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> Patrick Couton (Traducteur)

ISBN : 2070415740
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 190 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au bord de la rivière Hatrack, près des forêts profondes où règne encore l'homme rouge, un enfant au destin exceptionnel va naître en des circonstances tragiques. Septième fils d'un septième fils, il détiendra, dit-on, les immenses pouvoirs d'un " Faiseur ", pour peu qu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Philemont, le 30 janvier 2013

    Philemont
    Dans les Etats-Unis naissants, en ce début de XIXème siècle, Alvin Miller Junior est Le septième fils d'un septième fils. Cela lui confère un don dès son plus jeune âge, celui de "Faiseur", mais aussi une fragilité face à son adversaire de toujours, le "Défaiseur". Muni de sa force et de sa faiblesse, Alvin traverse quelques pans de l'Histoire des Etats-Unis…
    Ce bref résumé ne peut toutefois mettre en avant la richesse des Chroniques d'Alvin le Faiseur, en tout cas ses trois premiers tomes, dont je vais m'efforcer de parler plus avant ici.
    Ce ne sont pas moins de trois niveaux de lecture qu'Orson Scott CARD nous propose dans ses romans.
    Le premier niveau est celui de l'uchronie. Les Etats-Unis de CARD se réduisent en effet à six états, entourés de territoires indépendants, notamment la Nouvelle-Angleterre au sud, et le Canada français au nord. En dépit de la mise en scène de Napoléon Bonaparte et De La Fayette dans Le prophète rouge, cette carte politique n'est pourtant pas totalement exploitée, l'auteur préférant laisser le lecteur conjecturer à sa guise en fonction de ses connaissances historiques. Ainsi l'ignorant parfait pourra totalement faire abstraction de cette dimension de l'intrigue, l'historien chevroné s'amusera à imaginer quels événements historiques ont conduit à une telle situation. Que l'on soit dans l'un ou l'autre camp, le lecteur y trouvera son compte puisque le fond des Chroniques d'Alvin le Faiseur se trouve ailleurs.
    C'est ainsi que l'on est conduit à identifier un second niveau de lecture des trois romans : la trame dramatique elle-même, renouvelée à chaque tome, et qui trouve sa source dans l'Histoire des Etats-Unis dans ce qu'elle a de plus noir. La trilogie traite ainsi successivement de la vie des pionniers (Le septième fils), de la question indienne (Le prophète rouge) et de l'esclavage (L'apprenti). Même si ces sujets sont plantés dans une Amérique uchronique, on n'en resent pas moins que CARD décrit là avec minutie certaines des bases sur lesquelles les Etats-Unis se sont construits. Mais ce n'est encore là qu'un arrière plan, le véritable thème de cette trilogie étant à rechercher encore un peu plus loin.
    C'est donc le troisième niveau de lecture des Chroniques d'Alvin le Faiseur : les natures du Faiseur et du Défaiseur. Qui est donc ce Faiseur, dont la naissance est prophétisée par une petite fille de 5 ans ? Qui est donc ce Défaiseur, figure incertaine dont le seul objet semble n'être que la destruction du Faiseur ? Telles sont les véritables questions de fond de la première trilogie des chroniques.
    Le lecteur curieux n'ignore probablement pas qu'Orson Scott CARD fait partie de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, dont les adhérents sont appelés "mormons". S'il n'ignore pas cela il est alors capable d'établir lui-même un parallèle entre Alvin et Joseph Smith, le fondateur de la secte susnommée. Néanmoins l'analogie n'est pas tout à fait parfaite. D'une part parce que Joseph Smith a créé une secte d'obédience chrétienne, alors qu'Alvin développe plutôt un mysticisme primitif (il est fortement influencé par les croyances des amérindiens). D'autre part, Joseph Smith n'était pas doté de pouvoirs particuliers, alors que c'est le cas d'Alvin Miller. Car Orson Scott CARD a bel et bien écrit un cycle de Fantasy, dans lequel les Etats-Unis sont certes peuplés majoritairement d'humains comme vous et moi, mais également de quelques hommes et femmes capables de jouer avec les forces de la nature à l'aide de charmes plus ou moins sophistiqués.
    Les uns comme les autres sont de toute façon des êtres humains avant tout, Alvin Miller Junior le premier. Cette humanité est parfaitement servie par l'écriture d'Orson Scott CARD, toujours juste, souvent poétique, et jamais moralisatrice. Voilà donc un cycle de Fantasy très original, parfaitement méprisé, et très joliment écrit qui mérite d'être considéré comme un incontournable du genre.
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    • Livres 5.00/5
    Par Morgouille, le 07 septembre 2009

    Morgouille
    Je me suis laissée emporter par ce début d'histoire surprenante, sans réfléchir. Je voulais savoir. Tout en sachant pourtant intuitivement que ce premier livre ne renfermait pas d'autres énigmes que celle évoquée dans le résumé apéritif de la quatrième de couverture. Le septième fils, ce sont les fondations des Chroniques d'Alvin le Faiseur.
    Ce livre est magique de bout en bout ; une atmosphère hors du commun en émane et la lecture y est paisible.
    Rien ne semble anormal puisque tout est basé sur un pilier réel : la colonisation. L'uchronie est parfaite. Car l'histoire brasse tout ce qui importe dans cette Amérique naissante : toutes sortes de relations sont mises à l'avant-plan, mêlant débats théologiques et découvertes surprenantes de talents extraordinaires.
    Et puis, il faut le dire : l'esprit de cette saga est tout sauf manichéen. Tout en ayant un facteur magique très présent dans la vie quotidienne des personnages, Orson Scott Card préserve finement la psychologie humaine. L'histoire est vue d'en bas, on embarque avec ces familles de modestes colons au parler campagnard, et on n'a plus d'autres envies que de faire le chemin avec eux.
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    • Livres 4.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 12 août 2012

    livr0ns-n0us
    Prise de l'envie subite de lire du Orson Scott Card (ce qui m'arrive assez régulièrement), je me suis (re)plongée avec plaisir dans le premier tome des Chroniques d'Alvin le Faiseur dans le but d'avoir la mémoire bien au clair pour continuer la saga. Je ne compte plus les séries commencées mais jamais terminées, que j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à reprendre car les évènements du premier tome sont rentrés par une oreille et ressortis par l'autre ; je n'en garde qu'une vague impression positive ou négative. L'histoire d'Alvin m'avait tapé dans l'oeil, ma seconde impression vient confirmer la première, à savoir : OSC est un génie.
    Je suis stupéfiée de voir comment il arrive à donner à ses histoires une certaine continuité au travers de thèmes comme la religion, la mort, l'enfance... sans jamais se répéter. Les Chroniques d'Alvin le Faiseur revêt en plus une dimension historique puisque les évènements contés, bien que largement fictionnels et fantastiques, sont directement inspirés de la colonisation de l'Amérique par les Européens dans les années 1800. Sur fond de bouleversements géographiques et spirituels, nous suivons l'histoire du petit Alvin, septième fils d'un septième fils, et de sa famille. A mi-chemin entre fantasy et fantastique, les Chroniques d'Alvin le Faiseur font la part belle à la lutte de l'Église contre les "superstitions".
    Le style est toujours aussi plaisant ; les dialogues retranscrivent avec soin l'argot des villageois. J'ai adoré Mot-pour-Mot, un étrange voyageur-conteur qui échoue dans la ferme d'Alvin et dont le rôle revêt beaucoup d'importance dans ce premier tome. Il y a une énorme réflexion autour de la religion, et les questions du petit Alvin sont autant de prétextes à des introspections de la part des personnages mais également du lecteur. L'ensemble est cohérent, très juste, et l'intrigue bien ficelée nous pousse à savoir la suite. Moins poétique et moins fantastique que des titres comme Les maîtres chanteurs ou Enchantement, cette saga s'appuie pour l'instant sur de la fantasy plus "traditionnelle" même si elle regorge de bonnes idées.

    Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Monsieur-L-, le 23 février 2014

    Monsieur-L-
    Septième fils d'un septième fils.
    J'ai hésité avant de donner une note sur ce livre. Il me semblait un peu prématuré de le noter puisqu'il n'était, par analogie, qu'un apéro. le livre est là pour nous ouvrir l'appétit. Ainsi, difficile d'avoir les idées claires. Il faut attendre de lire le deuxième et je vais éventuellement le faire.
    Toutefois, pour le moment, les bases semblent solides. Une Amérique, où les croyances populaires fourmillent. Rien de spécial, mais ici, les croyances, les légendes, les contes à dormir debout, se réalisent. D'ailleurs, comme pour bien faire comprendre que c'est une Amérique, où la magie s'est réalisée, c'est une Amérique historiquement différente (uchronie).
    Il y a là de quoi séduire et attirer l'attention. de plus, l'univers du roman n'est pas enfoncé dans une magie stéréotypée de la littérature de l'imaginaire, mais plutôt dans une magie de veilles croyances d'époque. Séduisant.
    Alors, je me convaincs que je peux lui donner un quatre étoiles temporaire et ajouter le prochain tome à ma liste de lecture. À suivre.
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    • Livres 1.00/5
    Par DrJackal, le 30 janvier 2011

    DrJackal
    Dans un monde ou tout le monde (ou presque) à un pouvoir, Alvin né septième fils d'un septième fils, se qui lui donne les pouvoir d'être un faiseur, c'est sur cette base que commence cette longue aventure.
    Un premier tome entrainant bien écrit, de l'aventure, le bien le mal, un soupçon de magie, ça part super bien. Mais qu'es ce qui cloche??
    Bin c'est assez simple j'ai craquer au tome trois. On se retrouve très vite dans une sorte de guerre de religion ou Orson Scott Card a vite un trop grand partie pris : la lute entre les chrétien (le mal, aidé par le diable) et les mormons (le bien, mais aussi la religion de l'auteur) même si le nom mormon n'est pas explicité. Et même si l'écriture est bine tournée l'auteur ne voile qu'a peine son mépris pour les autres religion et c'est détestable dans un roman censé être tout public et laïque.
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 04 septembre 2009

    Même s’il parvenait le plus souvent à garder un visage impassible pendant la classe, et donc à recevoir moins de raclées, le dimanche restait l’épreuve la plus terrible de toutes parce que, cloué à son banc inconfortable, il devait écouter le révérend Thrower alors que la moitié du temps il se retenait d’éclater de rire à se rouler par terre, et que l’autre moitié ça le démangeait de se lever pour crier : « Jamais j’ai entendu une grande personne dire une chose aussi bête ! »
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  • Par Morgouille, le 04 septembre 2009

    Ah oui, pensa Thrower. Le gamin a bel et bien eu affaire au Diable.
    « Tu l’as vu, mon enfant ?
    — Il ressemble à quoi, vot’ diable ? souffla le garçon.
    — Ce n’est pas mon diable, dit Thrower. Et si tu avais bien écouté au culte, tu le saurais, parce que je l’ai souvent décrit. En guise de cheveux, le Diable a des cornes de taureau. En guise de mains, le Diable a des pattes d’ours. Il a les sabots d’un bouc, et sa voix ressemble au rugissement d’un lion dévorant. »
    À la stupéfaction de Thrower, le gamin sourit, puis un rire agita silencieusement sa poitrine. « Et vous nous traitez, nous aut’, de superstitieux ! »
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  • Par Owly, le 30 mars 2011

    En certaines circonstances, une naissance par exemple, se dit Alvin, la femme devient un animal, l'activité cérébrale se ralentit au bénéfice du corps qui prend le relais pour accomplir sa tâche. Sinon comment pourrait-elle endurer la douleur ? Comme si l'âme de la terre l'habitait ainsi qu'elle habite des animaux, pour l'intégrer à l'ensemble du monde vivant en la détachant de sa famille, de son époux, de toutes les brides de la race humaine, et pour la conduire dans la vallée de la maturité, de la cueillette, de la moisson et de la mort cruelle.
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  • Par Morgouille, le 04 septembre 2009

    « La plupart des pasteurs ne laissent pas de traces lumineuses sur ce qu’ils touchent. Seuls de rares élus atteignent à suffisamment de sainteté. »
    Mais ce n’était pas à lui-même que songeait le pasteur. « Maintenant vous en avez assez dit, fit-il. Je sais que vous êtes un imposteur. Sortez de mon église.
    — Je ne suis pas un imposteur. Je peux me tromper, mais je ne mens jamais.
    — Et moi, je ne crois jamais qui prétend ne jamais mentir.
    — On suppose toujours les autres aussi vertueux que soi-même », dit Mot-pour-mot.
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  • Par Morgouille, le 04 septembre 2009

    Alvin ne bougeait pas, il attendait.
    « Alvin Miller, crois-tu en un Dieu indivisible, sans corps ni passions ? Le grand Créateur non créé, dont le centre est partout mais la circonférence nulle part ? »
    L’enfant parut y réfléchir un instant avant de répondre : « J’trouve que ç’a aucun sens.
    — Ça n’est pas supposé avoir du sens pour un esprit charnel, dit Thrower. Je te demande seulement si tu crois dans Celui qui siège au sommet d’un trône sans sommet ; l’Être qui existe par Lui-même, si grand qu’Il emplit l’univers mais si pénétrant qu’Il vit dans ton cœur.
    — Comment il peut s’asseoir au sommet de quelque chose qu’a pas de sommet ? Comment quelque chose d’aussi grand peut tenir dans mon cœur ? »
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Orson Scott Card - Pisteur (partie 1 & 2) .
A l?occasion du festival les Utopiales 2013 à Nantes, Orson Scott Card présente son livre « Pisteur » partie et partie 2 aux éditions J?ai Lu. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/card-orson-scott-pisteur-9782290060995.html http://www.mollat.com/livres/orson-scott-card-pisteur-9782290023204.html Notes de Musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®








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