fait distribuer généreusement du whisky aux Rouges, les transformant en alcooliques et les tuant à petit feu. Mais un jour Lolla-Wossiky, le pire alcoolique du coin, se convertit, abandonne l'alcool et devient Le prophète rouge. Il prêche l'abstinence et la non violence. Il rencontre un tel succès que des milliers de ses frères s'installent pacifiquement à Prophetville ce qui ne fait pas l'affaire du gouverneur qui voit sa propre ville péricliter. Il imagine de créer un incident qui devrait lui permettre de se débarrasser une bonne fois pour toutes des Rouges. Il s'agit d'enlever de jeunes blancs, de les torturer et de les tuer en imputant le forfait aux hommes du Prophète Rouge... Sur le chemin qui doit le mener en apprentissage chez un forgeron, Alvin et son frère Mesure tombent dans ce traquenard. S'en sortiront-ils ? le Faiseur pourra-t-il empêcher ce massacre programmé ?
    Ce deuxième tome de la saga d'Alvin le Faiseur tient toutes les promesses du premier. le lecteur nage en pleine fantaisie. La magie, les pouvoirs supranormaux, (la capacité qu'a Alvin de réparer les corps blessés même à distance laisse pantois) et même l'uchronie (présence de Napoléon et La Fayette) le disputent au pur fantastique. Card nous propose une vision à la fois poétique, philosophique et ésotérique des réalités indiennes et européennes, de ce choc des civilisations que représenta la Conquête de l'Ouest et de ce génocide que furent les guerres indiennes. Les Blancs n'ont pas le beau rôle dans cette histoire, le coeur de Card bat plutôt pour les indiens (la figure hiératique de Ta-Kumsah, le grand guerrier est magnifique). Sans doute cela vient-il du fait que son grand-père, Orson Rega Card fut sauvé par des Indiens Blood comme il le précise dans sa dédicace. La préface indique également le véritable Harrison ne fut pas le monstre décrit dans le livre. Dans un tel contexte, personne ne s'attendra bien sûr à la moindre réalité historique. le lecteur se régalera d'une (ou plusieurs) autre(s), plus subtiles.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par Morgouille, le 07 septembre 2009

    Morgouille
    Dans ce deuxième tome, aussi magnifique que le premier, on met un certain temps à retrouver le petit Alvin. Les pouvoirs colonisateurs (français et anglais) préparent une guerre et tout est bon pour arriver à leurs fins. Orson Scott Card nous présente donc des personnages historiques ayant réellement existé (Harrison, La Fayette, Maurepas, Napoléon, Tenskwatawa,…), mais sous des caractères parfois différents. Napoléon a par exemple un pouvoir qui lui permet de soumettre ses semblables à une dévotion sans limite… [...]


    Lien : http://morgouille.wordpress.com/2010/05/23/les-chroniques-d%e2%80%99..
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    • Livres 4.00/5
    Par laupaulons, le 20 septembre 2013

    laupaulons
    roman américain

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    • Livres 4.00/5
    Par laupaulons, le 20 septembre 2013

    laupaulons
    roman américain

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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 07 septembre 2009

    La mère aimait beaucoup Ta-Kumsaw, plus que n’importe quelle mère de la tribu aimait un fils ; mais quand bien même, elle aimait davantage Lolla-Wossiky. Souventes fois elle leur avait raconté comment, bébé, Lolla-Wossiky se mettait à pleurer chaque hiver dès les premiers souffles d’air glacés. Elle avait beau le couvrir de peaux d’ours ou de bison, elle ne parvenait jamais à le calmer. Puis un hiver où il était assez grand pour parler, il lui apprit la raison de ces pleurs : « Toutes les abeilles vont mourir », dit-il. Voilà ce qu’était Lolla-Wossiky, le seul Shaw-Nee qui ait jamais ressenti la mort des abeilles.
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Orson Scott Card - Pisteur (partie 1 & 2) .
A l?occasion du festival les Utopiales 2013 à Nantes, Orson Scott Card présente son livre « Pisteur » partie et partie 2 aux éditions J?ai Lu. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/card-orson-scott-pisteur-9782290060995.html http://www.mollat.com/livres/orson-scott-card-pisteur-9782290023204.html Notes de Musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®








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