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Patrick Couton (Traducteur)
ISBN : 2070415740
Éditeur : Gallimard (2000)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 260 notes)
Résumé :
Au bord de la rivière Hatrack, près des forêts profondes où règne encore l'homme rouge, un enfant au destin exceptionnel va naître en des circonstances tragiques. Septième fils d'un septième fils, il détiendra, dit-on, les immenses pouvoirs d'un " Faiseur ", pour peu qu'il parvienne à échapper aux périls qui pèsent sur son existence. Car il est un autre pouvoir, obscur, prêt à tout pour l'empêcher de vivre et de grandir.
Nous sommes dans les années 1800, sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
isabelleisapure28 avril 2016
  • Livres 3.00/5
Alvin nait dans une famille de quatorze enfants, il est le septième fils d'Alvin senior, qui lui-même était un septième fils. Comme le veut la tradition, tout garçon doté de ce rang dans une fratrie est nanti de pouvoirs surnaturels.
J'ai suivi l'histoire de cette famille avec intérêt et me suis laissée séduire par le mix entre le récit initiatique et le conte.
Sans le challenge multi-défi, je n'aurais probablement jamais abordé le domaine de la fantasy.
Même si cette lecture ne m'a pas donné envie de poursuivre plus avant ma découverte de cet univers, j'ai passé un bon moment grâce au talent de conteur d'Orson Scott Card.
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zazimuth
zazimuth25 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
Je me suis enfin décidée à entamer cette série qui m'avait été fortement recommandée et je me suis rapidement laissé happer par ce premier volume.
On y fait la connaissance de la famille Miller qui vient s'installer dans les territoires de la Wobbish à l'Ouest de l'Appalachie. Ce pourrait être un environnement correspondant à l'Amérique des pionniers mais c'est un monde imaginaire donc je n'ai pas spécialement cherché à reconnaître des lieux ou des événements historiques.
En arrivant, le chariot des Miller est pris par la montée des eaux de la rivière alors que Fidelity Miller est sur le point d'accoucher de son septième fils... son mari étant également un septième fils. C'est la vision d'une petite fille qui va alerter le voisinage et qui va permettre de les sauver et c'est également cette fillette qui va aider pendant l'accouchement car c'est « une torche » et que son talent permet de guider la sage-femme pour mettre le bébé au monde.
Passé ce début houleux, les années s'écoulent et Alvin, le septième fils, grandit dans une famille aimante qui participe à la création d'une nouvelle ville, Vigor Church. le pasteur essaye de lutter contre les traditions et habitudes locales qu'il nomme superstitions alors que les gens les appellent des talents. Les croyances en des puissances magiques sont plus ancrées que la religion mais font partie de la vie quotidienne.
On s'aperçoit rapidement qu'Alvin a hérité de talents puissants lui permettant de créer et réparer en travaillant la matière. Ses parents et ses frères et soeurs veillent sur lui car ils ont constaté que « l'eau » cherche à le tuer à chaque occasion. C'est en discutant avec un homme de passage, Mot-à-mot, que le garçon va comprendre son rôle sur terre et la puissance de son talent.
Mon résumé est flou mais le texte est tellement dense que je ne sais comment faire autrement.
Ce premier tome est une bonne exposition de la situation initiale, du contexte et des personnages. Je me suis bien évidemment attachée au jeune héros mais aussi aux autres personnages qui ont chacun leur intérêt.
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Morgouille
Morgouille07 septembre 2009
  • Livres 5.00/5
Je me suis laissée emporter par ce début d'histoire surprenante, sans réfléchir. Je voulais savoir. Tout en sachant pourtant intuitivement que ce premier livre ne renfermait pas d'autres énigmes que celle évoquée dans le résumé apéritif de la quatrième de couverture. le septième fils, ce sont les fondations des Chroniques d'Alvin le Faiseur.
Ce livre est magique de bout en bout ; une atmosphère hors du commun en émane et la lecture y est paisible.
Rien ne semble anormal puisque tout est basé sur un pilier réel : la colonisation. L'uchronie est parfaite. Car l'histoire brasse tout ce qui importe dans cette Amérique naissante : toutes sortes de relations sont mises à l'avant-plan, mêlant débats théologiques et découvertes surprenantes de talents extraordinaires.
Et puis, il faut le dire : l'esprit de cette saga est tout sauf manichéen. Tout en ayant un facteur magique très présent dans la vie quotidienne des personnages, Orson Scott Card préserve finement la psychologie humaine. L'histoire est vue d'en bas, on embarque avec ces familles de modestes colons au parler campagnard, et on n'a plus d'autres envies que de faire le chemin avec eux.
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NATB
NATB23 décembre 2015
  • Livres 4.00/5
C'est la couverture un peu vintage de l'édition de 1990 qui m'a attiré, j'avoue ne pas être fan de fantasy (ma soeur rigole déjà, elle est fan !) mais j'avoue que ce premier tome (j'ai dû être ensorcelée car je n'avais pas vu qu'il y avait plusieurs tomes) m'a bien plu et je suis donc allée rapidement emprunter les deux suivants , NA !!
L'histoire se déroule au XIXé siècle en Amérique, c'est l'époque des pionniers et des convois de chariots vers l'ouest , des "Rouges" qui scalpent.
Mais dans cette histoire, il est aussi question de destin exceptionnel, de pouvoirs, de charmes et de sortilèges.Comme il est écrit en quatrième de couverture, c'est à la fois un conte, un roman de mystère et d'aventure.
C'est original à souhait pour me plaire.
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Thyuig
Thyuig20 août 2015
  • Livres 2.00/5
La découverte de Card pendant l'été m'ayant ouvert tout un pan de littérature que j'ignorais jusque là, j'ai pris soin d'explorer son oeuvre en me fiant aux critiques et notes glanées ici. Les chroniques d'Alvin le Faiseur sont largement plébiscitées, autant commencer par celles-ci.
D'emblée, j'ai fait face à une légère déception stylistique, je ne retrouvais pas dans le Septième fils l'élégance qui m'avait tant plu dans Père-des-pierre. Moins fluide, moins léché, plus ampoulé, voire pompeux, le style de Card dans ces chroniques me parait plus ordinaire, l'éloignant des promesses qui le rapprochaient de le Guin ou de Gene Wolfe.
L'histoire quant à elle promettait de belles choses : l'éveil de l'Amérique aux travers de la vie de pionniers dont le monde est partagé entre magie et religion. Card s'empare du destin de la famille Miller et du septième fils d'un septième fils, promis à un avenir exceptionnel.
Le parti-pris d'attaquer cette thématique par le biais à peine déguisé de la guerre de religion m'a laissé dubitatif. Certes, le sujet est vaste et intéressant, n'empêche que le point de vue de Card semble trop appuyé, nous rendant certains personnages trop lourds avant même que nous ayons pu nous faire à leurs idées. de même, comment une magie aussi puissante ne pourrait-elle pas faire l'unanimité ? En quoi l'usage d'un dieu et de sa religion seraient-ils légitime ?
Au final, un premier tome qui ne m'a pas convaincu par sa critique un peu facile de notre monde via l'entremise de ce monde inventé. Card se fait juge et avocat mais oublie de nous passionner. Je ne lirai pas la suite.
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
MorgouilleMorgouille04 septembre 2009
Même s’il parvenait le plus souvent à garder un visage impassible pendant la classe, et donc à recevoir moins de raclées, le dimanche restait l’épreuve la plus terrible de toutes parce que, cloué à son banc inconfortable, il devait écouter le révérend Thrower alors que la moitié du temps il se retenait d’éclater de rire à se rouler par terre, et que l’autre moitié ça le démangeait de se lever pour crier : « Jamais j’ai entendu une grande personne dire une chose aussi bête ! »
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MorgouilleMorgouille04 septembre 2009
Ah oui, pensa Thrower. Le gamin a bel et bien eu affaire au Diable.
« Tu l’as vu, mon enfant ?
— Il ressemble à quoi, vot’ diable ? souffla le garçon.
— Ce n’est pas mon diable, dit Thrower. Et si tu avais bien écouté au culte, tu le saurais, parce que je l’ai souvent décrit. En guise de cheveux, le Diable a des cornes de taureau. En guise de mains, le Diable a des pattes d’ours. Il a les sabots d’un bouc, et sa voix ressemble au rugissement d’un lion dévorant. »
À la stupéfaction de Thrower, le gamin sourit, puis un rire agita silencieusement sa poitrine. « Et vous nous traitez, nous aut’, de superstitieux ! »
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OwlyOwly30 mars 2011
En certaines circonstances, une naissance par exemple, se dit Alvin, la femme devient un animal, l'activité cérébrale se ralentit au bénéfice du corps qui prend le relais pour accomplir sa tâche. Sinon comment pourrait-elle endurer la douleur ? Comme si l'âme de la terre l'habitait ainsi qu'elle habite des animaux, pour l'intégrer à l'ensemble du monde vivant en la détachant de sa famille, de son époux, de toutes les brides de la race humaine, et pour la conduire dans la vallée de la maturité, de la cueillette, de la moisson et de la mort cruelle.
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MorgouilleMorgouille04 septembre 2009
Evidemment, ça n’arrangeait rien que la Bible donne sans arrêt envie de rire à Alvin, tout le temps au mauvais moment. C’est ce que Mesure lui avait dit, la fois où il s’était enfui de l’école pour se cacher chez David jusqu’à ce que son frère le retrouve juste avant le dîner. « Si t’évitais d’rigoler quand il lit la Bible, tu t’ferais moins taper d’ssus. »
Mais ça donnait vraiment envie de rire. Quand Jonathan tirait toutes ses flèches en l’air et qu’elles manquaient leur cible. Quand Jéroboam ne tirait pas assez de flèches par sa fenêtre. Quand Pharaon n’arrêtait pas d’imaginer des ruses pour empêcher les Hébreux de partir. Quand Samson, le benêt, disait son secret à Dalila qui l’avait déjà trahi par deux fois.
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MorgouilleMorgouille04 septembre 2009
« La plupart des pasteurs ne laissent pas de traces lumineuses sur ce qu’ils touchent. Seuls de rares élus atteignent à suffisamment de sainteté. »
Mais ce n’était pas à lui-même que songeait le pasteur. « Maintenant vous en avez assez dit, fit-il. Je sais que vous êtes un imposteur. Sortez de mon église.
— Je ne suis pas un imposteur. Je peux me tromper, mais je ne mens jamais.
— Et moi, je ne crois jamais qui prétend ne jamais mentir.
— On suppose toujours les autres aussi vertueux que soi-même », dit Mot-pour-mot.
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Videos de Orson Scott Card (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Orson Scott Card
Orson Scott Card - Pisteur (partie 1 & 2) .A l?occasion du festival les Utopiales 2013 à Nantes, Orson Scott Card présente son livre « Pisteur » partie et partie 2 aux éditions J?ai Lu. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/card-orson-scott-pisteur-9782290060995.html http://www.mollat.com/livres/orson-scott-card-pisteur-9782290023204.html Notes de Musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®
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