> Marie-Claude Char (Éditeur scientifique)
> Yves Battistini (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2070410684
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Le Marteau sans maître est un recueil de poèmes de René Char paru en 1934. Il reparaît l'année suivante chez José Corti, puis suivi de Moulin premier à partir de 1945.

Bien que paru aux éditions surréalistes, et contenant des poèmes écrits entre 1927 et 1... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 09 octobre 2009

    chartel
    L'avant-propos du recueil commence par ces paroles de René Char : « Je pense que si je n'avais écrit que "Le Marteau sans maître", on me situerait quelque part dans le surréalisme, ce qui serait inexact. Quand j'ai écrit "Arsenal", je n'avais que dix-sept ans et je ne savais même pas que le surréalisme existait. Eluard m'avait écrit, c'est comme cela que je l'ai connu et c'est par amitié pour Eluard que j'ai pris place dans le surréalisme sans qu'il y ait eu de ma part une adhésion à la doctrine et sans que j'aie pratiqué la méthode surréaliste. J'ai toujours ignoré l'écriture automatique et tout ce que j'ai écrit était consciemment élaboré. » Cette précision de l'auteur révèle bien les vives ressemblances de ce recueil du jeune Char avec les poètes surréalistes. Inutile donc de chercher dans les poèmes de ce recueil (aphorismes, vers et récits en prose) une quelconque construction narrative. Je fais peut-être erreur, mais j'y ai vu une suite de jeux sonores ou d'associations lexicales originales et insolites cherchant à créer des images. Même si je fus sensible à d'autres recueils postérieurs du poète de l'Isle-sur-Sorgues, l'univers de ces premiers poèmes ne m'a pas touché. Je suis resté froid aux tentatives complexes et mystiques de René Char, qui se nourrissait, à l'époque, des obscurs écrits d'alchimistes ou autres cabalistes. C'est probablement cet univers là, assez hermétique, qui me laissa quelque peu froid et distant.
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    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 01 juillet 2010

    vincentf
    Il est des livres que l'on frôle. Sentiment désarmant d'être passé à côté. Des éclairs, de temps à autre, au coeur de l'obscur, du concret surgissant, rarement, au coeur d'une oeuvre abstraite, mélange déroutant de corps et de concepts, d'idées à la Platon et de lutte vitale.
    René Char, disons-le tout net, ça se présente comme difficile, même si la notion de difficulté n'a que peu de sens en poésie; ça résiste, ça sonne sacré, le profane est à distance, ou alors il se plonge dans le mystère, on entre en lecture à la manière dont on entre en religion. Je reste au seuil, je n'ai pas le courage de plonger. J'aime ce qui parle directement, ce qui résonne. Ici, pas grand chose, pas encore grand chose. Des aphorismes, lapidaires. Relever quand même des formules, sans doute géniales : "Terre, devenir de mon abîme, tu es ma baignoire à réflexion", "Nous nous galvanisons dans les cendres qui nous ont vomis", "L'éternité / C'est l'insistant reflet amoureux de votre corps", "La rose violente / Des amants nuls et transcendants".
    Abrupte, violente, coupante, sèche, la poésie de Char a quelque chose de la pierre, de la pierre taillée, du couteau (sans manche), du meurtre. Impression que les vivants deviennent statues de marbre. Poésie pour poètes ? comme toujours. Sentiment de n'être pas assez poète, communion refusée, mais espoirs nés dans les flashs cités. Nécessité de relire, de se laisser piquer, d'errer, de gommer l'intellectualité. Peut-être aller voir la suite. Lire plus lentement.
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 23 février 2011

    La vase sur la peau des reins, le gravier sur le nerf optique, tolérance et contenance. Absolue aridité, tu as absorbé toute la mémoire individuelle en la traversant. Tu t'es établie dans le voisinage des fontaines, autour de la couque, ce guêpier. Tu rumines. Tu t'orientes. Souveraine et mère d'un grand muet, l'homme te voit dans son rasoir, la compensation de sa disgrâce, d'une dynastie essentielle.

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  • Par chartel, le 09 octobre 2009

    La poésie est pourrie d’épileurs de chenilles, de rétameurs d’échos, de laitiers caressants, de minaudiers fourbus, de visages qui trafiquent du sacré, d’acteurs de fétides métaphores, etc.
    Il serait sain d’incinérer sans retard ces artistes.
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  • Par cathcor, le 08 mai 2012

    Hâte-toi.
    Hâte-toi de transmettre
    Ta part de merveilleux de rebellion de bienfaisance.
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Vidéo de René Char

Une classe de CE2 de Vedene dans le Vaucluse lit des poèmes de René Char.








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